Titre : Dead Yet

Auteur : Cherry-chloe

Rating : K+

Disclaimer : Erik Lensherr et Charles Xavier appartiennent à Marvel.

Résumé : Tu es déjà mort et pourtant... Pourquoi respires-tu toujours ?

Note : C'est de nouveau déprimant à mourir et surtout... C'est POURRI XD Je suis vraiment désolée, l'histoire en elle-même est pas du tout originale. Disons que j'ai eu besoin de mettre sur papier un certain mal être.


Dead Yet

La solitude est une maladie qui te plonge peu à peu jusqu'aux tréfonds des ténèbres. Elle te mine, te brûle, te mange. C'est une créature affamée qui n'hésite pas à te sauter sur le dos. Et maintenant que tu ne peux plus t'échapper de ta prison de roues et de métal, tu n'oses te dérober de son emprise. A présent, il n'y a rien à attendre si ce n'est chaque changement de couleur du mois d'octobre. Tu veux encore espérer. Tu veux encore rêver. Mais il n'y a que le désespoir et la tristesse qui peint de gris toute ta vie. Le vent te parait souffle, le soleil sombre et la lune éblouissante. La nourriture est insipide, les fleurs inodores, la plus douces des soie rugueuse, les lumières ternes et les bruits étouffés par tes sanglots silencieux.

Un jour pourtant, au moment où tu voudras attenter à ta vie, tu sentiras le métal de la lame vibrer. Ton poignet déchiqueté sans expérience laissera tomber le couteau sur le sol, soudain inerte et engourdi par le manque de sang. Tu sauras alors qu'il est là, tout prêt. Mais étrangement, tu ne ressentiras rien. Ni peine, ni joie. Comme si on t'avait lavé de tout sentiment pour te concentrer sur un seul but : la mort. Et il apparaîtra, devant toi, les yeux emplis de colère et d'incompréhension. Tu ne voudras pas l'écouter ni même le regarder. Juste essayer de récupérer la lame pour achever le travail. Sauf qu'une de tes mains ne répondra plus. Comme tes jambes durant ces derniers mois. Le liquide poisseux salira ta chemise, souillera ta peau sans que tu ne t'en rendes compte. Il viendra à toi, habillé de ces ridicules vêtements rouges et de ce casque... si grotesque. Tu ne pourras t'empêcher de rire avec hystérie en le voyant. C'est trop fort... Trop drôle ? Il ne paraîtra pas vexé, simplement inquiet.

- De quoi as-tu peur ?

- De toi. De moi. De la solitude. De te présence. D'un tout. D'un rien. Du destin. De ses conséquents. De ses collatéraux.

Tes énumérations se perdront dans le silence et tu t'autoriseras à lever la tête. La rencontre entre vos deux prunelles, vide contre glace le fera sursauter. Il comprendra alors qu'il a détruit quelque chose en toi.

- Et toi de quoi as-tu peur Erik ?

Il se rapprochera de toi, caressant ton visage tout en fronçant les sourcils lorsqu'il remarquera l'étendue des dégâts causés à tes poignets.

- J'ai peur de te perdre.

Tu fermeras les yeux, voulant chasser cette présence faussement chaleureuse contre ta joue. Mais c'est au dessus de tes forces. Il a trop joué avec toi. Trop d'espoir en une seule personne. Malgré sa présence, ton cœur est vide.

- Alors tue moi.

Et si vous aussi, vous aimez quelqu'un jusqu'à en perdre vos sentiments... Qu'est ce que vous attendez ?