Mai vient de faire une grave erreur, en tout cas c'est ce qu'elle pense, qui a permis à Naru de découvrir qu'elle connait plus Nagoya qu'elle ne veut bien l'admettre. D'un autre côté, les révélations des étudiants sont plutôt inquiétantes.
Chapitre 3 :
Le voyage de retour vers le pensionnat se fit dans un silence total (mis à part le bruit du moteur bien sûr). Les deux hommes ne disaient rien et Mai n'allait pas vraiment s'en plaindre (tu parles, ça veux juste dire qu'ils ont parleront plus tard !). Néanmoins, elle pouvait sentir le regard inquisiteur de son patron qui se posait de temps à autres sur elle.
Lorsque le van s'arrêta devant la porte, toute l'équipe les attendait avec une mine grave. A peine fut-elle descendue de voiture que Mai se précipita dans les bras de Bou-San, un peu surpris, en disant qu'elle ne voulait plus jamais partir seule avec Lin et Naru (*Blush*, c'était juste comme ça et puis je ne le pensais pas vraiment).
La jeune fille ne savait plus quoi faire et se sentait de plus en plus mal, ce qui l'avait contraint à demander le soutien du « grand frère » qu'elle n'avait jamais eu. Jamais elle n'avait imaginé que son patron découvrirait son secret aussi vite et elle redoutait à présent qu'il n'en parle à tout le monde.
_ « Hara-San, commença Naru, qu'a tu ressenti ?
_ Il y a un très grand nombre d'esprits ici, la plupart d'entre eux sont des femmes, environ une quarantaine, mais il y a également quelques hommes. »
Mai était un peu surprise que Naru n'ait pas mentionné son secret, puis elle se rappela qu'il y avait peu de chance que les secrets de son assistante l'intéresse. Elle l'écouta raconter tout ce que les pensionnaires avaient vu mais un sentiment de crainte s'empara soudain de son corps tout entier. La jeune fille se retourna, fixant une petite fenêtre au ras du sol, sui appartenait au sous-sol. Les autres avaient tous remarqué le regard inquiet de Mai et Masako décida de leur expliquer ce qu'elle vu dans cette pièce.
_ « Toutes les femmes se trouvaient dans le sous-sol, l'odeur de sang et de peur est extrêmement forte. Par contre, les hommes sont présents partout dans ce pensionnat.
_ Peut-on savoir pourquoi tu ne l'a pas dit avant ? demanda Naru.
_ Je suppose que c'est parce que tu ne lui as pas demandé, répondit Mai, au bord de la nausée.
_ Ca n'a vraiment pas l'air d'aller, fit remarquer Bou-San, je crois que le voyage a vraiment été éprouvant pour t … »
Il ne pût finir sa phrase, car Mai venait de lui donner un violent coup de pied dans le tibia. Elle jugea ensuite préférable de trouver une excuse à son malaise grandissant « J'ai juste un peu peur de voir les ombres dans les miroirs. » Ouais, tu parles, pour le moment c'est vraiment le moindre de mes soucis. Tant qu'ils ne me font pas descendre au sous-sol, tout va bien.
Naru fixa Mai quelques instants, comme s'il se demandait ce qu'elle savait de cette histoire, avant de déclarer qu'il était inutile de rester à l'extérieur et que la base serait aussi bien pour discuter de l'affaire. Stupide narcissique ! Une fois qu'ils furent tous à l'intérieur, Naru demanda à Mai d'aller installer quelques micros et caméras supplémentaires dans le sous-sol, puisqu'il était visiblement clair que la plupart des esprits s'y trouvaient.
Pourquoi continue-t-il à m'envoyer seule faire ce genre de chose alors qu'il sait très bien que je me fais souvent attaquée. Et surtout, pourquoi moi dans ce sous-sol. Mai soupira en descendant les marches. Soudain, elle glissa dans une sorte de flaque gluante et manqua de dévaler le reste de l'escalier, brisant au passage l'équipement qu'elle tenait. Avant qu'elle n'ait perdu totalement l'équilibre, une main lui saisit le bras et la retint. Nerveusement, la jeune fille tourna la tête et aperçu Lin, qui avait dû se retenir à la rampe, pour éviter de tomber avec elle.
En quelques minutes, les instruments étaient en place et Mai pût commencer à observer la pièce, tandis que Lin vérifiait que tout fonctionnait correctement. Le sous-sol ne possédait qu'une minuscule fenêtre, presque collée au plafond. Les murs étaient noirs, comme pour cacher le fait qu'ils avaient souvent été recouvert d'une autre substance presqu'aussi sombre que la peinture. Evidemment, nettoyer les murs à chaque victime aurait été trop de travail.
Se sentant observée, Mai se retourna et vit que Lin la fixait. Mal à l'aise, elle observa de nouveaux les murs, et aperçût des petits trous. Elle imagina les chaînes, retenant toutes ces femmes prisonnières, tandis qu'elle posait sa main juste en dessous du trou. Elle se représenta ensuite le bourreau, qui s'approchait avec un fouet. Il levait le bras, prêt à frapper sa victime qui sanglotait. Mai hurla et les ténèbres l'enveloppèrent. La dernière chose qu'elle vit fût Lin qui se précipitait vers elle pour l'aider.
N/A : désolée, ce chapitre est vraiment court, je sais et en plus j'ai mis beaucoup de temps pour la faire mais je promets d'être plus rapide avec le chapitre suivant. Dès que j'ai 2 reviews, je le posterais (en tout cas dans les deux jours qui suivent le temps que je l'écrive)
