Rebonjour à tous et à toutes !
Je voudrais juste vous dire quelque chose : Pour le moment, je poste extrêmement vite mais ça ne durera pas longtemps.
C'est juste que là, j'avais déjà écrit les deux chapitres à l'avance et que j'avais envie de les poster vite.
Surtout le troisième chapitre que tout le monde attend puisqu'il y a Charles et Erik XD
Désolée, il est un peu plus court mais il vaut mieux que je stoppe à ce moment là.
Le prochain sera plus long, je vous le promet.

Bonne lecture et merci à Duneline d'être aussi fervente ! (et aussi Sirius08, même si tu n'aimes pas les OC's !)
Et désolée pour la mise en page mais chaque fois que je clique "save", c'est comme si je n'avais rien fait. RHAAA
Bisooous ! :-D


Lost Innocence

Chapitre 3 : Katz und Maus spielen.

L'homme crachait ses poumons à grand coup spasmodique sous les regards inquiets des membres de la CIA.
Sous la lune gibbeuse et les phares du bateau, on pouvait apercevoir ses yeux froids toiser avec mépris et colère les rangs qui lui faisaient face. Alors qu'il allait déchaîner sa fureur sur ces hommes aux teints rendus blafards par la peur, l'homme sentit une chaleur l'envelopper doucement. Il redressa la tête, surpris par toute la tranquillité qui auréolait son nouveau protecteur.

- Je me nomme Charles. Et vous ?

- Vous êtes celui qui s'est introduit dans ma tête. Grinça le mutant, hésitant entre le courroux et la béatitude envers cet être aussi étrange que lui. Je pense que vous connaissez déjà la réponse à votre question.

Un grimace contrite s'épanouit sur le visage dudit Charles qui prit l'initiative d'emmener l'homme dans sa propre cabine, repoussant avec calme Moira qui voulait s'approcher d'eux. Le télépathe força l'homme à s'asseoir sur une chaise, le recouvrant d'une deuxième couverture puis posa devant lui deux tasses remplies d'un liquide fumant.

- J'aimerais que vous prononciez votre nom. L'entendre par mes deux oreilles est toujours plus agréable. Surtout avec un prénom aussi beau que le vôtre. Dit-il en se frottant ses mains bleuies par le froid.
Un grognement désapprobateur fut sa seule réponse.

Quelques secondes passèrent, où les deux hommes se regardaient en chien de faïence.

- Lens...Rik..

- Plaît-il ?

- Lensherr Erik.

Un rire cristallin fit sursauter le précité. Ce son lui était peu familier et pourtant, il prit sa décision. Il ferait tout pour le réentendre une deuxième fois.


- A quoi penses-tu ?

Erik détourna le regard de l'échiquier, observant à présent son ami. Cela faisait au moins une bonne demi-heure qu'il n'avait ni bougé ni joué. L'Allemand aurait voulu à cet instant tout donner pour savoir ce qui accaparait ainsi les pensées de Charles, devenir télépathe par exemple.

- A notre première rencontre. Avoua-t-il en adressant à Erik son plus beau sourire.

Ce dernier s'empourpra en voyant s'illuminer le visage de son ami et en entendant la réponse de celui-ci. Voilà donc ce qui semblait tellement le troubler lors de cette partie d'échec. Le mutant baissa la tête, cachant ainsi les rougeurs incongrues qui venaient de colorer ses joues.

- Ha...

Erik eut alors la subite envie de se cogner la tête contre la table. Quelle réponse pathétique ! Il aurait pu au moins se taire et essayer de dissimuler ses sentiments. Mais cela semblait satisfaire Charles qui déplaça son chevalier. Puis il bailla et montra du doigt le roi noir

- Échec et mat.

- Verdammt nochmal ! Jura Erik. C'est la première fois de la semaine que tu...

- J'ai triché.

L'homme cilla en entendant la réalité de la chose, à la fois choqué et peiné que son ami ait fouillé dans sa tête.

- Comment...

- Désolé mais j'avais déplacé ta reine sans le faire exprès, vers la fin du jeux. Tu ne l'as même pas remarqué. Et je t'avoue que je n'ai pas eu le tact de te le dire. Pardonne moi.

Erik soupira, soulagé. Pendant un court instant, il avait douté de son meilleur et unique ami. Ses doigts se contractèrent douloureusement sur le rebord du fauteuil. Non, il ne voulait pas le perdre. Pas maintenant. Pas après ce qu'il avait vécu à ses côtés.
Même s'il ne devait se contenter que d'être «ami». Quelque chose de doux et chaud sur sa peau l'extirpa de ses pensées et il se figea en voyant que c'était la main de Charles qui lui caressait le visage . Celui-ci paraissait inquiet, sûrement parce qu'il n'avait rien dit depuis quelques minutes.

- Erik... Qu'est ce qui ne va pas ?

Sa voix était devenu un gémissement plaintif, un souffle remplis d'appréhension. Erik frémit un instant, voulant glisser ses doigts à travers la chevelure de sa Némésis, planter ses ongles à travers sa peau, mordre cette chair si tendre... Il était un fauve qui n'attendait que le relâchement de sa proie. Mais cette proie était Charles. Et Charles était désespérément naïf.

- Je vais bien. Juste un peu fatigué. Il faut dire que les enfants ne nous laissent aucun répits.

Erik voyait bien que son ami mourrait d'envie de lire dans ses pensées, qu'il n'était pas certain de ses paroles, aussi positives soient-elles. Cependant, il ne le ferait pas. Par pur respect pour la vie privée de son meilleur ami. Alors, Charles se contenta d'hocher la tête et regarda le manipulateur de métal s'en aller dormir, malgré l'envie déchirante de le prendre dans ses bras.


Le lendemain matin, Raven eut toutes les difficultés du monde à se lever. Elle bailla tout en s'étirant voluptueusement, faisant face à sa fenêtre grande ouverte. De là, la mutante pouvait apercevoir au loin ses deux parents discuter le long de la rambarde en pierre grise qui donnait sur l'étrange parabole blanche. Le soleil n'avait pas encore franchi la masse de nuage gris mais on pouvait de temps en temps remarquer des filets de lumière transpercer la lande. Il y avait quelque chose dans ce tableau de vie qui émut la jeune fille. On ne pouvait dire si c'était la lumière matinale, le vent qui balayait doucement la végétation, les oiseaux survolant la voûte céleste, l'odeur épicée de la campagne ou bien tout simplement la présence des deux hommes, ensemble, côte à côte. Raven ferma doucement les deux battants de la fenêtre, un sourire satisfait sur le visage. L'heure était venue de les pousser un peu. Elle s'habilla prestement, fit quelques étirements compliqués puis sortit de sa chambre. Les couloirs étaient vides de toute vie, si ce n'était que quelques courants d'air qui soulevait de temps en temps la fine couche de poussière qui tapissait les meubles. Sean et Alex étaient déjà dans la cuisine, l'un à moitié couché moitié assis sur la table, l'autre penché vers son compagnon.

- Heu... Je peux savoir ce que vous faites ? Demanda Raven en mettant une main sur sa bouche pour s'empêcher d'éclater de rire.

Le rouquin se retourna vivement, manquant de tomber à la renverse, les joues devenues rouges par la gêne et sûrement par autre chose aussi. Alex quand à lui, n'avait pas bougé d'un pouce. Que du contraire. Il posa une main sur le torse de son ami, l'air possessif et lança un regard détaché à la jeune mutante.

- Rien de bien méchant. Finit-il par dire en caressant la nuque de Sean.

- Vous avez une chambre que je sache. Et puis j'aimerais bien manger tranquillement.

Le Hurleur balbutia quelque chose d'incompréhensible, essayant de se cacher par n'importe quel moyen. Alors qu'il allait s'en aller, Alex accroché à lui, deux silhouettes vinrent les arrêter en chemin.

- Ha... Papa, maman.

Les dudit parents se figèrent, surpris par une telle appellation. Erik serra les poings, prenant ces paroles comme une pique. Heureusement pour le rouquin que Raven était d'une rapidité légendaire.

- CHARLES !

Celui-ci avait sursauté jusqu'au plafond, regardant sa sœur en agrandissant les yeux, comme pour lui demander des explications.

- Heu... Je dois te dire que... enfin...heu... Et si tu sortais avec Erik ce soir ?

Le télépathe ouvrit la bouche, la ferma, tel un poisson rouge, totalement confus.

- En fait, on s'était dit qu'on aimerait pour juste une seule soirée être entre...enfants...Adolescents...Jeunes quoi !

- Dis tout de suite que je suis un vieux croulant. S'offusqua Charles, à la fois amusé et surpris.

- C'est que ça va faire presque deux semaines qu'on est enfermé ici. Et puis, je suis sure que ça vous fera du bien.

Erik, qui essayait désespérément d'en placer une, finit par baisser les bras lorsque son ami accepta platement la proposition de sa sœur.


Tout se passait vite. Bien trop vite pour les deux mutants. Sans qu'ils ne sachent comment, ils se retrouvèrent tout les deux dans la voiture de Moira et se dirigeaient vers le bar où Charles avait de nombreuses fois passé ses soirées.
Ce dernier était assis à la place du mort, regardant silencieusement le paysage défiler à travers les vitres de l'automobile. Il était troublé. Troublé par la proximité de la main de son ami quand il changeait de vitesse, frôlant par inadvertance sa cuisse. Le télépathe déglutit avec difficulté, passant une main moite au travers sa chevelure brune. Il jeta un coup d'œil au conducteur, longeant son visage, admirant discrètement la courbe parfaite de sa mâchoire, ses lèvres au satin inviolé, sa...

- Charles, arrête de me fixer comme ça. Tu me déconcentres.

Celui-ci devint aussi rouge qu'une tomate et détourna le visage, se cognant au passage contre le vitrage, ce qui ne fit qu'augmenter son embarras. Heureusement pour lui, ils étaient arrivés à destination et le professeur se projeta presque en dehors du véhicule sans voir où il allait, cherchant juste à prendre l'air. Erik semblait s'amuser à voir son ami aussi embarrassé mais ne préféra pas lui demander quoi que se soit malgré la curiosité. Des fois, il était mieux de rester ignorant.

- C'est là. Indiqua Charles, le visage à moitié caché par une grosse écharpe.

L'établissement ne payait pas de mine pour lui, cependant, il avait vécu souvent de bons moments. Et il voulait aussi en vivre aux côtés de son ami. Charles poussa la porte du café, déjà enivré par les futurs verres qu'il allait prendre. Mais alors qu'il rentrait à l'intérieur de la pièce, Charles sursauta. On entendait une fille crier. Ou plutôt parler très fort. Sa voix semblait assourdissante. Il grimaça, agacé que quelqu'un puisse parler si fort. L'homme se retourna vers Erik, l'air affligé.

- Je suis désolé. Je pensais pas qu'on aurait quelqu'un qui était embauché comme crieur de rue.

- De quoi tu parles ? Demanda le manipulateur de métal, étonné.

- Ben, de la fille qui hurle plus qu'elle ne parle.

Erik haussa un sourcil, observant les personnes attablées.

- Je trouve que ça va. Il fait justement plutôt silencieux non ?

Charles se concentra alors, intrigué. Il se rendit alors compte que la voix ne provenait pas d'une personne, mais d'un esprit en particulier.

J'en ai marre... J'aurais du rester à la maison. En plus je ne me sens pas bien. J'ai l'impression que quelqu'un me gratte le cerveau. Erk...C'est désagréable... Et pourquoi cet homme me dévisage bizarrement ? Je veux partir d'ici. C'est vraiment un endroit craignos. Et ce gars qui me regarde toujours. On dirait qu'il va s'évanouir. J'espère que ce n'est pas un fou. Si seulement Maddox pouvait avoir un petit sursaut de colère et cramer cet endroit merdique... Tiens, le mec qui me mate est gay ? En tout cas son petit ami a l'air inquiet pour lui. Allez mon gars, fais-lui un bouche-à-bouche, au moins il arrêtera de me fixer comme un psychopathe.

- Charles ? Tout va bien ?

Le télépathe se retourna vers son compagnon, le visage pâle. Il était sûr de quelque chose.

- J'ai trouvé des nouveaux mutants.