Disclaimer :O JK Rowling, tout t'appartient, exceptés quelques ingrédients à ma sauce.
Résumé du chapitre précédent:Les premiers jours à Poudlard en cette septième années ne changent pas pour les habitués, mais Kate a eu la chance de découvrir Rogue et Drago sous leur meilleur jour. Une situation qu'Harry aurait bien voulu oublier.
Petits bavardages : Je rattrape mon retard, je poste mercredi et vendredi crès crès tard
Donc nouveau chapitre, vous allez tout de même en savoir un peu plus sur la nouvelle dont, comme je l'ai dit à quelqu'un : l'une des deux choses dans lesquelles elle est douée x)
Il y a aussi une petite référence à quelque chose, mais je suis sûre que tout le monde trouvera XD (enfin, ceux qui me connaissent d'avant cette fic)
Ah oui, mini annonce pour rassurer tout le monde Kate, la nouvelle... ce n'est ni la fille de Voldemort ni celle qui aura l'ultime pouvoir pour le battre. Non mais je préviens juste parce que je sens que je vais l'entendre souvent celle-là.
Ce fut ainsi que commença une nouvelle année à Poudlard. Dans le fond, rien n'avait changé à part un nouveau visage. Les Serpentards et les Gryffondors prenaient consciencieusement soin de se taper les uns sur les autres, Harry et Drago menant la danse. Rien n'avait changé, absolument rien malheureusement. Autant le train-train dans le château ne voulait pas se démonter, celui à l'extérieur restait également le même. Les échos des attaques des Mangemorts ne cessaient de s'accentuer et c'était bien difficilement que tous recevaient la Gazette le matin.
- Une attaque contre des Moldus, marmonna sombrement Hermione en reposant le journal, une tasse à la main.
- S'il y en a bien que ce ne doit pas inquiéter, ce sont eux, ajouta sombrement Ron en désignant la table des Serpentards qui s'esclaffaient pour une raison quelconque.
- Il vaut mieux les ignorer, maugréa Harry en se passant maladroitement la main dans les cheveux tout en baillant.
- Arrête de faire ça, intervint Hermione en le dévisageant.
- La prochaine fois, je mettrai ma main devant la bouche, promis, certifia-t-il en attrapant une assiette.
- Je parlais de tes cheveux, déjà que tu as l'air d'un balai à brosse d'habitude, tu ne fais qu'empirer la situation.
Harry arrêta soudainement son mouvement vers les toasts pour la dévisager. Il devait la remercier ou bien se sentir vexer ? Alors qu'il débattait, il aperçut les silhouettes de Lavande, Parvati et Kate arriver à la table et les salua vaguement en préférant ignorer l'intervention d'Hermione. La nouvelle ne s'était pas vraiment fixée à un groupe, il lui arrivait souvent de finir avec eux ou bien d'aller traîner avec d'autres membres des maisons. Quoiqu'il en soit, ce n'était surement pas elle qui était venue perturber leurs habitudes.
- Donc on commence par botanique, métamorphose et finalement sortilèges, résuma Harry tout en vérifiant mentalement qu'il avait fait ses devoirs.
- On est en train de manger, Harry, tu pourrais au moins éviter de parler des cours, répliqua Ron en le fusillant du regard. Un peu plus et on dirait Her…
Discrètement, enfin le plus rapidement qu'il put, Harry frappa de son pied le tibia de Ron avant que celui-ci n'ait eu le temps de finir sa phrase, le regard meurtrier d'Hermione se tournant vers lui.
- Tu as déjà fait la dissertation sur les spécificités des métaux dans les potions ? demanda rapidement Kate à celle-ci pour la détourner du rouquin qui jurait en se massant la jambe.
- Je l'ai presque fini, répondit Hermione en ramenant sa tasse à ses lèvres. Je…
Au moins, Kate avait le mérite d'avoir rapidement cerné Ron et Hermione, heureusement d'ailleurs car Harry ne tenait absolument pas à se retrouver à nouveau entre les deux lors d'une de leurs disputes. Il se demandait d'ailleurs comment son meilleur ami allait bien pouvoir faire le premier pas au rythme où cela avançait. Rectification, au rythme où cela reculait car ce n'était pas demain la veille qu'il les verrait tous les deux mains dans la main.
Dans tous les cas, il avait lui aussi intérêt à commencer au plutôt sa dissertation. Au vu du regard mauvais que lui avait accordé Rogue en donnant les consignes, il avait la désagréable impression que son tendre professeur allait s'acharner à mettre la lettre « T » sur son devoir. Voilà un mois qu'ils étaient en cours, et il avait véritablement l'impression de s'être ramassé (car il n'y avait pas d'autre mot) en potions. Il savait qu'il n'était pas doué, mais pour l'instant il collectionnait les « T ». Pour le moral, ça jouait tout de même un peu.
- Tu vas bien ? demanda Neville qui venait de s'asseoir en face de lui.
- Mouais…
- Tu n'es pas très convainquant, rétorqua Ginny qui passait derrière lui. Sinon, l'entraînement est toujours prévu samedi ?
- A neuf heures, confirma Harry tout en beurrant son toast.
Au moins, il pouvait se satisfaire de cette seule revanche. Au lieu de battre Rogue dans sa matière, il pouvait se réjouir de faire de son mieux pour écraser les Serpentards pour le premier match de l'année. Et un petit blond surtout.
- Malefoy semble assez en forme, remarqua Ginny en suivant son regard.
- Il le serra moins quand j'écraserai son adorable visage sur le terrain, dit-il dans un grand sourire carnassier en mordant férocement son toast.
Oui, rien n'avait changé, absolument rien. Tout le monde souriait à la table à cette image forte peu flatteuse pour le Serpentard, tout le monde souriait presque sincèrement…
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Cependant, la journée ne s'était pas vraiment déroulée de la manière dont Harry l'avait envisagé, surtout au moment où McGonagall leur rajouta trente centimètres au devoir qu'ils devaient rendre à la fin de la semaine. Pour quelqu'un qui n'avait même pas saisi le concept, c'était un coup dur qui le prenait à la gorge.
La scène dans la salle commune avait donc des allures assez sinistres puisque pas un bruit n'y régnait. Tous les septièmes années étaient assis à une table, rédigeant et tournant les pages de leur manuel, Hermione levant de temps à autre les yeux pour faire taire ceux osant troubler le calme de la pièce. Et cette situation continua jusqu'à tard dans la nuit, la salle se vidant au fil des heures.
- Je crois que je suis devenu stupide, marmonna Harry en rayant une fois de plus sa phrase. Je n'ai absolument pas compris.
Son cri de désespoir avait franchi ses lèvres alors que la pendule indiquait minuit et des poussières. Ils n'étaient à présent plus que cinq dans la salle commune : Dean qui s'appliquait à recopier au propre son devoir, Hermione qui écrivait déjà sur un autre rouleau, Ron qui se relisait, Kate qui lisait dans son coin et Harry qui désespérait.
- Je t'en prie, Hermione, je ne te demande pas de faire mon devoir à ma place mais explique-moi, la supplia-t-il.
- J'ai déjà essayé de le faire trois fois, lui répondit-elle. Je veux bien réessayer mais tu penses vraiment être capable de m'écouter ?
Non. S'il fallait répondre sincèrement, voilà ce qu'Harry aurait dit. Mais il connaissait trop bien son amie pour savoir que ce simple mot la vexerait, déjà qu'elle n'arrivait pas à lui faire comprendre le cours, il n'y avait pas besoin de rajouter une défaite à son palmarès.
- Je peux peut être essayer.
La petite voix de Kate s'était élevée alors qu'elle refermait le livre qu'elle était en train de dévorer. Ce n'était pas de la Métamorphose, absolument pas, mais un roman. Le sourcil d'Harry se leva alors que sa tête se penchait pour lire la couverture.
- « Un sorcier pour Natasha » Igor Tchekov, lut-il à haute voix.
- Tu as fini ta Métamorphose ? demanda Dean en souriant à moitié.
Mais son sourire disparut bien vite lorsqu'elle acquiesça. Elle se fichait d'eux ? Harry l'avait vu depuis le début de la soirée à dévorer son roman, autrement dit elle n'avait absolument pas touché à son devoir.
- Comment as-tu… commença Hermione.
- J'avais fait trois rouleaux, répondit-elle.
La bouche d'Harry s'ouvrit de même que celle de Ron. Il fallait rappeler qu'à la base ils devaient faire vingt centimètres.
- Oh, c'est juste que je suis assez douée en Métamorphose, intervint-elle rapidement en rougissant face à leurs regards. Je… enfin… ce que je veux dire c'est que je n'ai pas vraiment d'excellents résultats dans les autres matières alors cette matière compense le reste de ma moyenne… Je… j'ai souvent des notes catastrophiques en sortilèges et botaniques… alors, enfin…
- Tu pourrais donc m'expliquer simplement la théorie de propagation de Kamps ? demanda soudainement Harry qui voyait un miracle inespéré se dessiner face à lui.
- Je crois… oui, marmonna-t-elle.
Aussitôt, Harry tira une chaise à côté de lui, fit tombé la pile de manuels de celle-ci et lui fit signe de s'asseoir, attrapant sa plume et un parchemin vierge.
- Je t'écoute, dit-il.
Hermione le dévisagea. Là, il allait l'effrayer, déjà qu'elle n'était pas bien bavarde, ce n'était pas en lui sautant dessus qu'il allait pouvoir obtenir une quelconque réponse. Cependant, Kate s'approchait sans rechigner et s'assit à côté de lui
- Donc tu ne comprends pas…
- Tout, dit-il en attrapant d'une main absente le manuel pour le tourner vers elle. Que ce soit la théorie ou bien la manière dont on peut y parvenir, je n'arrive pas à saisir la logique. J'ai essayé, je le jure en toute bonne foi mais je ne parviens à rien.
Son cas était grave, il le savait et ne pouvait que l'accepter, mais à cette heure là, il pouvait très bien baisser les bras qu'il ne se sentirait absolument pas humilier. Kamps avait certes révolutionné la Métamorphose mais en aucun cas la compréhension écrite. Ses phrases étaient certes très bien construites mais les trois-quarts des mots avaient besoin d'un dictionnaire et d'une longue explication.
- Il s'agit de faire agir le sort comme une onde, expliqua-t-elle en se penchant sur le manuel pour lui montrer le schéma. De cette manière, la diffusion se fera progressivement mais atteindra tout le corps concerné. Kamps souligne qu'ainsi il est possible de contrôler la vitesse de Métamorphose et parvenir à la stopper au stade voulu de même que la modifier.
Harry ouvrit la bouche et la referma, se tournant vers les lignes du manuel où la définition s'étalait sur toute la page. C'était tout ? Il se cassait la tête depuis des heures sur quelque chose d'aussi simple ?
- Tu peux juste donner un exemple, demanda-t-il pour être certain que sa subite intelligence n'était pas dû à une erreur de sa part.
- Une onde.
Il lui fit signe de poursuivre.
- Une réaction enchaîne, dit Kate. Prends pour exemple l'effet papillon où changer un évènement infime du temps aura pour effet de bouleverser le temps lui-même.
- Je n'aime pas vraiment les histoires de papillons, répondit-il sans vraiment savoir d'où lui venait cette fabuleuse phrase.
- Dans ce cas un caillou tombant dans l'eau, reformula-t-elle. L'onde va peu à peu s'étendre pour prendre toute la flaque. Considère que le caillou est ton sort et la flaque le corps que tu souhaites toucher. C'est comme s'il était possible de stopper cette onde et la modifier.
Il acquiesçait stupidement avant de se tourner vers Ron et Dean qui les dévisageaient tous les deux.
- Elle explique bien, hein ? dit-il en cherchant toujours s'il devait rire ou pleurer.
Apparemment oui car Dean sortait un nouveau rouleau de son sac, mettant de côté celui qu'il avait presque fini de rédiger, et que Ron fixait son texte avec une mine déconfite sur le visage. De son côté, Hermione haussa les épaules et continua de rédiger sa propre dissertation, apparemment peu bouleversée par les révélations qui venaient d'être prononcées dans la pièce.
- Tu peux me refaire exactement la même chose avec la seconde partie de la théorie ? demanda Harry plein d'espoirs qui écrivait à toute vitesse de peur de tout oublier. Sur la manière d'intervenir dans la Métamorphose.
Rougissant, elle acquiesça tout en se mettant à bégayer de nouveau. Il était plus de minuit et la lumière venait enfin de se faire dans son esprit. Poussant le manuel devant elle, Harry se préparait déjà à prendre en notes tout ce qu'elle allait bien pouvoir lui expliquer.
Cette fin de soirée fut donc bien plus bénéfique que ce qu'elle aurait dû être. Harry avait fini par cesser d'écrire pour la regarder faire des schémas et des tableaux, hochant la tête comme un pantin. Il était déjà deux heures du matin lorsqu'il la vit bailler. Il n'y avait plus personne dans la salle commune, Harry ayant promis à Dean et Ron de leur donner ses notes le lendemain et Hermione était partie se coucher sans vraiment s'inquiéter de l'avenir de son devoir de Métamorphose.
- Désolé de t'ennuyer, dit-il en la voyant piquer du nez.
- Ce n'est pas grave, le rassura-t-elle tout en tentant un vague sourire.
- Si jamais tu as besoin d'aide pour quoique ce soit, n'hésite surtout pas, affirma Harry en regardant à nouveau ce qu'elle écrivait. Je te le dois bien vu l'heure qu'il est.
Elle acquiesça vaguement, continuant de fixer son attention sur le parchemin. Il l'observa un instant. Elle était vraiment timide, pas vraiment dans le sens où elle vivait recluse sur elle-même car ce n'était pas le cas, mais plutôt qu'elle n'osait pas le regarder dans les yeux ni même prononcer une phrase correctement.
- Cela va bientôt faire un mois que la rentrée a eu lieu mais…, marmonna-t-il en attirant son attention alors qu'il passait nerveusement sa main dans ses cheveux. Enfin disons que je ne sais pas grand-chose sur toi…
Ou comment essayer de faire plus amplement connaissance pour ne pas avoir l'impression de profiter d'une personne. Ce n'était pas vraiment glorieux mais il voulait au moins essayer de compenser le fait qu'il abusait d'elle… Non, absolument pas glorieux comme comportement.
- Pourquoi es-tu venue à Poudlard ? demanda-t-il.
- Mon père a trouvé du travail en temps que traducteur pour le Ministère, dit-elle.
- Traducteur d'américain ? s'étonna Harry qui, si sa culture générale ne le trompait pas, savait très bien qu'ils parlaient la même langue outre-Atlantique à quelques mots près.
- Russe, hongrois bulgare et d'autres langues slaves, dit-elle en souriant. Il a passé sa vie à faire des voyages en Europe. Vu que ma mère a trouvé également un travail là-bas, ils ont pensé qu'il serait bien plus simple de s'installer définitivement ici.
- Salem ne te manque pas ? interrogea-t-il alors qu'elle réunissait tous les parchemins en un tas.
- Un peu, avoua-t-elle en haussant les épaules. Poudlard est bien plus petit et il fait plus froid mais… mais j'ai fini par m'habituer.
Harry hocha la tête. Il y avait vraiment des moments où il était le pire des empotés, là tout de suite c'était le cas. Il ne savait pas vraiment s'il était parvenu à lui faire comprendre s'il s'intéressait vraiment à elle ou bien à se coller définitivement l'étiquette d'idiot de service sur le front. Instinctivement, il leva sa main vers ses cheveux mais s'arrêta soudain. Hermione avait raison, il ne ressemblait déjà à rien, autant ne pas empirer la situation.
- Tiens, dit-elle en se levant tout en lui tendant la petite pile de parchemins. Si tu as encore besoin de mon aide, n'hésite pas.
- Merci, répondit-il rapidement pour la décharger. Et surtout, si tu as besoin de quoique ce soit, je suis là. Vraiment, pour tout… enfin… sauf pour les potions à moins que tu ne veuilles absolument commencer une collection de T.
- J'y penserai, certifia-t-elle en souriant avant de se diriger vers l'escalier menant aux dortoirs.
Il resta un moment sans bouger dans la salle commune. D'un côté, il était vraiment heureux de savoir qu'il pourrait achever tranquillement son devoir de Métamorphose mais d'un autre, il venait de s'apercevoir qu'il n'avait vraiment pas tenté de faire connaissance avec la nouvelle. Pire encore, il l'avait parfaitement ignoré. Ce n'était pas vraiment qu'il souhaitait tout savoir sur elle mais Harry avait réellement senti que la situation avait été particulièrement étrange durant ces quelques heures.
Mettant les parchemins sous son bras, il se promit de remédier à cela dès le lendemain… enfin, bientôt vu qu'il était censé se lever dans cinq heures. Arrivant dans le dortoir, il posa les documents près de son sac, retira ses lunettes et son uniforme avant de tirer le bas de son pyjama qui trainait sous son lit. A l'appel, il manquait le haut. Soit Pattenrond l'avait subtilement dévoré soit son sens du rangement avait encore frappé. Il lui fallut une dizaine de minutes avant de s'avouer vaincu dans sa recherche et de s'effondrer sur son matelas, tirant les rideaux.
Demain serait une bonne journée.
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- Donc tu vois, je considère que j'ai raison.
- Ah…
- La plupart du temps, j'ai comme l'impression que certaines personnes se croient tous permis. En sachant qui je suis, j'ai tout de même assez peu de mal à comprendre la logique dont ils font preuve.
- Peut être…
- Mais tu sais, même dans ses moments je comprends que la planète est peuplé d'une majorité d'idiots sans cervelle.
- Mmm…
- Et puis il y a…
- Drago, Théo ne t'écoute pas, lui signala Blaise adossé contre le mur.
Haussant un sourcil, Drago se tourna vers Théodore qui lisait son manuel de Défense contre les Forces du Mal sans lui accorder la moindre attention, hochant mécaniquement la tête à son discours. Pinçant les lèvres, il se tourna vers Blaise qui observait un troupeau de filles de troisième année passé à côté d'eux.
- Je le savais, lança-t-il sèchement. J'essayais de le faire parler.
- Et depuis sept ans, tu n'as toujours pas compris que tes histoires ne l'intéressent pas ? répliqua Blaise en ramenant son attention sur lui.
- J'essaye !
Mais à coté d'eux, Théodore ne tiquait pas, bien trop absorbé dans sa lecture pour ne serait-ce que lever les yeux vers eux, à croire qu'ils étaient bien trop insipides pour lui. Drago soupira, bien peu élégant, il fallait l'avouer mais Théodore était un cas désespéré pour lui. Il avait bien compris depuis des années que les Mangemorts, le Seigneur des Ténèbres et tous ces sujets l'irritaient et n'étaient que pour lui des bavardages insignifiants malgré que son père ait des opinions bien plus fermes sur le sujet. Il ne s'intéressait pas à cela, autant dire que parfois il y avait eu quelques tensions mais, depuis la fin de leur cinquième année et la chute de l'estime des Malefoy dans l'opinion public avec la capture du père de Drago et sa condamnation à Azkaban, le dialogue était plus facile entre eux… Enfin normalement.
- Mon cher petit Théodore, je sais que je t'ennuie mais tu pourrais au moins avoir la décence de faire semblant de m'écouter, lança Drago en attrapant son manuel pour lui écarter de devant le visage.
- C'est ce que je faisais, rétorqua celui-ci en le regardant un peu interloqué. Tu ne crois quand même pas que je parlais au Baron Sanglant ?
Derrière eux, Blaise venait de tendre ses points, un doigt levé en direction de Théodore, aucun pour Drago. A côté, Pansy et Daphnée étouffaient leur rire alors que le blond les foudroyait du regard pour qu'elles arrêtent immédiatement.
- Blaise, refais ça et je te fais bouffer ta baguette du mauvais côté, lâcha-t-il en mettant de côté toute la politesse dont il devrait faire preuve. Théodore.
- Quoi ? demanda celui-ci qui était reparti dans sa lecture.
- Epouse-moi.
Et Blaise leva un doigt pour Drago. Au vu du visage totalement ahuri de Théodore, c'était d'ailleurs assez compréhensible. Prendre l'ennemi à contre-pied, voilà qui était une de ses spécialités.
- Je plaisante mais tente la sociabilité, je suis sûr que ça te réussirait, le rassura Drago en lui remettant son livre devant le nez.
Il voulait bien ce qu'il pouvait pour entretenir une certaine relation avec lui mais il fallait au moins que Théodore y mette du sien. Se détournant de lui, un sourire apparut néanmoins sur ses lèvres en voyant le groupe de Gryffondors arriver pour rentrer avec eux en cours. Il allait enfin pouvoir s'amuser.
- Veuillez entrer, lança Teyrans en leur faisant signe de le suivre dans la classe. Je vous demanderais de poser vos sacs à l'entrée, nous allons faire un peu de pratique.
De mieux en mieux songea Drago en posant immédiatement son sac avant de se faufiler au premier rang là où les habituels pots-de-col étaient placés à savoir une belette, un castor et un porc-épic.
- Drago, tu fais quoi exactement ? marmonna Blaise derrière lui qui venait de bousculer Brown pour pouvoir l'approcher.
- Un peu de divertissement, répondit-il en souriant.
- Tu…
- Je vais vous demander à présent de vous mettre par groupe de deux et d'effectuer le sortilège dont vous deviez vous entrainer à la maitrise durant le week-end, coupa Teyrans en se mettant face à eux. Afin de rendre la situation plus crédible, votre partenaire devra vous attaquer mais en aucun cas de manière pouvant s'avérer dangereuse ou bien mortelle.
Oh oui, pour une fois Drago allait adorer ce cours. Voyant que Granger et Weasley partaient dans un coin de la salle en laissant Potter derrière, Drago s'avança immédiatement vers lui. Il aurait beau protester, le compte était juste, il l'avait toujours été et cela ne risquait pas de changer. Il allait faire vivre le pire cours de Défense contre les Forces du Mal à Potter.
- Qu'est-ce que tu fais ici, Malefoy ? lâcha subitement le brun qui venait de se retourner, manquant de peu de le percuter.
- Tu es tout seul, je viens m'occuper de toi, répondit dans un grand sourire alors qu'il rangeait soigneusement dans l'ordre tous les sortilèges qu'il allait utiliser contre lui.
- Il est hors de question…
- Mlle Colden, vous êtes seule ? lança la voix de Teyrans juste derrière eux.
Les yeux de Drago se figèrent soudain de stupeur alors que Potter pivotait immédiatement vers elle, lui attrapant le poignet pour la tirer aussi loin que possible de lui. Il avait manqué quelque chose… Non… tout était parfait… … … Il venait de se faire piquer Potter !
Il se tourna brusquement vers la paire qui avait pris place à des mètres de lui, le brun souriant comme un demeuré alors que cette pimbêche rougissait en bégayant. Il venait de voir tomber à l'eau son superbe plan, résultat il était là, planté au milieu de la pièce, la bouche entrouverte en train de foudroyer cette sale petite sotte qui n'avait pas été foutue de trouver un partenaire ! Au diable la bienséance, il était en colère et vraiment remonté !
- M. Malefoy…
- Quoi ? lâcha-t-il sèchement en se tournant violemment vers le propriétaire de la voix.
Ou comment se retrouver face à un professeur légèrement irrité par un comportement volontairement isolant.
- Je vais vous servir de partenaire, j'espère que vous trouverez dans cette situation l'occasion de montrer à quel point vous pouvez mieux utiliser votre baguette que votre humeur, déclara Teyrans en remontant ses lunettes sur son nez.
Mauvaise journée…
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Ce fut un cours terrible, ou bien plutôt ennuyant. En fait, Drago avait passé les premières heures de la matinée à fixer la nuque du brun à travers la salle, mâchouillant sa langue en se préparant déjà à sa vengeance. Il avait totalement oublié cette bécasse, cette nouvelle tellement peu expressive qu'il en venait normal d'omettre son existence. Mais il avait eu un tel enthousiasme à se savoir tourmenter Potter tout du long que cet échec avait un goût amer dans sa bouche.
- Je te trouve assez bougon, lança Blaise en se servant des légumes.
- Occupe-toi de tes affaires, rétorqua sèchement Drago alors que la cuillère frappait violemment le fond de son assiette.
Même après que le cours fut terminé, sa mauvaise humeur atteignait toujours des sommets. Il avait vu cet idiot de Potter sourire de soulagement en quittant la salle, ce sale petit sourire niais qui aurait du être un rictus de dégoût et de colère à son encontre après une longue torture minutieuse de sa part. Tous ses plans étaient tombés à l'eau en quelques secondes.
- Tu t'es fait avoir, ça arrive, accorda Blaise.
- Pas à moi, lança-t-il en pivotant brusquement vers lui. Je réussis toujours ce que j'entreprends et je ne me laisse pas voler mes jouets !
- Potter n'est pas un balai miniature, intervint Théodore en quittant ses petits-pois des yeux.
- Au vu de ses cheveux, c'est un point sur lequel on peut encore débattre, répondit Blaise en faisant rire Millicent à côté de lui.
- Quoiqu'il en soit, déclara Drago d'une voix plus claire pour ramener toute l'attention sur lui. Il est hors de question que je laisse cela passer.
- Ce n'est pas la fin du monde, marmonna Théodore en remuant vaguement du bout de sa fourchette ses petits-pois dans un crissement.
- Parle pour toi ! Je veux m'occuper de lui et il est hors de question que je sois de nouveau laissé à l'abandon avec un prof dérangé !
- Teyrans n'est pas cinglé, releva Blaise en haussant un sourcil.
Pour seule réponse, il lui lança un regard noir, préférant retourner à son assiette. Il se vengerait de cette humiliation, il le jurait !
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Et l'occasion se présenta dans l'après-midi même. C'était une journée de cohabitation et ce fut avec le plus grand plaisir que Drago accueillit la silhouette de Potter devant la porte des cachots.
- Je suppose que je ne te garde pas de place, hasarda Blaise en le voyant remonter son sac sur son épaule, prêt à cibler son objectif.
Drago lui accorda un grand sourire, se mettant immédiatement à rentrer dans la salle dès que les portes furent ouvertes. S'il n'avait pas pu être satisfait le matin, il ferait en sorte que l'après-midi soit un instant de jouissance interminable, foi de Malefoy.
Se faufilant à nouveau entre les élèves, il fit signe à Théodore, Blaise et Pansy de prendre la plus grande table, empêchant le club des Trois de s'en emparer. Attentivement, il observa le manège des Gryffondors pour s'installer, suivant discrètement Potter qui se séparait de ses lèches-bottes. Il était seul, il n'y avait personne autour de lui, il était obligé de se mettre au premier rang. Son sourire s'agrandit… il allait s'amuser comme un petit fou.
Son regard s'obscurcit soudain en voyant que la seule autre personne encore debout était de nouveau la nouvelle et qu'elle se dirigeait vers la place qu'il désirait tant. Oh non ! Traversant rapidement les rangs, il se hâta de jeter son sac sur la table au moment même où elle arrivait devant la chaise. Potter se tourna vers lui, une mine à la fois interrogative et surprise sur le visage alors que la nouvelle le dévisageait.
- C'est occupé, lâcha-t-il en rejoignant son sac.
- Tu te fiches de moi ? répliqua Potter qui s'était arrêté de déballer ses affaires.
- Pousse toi de là, lança Drago en faisant signe à la nouvelle de se pousser.
- Je n'ai pas envie de t'avoir à côté de moi, rétorqua-t-il. Kate, reste ici.
- Comme c'est mignon, dit le blond en souriant tout en s'asseyant. Kate, c'est ça ? Va-t-en.
Face au regard meurtrier que lui lança Potter, il continua de sourire, commençant déjà à savourer son plaisir de le tourmenter.
- Malefoy, dégage de là avant que je…
- Puis-je savoir ce qu'il se passe ? coupa la voix glaciale de Rogue.
La classe entière se tourna vers eux, Drago sortant calmement les affaires de son sac.
- Mlle Colden, que faites-vous debout ? demanda-t-il.
- Malefoy a…
- Taisez-vous, Potter ! Elle a une bouche à ce que je constate ! Mlle Colden, allez avec Thomas, immédiatement.
Si Potter se retenait de répliquer tout en s'asseyant brutalement, Drago secoua la main pour faire un signe d'adieu à Colden qui s'en allait au fond de la classe (à noter qu'il avait enfin réussi à se rappeler de son nom).
- Alors, content de m'avoir ? demanda-t-il dans un murmura alors que Potter sortait ses cours.
- Si je te noie dans mon chaudron, ce sera le signe de ma joie ? répliqua Potter en ouvrant violemment son manuel.
- Comme c'est adorable…
- Tu…
- Potter, taisez-vous !
Harry dévisagea Malefoy dans une grimace de dégoût, ignorant Rogue qui était juste en face de lui. Premier rang avec la fouine pour voisin, il allait commettre un meurtre. Et puis pour quelles raisons cet idiot sans cervelle tenait-il donc tant à passer la journée avec lui ? D'abord le matin, puis maintenant, il tenait à l'épouser ? Harry jura tout en sortant ses ingrédients, il n'appréciait pas du tout le petit sourire narquois que le Serpentard avait sur les lèvres, encore moins le regard lubrique qu'il portait à son chaudron.
Et il avait eu raison de s'inquiéter car les heures qui suivirent furent de la torture pour le Gryffondor qui devait tout de même se vanter de son endurance et de sa résistance face à l'ennemi. Jamais encore, il n'avait eu une telle envie de l'étriper et de se servir de ses viscères pour redécorer les cachots.
- Je te sens crispé, marmonna innocemment Malefoy en lui jetant un regard en coin.
- Retire ta baguette de là et je le serai moins, lâcha-t-il sèchement.
Et le sourire sur les lèvres que Serpentard s'étira encore un peu plus, enfonçant un peu plus profondément le bout de sa baguette entre ses côtes tout en la tournant. Pour faire simple, Harry ne savait pas du tout d'où lui était sortie l'idée lumineuse de vouloir faire de lui un morceau de viande sur une brochette. Il avait commencé, subtilement, mais surement, à glisser sa baguette derrière son bras avant de brusquement passer à l'attaque. Si son cri de surprise fort peu élégant avait au moins eu l'effet d'amener toute l'attention sur eux, Rogue lui avait immédiatement retiré des points et ignoré le problème. Maintenant, cela faisait dix minutes qu'Harry sentant une brûlure cuisante se faire entre ses côtes. Si Harry avait besoin de ses deux mains pour faire correctement la potion, Malefoy ne s'embarrassait absolument pas de cela.
- Je t'ais dit de l'enlever de là ! lança Harry en se décalant d'un pas, chose ridicule car il commençait à faire le tour de la table.
- Mais bien sûr, approuva-t-il en faisant un pas sur le côté à son tour.
Il voulait la briser. Un seul coup de coude et Harry était certain de pouvoir réduire en miette la baguette de Malefoy. Mais s'il cédait à la tentation, il était certain d'avoir des retenus jusqu'à la fin de l'année, voire pire. Cette salle petite fouine commençait sérieusement à lui taper sur les nerfs, pire encore, il voulait la voir empaler et brûler en place public.
Effectuant un nouveau pas sur le côté pour s'éloigner définitivement de lui, il s'arrêta soudain en percutant quelque chose. La chose en question avait des yeux noirs qui le foudroyaient sur place, pinçant les narines en le voyant.
- Sans doute voulez-vous ma place ou intervenir devant la classe pour tant vouloir quitter votre siège ? supposa-t-il d'un ton glacial.
- Je ne…
- Fermez-là et retourner sur votre chaise !
Harry ouvrit la bouche pour répliquer mais s'arrêta soudain en voyant Hermione secouer négativement la tête à son intention. Il n'allait tout de même pas s'écraser et jouer les martyres jusqu'à la fin du cours ? Faisant aller et venir son regard entre les yeux froids de Rogue et ceux pétillants de joie de Malefoy, ce fut la mort dans l'âme qu'il regagna sa place, grimaçant de nouveau en sentant la pointe de la baguette revenir à sa place.
- Très obéissant, constata Malefoy en remuant nonchalamment son chaudron. Si je te donne un sucre, tu remueras la queue si tu es content ?
Il frappa brutalement dans son mortier en l'entendant, hésitant d'y mettre également le crâne peroxydé pour lui faire profiter de son humeur.
- Va crever… siffla-t-il.
- Rien n'a remué, constata Malefoy en haussant un sourcil.
Et Harry attrapa son mortier pour lui lancer au visage, le blond se baissant immédiatement alors que le projectile passait au-dessus de sa tête pour venir tomber dans le chaudron de Bullstrode.
- Cinquante points en moins pour Gryffondors et une semaine de retenues, Potter ! aboya Rogue alors que Malefoy était plié de rire sur son bureau ce qui l'agaça encore un peu plus.
- Mais ce sale petit…
- Deux semaines de retenues ! corrigea rogue. Vous voulez peut être aussi exclu pour agression physique et verbale envers un élève ? !
Harry se retint de justesse de répondre. Celui qui l'agressait depuis le début du cours s'était Malefoy, pas lui ! En plus, ce n'était même plus une agression mais de la torture. Il aurait beau se plaindre, cette satanée chauve-souris sexagénaire ne prendrait jamais son parti, pire encore, il ne ferait que profiter de toutes les situations pour lui faire du tort.
- Retournez travailler, ordonna Rogue en partant en direction Bullstrode qui tentait en vain de calmer son chaudron qui crachait de l'écume.
Si Harry avait un peu plus de cran, il serait parti immédiatement du cours mais ces deux semaines de retenues, c'était déjà trop pour l'emploi du temps qu'il devait subir et ce fut dans une colère noire qu'il se tourna à nouveau vers son chaudron, Malefoy pleurant de rire sur la table à côté de lui. La situation n'aurait pas pu être plus catastrophique. Harry le haïssait, au que oui il haïssait ce type qui ne voyait rien d'autre dans sa vie que la joie de le torturer à chaque instant.
Il ne le comprenait pas, pire encore, il ne cherchait même pas à comprendre ce qui pouvait bien se passer dans la tête du blond. Il était juste en colère d'être ainsi humilié non seulement par Malefoy mais aussi par Rogue qui en rajoutait une couche. Il était quoi exactement ? Harry Potter le Saint martyr ? Cette formulation était ridicule, et elle aurait sonné encore plus faux dans la bouche de Malefoy si jamais l'envie lui aurait pris de la crier à tue-tête dans les couloirs du château. Il le haïssait, il le haïssait…
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- Arrête de bouger, Harry !
- Tu me fais mal !
- C'est le but, triple idiot ! Tu veux peut être finir avec une gangrène ?
Allongé sur le canapé dans la salle commune, Harry offrait un bien piètre spectacle. Ayant retiré sa cape, sa veste et sa chemise, il ne lui restait plus rien sur le dos et s'était en mâchouillant violemment sa langue qu'il parvenait à garder son calme alors qu'Hermione se chargeait de le soigner. « Pas assez de lumière dans le dortoir »… non mais elle était une sorcière bon sang ! Même avec cet argument, elle lui avait sorti que l'hygiène devait être un minimum à revoir pour ne serait-ce qu'envisager de faire le moindre pansement dans leur dortoir.
- Tu es certaine que tu ne devrais pas voir Pomfresh ? demanda Lavande assisse à une table tout en l'observant songeusement.
- Et il va lui dire quoi ? « Malefoy est un méchant garçon et puis Rogue n'est qu'un pauvre type qui ferme les yeux lorsqu'il est entrain de me brûler », hasarda Ron en la faisant plisser les sourcils en l'entendant s'adresser à elle. Si Harry veut doubler ses retenues, c'est en effet la bonne façon.
- Quoiqu'il en soit, il ne t'a pas loupé, dit Parvati tandis que Lavande dévisageait Ron d'un œil noir.
Et c'était dans ces moments là qu'Harry envisageait sérieusement une carrière de nudisme. A part le bas, il ne lui restait rien et comme il était un peu la bête de foire en ce moment, c'était tous les Gryffondors qui profitaient de la scène. Enfin, Colin s'était donné pour but de refaire un calendrier et le mitraillait avec son appareil tandis que certaines filles gloussaient à l'autre bout de la salle.
- Aïe ! lâcha-t-il en sentant un pincement entre ses côtes.
- Ne bouge pas, répéta Hermione.
Plus facile à dire qu'à faire, penchant sa tête, il regarda la marque noirâtre qu'il s'étalait sur une bonne partie de son côté droit. Malefoy ne l'avait pas loupé, mieux encore, il était certain de devoir vivre avec ça durant encore plusieurs jours. Même si Hermione était douée en magie, ce n'était pas pour autant qu'elle pouvait le guérir aussi vite que Pomfresh mais, comme l'avait dit Ron, ce n'était certainement pas en aillant la voir que cela allait s'arranger.
- Tu devrais manger un peu plus, marmonna Hermione en commençant à mettre le bandage.
- Ravi de savoir que tu préfères regarder ailleurs, plaisanta Harry.
Et il reçut un coup simultané de Ron et Hermione. L'une peu amusée par la plaisanterie et l'autre n'appréciant pas du tout le sous-entendu.
- Je dis juste, qu'au vu de ta taille, il te faudrait autre chose que de la peau sur les os, dit Hermione.
- C'est du muscle, rectifia Harry en se redressant.
- Tu m'en diras tant, marmonna-t-elle en appuyant sur la blessure ce qui l'obligeait à se rallonger convenablement. Moi je dis que tu as trop grandi pendant les vacances et que tu n'as pas assez mangé pour compenser le problème, résultat, on dirait un anorexique.
A préciser qu'elle exagérait légèrement. Il se savait maigre, ce n'était pas une grande nouvelle puisque cela était le cas depuis ses sept ans, mais tout de même il y avait une différence entre avoir un poids léger et ressembler à un squelette.
- Bonjour, Harry !
La voix aigüe s'était élevée d'un groupe de filles de cinquième année qui avait enfin décidé de quitter leur coin pour passer près du canapé sur lequel il était étendu.
- Euh… bonjour, répondit-il en croissant le regard de la jeune fille brune qui lui faisait un grand sourire.
- J'espère que tu te soigneras bien vite, dit-elle en lui faisant un grand signe de la main avant de s'éloigner tandis que ses compagnes pouffaient de rire.
- Merci…
Il y eut un grand moment de silence durant lequel Harry ne quitta pas l'entrée du dortoir des filles du regard avant de se tourner vers Hermione.
- C'est qui ?
Celle-ci haussa un sourcil à la question, apparemment assez surprise de l'entendre lui demander une telle chose.
- Romilda Vanes.
Romilda Vanes… Romilda… étrangement ça lui disait quelque chose.
- Ce n'est pas la fille qui a tenté de donner un philtre d'amour à Harry ? hasarda Ron.
- Philtre d'amour ? répéta Kate qui était assisse à côté en lisant la Gazette, relevant soudain les yeux.
- Si, c'est cette tarée de Romilda, affirma Ginny qui était restée assisse sur l'accoudoir du canapé depuis le début de la séance de torture d'Harry. D'ailleurs, je continuerais à faire attention si j'étais toi, ajouta-t-elle en le dévisageant. Ce n'était pas parce que c'est malencontreusement tombé sur Ron l'année dernière qu'elle va aussi facilement abandonner à mon avis.
- Pourquoi ça m'arrive à moi ? se lamenta Harry en se plaquant les mains sur le visage alors qu'Hermione achevait son magnifique bandage. A croire que je n'ai pas déjà assez de problèmes comme ça, il faut qu'une dégénérée me court après.
- La gloire, répondit Ron. Tu ne peux pas aller contre ton destin. Tu te fais prendre pour cible par les filles aux tendances plus que douteuses et même Malefoy s'y met.
D'une main, Harry attrapa le coussin qu'il avait sous sa tête et le balança sur Ron qui se baissa juste à temps pour éviter le projectile.
- Mais il a raison, le défendit Seamus alors que Ron était plié en deux à force de rire.
- Le premier qui rajoute quoique ce soit, je l'égorge sur le champ, coupa Harry en menaçant tous ceux autour de lui d'un regard noir fort peu convainquant car, au contraire, tous semblaient bien partis pour se moquer de lui encore longtemps.
Drago attaquera-t-il à nouveau Harry ? Celui-ci parviendra-t-il à continuer de conserver son calme ? Romilda Va,es va-t-elle repasser à l'action ?
Vala, je suis à jour maintenant :)
