NDA : BONNE ANNÉE ! ^^
Je sais que ça ne fait pas une semaine depuis le dernier chapitre mais au vu de l'avance que j'ai pris dans l'écriture je publie la suite plus tôt !
Bonne lecture !
Ils étaient libres ! C'était une sensation étrange que d'avoir son propre corps.
Bien que tous différents, une même question leur traversait l'esprit. Leur dernier souvenir était loin d'être rassurant. Le patron se rappelait de son dernier acte, prendre le contrôle du corps de Mathieu pour provoquer ce taré. Les autres assistants à la scène pétrifiés.
Tous avaient sentit la balle, alors pourquoi n'étaient-ils pas mort ? Où étaient-ils ? Où se trouvait leur créateur ?
Le plus jeune brisa en premier le silence
"On est où ? Dites, on est pas..."
Il ne finit pas sa phrase mais chacun en avait compris la fin. La réalité semblait néanmoins trop dure accepter.
Le geek fondit soudain en larme. Les autres se sentant impuissant, ne faisaient que le regarder.
"Ma... Mathieu... Il... Il est...mort. Sanglota l'enfant
- Dit pas de conneries gamin !"
Celui qui venait de s'exprimer était la personnalité la plus sombre de l'âme de Mathieu, et en cet instant la plus inquiète.
Il avait tué des gens, commis énormément de crimes, mais il n'en restait pas moins un être humain, avec un cœur et des sentiments. Et là à présent il était mort d'inquiétude pour sa "famille" s'il pouvait l'appeler ainsi.
"De toute façon on ne peut rien y changer"
Cette affirmation venait du panda. Il était resté stoïque depuis leur "éveil" mais à présent il était bien plus loquace.
Le patron lui lança un regard haineux. Comment osait-il faire comme si rien ne s'était passé !
"C'est vrai, continua l'ursidé, le geek à raison, il ne faut pas se voiler la face. Mathieu est mort. On est mort. Et maintenant la seule chose qu'on peut faire c'est avancer.
- Raconte pas de conneries la peluche tu voudrais qu'on plante Mathieu alors qu'on sait même où et dans quel état il est ?!
-Oui c'est ce que je propose.
-J'te comprends pas...
-C'est moi qui devrait dire ça ! C'est TA faute si on en est là ! C'est TOI qu'a provoqué ce mec ! Et tu voudrais qu'on attende gentiment une aide qui ne viendra jamais !? Assume t'es actes. J'te reconnais plus. Il est passé ou le "pervers criminel qui ne pense qu'à son petit nombril " ?"
Le panda avait touché un point sensible. Oui c'était sa faute. Mathieu était sûrement mort à cause de lui. Et ça lui donnait la nausée.
"Faites ce que vous voulez mais moi j'me casse"
Le panda leur tourna le dos s'en allant dans les ténèbres avant de disparaître.
Après leur altercation le silence revînt au galop. À présent leur avenir tous ensemble n'était plus qu'un souvenir. Plus rien ne serait comme avant, et ceux même si Mathieu revenait un jour.
Le geek, immobile, regardait le patron avec peine. Il était évident que cette petite joute verbale ne l'avait pas laissé de marbre. Il semblait perdu. Le geek ne comprenait pas l'inactivité de l'homme en noir. Si agressif d'habitude, il semblait en cet instant faible et fragile, comme lui. À cette constatation le geek se mis une gifle mentale. Le patron, faible ? L'homme qui lui faisait mille sévices, celui dont on craignait même son ombre ? Nan, impensable, Et pourtant... Il faisait peine à voir.
Le geek repensa aux paroles du panda. C'était la faute du patron s'ils en étaient là ? Lui n'en était pas sûr. Si Mathieu avait été poursuivi par ce fou c'était à cause de son émission. Création de Mathieu et non du patron. Pour le geek tout était la faute de Mathieu. Eux n'avaient rien à se reprocher.
Prenant son courage à deux mains, le jeune s'avança en direction du patron.
"Ça va ? Demanda-il de sa voix plaintive
- Dégage.
- Tu sais ce n'est pas ta faute. Je t'en veux pas moi.
- Dégage j'te dis !"
La colère présente dans la voix du patron ne découragea pas le geek de lui faire entendre raison.
"Si on y réfléchi, tous ce qui est arrivé c'est la faute à..."
Il avait été trop loin. Déglutissant avec difficulté, s'efforçant à ne pas bouger, le gamin sentit ses larmes rouler le long de ses joues. Il regardait terrifié l'arme pointé en direction de son crâne. Un seul mot de travers et c'en était fini.
Le criminel toisait le gosse, effrayé, à travers ses lunettes de soleil. Puis tirant une taffe tranquillement, il articula doucement, avec sa voix plus rauque qu'à l'ordinaire.
"J'ai. Dis. Dégage."
Le geek ne bougeait plus.
