Titre : Dog vs Master .

Par mamsailes .

Béta : Naru-chan

Ratting : M

Chapitre : 2

Merci beaucoup beaucoup pour les reviews ! Je vous rassures cette histoires est loin d'être finie. La relation entre Matt et Mello vas énormement évoluer encore, et puis ne vous ais-je pas promis un lemon xP ?

Marqeur indélébile

Cours, toujours plus vite. Fonce Matt, ne stoppe pas le rythme effréné de tes enjambées. Tu trouves enfin un placard ouvert et t'y engouffres. La grotte secourable, mais tellement sais qu'elle est traîtresse ta roche prêtresse, faite de contre plaqué et de poussière entassée. Et toi, enfant de la terreur-silence, tu te tasses à ton tour dans les coins, espérant ne pas trop vite être balayé. Et puis il n'est même pas là, ils jouent et savent que ça leur vaudra une colère noir chocolat. Mais on ne refrène pas une envie de chasse à l'enfant.

Alors eux, ils courent en riant aux éclats, sifflant, appelant. Sensation de déjà vu ? Le gamin pixel ferme très fort les yeux, et il s'imagine. Enfant fuyant et angoisse, devient l'enfant lune. Il se voit sortir avec une grande lance, illuminant les yeux des méchants sorciers. Et un par un ils les transperce, les éventre en rigolant jusqu'à l'asphyxie face à leurs cris et leurs suppliques. Leur accordant la grâce en échange d'une soumission totale. Le sourire sadique du petit rouquin, s'étend alors sur ses lèvres. La poussière qui souri. Et puis à force d'oublier les loups en se concentrant sur d'autre forêts, le chaperon s'est fait trouver...

Ils le tirent avec une joyeuse violence hors de sa cachette de ténèbres exiguës. L'empoignent avec véhémence au bras, le tirant jusqu'aux toilettes un peu plus loin. Une fois tous enfermés à l'intérieur, isolés du reste des importuns spectateurs extérieurs, le Cirque peut enfin débuter. Premier show ? Le chien savant. Il fait le beau sans gaieté, dents crispés et tête baissée. Puis il stoppe ses geste, non il ne bougera pas plus pour vous. C'est à lui qu'il fait son spectacle, pour qui le jeune orphelin se roule au sol en remuant la queue. Aberration, ce cleb's ose leur refuser un divertissement, à eux pauvres enfants abandonnés, si seuls, si tristes. Méchant chien.

Une idée germe soudain, il se rebelle ? Fort bien, ils vont se charger de lui rappeler sa place. On explose le rasoir contre le carrelage blanc bien brillant, nettoyé chaque matin avec de la bonne eau de Javel. Tiens, tiens, mais se sera un super désinfectant après coup ça non ? Matt lui, a ouvert de grand yeux, la peur revient s'infiltrait en serpent pernicieux et le fait reculer. Rampant en arrière, secouant la tête dans un refus de bête traquée. Pourtant plusieurs le bloque, face au mur froid et dur. Glacial comme ces mains de roche solides et impitoyable, qui lui retire ce tee-shirt qui apparemment serait superflu. Et puis il y a la douleur. Celle-ci n'attend pas une seconde, l'assaille tout de suite, fulgurante et brûlante. Le froid métallique qui s'enfonce dans sa chair le brûle. Comme un tisson brûlant qui fend sa peau. Tatouant à coup de hache miniature son omoplate. Et le sang, liquide roulant de lave sur la montage du dos, dévalant les vallons de sa colonne vertébrale. Même les larmes qu'il n'a pu contenir semblent en fusion contre son visage, pâli de mal. Fantomatique, l'enfant lune à sa lance qui lui glisse des doigts. Il va pour la ressaisir, lorsque tous sont figés par un bruit caractéristique. Le cacao qui craque. Voici le gamin soleil, et la lune se fendille pour redevenir poussière, sale et sombre.

L'orage ravage les yeux bleus de bel été. Puis ils se cristallisent dans un cercueil de glace bleutée et toisent les chasseurs d'astre de nuit poussiéreux. Mello jauge lentement et minutieusement la scène, chaque enfant qui a osé s'amuser avec son jouet, l'omoplate sacrifiée de son chien. Soupir, las et agacé. Ce soupir qui bloque la respiration de chacun. Et Matt pense, qu'il peut bien avoir toutes les lances du mondes et des milliards de serviteurs à ces pieds. Il rampera toujours face à son maître. Bon chien.

・Il est à moi ! Tous ceux ici qui on osé marquer mon chien, auront tous intérêt à se faire minuscules et possesseur ce chocolat !

Des paroles mi-tyranniques, mi-enfantines. Dites d'une traite sur un ton sans répliques, le soleil ordonne au jalouse étoiles qui ne brillent que face à la lune. Chacun hoche la tête. Alors le blond s'avance, à part mesurer de dictateur rempli à rabord de confiance. Et arrache d'un geste sec la lame ensanglantée à une main tremblante. Il observe avec attention, puis déchiffre le mots au lettres carmines. Il s'avance et implacable, pose une main ferme contre une épaule du rouquin. Lui totalement immobile, n'ose plus bouger un cil. Et même lorsque la douleur revient lui consumer la chair, lui se délecte du touché frais et satiné de ses mains, lui tordant l'épaule. Mello se redresse ensuite, observant son oeuvre avec un sourire en coin appréciateur. Puis d'une voix sèche aux accents crémeux et cristallin d'enfant, il s'adresse à l'assemblée de fidèles.

・« Bon Chien » ; Et pas « Chien » tous seul bande d'abrutis décérébrés.

Il fait rouler la lame entre ses doigts, la scrutant; songeur. Alors qu'un sourire emplit de joie malsaine naît sur ces lèvres, caressant, distraitement, les douces mèches rouge-brasier, il murmure.

・Sympa ce marqueur, je le réutiliserai …

Un bon chien mérite un beau tatouage .

A suivre....

* se cache sous son bureau *