Il s'appelait Sherlock, il avait le corps d'un danseur de ballet, ses formes si délicieuses à épouser, son sourire si ravageur, ses pommettes si saillante, ses cheveux si parfaitement bouclés... Comment décrire autrement l'homme qui fit de moi La femme que je suis devenue? Nous nous ressemblions beaucoup, sur bien des points. Il gardait un contrôle total sur ses émotions lors de nos rencontres en présence d'autrui. Pour ce qui est de l'intime, il avait tendance à changer et devenait parfois même tendre. Nous avions une attirance purement sexuelle, nos esprits étant trop souvent en confrontation. Mais j'ai découvert chez cet homme que l'on disait sans cœur, un homme bien plus humain et touchant qu'il n'y paraissait.
Il m'apprit à bien des égards que tous les hommes n'étaient pas mauvais, que la confiance apportait son lot de bonheur, que le sexe n'était pas le seul moyen d'atteindre l'extase, une conversation intelligente pouvait suffire. Il apportait grand nombre de réponses à mes questions, il m'apprit à aimer. Il m'apprit à l'aimer et nous nous sommes aimés, à notre propre manière puisque le sujet de ses désirs le pensait alors mort.
Je l'appelais Darling, il était mon amant, ma délivrance, ma liberté et je l'aimais.
Irène Adler
