Bonne lecture à tous et à toutes !
Chapitre 2 :
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Un jeune couple se promenait sur le bord de Marina Del Ray, il faisait beau et chaud.
Ils venaient d'acheter leurs alliances chez le joaillier, dans une petite boutique, « Au dauphin bleu », qui se situait juste en face de la Marina. Les bagues étaient simples, de petits anneaux en or.
Le couple trop heureux ne pouvait pas apercevoir la fourgonnette grise qui les suivait.
La surveillance dura jusqu'à la maison des futurs mariés. Les personnes dans le véhicule les surveillèrent pendant deux jours, tentant de déceler les habitudes du couple.
Le mercredi suivant, à la tombée de la nuit, alors que le couple rentrait d'une longue journée de travail, un homme tapi dans l'ombre attendait de passer à l'action.
Après s'être assuré que tout était en place pour agir, il s'avança vers ses cibles et leur fit perdre connaissance avec une décharge de pistolet électrique.
Peu de temps après, le jeune homme reprit conscience, il essaya de bouger, mais il se rendit compte qu'il était ligoté pieds et mains liés à la chaise, dans ce qu'il reconnut être leur cave.
Sa fiancée, en face de lui, était aussi entravée de la même façon, et n'avait pas encore repris connaissance.
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_ Sophie ? appela-t-il, espérant la réveiller.
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Après plusieurs minutes, la jeune femme commença à émerger.
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_ Ben, que se passe-t-il ? demanda-t-elle affolée.
_ Je ne sais pas, je ne me souviens pas, je me dirigeais vers la salle de bain pour prendre une douche, j'ai senti une décharge, enfin je crois et je me suis réveillé là.
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Leur conversation fut interrompue par le bruit de la porte et des pas descendant l'escalier.
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_ Enfin réveillés, pas trop tôt, je commençais à m'ennuyer.
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Quelle ne fut pas la surprise des jeunes gens quand ils reconnurent le bijoutier chez qui ils avaient récupéré leurs alliances en début d'après-midi !
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_ Pourquoi faites-vous ça ? demanda la jeune femme en pleurs.
_ L'Amour vous rend faible, ça me dégoûte ! dit-il avec un sourire sadique se dessinant sur son visage.
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Se retournant, il attrapa son matériel.
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_ Bien par qui vais-je commencer ? dit-il en se dirigeant vers Sophie.
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Avec son couteau, il commença à déchirer le chemisier de la jeune femme, faisant sauter les boutons jusqu'à faire apparaître son soutien-gorge.
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_ Non, ne la touchez pas ! cria Ben en s'agitant sur sa chaise.
_ Tu veux commencer, cela ne me dérange pas, de toute façon, ta copine y passera aussi.
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Découpant le tee-shirt de l'homme jusqu'à ce qu'il soit torse nu, il fit ensuite courir la lame le long de son corps. Puis il alluma ensuite sa cigarette, et après l'avoir un peu fumé, il l'écrasa sur le torse de sa victime à différents endroits. Il renouvela le geste encore et encore, deux nouveaux mégots tombèrent sur le sol. Il décida de laisser au jeune homme le temps de souffler, se promettant que la prochaine étape serait plus longue et plus douloureuse.
La jeune femme hurlait à pleins poumons.
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_ Arrêtez, s'il vous plaît, je vous en supplie, pleurait-elle.
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Lorsque le bijoutier cessa les tortures, il se tourna vers elle, fit le tour de la chaise, et l'attrapa par les cheveux, la tirant vers l'arrière.
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_ Je te conseille de la fermer, si tu ne veux pas que je le tue de suite. Est-ce bien clair ? lui hurla-t-il dessus.
_ Oui, je ne dirais plus rien, mais je vous en prie, laissez-nous, continua-t-elle à pleurer.
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L'homme lui colla une gifle pour son impertinence. Malgré la douleur, Ben ressentait une haine profonde envers cet abruti qui touchait sa femme.
Ayant fini de vider son paquet de cigarettes, il passa ensuite à sa partie préférée : les décharges électriques, choquant tour à tour le couple. Le bijoutier ressentit là enfin la jouissance qu'il attendait.
Entre deux chocs, il prenait un malin plaisir à masturber l'homme et obliger la femme à lui faire une fellation.
Le bijoutier ayant atteint le summum de l'excitation, il ne lui restait plus qu'à les libérer. Il pointa son 357 Magnum et tira une balle dans la tête de ses victimes.
Ensuite, il transporta les corps dans leur chambre avant de les habiller d'une robe de mariée pour Sophie et d'un costume pour Ben. Il les plaça sur leur lit de manière à ce qu'ils se retrouvent enlacés.
Après quelques minutes de contemplation, il se décida à nettoyer la cave. Étant lui-même recouvert de poussières et de sang, il se doucha puis se changea avec des affaires appartenant au jeune homme. Quand il eut fini un repas bien mérité, il quitta la maison.
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Le lendemain, la voisine se présenta devant la porte d'entrée, venant pour aider la jeune femme dans l'organisation du mariage à venir.
N'entendant aucun bruit dans la maison, elle pensait que le couple dormait encore. Elle décida de revenir plus tard.
Elle revint en fin de matinée, car la jeune femme avait rendez-vous chez la couturière pour la robe.
N'obtenant toujours pas de réponse, elle décida de leur téléphoner. Le couple ne décrochait pas. Elle rentra chez elle et en parla avec son mari.
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_ C'est bizarre qu'ils ne répondent pas, fit-elle inquiète.
_ Ils doivent encore dormir.
_ On devait aller chez la couturière avec Sophie, le rendez-vous est dans une heure. On devrait appeler la police.
_ Je crois que tu t'en fais pour rien, mais on va quand même les appeler.
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Le mari décrocha le téléphone et composa le 911 pour leur faire part des inquiétudes de sa femme.
L'officier qui répondit leur confirma l'envoi d'une voiture.
Un quart d'heure plus tard, la voiture de patrouille se présenta devant la porte des voisins qui les conduisirent chez le jeune couple.
C'est l'officier Chris Marquez qui sonna à la porte. Au bout de trois sonneries, personne ne répondit, son collègue alla chercher un pied de biche dans la voiture pour défoncer la porte.
Les deux hommes rentrèrent dans la maison et vérifièrent chacune des pièces.
Arrivés à l'étage, au niveau de la porte de chambre, ils découvrirent le jeune couple sur le lit, ils s'approchèrent et virent qu'ils ne réagissaient pas. L'autre homme prit le pouls de l'homme, pendant que l'officier Marquez prenait celui de la jeune femme.
Chris eut un temps de réaction un peu long et se précipita dans le jardin pour aller vomir, la vue d'un cadavre, même en bon état lui retournait l'estomac.
L'autre homme le suivit pour appeler le poste de police et demander la venue de la légiste.
L'officier Gary Walker appela l'agent Eppes du FBI pour lui donner l'affaire, en espérant que son génie de frère pourra l'aider à la résoudre.
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A suivre…
