Bonjour tout le monde ! Hatsu-desu ! ^^ Alors, voila donc enfin le chapitre 3 ! Je suis désolée pour toute cette attente ! Mais je n'avais pas accés à l'ordinateur pendant au moins une semaine ! ^^' Donc, pour compenser, j'ai rallongé la longueur de ce chapitre ! ^^ J'espère qu'il vous plaira ! =)
cielxsebastian: Non je n'abuse pas ! C'est en partie grâce à toi que je suis parvenue à oser à écrire cette fic ! ^^ C'est bien d'avoir ce genre de période ! =D Je suis sûr que tu dois être trop mimi ^^ ! Bah, c'est normal que Ciel mate non ? XD T'as un beau gosse en face de toi, t'es obligé de le mater voyons ~ Oui, Grell reste très sympathique envers Ciel, ça fait toujours plaisir de voler ^^' Ah, qui sait ! XD Nous n'en savons strictement rien ! ;) J'aimerai aussi avoir ce genre d'erreur de nos jours... XD Je veux une poupée Sebastian grandeur nature moi aussi ! Ciel est fou... XD Mais heureusement que Sebastian rattrape le coup ^^ heu... C'est énorme pour avoir ce genre de poupée ! :D Eh oui, Ciel a eu un beau coup de foudre, mais il ne l'acceptera jamais ! XD Ben pour l'excuse, Ayu-onee-sama et moi, on en avait aucune idée, donc on a un peu cherché et c'est tombé sur ça ! XD mais j'avoue... Qui croirait à un mensonge aussi gros que ça ? XD Merci beaucoup ! J'espère que ce chapitre va te plaire...
celeste31: Ce n'est pas si grave ! Je suis déjà contente que tu sois venue me rewiewer ! ^^ Eh oui, une fois qu'on a goûté les lèvres du diable, on ne s'en passe plus XD Oui, enfin bon, il faut bien que Grell fasse son apparition ! X3 Oui, c'était un joli sous entendu, moi-même j'aurai presque cru que c'était Sebastian qui le rattrape si je ne l'avais pas tapé ! ^^ C'est mignon hein ? XD C'est un enfant Ciel après tout, donc il a droit de penser de manière enfantine XD Merci pour les fautes d'orthographe, je vais les corriger dès que je retrouve le temps ! Très ambiguë le petit Ciel n'est-ce pas ? Oui, je voulais voir ce que ça donne si on faisait les choses ainsi ! ^^ Oui, je sais, mais comme Ciel était debout et Sebastian assis, ben Ciel était plus grand XD ! Ah secret ! XD On ne le saura jamais ! X3 C'est très sympa pour Sebastian d'être traité de clochard ! XD Moi j'ai bien aimé le faire ainsi mdr ! Eh oui, Ciel reste très poli quand même ! XD Sans même s'en rendre compte, comme quoi il a bien été éduqué ! :P C'est sûr... On a manqué quelque chose là... Merci, ça me fait plaisir ! ^^ Heu... Malheureusement, je n'ai pas réussi à faire rire Undertaker, du coup j'ai pas eu le numéro TT
mangakadu14: Merci beaucoup ! Je suis contente qu'il t'ai plu ^^ ! Oui, c'était marrant ! ^^ Ah bon ? Je respecte bien leurs caractères ? OO Pourtant, pour être honnête avec toi, je n'ai jamais regardé l'anime ni même le manga... ^^' Du coup, je ne sais pas si c'est vraiment leur caractères, je me fis à Ayu-onee-sama ^^ Merci pour le compliment ^^ Bon, je vais encore te contredire parce que je ne veux pas être une menteuse aux yeux de Ayu-onee-sama ! Mais les idées de cette fic sont aussi ceux de Ayu-onee-sama... J'ai tellement peur de la rater avec le peu d'imagination que j'ai... Que j'ai préféré lui prendre toute ces idées ^^' Mais merci encore pour tes encouragements, ça me fait super plaisir ! ^^
Chapitre 3: Une nuit bien orageuse se finit toujours bien
Il me regarde, surpris, avant de me faire un petit sourire narcissique. Je détourne rapidement mon regard et me remets à manger, étrangement, sa présence me rassure. Si Sebastian n'était pas là, je suis sûr que je serai là, à broyer du noir, mais depuis qu'il est là j'ai comme la sensation... D'être soulagé, d'être apaisé, mais cela ne sera sûrement que provisoire. Je lève alors mon regard pour rencontrer celui qui se trouve juste en face de moi. Il sourit de nouveau, pourquoi est-ce que mon cœur bat de nouveau aussi vite ? Je rebaisse rapidement les yeux et garde mon calme, ce n'est pas si plaisant de sentir le regard de ce gars sur moi mais je n'ai pas à faire comme si cela me perturbait, non loin de là, je m'en fiche complètement... Enfin, je devrais . Mais je n'y arrive pas et cela me laisse perplexe, pourquoi est-ce que je l'ai embrassé en fait ? Je ne comprends pas, si je ne le voulais, j'aurai pu le laisser ainsi et appeler l'entreprise mais alors pourquoi me suis-je refusé à le jeter ?
_ Tu cuisines vraiment bien Ciel, me murmure Sebastian en mangeant à nouveau une part d'omelette.
J'ai l'impression que mon visage s'enflamme à cette déclaration, il croit réellement que c'est le moment de me dire ça alors que je suis en pleine réflexion intense sur mon comportement ? Je laisse échapper un soupir silencieux avant de le regarder droit dans les yeux bien que je sente mon visage se crisper dans la gêne.
_ M-Merci...
Je me maudis pour ma voix faible. Il remarque cette faiblesse et en profite pour rapprocher son visage du mien. Je peux voir à travers ses yeux carmins que mes joues s'empourprent, je garde mes yeux ouvert et me raidis lorsque je sens sa langue sur la commissure de mes lèvres. J'écarquille des yeux, qu'est-ce qu'il me fait là ? Il me... Il me lèche la lèvre... Je rougis encore plus qu'une tomate mûre alors que sa langue passe sur ma lèvre inférieur avant de pénétrer dans ma bouche. Je suis encore plus surpris lorsque je sens sa langue caresser la mienne, pourquoi je suis comme paralysé ? Cela m'agace, soudain, je vois son petit sourire narquois. Il croit vraiment pouvoir m'avoir aussi facilement ? C'est vraiment mal me connaître. Dans un petit -j'ai bien dis petit- élan de rage, je lui mords violemment sa langue, je le sens tout de suite se raidir bien que son visage tente de rester impassible. Je me recule rapidement et descends de ma chaise, je lui fais un petit sourire malicieux tandis que le sien se fait neutre, comme s'il voulait contenir sa rage. Il fallait pas me provoquer. Je pars sous son regard surpris, je n'ai pas envie de lui faire face plus longtemps, je sens déjà mon cœur s'emballer en moi. Mon corps jubile lorsque je repense à nouveau à cette langue dans ma bouche... Je me précipite dans la chambre, alors que je l'entends vaguement dire quelque chose, non je n'ai pas envie de l'entendre, je ne veux pas qu'il perturbe à nouveau mon cœur.
Dès que je ferme à clef, je laisse mon souffle s'échapper de mes lèvres, depuis quand je me sens si perturbé quand je suis avec quelqu'un ? Et un homme en plus ? Non, même pas un homme, un robot ! Je soupire, alors que je m'assoie pour m'occuper de ces satanés devoirs, certes, ce n'est pas la chose la plus amusante que j'ai fais de ma vie mais cela m'est bien égal tant que je peux m'éloigner un peu de lui. Mais, n'y vais-je pas un peu fort avec lui ? Non pas que cela m'intéresse, je m'en fiche pas mal de ce robot, mais... Il s'est à peine réveillé, il ne sait pas vraiment où il est et il a besoin de s'habituer à ce nouvel environnement. Est-ce pour cela qu'il veut continuer à vivre avec moi ? Mais pourtant, je ne vois pas pourquoi il tient tellement à rester ici, j'ai envie de savoir, mais cette vérité m'effraie dans un autre sens. Si je le sais, que vais-je faire ? Le rejeter ? Oui, c'est ce que je devrai faire mais pourquoi je ne parviens pas à me résoudre à cette idée ? Pourquoi faut-il que cette chose ne me laisse pas de marbre ?
Je le vois partir avec un joli rouge aux joues. Je ne dis rien, je suis encore trop surpris par sa réaction, il faut dire ce qu'y est, je ne m'attendais pas à ce qu'il me morde la langue. Ne disons pas que j'ai ressenti une douleur, après tout, je suis un robot, il n'est pas nécessaire pour moi de vous dire que je n'ai rien senti mais le voir partir ainsi m'a touche.. Je ne sais pourquoi mais j'ai envie de rester avec lui, de le toucher à nouveau, de l'embrasser à nouveau et pourtant... Je ne pense pas qu'un robot puisse s'attacher autant que cela à un humain, mais je désire rester avec lui, rester à ses côtés jusqu'à la fin et lui faire dire ces mots que j'aimerai tellement entendre. Je le désire hardiment et cela m'effraie, je ne tiens pas tellement à me lier à lui mais quand je vois cette petite mine enfantine... Je ne sais plus quoi penser... Est-ce vraiment ça ? Un sentiment amoureux ? Pourtant je suis un être artificiel, est-ce qu'un être tel que moi est capable de ressentir des choses comme les humains ? Je n'en ai pourtant jamais entendu parler...
Je laisse un soupir bruyant passer aux travers de mes lèvres, il n'a même pas fini de manger. Je ne vais pas jeter toute cette nourriture, surtout que ce serait un gâchis et du gaspillage pour un enfant de son âge. Il a peut-être des boîtes vides, autant chercher au lieu de rester aussi pensif. Je fouille alors toute la cuisine, voyant les ustensiles, les différents appareils à leurs place. Ainsi, je pourrai faire la cuisine, maintenant que je connais tous les emplacements. De plus, il a des boîtes, c'est parfait, je mets toute la nourriture dans une des boîtes et le mets dans le frigo avant de m'attaquer à la vaisselle. Étrangement, cela me fait du bien de ressenti l'eau couler lentement entre mes doigts, j'aime ce contact qui glisse si facilement sur mes mains. Je laisse mes yeux vagabonder sur l'eau, repensant à Ciel, on pourrait dire que Ciel ressemble à l'eau... Il me fait sentir bien à ses côtés bien qu'il semble être un petit garçon capricieux, pourtant, il y a quelque chose qui est vraiment tendre dans ces gestes et faits, j'aime le voir ainsi même si on ne se connaît que très peu. Je ferme le robinet ayant fini la vaisselle et regarde la porte derrière laquelle il s'est enfermé. Allons le taquiner un peu, cela peut-être toujours amusant, surtout que je dois trouver un moyen pour rester ici, je n'ai franchement pas envie de quitter son appartement... Je frappe à la porte et bizarrement, il n'y a personne, je suis légèrement surpris, peut-être s'est-il endormis... Je fais quoi ? J'entre ? Hm... Oui, allons y, je pourrais toujours trouver un prétexte comme: je voulais encore te poser des questions ou un truc dans le genre. Je cherche un couteau dans la cuisine et le met à la serrure. Un petit clic se fait entendre dans le salon silencieux alors que j'ouvre doucement la porte. Je regarde sa chambre, elle est plutôt petite mais elle est assez bien... Je suppose. J'entre et le cherche du regard, je peux le voir endormi -complètement avachie- sur son bureau, je laisse échapper un petit ricanement alors que je me rapproche à pas de loup vers lui. Il est profondément endormis.
«...L-Lizzy...»
J'écarquille des yeux alors que des perles d'eau coulent lentement sur ses belles joues de porcelaine, je suis pris d'un sentiment désagréable alors que je comprends parfaitement que ce prénom est celle de sa petite amie, ou plutôt de son ex-petite amie. Pourquoi je me sens aussi étourdie ? Il renifle disgracieusement, me faisant ainsi étirer un petit sourire, il est vraiment adorable. Je l'embrasse sur le haut de son crâne, inhalant la douce odeur de ses cheveux. Il gigote légèrement, je le porte pour le mettre dans son lit, bleu royal.
«Je serai là quoi qu'il arrive Ciel, je serai toujours là pour effacer ces larmes qui sont tiennes...»
Je me réveille avec une étrange sensation, comme si la douce chaleur de quelqu'un s'était subitement envolé, me faisant légèrement frissonner. Je frotte mes paupières, qu'est-ce que je faisais avant de m'assoupir ? Je me relève, ah oui... Je faisais mes devoirs, mais... Comment se fait-il que je sois dans mon lit ? … C'est lui j'en mettrai ma main à couper, c'est lui qui a dû me déplacer, il a dû rentrer dans ma chambre et me déposer dans le lit. Je suis sûr qu'il est entré de force, mais alors pourquoi le verrou est toujours tourné ? Aurait-il pensé à refermer la porte à clef ? Si c'est ça, je sens déjà la moquerie venir... Je soupire, cette petite sieste m'a fait un grand bien en tout cas, cela a su calmer tous mes tourments envers lui ou du moins pour le moment. Je m'étire, faisant craquer certaines articulations, avant de me lever mais ma vue se trouble et je sens mes jambes me lâcher, oh non, je vais tomber... Pourtant, je sens deux bras m'enlacer, accompagnés d'un petit soupir bruyant, je fronce des sourcils alors que je daigne à le regarder. Il me regarde aussi, avec son air faussement contrarié.
«_ Tu pourrais faire un peu plus attention non ?
_ Non. Parce que je ne t'ai rien demandé donc pas besoin de me faire la morale.
_ …
_ Qu'est-ce que tu fous là toi ?
_ Rien, je visite la maison.»
Mes yeux se plissent, il veut vraiment que je gobe un mensonge aussi gros que ça ? Non mais, je ne suis pas Alois non plus... Je le vois sourire, je recourbe alors mes lèvres dans un air contrarié avant de m'éloigner de sa chaleur. Cette chaleur... Elle m'a réconforté, je me sens légèrement rougir à cette pensée.
« _ Bon, tu ne veux pas partir ? J'ai le droit à ma propre intimité non ?» continuai-je froidement alors que je retourne sur mon bureau.
«_ … Tu te sens seul Ciel ?»me répond-il avec une voix étrangement envoûtante.
Je me retourne pour faire face, sentant ma sang bouillonner en moi, qu'est-ce qu'il veut dire par là ? J'ai toujours été seul alors cette solitude est la seule chose qui puisse me convenir, alors pourquoi ? Pourquoi est-ce que j'ai l'impression qu'il a raison ? Non, je ne m'avouerai pas vaincu, ce n'est pas ainsi que doit se comporter un Phantomhive. Je me redresse avec lui fit un regard extrêmement sérieux, ce n'est pas un inconnu qui va parvenir à me comprendre.
«_ Me sentir seul ? Je ne l'ai jamais ressenti, je suis né avec et cela n'a pu que me satisfaire. Je n'ai pas besoin de ta pitié, ni même de ta compagnie, je me sens bien ainsi.
_ … Dans ce cas, pourquoi m'avoir réveillé si tu ne voulais pas ma compagnie ?
_ … Je t'ai réveillé... Dans le seul but que tu puisses ressentir la même chose que moi.»
Il me regarde surpris, je suis moi-même surpris par ce mensonge que j'ai laissé échapper entre mes lèvres. Je ne m'attendais pas à ce que cette discussion prenne une telle tournure. Je le vois froncer gracieusement des sourcils avant de poursuivre avec un air intrigué qui lui sied à merveille.
«_ La même chose que toi ? Que veux-tu dire par là ?
_ Oh, c'est simple... j'ai juste envie de me servir de toi afin de pouvoir éviter de faire de nouveaux erreurs. Si tu deviens comme moi, je pourrais voir ton parcours et par la même occasion, voir là où tu as trébuché. Ainsi, je ne pourrai ne pas refaire la même erreur. Je ne t'ai réveillé que pour mon propre profit.»
Il me regarde à nouveau surpris alors que je garde toujours mon air sérieux et sinistre... Tous ces mots ne sont pas tellement faux mais pourquoi cela sonne si mensongère dans ma tête ? Pourquoi est-ce que j'ai tellement de mal à garder mon calme quand je suis avec lui ?
«_ ... Je vois...
_ Bon, si tu as compris, alors maintenant sors d'ici, j'ai encore des choses à finir ici.
_ Je vais moi aussi mettre les choses au clair si tu peux me permettre.
_ Quoi ?
_ Si j'ai voulu rester ici, c'est parce que j'ai moi aussi besoin de toi, je vais aussi me servir de toi. Mais contrairement à toi, je ne vais pas me montrer aussi égoïste, je vais être bien pire. Je vais me servir de toi pour ressentir cette humanité, pour me sentir vivant. Et lorsque j'en serai satisfait, je détruirai cette vie paisible qui est tienne, je détruirai cette solitude qui est tienne et te ferai vivre sous le visage d'un vrai humain, je te ferai ressentir ces sentiments et tu m'en remercieras.»
L'appréhension doit se lire sur mon visage après une telle tirade, ah oui... Il veut tenter de m'entraîner dans ce petit cycle humain ? Qu'il tente, je ne me laisserai pas tomber aussi facilement, peu importe contre qui je dois me battre, je gagnerai quoi qu'il arrive. Je vois un petit rictus se former sur son visage, je lui fais moi aussi un sourire hautain avant de me rapprocher de lui.
«_ Très bien, eh bien voyons qui de nous deux parviendra à faire tomber l'autre.
_ … J'accepte ce défi, my Lord.»
Il me regarde avec une petite lueur d'amusement avant de rapidement s'en aller, me laissant de nouveau seul dans cette pièce. Subitement, tout est devenu plus froid, la chaleur de cette pièce s'est évanouie au même moment où il est parti, la seule source de chaleur qui réchauffait cette chambre, une bouffée de nostalgie s'empreigne en moi, c'est bien rare... Je soupire avant de retourner à mes occupations, je n'ai pas envie de penser à nouveau à cette discussion, de ne plus sentir son odeur, ni entendre sa voix, ni voir son visage... Je veux retourner dans mes ténèbres et être complètement englouti dans cette pénombre pour ne plus tenter de m'échapper à cette réalité... Je veux rester seul à jamais... Je ne veux plus me rapprocher de qui que ce soit, je ne veux plus perdre qui que ce soit même si cela signifie supprimer toutes parts d'humanités en moi.
Un autre tonnerre tombe du ciel et laisse sa fureur gronder derrière ma fenêtre... C'est gênant, mais je ne parviens pas à m'endormir, ayant une crainte de ces orages bien bruyants. J'ai horreur de ces bruits et de cette lumière qui m'effraient chaque nuit, les tempêtes frappant avec rage mes pauvres vitres, prêtes à se briser d'un instant à un autre. Je suis sous la couverture, tremblotant, sentant la peur s'encrer dans mes muscles qui commencent à être engourdis. Je ne veux plus les entendre mais plus je tente de me boucher les oreilles et plus je les entends se rapprocher. J'ai peur et cela m'agace de l'avouer. Un autre éclair se fait entendre alors que je sursaute, me faisant tomber du lit. Pourquoi à un moment pareille ? Je regarde l'heure, il est un peu plus d'une heure du matin... J'ai envie de sentir quelque chose qui me réconforte mais dans mon état, je ne fais que trembler, je parviens à peine à me relever. Je n'arriverai donc jamais à surmonter cette peur ? Je n'ai pas envie de céder, surtout à lui, mais si cela continue, je ne vais jamais pouvoir dormir... Je soupire avant de tenter de retrouver une respiration calme, je dois pouvoir-
Un autre éclair !
Je laisse un autre cri m'échapper, alors que je suis sur le bord de la crise cardiaque, je n'aime pas ces nuits orageuses qui me rappellent de très mauvais souvenirs. Je me relève rapidement et me précipite vers la chambre des invités. Cependant, le poing qui s'est levé s'est arrêté, ne voulant pas aller plus loin.
C'est humiliant.
Je ne veux pas me rapprocher davantage de lui, mais là, c'est un cas d'extrême urgence, ce-ce n'est pas comme si je lui demandais de l'aide ou quoi que ce soit non ? La pluie frappe fort et mon cœur bat à une vitesse hallucinante, si ça continue, je ne pourrai plus tenir. Mais je ne veux pas le voir, je ne veux pas qu'il croit que j'abdique. Le tonnerre gronde fortement, me faisant ressentir une nouvelle vague de peur, dans un geste pressé, je frappe rapidement, fortement la porte, il doit m'entendre et m'ouvrir, il doit venir... Sinon... Sinon...
« Ciel ?» dit-il en se précipitant alors que ses yeux s'ouvre avec surprise.
Je retiens un soupir de soulagement alors que je commence à bégayer, je ne sais comment lui dire, sans qu'il croit qu'il y ait un sous entendu. Je le regarde droit dans les yeux, en espérant qu'il comprenne mais ce crétin ne comprend rien et me regarde toujours avec cet d'ahuri. J'allais ouvrir de nouveau ma bouche quand un éclair tombe près de l'appartement, faisant illuminer tout la pièce. Pris de peur, j'ai sauté sur lui, me blottissant contre lui alors que je parviens à entendre un autre grondement. J'ai peur, et cette fois, il l'a bien senti. Je ne peux m'empêcher de ressentir de la honte en tremblant ainsi alors que c'est n'est qu'un simple orage mais je n'y peux rien... J'ai toujours eu une peur bleu de ces satanés tempêtes.
«_ Tu as peur Ciel ?», me demande-t-il dans un ricanement.
Je vais le tuer alors que je le serre plus contre moi, si je peux l'étouffer, ce serait bien...
«_ L-La ferme... C-C'est juste... Qu'il fait froid...»
Il soupire, comprenant le mensonge et que mon orgueil avait pris déjà un sacré coup. C'est vraiment un sale type ce mec... Mais je ne sais pourquoi, il parvient à calmer mes peurs, il parvient à me chambouler ou à me stabiliser et cela me perturbe, on se connaît à peine. Je ne sais plus quoi penser à présent. Un autre éclair tombe sur le sol, me forçant à le serrer encore plus contre moi, j'ai vraiment l'air d'un gamin comme ça. Je ne peux m'empêcher de me sentir gêné, je n'aime pas me montrer dans cet état de faiblesse, ça ne me ressemble pas !
«_ Dans ce cas, je vais te réchauffer Ciel.»
Il relève mon visage et pose ses lèvres sur les miennes, je me raidis au contact de ces lèvres. Il laisse sa main glisser sur mon dos alors qu'il me soulève en me prenant les jambes. Son baiser est doux et chaleureux et j'en suis surpris à vouloir lui en demander plus, j'ai envie de plus, je me sens tellement étrange avec lui que je me sens rougir dans ce baiser. Je m'accroche à ses épaules et je le sens se déplacer pour me poser délicatement dans son lit. Le lit était encore un peu tiède, mais je n'y prête pas vraiment attention, non mon regard est obnubilé par ce regard de flammes, il caresse tendrement ma joue avant de laisser ses doigts glisser sur mes lèvres. Il repose à nouveau ses lèvres sur les mienne dans cette même délicatesse, je l'enlace dans une étreinte chaleureuse, ces cheveux corbeaux sont si doux. Je sens alors ces mains glisser sous mon haut, je brise rapidement le baiser alors qu'il continue toujours à me sourire.
«_ Je-Je ne veux pas le faire !», criais-je dans la crainte qui prenait possession de mon corps.
«_ Mais qui a dis que j'allais le faire ?
_ Si c'est le cas, retire tes mains !
_ Non, je veux juste te réchauffer et puis, j'aime bien la sensation de ta peau sous la mienne.
_ P-Pervers !
_ Je pense que le plus pervers de nous deux, c'est toi.
_ Que-
_ N'est-ce pas toi qui a cru que j'allais te le faire ?»
Son sourire s'agrandit lorsqu'il comprend que je suis gêné par ces propos, il m'énerve, ce n'est franchement pas le moment. Un autre éclair vient alors briser l'ambiance tendue et je me remets à trembloter sans le vouloir. Il se rapproche de moi et m'embrasse à nouveau, j'ai peur... J'ai peur de ce qui va arriver, si je continue à me laisser aller avec lui, j'ai peur de ces sentiments qui arrivent tels une tempête dans mon cœur. Ses mains passent sous mon dos et je me sens frémir à ce contact, je le sens sourire contre mes lèvres, je vais le tuer. Soudain, en un mouvement brusque, il me retourne et je me retrouve au dessus de lui. Il brise le contact de nos lèvres et les repose sur mon front, un petit grondement joue encore dans l'air, je pose ma tête contre sa nuque et inspire profondément son odeur. Je le sens caresser ma tête tandis que son autre main -toujours sous mon haut d'ailleurs- glisse lentement sur mon dos. Étrangement, ce geste m'apaise et je parviens enfin à détendre mon corps qui était complètement crispé.
Dors Ciel... Je serai toujours là pour veiller sur toi...
Sous la douce mélodie de sa voix, je m'endors lentement, doucement, sous sa douce chaleur. Sebastian... Pourquoi es-tu le seul à me rendre dans un tel état ?
