Voilà le nouveau chapitre ! Vachement court, je sais, mais il fallait que je coupe pour laisser du suspense XD (j'ai déjà écrit la suite donc, ne vous en faites pas, le prochain chapitre arrivera avant même que vous n'ayez pu dire OUF !)
Lolo08 : Il n'y a pas grand-chose à dire sur Victoria, en fait, juste le fait qu'elle est de retour à Forks avec une meute de vampires et que dans la vision d'Alice, c'est elle qui mord le fameux garçon :)
fan-de-jacob-black : Hahahaha ne sois pas si impatiente, s'il la mord tout de suite, il n'y a plus d'histoire ! (et je n'ai jamais dit qu'il allait la mordre, d'ailleurs ! surprise :p)
misiri-addict : Oui, j'ai oublié de préciser que je retravaillais les personnages à ma sauce… ne vous étonnez pas si, par moment d'égarement, Rosalie se montre humainement plus vivable ;p
Et, bien sûr, merci à tous ceux qui m'ont laissé un message, ça me fait extrêmement plaisir !
Cette nuit là, je grimpai dans la chambre d'Alice et Jasper. Par sécurité pour ma santé mentale, je toquai avant d'entrer. Ma sœur m'invita et je les vis affalés tous les deux sur leur divan, à regarder la télévision.
- J'ai besoin de toi, dis-je à Alice.
- Je sais, dit-elle en se levant. Je me suis déjà habillée et je suis prête à partir.
Encore une fois, elle m'avait devancé avec son don de vision. Je la remerciais intérieurement de ne pas faire d'histoire, ni de poser de questions.
Nous nous dirigeâmes vers la fenêtre lorsqu'une voix nous arrêta.
- Et puis-je savoir où vous allez, comme ça ?
- Ballade nocturne, répliqua à Alicia à l'intention d'Esmée.
Je me retournai et vis ma mère, les bras croisés, dans l'embrasure de la porte.
- Inutile de mentir, dit-elle en rentrant dans la chambre.
- Je dois aller voir ce garçon, avouai-je alors.
A mon avis, les oreilles des vampires de toute la maison étaient tendues puisqu'ils rappliquèrent tous à ce moment là, envahissant la petite chambre d'Alice et Jasper. Carlisle, suivit de près par Rosalie et Emmett, me regarda fixement.
- Quel mec ? demanda Emmett.
- Ce gars qui va se faire mordre.
- Mais pourquoi ? demanda Carlisle. Tu vas le voir et que vas-tu faire ? Lui dire que, dans un petit temps, un vampire va le mordre et le transformer et que ta petite-amie va lui demander de le mordre et que surtout, il devra refuser de le faire ?
- Je veux simplement le voir, dis-je en soutenant son regard soucieux. Voir qui est ce garçon, à quoi il ressemble… quel vampire deviendra-t-il.
Esmée soupira et donna un coup de coude à son mari.
- Tu ne peux pas lui interdire d'être curieux, Carlisle. Laisse-le.
- Je veux être sûr que tu ne lui feras rien, dit alors ce dernier en plissant les yeux, presque menaçant.
Je réfléchis longuement avant de répondre. Avant de prendre une décision. Non, je n'allais rien faire à ce petit humain. Je voulais simplement avoir une idée du problème avec lequel j'allais devoir me confronter.
Comme je prenais du temps à donner une réponse, Carlisle insista :
- Edward. Tes intentions sont-elles…
- Qu'importe mes intentions, dis-je avec rébellion en attrapant la main d'Alice, comme si tu pouvais me rattraper…
Avant qu'il n'ait pu faire ou dire quoi que ce soit, je jetai ma sœur sur mes épaules et m'encourut à toute vitesse en m'échappant par la fenêtre entrouverte de sa chambre. L'arbre glissait sous mes doigts pendant que je rejoignais le sol et une fois fait, je mis le turbo sur la route, échappant ainsi à toute personne de ma famille qui aurait tenté de me suivre.
Je m'envolais presque à la vitesse de la lumière. Alice s'accrochait fermement avec ses jambes et ses bras autour de mon corps. En très peu de temps, nous arrivâmes dans un coin perdu au centre d'une plaine au beau milieu de la forêt. Je m'arrêtai enfin et déposai ma sœur au sol.
- Tu sais qui il est ? Où il habite ? lui demandai-je.
- Je l'ai déjà repéré à l'école, me répondit-elle. Il est arrivé il ya quelques mois, mais sa venur n'a pas fait beaucoup de RAGOTS. Il est dans ma classe de Math forte, toujours tout seul, toujours au dernier banc du fond. Ne parle jamais. Ne sourit jamais. Une vraie pierre tombale, il fera un sinistre vampire.
- Mais tu sais où il habite ? insistai-je.
- Non, par contre je reconnaîtrais son odeur sur mille.
- Forks est une petite ville, marmonnai-je, on pourrait peut-être faire un tour dans le village et…
- Et avec un peu de chance, il a laissé des traces flagrantes de son odeur et on pourra le retracer. Bonne idée. Par contre, tu dois me laisser courir seule, je dois aller à mon rythme si je veux pouvoir le renifler.
J'haussai les épaules.
- Comme tu veux.
Et c'est ainsi que, à la vitesse d'Alice – qui n'était bien évidemment pas négligeable pour un humain, mais plus lente que la mienne, nous parcourûmes la petite ville de Forks. On était passé dans à peu près tous les pubs, les restaurants, les fast-food, les cinémas, les grandes places, les plages de la ville sans succès, alors on laissa tomber les lieux publiques et nous commençâmes à renifler chaque maison ou appartement que nous croisions, passant de longs instants sans répit.
Je savais que ma sœur commençait à se lasser de ce travail volontaire. Cela faisait deux bonnes heures que nous passions Forks au peigne fin en vain.
- Peut-être qu'il s'est fait déjà mordre, suggérai-je.
- Non. Dans ma vision, il se faisait mordre au lever du soleil, ça ne peut pas se passer avant demain matin !
- Tes visions sont parfois fausses et tu le sais.
- Crois-moi, ce petit futur vampire est toujours là, je le sais.
Notre petite randonnée nous amena dans le quartier de Bella. J'avais un petit pincement au cœur en pensant à ma promesse de venir passer la nuit avec elle alors que je traquais un humain sans défense avec ma sœur.
Je voulais juste aller dans sa chambre et l'embrasser sur le front avant de me droguer de son parfum. Mais Alice s'arrêta net au beau milieu de la route déserte et ferma les yeux.
Elle reconnaissait l'odeur de notre proie. Et à mon très grand désarroi, ma sœur s'approcha lentement de la maison en face de celle de Bella.
- Edward ! Il habite ici, j'en suis sûre et certaine !
Et… merde.
- C'est le voisin de Bella, constata-t-elle d'une petite voix.
- Il semblerait que oui.
Cette idée ne m'enchantait guère. Bella m'avait parlé de nouveaux locataires en face de chez elle, et évidemment, rien ne m'avait alerté là dedans. Il en faudrait peu pour qu'ils se croisent dans la rue, fassent connaissance… elle découvrirait sans aucun mal qu'il est un vampire et la vision se produirait.
Ma sœur et moi grimpâmes sur la maison et je jetai un coup d'œil dans la première fenêtre du premier étage. C'était la chambre des parents, sans aucun doute, vu le lit, les formes dans ce même lit et la décoration un peu banale et vieillot de la pièce. Alice regarda de son côté et m'informa que c'était la chambre d'une fille. Je jetai un d'œil au dessus de moi et grimpai jusqu'au second étage. Je m'appuyai sur le rebord de la fenêtre et regardai à travers les fins rideaux mal tirés.
Si ma vue améliorée ne me trompait pas, c'était le jackpot. La tête de notre vainqueur était un garçon de ma taille, vautré dans son lit. Il bougea dans son sommeil, se retourna et je fis face à son visage. Ce qui me laissa stupéfait.
Si je ne sentais pas cette odeur appétissante de sang frais émaner de cette chambre, j'aurais cru que notre ami était un vampire. Il en avait le charme et la beauté en tout les cas.
Sa peau était blanche comme la neige, ses lèvres étaient fines et rouges comme le sang et ses cheveux noirs de jais mis long entouraient son visage androgyne.
Il était parfait. On aurait dit un ange. Et j'aimais de moins en moins cette histoire.
Alice me rejoignit, regarda par la fenêtre et éclata d'un grand sourire.
- Oui, c'est lui ! T'as vu, il est presque comme…
- Nous, oui, je n'ai rien manqué de ce détail.
Elle me dévisagea.
- Pourquoi es-tu si désagréable ? me chuchota-t-elle.
- Tu peux comprendre que je me sente menacé, non ? grognai-je férocement. Allez, on entre.
Ma sœur, aussi forte mais plus délicate et plus douce que moi, se chargea d'ouvrir la fenêtre qui était fermée. Elle était la pro des infractions insonores. En quelques secondes, j'entendis un léger craquement et la fenêtre s'ouvra lentement. Discrètement et aux aguets, je laissai ma sœur entrer la première avant de m'y engouffrer à mon tour.
- La première fois que je l'ai vu, chuchota-t-elle si bas que seul un vampire put l'entendre, j'ai cru que c'était un Sang-froid. Je suis allée chez lui pour faire sa connaissance, mais il s'est avéré qu'il était bel et bien vivant.
Je m'accroupis devant lui et le regardai longuement dormir. Il avait une odeur… terriblement tentante. Je ne comprenais pas pourquoi d'un coup, ma soif de sang humain se fit plus importante que d'habitude. Il était là, paisible, ne se doutant pas un seul instant qu'une créature démoniaque se léchait les babines sur lui.
J'avais des sueurs froides. Je ne me sentais pas bien du tout.
La faim me tiraillait le ventre. Tous les jours, ce même sang dégueulasse… Du porc, du cerf, du poulet, du daim, du lapin… mais jamais de sang humain. Je n'avais pas goûté à une saveur pareille depuis Bella.
Le cou du jeune homme me disait bonjour. Alors qu'inconsciemment je m'approchai de ma future proie, je vis un autre visage devant moi, me ramenant à la réalité. Alice.
- Edward, non. Tu ne peux pas.
- Je… oui, tu as raison. Oui.
- Viens, on rentre. Tu le verras demain à l'école.
- Oui.
Je me relevai lentement et suivis ma sœur jusqu'à la fenêtre. Soudain, une brise légère traversa la chambre et fit un léger courant d'air avec la porte ouverte. J'y avais renoncé, mais l'odeur revint me titiller les narines avec plus de ferveur qu'avant.
Une soudaine agressivité s'empara de moi et le vieil Edward – le sauvage, l'assassin, l'incontrôlable – reprit tout à coup vie dans chacune des cellules de mon corps.
Alice n'avait rien vu venir, elle croyait que je la suivais, mais non… non. Je m'étais figé sur ma place, me battant avec moi-même.
Je n'étais pas un tueur.
Je n'étais pas un tueur.
Ou peut-être si…
Poussant un grognement rauque à glacer le sang, je m'élançai sur ma victime endormie. Il se réveilla en sursaut en sentant une masse comme la mienne atterrir sur lui. Je le vis ouvrir la bouche pour hurler mais je fus plus rapide et plaquai violemment ma main contre ses lèvres.
Et là, je le dévisageai. Ses yeux… étaient encore plus impressionnants que les miens. Ils étaient d'un vert pomme hypnotisant, faisant de lui l'être que toute femme sur terre voudrait un jour épouser.
Et ça me rendait encore plus malade.
- Chuuuuut, lui dis-je doucement. Tu ne sentiras absolument… rien.
- Edward, non ! s'exclama la voix alarmée d'Alice dans mon dos.
A suivre…
Et voilà ! Review please ? *fait sa tête de Cocker*
