NdA : Si je n'ai pas répondu à certaines d'entre vous, c'est parce que le site bug et donc, je ne l'ai pas reçue.

Merci pour vos reviews

Guest : Et bien voici la suite, c'est assez vite, j'espère.

Gravity : Tu me fais très plaisir avec ta review. Je suis vraiment contente que cette histoire te plaise. Je poste assez vite en général... j'essaye de poster une fois par semaine mais la plupart du temps, c'est un chapitre tous les 2-3 jours.

Chapitre 2

Je n'avais pas réussi à me rendormir et déjà, les premiers rayons du soleil pénétrèrent dans ma chambre. Je me levai, épuisée par le manque de sommeil et pris une douche brûlante. Les parfums de mes produits me firent un bien fou, je restai sous la douche plus longtemps que nécessaire tout en veillant à ne pas regarder l'endroit où se trouvait le pansement avant que je ne le retire, je me rendis compte que je ne pouvais plus cacher mes cicatrices, maintenant, je n'avais plus de pansement. J'allai dans ma chambre en peignoir et fus prise d'une crise de larme en ne voyant aucun vêtement posé sur mon lit.

Je m'adossai contre le mur et m'accroupis, les bras autour de mes genoux et la tête calée dans mes bras. Je n'aurais jamais cru que cette manie qu'avait ma mère me manquerait un jour. J'avais longtemps détesté ça et maintenant, ça me donnait juste envie de pleurer. Je séchai finalement mes larmes et me mis devant le miroir. L'eau dégoulinait de mes cheveux mais je n'avais pas envie de les sécher.

Toujours devant le miroir, je défis le nœud de mon peignoir et ouvris chaque pan, les yeux fermés. Je fis glisser mon peignoir et le laissai tomber au sol. J'ouvris finalement les yeux, j'avais voulu ne pas regarder ça en premier mais je n'avais pas pu m'en empêcher. J'eus un hoquet de stupeur en voyant ces quatre griffures rouges qui courraient en diagonale sur mon ventre, celle située la plus en bas était plus courte à chaque extrémité.

Les images me revinrent en mémoire, mon père me hurlant dessus, le loup, les yeux vides de ma mère. Je me reculai en veillant à ne plus faire face au miroir et quand mes jambes butèrent contre mon lit, je m'assis par terre, le dos contre le bois du lit et mis mes mains de chaque côté de ma tête. Les images défilaient me faisant me sentir mal toujours un peu plus. Je revivais la scène encore et encore. Mon monde autrefois si paisible n'était devenu qu'enfer et souffrances. Je n'avais plus d'échappatoire, plus d'endroit dans lequel m'évader.

« Qu'est-ce que tu m'as fait ? Hurlait mon père dans ma tête.

Je criai pour empêcher la suite d'arriver mais ça n'eut aucun effet. Le loup était dans ma tête, hostile, effrayant.

« Faites-le partir ! Hurlai-je.

« C'est toi qui m'a fait ça ! Gronda-t-il.

« Dites-lui de partir ! Pleurai-je.

Je fermai les yeux pour effacer les images qui allaient venir mais elles ne furent que plus intenses, le loup se jeta sur ma mère.

« Je t'aime, gémit-elle avant que ses yeux ne deviennent vides.

Je sentis quelque-chose se poser sur moi et rouvris les yeux, une femme venait de me recouvrir avec mon peignoir, elle avait de longs cheveux noirs et lisses, la peau caramel elle semblait avoir une quarantaine d'années. Elle me prit dans ses bras, du moins elle essaya parce que je m'échappai juste avant qu'ils ne se resserrent autour de moi. Je remarquai que je tremblais et mes joues étaient trempées par les larmes. Je resserrai le peignoir que je tenais contre moi.

« Je suis Elsa, ta tante, se présenta-t-elle.

J'essayai de lui sourire mais ça devait plus ressembler à une grimace qu'autre chose.

« Est-ce qu'un thé te ferait du bien ? Me demanda-t-elle.

Je haussai les épaules.

« Je ne suis pas sûre de ce qu'il reste mais je crois qu'il y a du thé vert, du thé noir, mh, au citron, à la cannelle et aux fruits rouges.

« À la cannelle, s'il vous plaît, murmurai-je.

Elle me sourit. Elle avait l'air d'être une femme douce.

« Tu voudras des biscuits avec ?

« Du chocolat, si c'est possible.

« Bien sûr, je vais te préparer ça pendant que tu t'habilles.

J'ouvris les portes de l'armoire en veillant à ne pas regarder dans le miroir, mes mains tremblaient encore. Je sortis un jean et une chemise blanche à manches courtes, j'enfilai des petites soquettes et mes tennis.

Je descendis au salon après avoir pris un minimum de contenance, il y avait un adolescent assis sur le canapé qui regardait la télé. Lorsqu'il remarqua ma présence, il me sourit.

« Salut, je suis Quil, ton cousin ! S'exclama-t-il, joyeux.

« Carlie, me présentai-je.

« Je m'en doutais, rit-il.

Je m'installai à côté de lui, sur le canapé. Quil avait l'air enthousiaste. Elsa arriva peu de temps après en portant un plateau contenant trois tasses fumantes, une boite à gâteaux, du sucre et une plaquette de chocolat.

« Un thé citron pour toi, un thé cannelle pour toi et un thé vert pour moi.

Elle posa chaque tasse devant chacun de nous. Je me retrouvai assise entre Quil et Elsa, ce qui me mettait mal à l'aise. J'ouvris la plaquette de chocolat et en cassait la première barre. Je pris ma tasse de thé, j'en inhalai le parfum et croquai le premier carré de chocolat.

J'avais toujours aimé ce mélange de parfum, il me semblait ne jamais avoir mangé l'un sans l'autre. Ça devait me venir de ma mère qui faisait souvent toute sorte de gâteaux au chocolat et à la cannelle, elle rajoutai même un peu de cannelle dans mes chocolats chauds, au petit-déjeuner.

« Eh oh, fit Quil en agitant sa main devant mes yeux.

J'eus un léger sursaut de surprise, manquant de renverser mon thé.

« Je te demandai si tu voulais que je te fasses visiter la réserve ?

« Oui, ce serait super, acceptai-je.

Tout pour m'empêcher de penser à ce soir-là.

Quand ma tasse de thé fut vide, j'avalai le dernier carré de chocolat et suivis Quil à l'extérieur.

« Le lycée se trouve près de la frontière mais je pense que tu auras bien le temps de le voir plus tard. En coupant la forêt par là, il m'indiqua la forêt qui se trouvait derrière la maison de grand-père, tu tomberas sur la plage de La Push, c'est là que sont les autres alors on va y aller pour te les présenter mais en passant par le centre du village.

Nous arrivions au centre du village dix minutes plus tard. Les maisons étaient plus regroupées mais assez espacées ce qui faisaient que personne n'avait vraiment de voisin.

« La dernière maison blanche, c'est celle de Jacob.

Elle était un peu plus à l'écart que le reste des maisons, elle était de plein pieds et je pouvais voir tout un champ derrière elle avant d'arriver à la forêt.

« La plage est à 10 minutes d'ici, à peu près, m'expliqua-t-il.

Nous n'avions croisé que deux maisons sur le chemin et arrivâmes à la plage en 10 minutes comme il l'avait dit. Elle était grande et magnifique, les vagues s'écrasaient inlassablement contre le sable, nous offrant une musique reposante. Je remarquai un groupe de jeunes, assis plus loin sur des rochers qui ressortaient du sable.

« Hey, Quil, tu nous présentes ta copine sexy ? Fit l'un des garçons.

Ce qui lui valut une tape derrière la tête par celui qui se trouvait à sa droite.

« Les gars, je vous présente Carlie, ma cousine.

Ils furent tous surpris par cette nouvelle, mis à part Sam qui ne montrait aucune émotion puisqu'il était déjà au courant. Celui à sa droite ne me prêta aucune attention et la seule fille me regardait froidement.

« Carlie, je te présente Sam, c'est un peu comme notre grand frère, à sa droite, c'est Paul, ne cherche pas à comprendre mais il a un caractère à chier. Ensuite il y a Embry, Jared. Celui qui parle toujours trop vite c'est Seth, il est un peu casse-pieds. Lui, c'est Jacob mais appelle-le Jake, Colin et Leah, la sœur de Seth.

Des ''Enchanté'' et ''Ravi de te connaître'' furent lâchés. Ils avaient tous la peau mâte et les cheveux noirs, leurs yeux variaient du brun au noir. En dehors de Leah, ils étaient tous plus musclés les uns que les autres, Jake et Sam l'étaient plus, cependant. Sam avait le visage plus sévère que les autres, Seth avait ce visage de jeune adolescent, Jake avait une mâchoire plus carrée. Leah quant à elle, avait un corps mince mais musclé, ce qui jurait avec la musculature des garçons.

« Tu viens d'où ? S'enquit Embry.

« De Chicago, répondis-je.

« C'est à la mode à Chicago de se faire des teintures mauves ? Demanda Leah, moqueuse.

Je pris instinctivement une mèche entre mes doigts, légèrement vexée. Qu'avait-elle contre moi ? Était-ce parce qu'elle perdait le privilège d'être la seule fille du groupe ou voyait-elle en moi une sorte de concurrence ? Elle n'avait pas à s'en faire, j'attirai toujours l'attention des garçons de mon âge parce qu'ils me trouvaient toujours jolie mais après, ils se rendaient compte que j'étais bizarre et finissaient par m'ignorer.

« Ils ont toujours été comme ça, affirmai-je à demi-voix.

« Ça vous dit une partie de volley ? Fit Seth.

Son intervention subite me surprit mais je l'en remerciait intérieurement.

« Ok, mais vous prenez Barbie dans votre équipe, asséna Leah.

Je la fusillai du regard et en échange, son regard se fit meurtrier.

Deux des garçons montèrent le filet qui était posé près d'eux et deux autres tracèrent le terrain avec leur pied. J'avais Quil, Seth et Jared dans mon équipe, l'autre équipe était composé de Paul, Leah, Colin et Embry.

Jake et Sam faisaient offices d'arbitres.

« C'est un match amical, n'y allez pas trop fort, nous prévint Sam en lançant un regard entendu à l'équipe adversaire.

La partie commença et si j'avais eu un doute jusque là, je sentais que Leah avait une dent contre moi. À chaque fois qu'elle matchait, c'était toujours dans ma direction mais j'arrivai à rattraper la balle, la plupart du temps.

Le score était serré et je me démenai pour ne pas faire perdre mon équipe malgré les cicatrices qui me tiraillaient un peu, je n'étais pas une bête en sport mais je n'étais pas nulle non plus.

Paul fit une passe à Leah pour qu'elle matche à nouveau, la balle était trop rapide pour moi et je me la pris en pleine tête ce qui me fit tomber en arrière. Je posai ma main contre mon arcade et remerciai le ciel de ne pas me l'être prise sur le nez.

« Leah... mais tu es folle ou quoi ? Gronda Jacob.

« Ça va Carlie ? Demanda Quil près de moi.

J'acquiesçai de la tête et jetai un œil à Leah qui me regardait, choquée, ses yeux étaient dirigés vers mon ventre. Je baissai les yeux et vis que ma chemise s'était relevée, laissant apparaître le bas de mes cicatrices. Je replaçai mon tee-shirt en vitesse, jetant un œil aux autres mais ils n'avaient visiblement pas fait attention. Je me relevai rapidement, trop rapidement car ma tête me tournait.

« Quil, ramène-là et mets lui de la glace, lui ordonna Sam.

Je saluai les garçons d'un geste avant de partir tout en évitant le regard de Leah.

Arrivée à la maison, grand-père était rentré et Elsa était partie.

« Qu'est-ce qui s'est passé ? Demanda-t-il après m'avoir vue.

« On a fait du volley, elle a pris la balle dans la tronche.

« Pardon ? Fit grand-père d'une grosse voix.

« En plein visage, se rattrapa Quil.

« Vous êtes des brutes ! Rouspéta-t-il.

Il sortit un petit sac de légumes du congélateur qu'il me tendit.

« Mets ça sur ton arcade, me dit-il.

Je le fis, Quil se retira et je montai dans ma chambre. Je regardai les dégâts grâce au miroir, j'avais un cercle bleu foncé au-dessus de mon sourcil. Je posai le sac congelé sur ma table de chevet – ce n'était pas comme si je n'avais pas l'habitude d'avoir des bleus – et m'assis sur mon lit.

Quelqu'un toqua à ma porte.

« Oui ? Lançai-je.

À ma grande surprise, la tête de Leah dépassa la porte puis elle entra.

« Je suis désolée pour ça, dit-elle en pointant son arcade.

« Ce n'est rien, tu n'étais pas obligée de venir jusque là juste pour ça.

« Je sais mais je suis aussi désolée pour ne pas avoir été très sympa avec toi et de t'avoir appelée Barbie, ce n'était pas cool.

Je haussai les épaules.

« Alors tu es la petite-fille du vieux Quil ?

J'acquiesçai.

« Qu'est-ce qu'il t'est arrivé ?

Voilà, c'était pour ça qu'elle était là.

« Rien, dis-je sèchement.

« J'ai vu tes cicatrices.

« Je ne veux pas en parler et sûrement pas à toi, déclarai-je froidement.

C'était bien la première fois de ma vie que je m'emportais ainsi. J'inspirai par le nez pour me calmer.

« Bien ! Claqua-t-elle.

Elle tourna les talons et commença à partir mais finalement, se retourna. J'essuyai la larme qui commençait à descendre le long de ma joue tout en évitant de la regarder.

« Je ne fais jamais rien comme il faut, Se désola-t-elle. Je suis désolée, encore une fois.

Elle s'en alla après ça. J'ouvris la fenêtre, l'approche de l'été commençait à se faire ressentir.

Ooo

On pourrait le croire... mais la dernière phrase n'est pas anodine...

L'histoire est bien mise en place, maintenant et les choses vont commencer à se bousculer à partir de maintenant.