Bonjour à tous

Voici ma toute première fiction sur ce site et j'espère que vous prendrez plaisir à la lire.

J'ai déjà écrit les chapitres qui suivent mais je pense poster un chapitre toutes les semaines ou toutes les deux semaines, tout dépendra de mon avancée.

Merci à vos reviews qui font toujours plaisir !

Akaashi ramassa la corde, ployant sous son poids, avança en vacillant vers les deux jeunes hommes qui avaient été chargés de lui apprendre les ficelles du métier. L'un avait les cheveux clairs qui tendaient d'une manière inexpliquée vers le rosé. Il était légèrement plus petit que le second et avait toujours un sourire rieur collé aux lèvres et l'autre avait des cheveux noirs indisciplinés qui formaient des semblants de boucles, des yeux noirs, d'épais sourcils et était toujours accompagné d'un air las sur le visage.

« Hanamaki ! Matsukawa ! Où est-ce que je la mets ? » Demanda Akaashi.

Les deux ainés se tournèrent alors vers lui et lui désignèrent le grand mât.

« Tu la déposes au pied du grand mât. » Lui ordonna Hanamaki.

Les deux ainés regardèrent alors le plus petit s'activer et porter son fardeau vers l'endroit indiqué. Matsukawa prit alors la parole et se tourna vers le rosé.

« Le nouveau travaille plutôt bien, tu trouves pas ? »

« Si si, il travaille bien. » répondit Hanamaki d'une voix amusée. « Impliqué et mignon. »

« Pas compliqué de faire mignon à côté d'Aone. »

« T'as raison, mais tu trouves pas qu'il a de très beaux yeux ? » Ricana le plus petit.

« Pas autant que les tiens… » Murmura Matsukawa à l'oreille de son complice.

« Ohlalala petit coquin ! »

Et les deux hommes partirent dans un fou rire. Akaashi revient alors devant eux et quand ils l'aperçurent, ils sourirent de toutes leurs dents en continuant de ricaner. Akaashi se demanda bien pourquoi avoir confier la tâche d'apprendre aux novices le travail à faire s'ils ne savaient que ricaner sur tout et n'importe quoi. Ils avaient à ses yeux l'air plus enfantins que lui. Cependant, il ne put continuer ses pensées que le commandant sortit du pont supérieur et sonna à une cloche accrochée à l'arrière du navire.

« Ça, c'est le signal pour le rassemblement, ça veut dire que le Cap'tain à quelque chose à dire. » Expliqua Hanamaki.

Ils se dirigèrent alors tous les trois vers le commandant. Quand tout l'équipage fut rassemblé, Bokuto prit la parole.

« Maintenant que nous avons quitté correctement la baie de Portsmouth, nous allons pouvoir répartir les tâches de chacun. Bien, les novices, avancez d'un pas et présentez-vous. »

Akaashi fit alors un pas en avant et regarda ces camarades, cinq autres jeunes hommes s'étaient avancés. Akaashi les observa. Le premier était très petit et avait des cheveux roux indiscipliné. Son visage avait encore des traits très enfantins cependant, le noiraud le jugea plus âgé que son apparence laissait penser.

« Je m'appelle Shoyo Hinata, c'est la première fois que je monte sur un navire. » Dit-il avec un sourire immense.

À côté de lui se tenait un jeune homme plus grand qu'Akaashi, il avait des cheveux noirs, des yeux bleus foncés et un air sévère sur le visage.

« Tobio Kageyama, première fois aussi. » énonça-t-il d'une voix froide.

Le suivant était un grand jeune homme qui dépassait Kageyama ; il avait des cheveux courts blonds et un air fermé sur le visage et portait des lunettes. Akaashi constata alors qu'il n'était pas le plus frêle sur le navire car ce blond semblait encore plus fin que lui.

« Kei Tsukishima, première fois. »

Le prochain était un jeune homme très grand aux cheveux courts clairs qui penchaient vers le nacré. L'ensemble de sa silhouette semblait avoir été étiré dans la longueur mais malgré sa minceur, il restait très impressionnant grâce à sa taille inhabituelle.

« Je m'appelle Lev Haiba. J'ai déjà embarqué sur un petit navire de commerce côtier. »

Le dernier jeune homme était lui très petit, rivalisant avec le petit rouquin mais il avait des traits moins enfantins et un corps fluet mais musclé. Il avait des cheveux châtains clairs coupés courts.

« Morisuke Yaku. J'étais sur le même navire que Lev. » dit-il d'une voix calme.

Bokuto regarda alors Akaashi et ce dernier s'empressa de se présenter pour briser le silence pesant qu'il avait créé.

« Keiji Akaashi, aucune expérience. » Énonça-t-il nerveusement. Il baissa les yeux et sentit les regards de l'équipage et du commandant sur lui. Ce dernier reprit la parole.

« Bien. Chacun d'entre vous s'est vu conseillé par des anciens. Ces anciens ont tous déjà fait voile avec moi et je leur fais confiance. Cette traversée peut paraitre facile pour certains mais prenez garde ! Dans mes débuts, mon capitaine qui m'a tout appris m'avait dit ça : Un équipage est une société recluse, fermée sur elle-même où rien n'est bien longtemps secret si on est en bas de la chaine alimentaire. Méditez bien ces mots durant cette traversée. »

Il s'avança alors vers les novices et continua d'une voix plus joyeuse. "Qu'il était lunatique "pensa Akaashi, "son humeur change aussi rapidement que le vent."

« Vous allez continuer à apprendre les choses que l'on va vous montrer. Chacun d'entre vous va passer de groupe en groupe pour comprendre correctement le fonctionnent du navire. Mais pour cela, je vais vous présenter les meilleurs dans leurs domaines. »

Il fit alors signe à plusieurs membres de l'équipage qui s'avancèrent. Bokuto se plaça devant le premier, c'était un grand homme au visage sévère. Il avait des yeux et des cheveux marrons. Son corps semblait avoir été taillé dans la pierre tellement il était droit sur ses pieds et musclé.

« Voici Ushijima, c'est un excellent combattant, demandez-lui conseil pour le corps à corps. Ne vous inquiétez pas de son air méchant, il ne mord pas. » Raconta Bokuto d'une voix amusée devant l'air refrogné de son camarade. Il s'avança alors vers le suivant, c'était un jeune homme aux cheveux châtain sombre lissés. Il avait de petits yeux et un sourire vicieux dessiné sur les lèvres. Akaashi ne put s'empêcher de frissonner en l'observant. L'homme ne lui paraissait pas être quelqu'un d'agréable. Il ressemblait plus à un serpent prêt à cracher son venin sur le premier qui passait.

« Voici Daishou, il s'occupe de la gestion des stocks avec l'aide de Nishinoya le cuistot. »

Bokuto s'avança alors vers les deux suivants qui n'étaient autre qu'Hanamaki et Matsukawa.

« Voici Hanamaki et Matsukawa, ce sont les deux qui n'ont faire qu'une chose à longueur de temps : ricaner et vous embêter. » Les deux principaux concernés se tournèrent comme un seul homme vers le commandant et répliquèrent.

« Vous êtes méchant Cap'tain, on est innocents, on vous promet ! On aide même les novices ! »

« C'est normal que vous le fassiez ! c'était un ordre de ma part ! » S'exclama Bokuto. « Néanmoins, ils sont peut-être insupportables mais ils sont de loin les meilleurs pour lire dans les étoiles les routes qui mènent à bon port ! »

Bokuto se mit alors aux côtés du dernier et posa une main sur son épaule. Le jeune homme avait des cheveux rouges qui se dressaient en longues piques sur sa tête. Il avait de grands yeux et un immense sourire ornait son visage. Akaashi l'observa, cet homme ne semblait pas sourire de gentillesse ou de joie, non, il souriait d'une manière malsaine.

« Et lui, c'est Satori, Satori Tendou. C'est lui qui vous expliquera tout sur le fonctionnement des voiles. C'est un vrai professionnel. Même dans la plus grande des tempêtes, il monte en haut et attache les voiles ! Un vrai champion qui n'a pas le vertige ! »

Le commandant se remit au centre et continua son discours d'une voix plus grave.

« Je m'adresse maintenant à l'ensemble de l'équipage. Si la Couronne Royale s'est décidé à envoyer l'un de ses meilleurs éléments, c'est-à-dire le général Iwaizumi, il y a une raison. La Marine britannique combat activement les pirates dans les eaux des Caraïbes mais on m'a clairement prévenu, ce n'est pas un voyage où l'ennemi nous capture afin d'avoir une monnaie pour du chantage. Non. C'est un voyage où, si l'on rencontre un ennemi, ce dernier ne voudra qu'une chose, faire couler notre sang et vider nos cales. Dès que nous approcherons des eaux troubles des Caraïbes, nous devrons redoubler de prudence. On multipliera les tours de gardes pour être prêts en cas de combats que le général supervisera. Cependant, vous le savez tous, les morts sur les navires ne sont pas dus aux attaques des pirates. Seulement un marin sur quinze trouve la mort lors d'affrontements. Les marins trouvent la mort dans la vie du navire. Les accidents sont les plus fréquents, une vilaine chute d'un mât vous empêchera de vous relever, soyez-en sûrs ! De plus, les tempêtes en mer et surtout en océan sont imprévisibles et impitoyables. L'équipage est aujourd'hui à son complet et je veux qu'il le soit aussi à notre arrivée en Jamaïque. » Finit par déclarer Bokuto, un voile de tristesse dans les yeux.

Un long silence accompagna la fin du discours de Bokuto. Akaashi regarda alors les anciens membres de l'équipage. Ils semblaient tous se remémorer un souvenir qui semblait lourd à porter. "Y avait-il eu des morts ?" se demanda Akaashi. Sûrement pensa-il. Son idée fut confirmée qu'il s'était bel et bien passé quelque chose en remarquant la culpabilité visible dans les yeux de Bokuto. Son visage semblait s'être figé dans une grimace de remord. Ses yeux semblaient avoir perdu l'éclat rieur qui avait interpellé Akaashi plus tôt. Il ne fut cependant pas le seul à le remarquer. Kuroo se mit alors derrière le commandant et posa une main réconfortante sur son épaule. Le second regarda Bokuto dans les yeux et voulut s'exprimer mais fut coupé par Tendou.

« Ce qui est arrivé est arrivé. On ne pouvait rien faire et tu le sais tout autant que nous, commandant. »

« Maintenant, tout le monde à son poste ! Les nouveaux, vous continuez à observer pour ensuite pouvoir nous aider. Exécution !» Cria Kuroo, mettant ainsi fin à toutes discussion ou répliques de Bokuto.

Tout le petit monde se mit alors en mouvement, chacun courant vers son poste. Akaashi regarda Bokuto. Ce dernier semblait se réveiller et sortir de sa torpeur. Il cligna à plusieurs reprises des yeux et ils se posèrent alors sur Akaashi. Ce que le noiraud vit lui serra le cœur. Dans les yeux du plus grand dansaient une multitude d'émotions qui se mélangeaient. Il y vit de la peur, du regret et de la surprise. Il semblait perdu dans ses souvenirs et oublier la présence des autres autour de lui.

« Akaashi, tu viens ? On a du travail pour toi. » L'interpella Hanamaki.

Le noiraud se détourna du regard perdu de Bokuto et se dirigea vers son ainé. Ils rejoignirent ensemble Matsukawa qui les attendait à côté des escaliers pour descendre au pont supérieur.

« Maintenant que le Cap'tain a fini son discours, tu as compris que chaque tâche sur le navire a son spécialiste. Nous deux, on va pas pouvoir t'expliquer beaucoup maintenant mais on va t'introduire à la vie sur le navire en général. » Expliqua Matsukawa.

Hanamaki descendit alors, suivit de Matsukawa et d'Akaashi. Ils se dirigèrent vers les escaliers et continuèrent jusqu'au pont inférieur. Ils se retrouvèrent tous devant les hamacs. Hanamaki prit la parole.

« Kuroo t'a sûrement déjà présenté ça non ? »

« Il m'a expliqué que l'équipage dormait ici. » Répondit Akaashi.

« Bien, on va commencer par t'en attribuer un. » Il se dirigea alors vers la droite où se trouvaient plusieurs hamacs qui n'étaient pas dépliés mais maintenus fermés par des petites ficelles. Il s'avança vers le premier et défit la ficelle. Le hamac se déplia alors et un nuage de poussière se forma autour.

« Ce sera le tien. Désolé ça fait un bail qu'il a pas été utilisé. Tu dormiras dans celui-ci durant tes heures de sommeil. On a la chance d'être sur un petit navire car sur les grands, tu partages ta couchette avec quelqu'un d'autre. Il dort quand tu fais tes tours de gardes. Un vrai cauchemar si ton coloc de couchette est un porc ! » Rigola Hanamaki.

« On te conseille d'essayer de le garder le plus longtemps propre et en cas de besoin, tu pourras toujours le secouer dehors pour lui donner un meilleur aspect. » Raconta Matsukawa d'une voix calme. « On t'attribueras tes tours de garde une journée avant pour que tu puisses bien dormir la nuit qui le précède. »

Akaashi hocha la tête, assimilant toutes les informations.

« On fait les tours de garde tout seul ? » Demanda le noiraud.

« Non, tu ne seras jamais seul, c'est toujours par deux et lors de mauvaises conditions météo, ça peut aller jusqu'à quatre à cinq hommes. » Expliqua Hanamaki. « D'autres questions ? »

« Non. »

Hanamaki se tourna alors vers Matsukawa.

« Parfait, au pire des cas, demandes, personne ne mord ! Ou du moins, je crois ! » Rigola-t-il en lançant un sourire complice au noiraud.

Les deux ainés se dirigèrent vers la sortie bras dessus, bras dessous en ricanant, laissant Akaashi devant sa piètre couchette. Ce dernier observa son hamac. Il semblait avoir déjà vécu plus d'aventures que lui, la texture de la toile était rugueuse et dure au toucher. Akaashi s'empoigna d'un pan et vit une pauvre couverture à l'intérieur. Il la prit et la sentit. Elle dégageait un air de renfermé mais semblait aux yeux d'Akaashi moins écœurante que le hamac lui-même. Il la serra dans ses bras et se plongea dans ses souvenirs. Cela faisait bien longtemps qu'il n'avait pas dormi avec quelque chose pour le couvrir, qu'importe si c'était ce pauvre morceau de laine. Cela le réconforta, il avait derrière lui des nuits bien plus douloureuses pour ses rêves et son dos. La voix de Matsukawa retentit alors plus loin derrière lui.

« Hé ! Tu viens, on a du travail pour toi ! Faut nettoyer le pont une fois par jour ! »

Akaashi se tourna vers lui, déposa sa couverture et répondit avec un léger sourire.

« J'arrive ! »

Le soleil se couchait lentement, suivant sa descente inébranlable, mourant une fois de plus pour revenir à la vie des heures plus tard. Akaashi leva alors la tête de sa tâche, il frottait le pont depuis un certain temps et ses poignets semblaient être prêts à tomber. Son regard se balada sur ses camarades de labeur, chacun frottait énergiquement la planche de bois sous ses genoux.

Soudainement retentit le son d'une cloche. Tous relevèrent la tête comme un seul homme, Akaashi les observa alors tous se lever en soupirant avec des sourires de soulagements. Le noiraud se tourna vers ses voisins et les interrogea du regard. Hanamaki et Matsukawa lui lancèrent un large sourire et le premier expliqua.

« Ce bruit, c'est ta libération. Le son de la cloche sert à rassembler l'équipage quand le Cap'tain fait une annonce, prévenir d'une attaque ou d'un danger mais surtout ! C'est le signal pour le dîner ! »

Les deux se levèrent, déposèrent leurs brosses et se dirigèrent vers les cuisines. Akaashi se leva et se pressa de les imita. Il remarqua alors à leur arrivée devant les cuisines que de nombreuses longues tables avaient été mises en place et de nombreux hommes y mangeaient déjà. Akaashi jeta un œil sur le contenu des bols qui circulaient sur les tables. Les bols en bois contenaient une espèce de bouillie jaunâtre où flottait dessus un épais morceau de viande grillé. Le tout était accompagné d'un morceau de pain qui avait un aspect plus dur qu'appétissant. Le noiraud suivit alors Hanamaki et Matsukawa à l'intérieur des cuisines. À l'intérieur, Akaashi fut frappé par la chaleur que dégageaient les deux grands fours en métal. À côté de ses derniers se trouvaient les deux cuisiniers, si le noiraud se souvenait bien des noms, Nishinoya et Asahi. Les deux s'affairaient à remplir des bols avec cette fameuse bouillie. Hanamaki et Matsukawa commencèrent alors à discuter et rigoler avec les deux cuistots, laissant le noiraud à l'entrée. Ils se servirent et ressortirent en rigolant avec leurs bols remplis de nourritures. Akaashi resta alors planter à sa place, ne sachant pas quoi faire. Il se fit rapidement interpeller par le plus petit des cuistots.

« Hé ! Le nouveau ! Viens, commence par prendre un bol et une cuillère. » Expliqua Nishinoya en pointant de la louche une armoire ouverte où s'empilait des bols. « Et viens ensuite, je vais te servir. »

Akaashi s'exécuta et s'empara d'un bol et d'une cuillère et se dirigea vers le cuistot. Ce dernier prit le bol et le remplit à ras bord de cette bouillie jaunâtre, y plongea un morceau de viande grillé et un morceau de pain et le tendit au noiraud.

« Tiens, je te l'ai bien rempli ! Bienvenue à bord et bon appétit ! » S'exclama-t-il avec un immense sourire qui lui dévorait la moitié du visage.

Akaashi prit alors son repas et se dirigea vers les tables. Tout l'équipage discutait joyeusement, "ou braillait plutôt" pensa le noiraud. Il reconnut plusieurs visages comme le grand musclé, Ushijima, son voisin, le grand aux cheveux rouges, Satori ou encore celui à l'air vicieux, Daishou. À une autre table se trouvait Bokuto et Kuroo qui discutait en rigolant. Akaashi chercha alors le duo inséparable qu'était Hanamaki et Matsukawa et les vit à une table entouré où il n'y avait plus de place pour le noiraud. Il se tourna vers les autres tables, cherchant une place libre où il pourrait diner. Il remarqua alors Oikawa qui lui faisait de grands signes des bras. Akaashi se dirigea alors vers lui en le remerciant intérieurement de lui avoir garder une place.

« Alors, ta journée ? Ça s'est bien passé ? Je t'ai vu frotter le pont ! » Demanda-t-il avec un sourire rieur. Akashi le dévisagea d'un air fatigué.

« Nettoyer le pont est une activé bien plus épuisante que tu le penses. Et en plus, il semblerait que c'est une tâche quotidienne. »

« Mon pauvre, on ne m'assigne pas ça, je dois rester prêt à toutes éventualités donc je ne dois pas faire ça. Je dois m'occuper de l'infirmerie toute la journée. »

« Tu as un emploi du temps moins fatiguant que le mien. »

« Il fallait être médecin ! » Répliqua le châtain en rigolant. « Par contre, s'il y a bien quelque chose qui m'inquiète au sujet de la santé de l'équipage, c'est ça. » Il désigna du doigt le contenu de son bol.

Les deux jeunes hommes se regardèrent alors dans les yeux et le châtain explosa de rire, le noiraud esquissa un léger sourire.

« Tu sais ce que c'est ? » Demanda Akaashi.

« J'ai pas voulu demandé pour ne pas vexer le cuistot, il avait l'air super content de m'offrir ce… cette purée ? » Murmura Oikawa.

« Moi aussi, il me l'a offert comme cadeau de bienvenue. »

« Tu as vu ? Son sourire lui dévorait la moitié du visage ! » Pouffa le médecin.

« J'ai remarqué. »

Akaashi plongea alors sa culière dans sa bouillie et la porta à ses lèvres sous le regard attentif d'Oikawa. Le noiraud sentit la purée chaude sur sa langue, il put identifier un mélange de céréales cuites avec un arrière-goût très prononcé de sel. Akaashi ne put retenir une grimace de dégout se dessiner sur ses lèvres et vit Oikawa pâlir. Ce dernier demanda.

« C'est comment ? Même si je pense avoir une vague idée…. »

Le noiraud avala sa bouchée et continua courageusement de manger.

« Je pense que c'est une question d'habitude, après plusieurs repas, tu le trouveras sûrement meilleur. »

Le médecin lui lança un regard hésitant et s'attaqua aussi à son diner. Il ne cacha pas son dégout devant son plat et les deux hommes ricanèrent, aucun ne sachant vraiment ce qu'ils mangeaient. La soirée s'écoula entre rire et sourire. Les deux hommes furent ensuite rejoints par Hanamaki et Matsukawa qui leurs présentèrent deux autres anciens, Daichi et Sugawara.

Le capitaine leur souhaita plus tard une bonne nuit et tout l'équipage se dirigea vers les hamacs.

Enveloppé dans le sien, Akaashi se fit la réflexion que cette première journée s'était bien déroulée. L'équipage n'était pas monstrueux. Bercé par le mouvement de la houle, le noiraud s'endormit sur la pensée que cette vie n'était pas un cauchemar….