DISCLAIMER: Rien de ceci à part les personnages que je construis, ne m'appartient, tout est au créateur de la série.
…
Chapitre III : Beau-père.
Ils étaient tout deux assis dans la salle de conférence. Seuls. Et ils s'observaient avec minutie. Maintenant que la joie de pouvoir la serrer dans ses bras était passée, Gibbs inspectait minutieusement chaque détail sur son visage ou sur les parties visibles de son corps, qui auraient pu indiquer qu'elle avait eu une difficulté pour arriver ici. Qui aurait indiqué qu'elle ne devait pas se trouver ici. Mais rien. Elle n'était pas blessée, elle ne semblait pas malade. Elle été juste… distante. Malgré sa tendresse. Elle était distante. Il s'apprêta à ouvrir la bouche quand elle dit :
- Tu veux que je te donne le numéro de téléphone d'Isabelle, pour te rassurer ?
Il fronça les sourcils, mécontent.
- N'appelle pas ta mère de cette façon, chérie.
- Je ne la considère pas comme ma mère, Tio. Ça fait bien longtemps que je n'ai pas de mère. Ne la défends pas devant moi. S'il te plait.
Gibbs scruta Lily et fut surpris que ces mots durs n'altèrent en rien l'air serein qu'elle affichait. Il décida de pousser un peu plus ses interrogations :
- Comment va ma sœur ?
- Comment va Grand-père ?
Cette fois-ci il se crispa et eut une grimace.
- Très bien, tu ne veux pas en parler, c'est bon, murmura t'il en détournant les yeux.
Lily sourit et se leva. Elle se dirigea vers lui et tandis qu'il tournait sa chaise pour lui faire face, elle s'installa sur ses genoux et déposa sa tête sur son épaule.
- Tu ne fais vraiment pas ton âge, tu sais ? Chuchota Gibbs dans ses cheveux.
- Je sais, c'est ce que tu répètes chaque fois qu'on se voit. Papa disait que Dieu avait exaucé ces prières, que je ne grandissais pas pour rester son bébé, répondit Lily sur le même ton.
Pour la première fois, elle permit à sa voix de se teinter de tristesse.
- Clarence était fou de toi.
- C'était le meilleur père qu'on puisse rêver. Il me manque.
Il la serra plus fort. Et au bout d'un moment murmura :
- Tu lui ressembles.
C'est alors qu'il l'a senti se crisper. Etonné il tenta d'accrocher son regard mais elle détourna la tête et voulu se lever. Il l'a retint et dit :
- Qu'est-ce qui ne vas pas ?
- …
Que pouvait-elle répondre ? Qu'il ne savait pas à quel point elle ressemblait à son père ? Qu'elle avait peur de sa réaction s'il le découvrait ? Qu'elle avait vécu deux années plus que traumatisantes et qu'elle avait fugué ? Et surtout, surtout qu'elle avait sans doute plus d'expérience avec une arme et des tueurs que les agents qu'il lui avait présenté plus tôt ?
Elle resta silencieuse, et enfoui sa tête dans l'épaule de son oncle. Gibbs était inquiet désormais. Et se demandait où était Isabelle. On ne laissait pas une gamine de quinze ans traverser la moitié du pays, même pour des vacances, même si elle était aussi débrouillarde que Lily. Quelque chose avait dû se passer, tout son instinct lui hurlait d'appeler sa sœur sur le champ et de lui demander de venir à DC. Il baissa alors le regard vers sa nièce et s'aperçu qu'elle avait agrippé sa veste.
- Lily ?
Elle relâcha lentement sa veste, un peu étonnée de son geste puis soupira.
- Comment ça se passe à Phoenix ? demanda-t-il désireux de saisir ce qui lui échappait.
- Pas très bien, à dire vrai. De toute manière, j'imagine qu'Isabelle ne t'a rien dit.
- Dis quoi ?
- Elle s'est remarié. Il y'a un an et demi.
La nouvelle eut pour effet de rendre Gibbs muet de stupeur. Lily se détacha de lui et s'assis sur la chaise en face. Ainsi donc, elle avait vu juste. Sa mère n'avait rien dit à son oncle au sujet de son mariage avec cet homme. « Et bien, songea t'elle, si je contrecarre ces plans, c'est parfait »
- Si elle ne te l'as pas dit à toi, son frère, elle ne l'a sans doute pas dit non plus à grand-père, alors ne te sens pas délaisser.
Gibbs lança un regard faussement noir à sa nièce puis passa une main sur son visage.
- Comment s'appelle-t-il ?
- Karl Jennings.
Gibbs prit note mentalement d'enquêter sur lui, à la minute où il sortirait de cette salle. Lily ne put s'empêcher de ricaner. Tout se lisait sur son visage, seulement ses actions venaient trop tard. Beaucoup trop tard. Il y'a environ deux ans quand tout s'était détériorer, quand ce type était entré dans la vie de sa mère, quand celle-ci avait décidé qu'il était temps de refaire sa vie, quand son oncle avait cessé de lui rendre visite, elle-même avait suffisamment d'expérience et de ressources pour faire les recherches adéquates sur Karl Jennings. Retracer son passé, enquêter sur ses relations, interroger ses comptes, dresser son profil psychologique. Et elle l'avait fait. Cependant rien n'avait pu empêcher son calvaire.
- Comment est-il ?
- Qui ? dit Lily plongée dans ses pensées.
- Ton beau-père.
Ces mots eurent l'effet d'une bombe sur la jeune fille, elle se leva avec violence envoyant inconsciemment le verre d'eau et la carafe se briser en un vacarme, sur le sol. Elle abattit sa main sur la table et dit avec rage :
- Ce n'est pas mon beau-père ! Il n'a rien d'un père, il n'a rien de beau, il n'est rien qu'une erreur que j'ai dû rectifier, mais ce n'est pas mon beau père !
Gibbs resta interdit.
…
La suite bientôt.
Lika.
