Blabla de l'auteur : un peu plus d'action en 2e année.

Au feu les aurors, la maison qui brûle

2e année : Feu Vert

En deuxième année, la petite sœur de Ron arriva à Poudlard. Harry la trouvait mignonne mais la réciproque ne semblait pas trop plaire à la petite princesse Weasley. Visiblement elle s'était brodé des fantasmes de prince charmant en écoutant les histoires où Harry Potter avait défait le terrible Vous-savez-qui. Et elle avait été très déçue quand il avait commencé à fréquenter le Terrier, de découvrir que son courageux prince Gryffondor était un petit garçon timide qui semblait avoir son âge, idolâtrait Ron et Neville, et avait une passion étrange pour les cheveux de Ginny. Ginny aurait voulu qu'il joue le chevalier venant la délivrer du méchant dragon, pas qu'il lui propose de la coiffer avant de l'abandonner pour écouter Charlie se répandre en compliments sur les dragons. C'était bien d'un pire-au-mane de trouver adorables des bestioles caractérielles crachant le feu.

C'est donc une Ginny désabusée qui salua poliment Harry. Elle avait définitivement abandonné ses rêves quand il avait été réparti à Poufsouffle. Au moins il était gentil et était un bon ami pour Ron. Neville aussi. C'était agréable de connaître au moins deux garçons un minimum respectueux avec les filles. Même si elle n'aimait toujours pas le regard fasciné qu'avait Harry en observant ses cheveux roux. Pourvu que ce ne soit pas parce qu'elle lui rappelait de vagues souvenirs de sa mère. C'était déjà assez que son ex-héros soit un petit garçon timide, elle ne voulait pas en plus se retrouver à le materner !

Autre changement, le professeur Quirrel avait démissionné après seulement un an d'enseignement, traumatisé par les blagues de Fred et Georges. Mais comme ça faisait des années qu'un professeur de Défense contre les Forces du Mal n'avait pas tenu plus d'un an, les jumeaux ne furent pas punis trop sévèrement, juste assez pour les convaincre de ne pas s'attaquer au nouveau professeur. Dommage parce qu'Harry n'avait pas du tout envie de supporter Lockart plus d'un an. Lui qui n'aimait pas être sur le devant de la scène et était heureux que les Poufsouffles l'ait laissé tranquille - après un petit rappel à l'ordre du préfet Cédric - en première année, Lockart semblait malheureusement penser qu'il appréciait d'être sous les projecteurs avec lui. Enfin plus probablement que ce que pensait Harry ne l'intéressait nullement et qu'il voulait juste se vanter d'avoir enseigné à Harry Potter. En attendant ses livres étaient remplis d'incohérences et contredisaient ce que leur avait appris Hagrid sur certaines créatures.

Et si l'incident des lutins de Cornouailles fut hilarant - enfin sauf pour Neville - l'incompétence du soit-disant super-défenseur s'avéra plutôt inquiétante quand des gens commencèrent à se faire mystérieusement pétrifier. Vu que la légende de la chambre des secrets parlait d'un monstre, le quatuor Gryffondor-Poufsouffle décida de faire des recherches sur les animaux magiques qui pétrifiaient les gens. Mais les résultats de leurs recherches n'étaient guère concluants. Après l'arrestation d'Hagrid - et non ils n'allaient pas aller interviewer des acromentules dans la forêt interdite, être amis avec Hagrid ne suffirait sûrement pas à effacer leur valeur nutritionnelle - ils refirent le point sur tout ce qui s'était passé d'étrange depuis le début de l'année. Il y avait eu le massacre des coqs d'Hagrid, le message sur le mur écrit par quelqu'un d'un minimum humain, et maintenant ils constataient que les araignées fuyaient le château. Du coup ils devaient trouver une créature qui craignait les coqs, mangeait vraisemblablement des araignées et pouvait obéir un minimum à un humain.

Et qui pouvait vivre longtemps, la chambre n'avait-elle pas été ouverte il y a 50 ans ? En faisant un... mort ? Attendez, les trois victimes actuelles avaient été pétrifiées, pas tuées. Décidément c'était pas un mystère évident à résoudre. Et l'école risquait de fermer si on passait des pétrifications aux morts. Quoique la chambre semblait avoir été refermée après le premier mort la dernière fois, mais rien ne garantissait la même chose cette fois-ci et puis c'était pas réjouissant. Si seulement ils avaient réussi à résoudre l'affaire la première fois. Mais si seule la victime avait vu son agresseur, on n'y pouvait rien. Les morts ne parlent pas. Sauf les fantômes. Hannah sursauta. Et si l'élève tué autrefois était devenu un fantôme ? Ron objecta que les aurors l'auraient sûrement interrogé. Sans doute, mais ça valait la peine de vérifier. Après tout, Hannah connaissait une élève morte qui hantait Poudlard : Mimi Geignarde. Elle ne savait pas depuis quand mais le fantôme était connue pour geindre et inonder les toilettes des filles du 2e étage.

Le petit club d'enquêteurs gagna donc le lieu préféré du témoin potentiel - avec réticence pour le 3/4 masculin d'entre eux. Heureusement Mimi était là et s'avéra plutôt flattée qu'on s'intéresse à elle pour une fois. Ils purent donc ajouter à leur profil du tueur qu'il avait de grands yeux jaunes qui tuaient à priori par le seul regard. Mais au fait, est-ce que la pellicule de l'appareil photo de Colin n'avait pas justement cramé ? Et si Colin était pétrifié parce qu'il avait vu les yeux à travers l'appareil photo ? Ou à travers Nick qui lui était un fantôme alors... Et la chatte de Rusard ? Et bien ça c'était passé à côté et Mimi avait inondé les couloirs ce jour-là, non ? Elle avait dû voir le reflet des yeux dans l'eau. Ça se tenait. Quelque soit cette créature, il fallait éviter de croiser son regard. Mais pas évident si elle surgissait pas surprise au détour d'un couloir. Hannah proposa d'utiliser son miroir pour sécuriser les intersections à prendre.

Comme c'était l'heure du club de botanique, Neville et Hannah décidèrent de s'y rendre, laissant Ron et Harry aller rapporter les progrès de leur enquête à la directrice. Neville leur prêta son miroir vu qu'ils n'en avaient pas. C'est avec un sérieux digne d'un aventurier perdu dans un labyrinthe de toiles d'araignées géantes que Ron et Harry progressèrent jusqu'au bureau de McGonagall, qui par chance s'y trouvait. Après les avoir écouté, la directrice eut à peine le temps de les tancer pour avoir pris des risques qu'elle fut appelée à l'infirmerie. Elle ordonna aux deux élèves de la suivre, préférant ne pas les laisser traîner dans les couloirs, et puis Mme Pomfresh aurait peut-être l'utilité d'écouter leurs informations. Seulement les deux nouvelles victimes se trouvèrent être Neville et Hannah, pétrifiés avec un miroir dans la main. Dire que s'ils n'avaient pas eu l'idée, ils seraient peut-être morts à l'heure qu'il est !

Les professeurs se réunirent pour discuter du problème et celui de Soins aux créatures magiques identifia la créature grâce aux indices rassemblés par le quatuor : un Basilic. Tout concordait, entre le regard tueur, les coqs massacrés et l'obéissance à Salazar Serpentard et à son héritier, du fait qu'il s'agissait d'un serpent et que la lignée de Salazar était la seule à parler fourchelangue. On mit au courant le service des aurors et la directrice convoqua tout le monde dans la grande salle. Maintenant que la menace était identifiée et qu'ils savaient qu'elle aurait dû s'avérer mortelle n'était le hasard bienheureux, l'école allait devoir être évacuée le temps qu'on trouve la bête. En espérant que l'enquête permettrait d'identifier le meneur. Seulement, un Rusard retardataire - il vérifiait qu'il ne restait pas d'élève dans les couloirs - accouru pour annoncer une terrible nouvelle, le message qu'il avait difficilement nettoyé - écrit avec du sang, vous pensez - avait été remplacé par un autre, terrifiant : un élève avait été enlevé et son corps reposerait à jamais dans la chambre.

Le brouhaha des élèves paniqués s'interpellant fut bientôt fendu par un cri. En-dehors des élèves déjà pétrifiés, Ginny Weasley était la seule élève manquant à l'appel. La mort dans l'âme, McGonagall décréta l'évacuation immédiate des élèves vers la gare de Pré-au-lard. Les elfes de maison s'occuperaient de renvoyer les bagages. Alors que la foule tremblante se mouvait les yeux à demi-fermés pour gagner les portes du grand hall, un Ron éteint se ralluma soudainement et s'échappa à la faveur d'un couloir transverse, Harry tenta de le rattraper mais n'y parvint qu'à demi-mort d'essoufflement une fois que Ron se fut stoppé devant le message funeste, tremblant de rage. Avant qu'Harry trouve quoi lui dire - en plus de retrouver le souffle pour le faire - Ron pivota pour gagner les toilettes de Mimi Geignarde, qui étaient juste à côté, l'appelant avec désespoir. Le fantôme passa au travers d'une cabine et sous les questions de Ron, avoua avoir vu Ginny passer, mais seule, et descendre dans un trou après avoir fait s'écarter les lavabos en prononçant un mot imprononçable.

Ron se mit alors à jeter des sorts d'explosion, détruisant petit à petit les lavabos. Harry lui prêta main forte et bientôt il découvrirent le fameux trou. Maintenant ils feraient mieux de prévenir les aurors qui avaient dû arriver. Mais Ron se jeta dans le trou sans plus réfléchir et Harry le suivit pour ne pas le laisser seul face au danger. Heureusement le sol n'était pas trop loin. Un lumos leur permit de voir où il mettait les pieds - sur des squelettes de petits animaux, beurk, mais c'était mieux que des toiles d'araignées. Ils arrivèrent à une porte ornée de serpents. Devant l'absence de mécanisme d'ouverture, Ron décida de continuer comme il avait commencé : à l'explosif. Harry essayait de le conseiller pour le faire de manière efficace mais son ami était un peu trop désespéré pour l'écouter. Au final ils réussirent à faire un trou à côté de la porte, celle-ci étant fortement ébréchée mais tenant toujours bon. Alors que Ron reprenait son souffle après s'être époumoner sur ses sorts, Harry jeta un œil avec le miroir de Neville.

A priori la voie était libre. Mais le fracas des pierres explosées et rebondissantes qui se calmait reprit, alors que des pierres commençaient à tomber du haut de l'ouverture qu'ils avaient pratiquée. Harry bondit en avant pour les éviter, juste à temps avant que ça s'effondre en masse. Quand la poussière retomba, un mur de débris avait bouché le passage. Des appels le rassurèrent sur l'état de Ron. Vu la situation, Ron proposa de déblayer de son côté - de manière plus calme et intelligente cette fois-ci - pendant qu'Harry irait voir s'il pouvait retrouver Ginny. Peu rassuré, Harry accepta tout de même. S'il y avait la moindre chance de sauver Ginny, ce n'était pas le moment de lui prouver qu'il n'avait rien à voir avec un héros Gryffondor. Au moins c'est lui qui avait le miroir.

Un Harry tremblant arriva finalement dans une grande salle - avec des serpents géants sculptés partout, comme c'est original - où il aperçut le corps de Ginny au sol. Il se précipita à ses côtés et, lâchant sa baguette, entrepris de lui prendre le pouls. Il soupira de soulagement quand il sentit qu'il battait. Mais Ginny était très pâle et sa peau plutôt froide. Et elle n'était pas figé comme les autres victimes. C'est alors qu'il vit quelqu'un ramasser sa baguette aux limites de son champs de vision. Se tournant, il découvrit un élève de Serpentard plutôt âgé dont le visage ne lui disait rien. Alors qu'il le questionnait sur son identité et lui demandait de lui rendre sa baguette, il s'aperçut que le jeune homme était légèrement transparent. Il fut horrifié d'apprendre qu'il faisait face à un souvenir de Voldemort, qui prenait petit à petit vie en volant celle de Ginny. Et Ginny n'était pas la seule sur la liste comme Voldy junior décida de venger son lui-futur-actuel en tuant Harry. Ou plutôt en ordonnant au Basilic de le tuer.

Quand il vit le serpent géant se précipiter vers lui, Harry paniqua et tenta vainement de se protéger avec ses bras. L'angoisse de la mort certaine réveilla cependant ses vieux réflexes et une boule de feu géante jaillit plus ou moins de ses paumes. C'est donc un steak de basilic cramé qui s'abattit sur le sol - à deux longueurs de parchemin du corps de Ginny, elle l'avait échappé belle. Tom en resta sidéré avant de rentrer dans une rage folle - visiblement, malgré plusieurs victimes pétrifiées au lieu de tuées, il n'avait pas encore compris que quand on veut quelque chose, il vaut souvient mieux le faire soi-même - et de pointer la baguette d'Harry contre son maître. Cependant un Harry aux nerfs à vif - surtout ceux des paumes - renvoya une vague de feu dans sa direction. Et si elle traversa sans dommage les jambes fantomatiques, elle toucha pleinement le journal abandonné au sol juste derrière. Le souvenir se tordit en hurlant alors qu'il se désagrégeait. Harry se boucha les oreilles jusqu'à ce qu'il soit entièrement réduit en poussière - le souvenir, quoique le journal était un peu dans le même état. Harry put récupérer sa baguette - heureusement que sa magie n'avait pas tiré assez haut pour la toucher - et constata avec soulagement que Ginny reprenait des couleurs.

Quand Ginny eut repris des forces - et qu'il lui ait assuré qu'elle devait sa survie à sa pyromanie incontrôlable et à la tête brûlée de son frère - il prirent le chemin de la sortie où ils retrouvèrent Ron qui avait réussi à dégager un passage. Ils gagnèrent l'entrée de la chambre des secrets où ils appelèrent Mimi Geignarde à la rescousse. Celle-ci eut la gentillesse d'accepter de prévenir les professeur, plutôt que de les laisser mourir de faim pour qu'ils viennent lui tenir compagnie. Pour la première fois depuis longtemps, Poufsouffle remporta la coupe des quatre maisons grâce aux points attribués à Harry pour son courage digne de Gryffondor. Harry évita de signaler que c'était plutôt sa peur qui l'avait sauvé. Et il se consola tout l'été en se rappelant le visage réjouit de ses camarades alors qu'il dût revoir son psychomage pour reprendre le contrôle de sa pyromanie. Il se serait cru de retour dans le passé alors que le claquement surprise d'un volet mal fermé suffisait à lui faire produire des étincelles. Comment Salazar avait-il pu penser que mettre un serpent géant dans une école soit approprié ?

A SUIVRE

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Iroko