Disclaimer : Ils ne sont malheureusement pas à moi

Disclaimer : Ils ne sont malheureusement pas à moi.

Genre : UA, fluff, yaoi, très probablement OOC et partiellement nawak.

Notes de l'auteur : On va dire qu'il n'y a rien d'original, c'est du déjà vu /déjà lu, pas sérieux du tout, mais j'espère que mes scribouillages plairont à qui passe par ici. Bonne lecture ?

PS aux Babyloniens : La suite arrive, c'est juste que cette fic si est moins « lourde » à écrire, et vu que je n'ai qu'un seul neurone disponible en ce moment…

Je réponds aux reviews demain c'est promis !

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Hidden

Chapitre 3

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Il avait eu tout faux finalement.

C'était le petit Jim qui avait hurlé et pleuré, se débattant pour qu'il reste. Becky n'avait rien dit, serrée dans les bras de Ian, qui l'avait regardé les yeux humides, sans porter de jugement.

« Tu vas me manquer, Duo.

— Hey, ne dramatise pas. On se revoit dans une semaine ! »

Dire que Quatre n'avait eu qu'à sortir son téléphone portable et passer trois coups de fil pour qu'ils aient une place dans cet endroit. A sa demande, Quatre avait exigé une seule chambre pour tous les cinq, que Sam et Tom ne soient jamais séparés contre leur gré, et que Becky puisse leur lire une histoire à tous avant de se coucher. Rien d'autre.

Sam et Tom avaient effectivement eu peur d'être séparés, et juste après qu'il leur ait assuré qu'il n'en serait rien, ils s'étaient inquiétés de ne plus le revoir. Ils étaient mignons, serrés comme des sardines alors qu'il y avait toute la place, au milieu de cette grande pièce.

Duo avait vérifié qu'ils seraient bien traités. L'endroit était très beau, simple, mais beau. Y avait pas mal de trucs de récupération. Les meubles n'étaient pas vraiment assortis, les couvertures un peu usées, mais tout était propre, et surtout il faisait chaud. Selon Quatre, l'orphelinat était tenu par des sœurs un peu sévères, mais gentilles au fond.

Il avait pu s'entretenir avec la mère supérieure, cherchant toutes les excuses du monde à ses petits alors qu'ils n'avaient pas encore fait la moindre bêtise. Cela avait fait sourire Trowa. Tout ça à passé vingt-deux heures. C'est dingue ce que les gens pouvaient être accueillants, quand on avait de l'argent. Ils étaient même venus à deux voitures. Trowa conduisait l'une ; Quatre l'autre, seuls eux deux avaient le permis. L'académie de renom dont ils avaient parlé se situait à quelques kilomètres à peine, toujours selon Quatre.

Duo était resté à l'orphelinat jusqu'à ce que Becky lise « l'histoire du soir ». Puis il les avait tous bordé, un peu étonné de les trouver chacun dans un lit différent. Il savait que Tom quitterait le sien pour rejoindre Sam (ou inversement), mais que personne ne s'en apercevrait. Il savait aussi que Ian se réveillerait au bout de cinq heures pour vérifier que Becky respirait toujours, et que Jim parlerait dans son sommeil au petit matin, juste avant de se réveiller.

Il avait attendu qu'ils aient tous fermés les yeux pour les fermer à son tour, quelques instants, pour chasser ou mieux ressentir ce manque qui s'insinuait déjà. Pour pallier à l'angoisse, il les imagina plus tard, un à un, dessinant leur futur. Il faisait souvent ça, changeant à chaque fois de scénario, autant d'histoires qui n'avaient qu'un point commun : elles se terminaient bien, toutes. Duo aimait les histoires qui finissaient bien ; c'était peut-être l'une des seules choses qu'il aimait aux Etats-Unis : le « happy end » hollywoodien.

Après il était monté en voiture avec Quatre et Wufei, prenant place à l'arrière.

Il laissait à présent reposer son front contre la vitre. Il avait envie qu'il pleuve, mais le ciel était dégagé.

oOo

« Heero. Arrête de parler tu me déconcentres.

— Et bien je te rassure, tu es sur une autoroute, c'est tout droit ! »

Trowa grogna pour la forme. Heero reprit de plus belle.

« En plus je ne vois pourquoi c'est moi qui devrais partager ma chambre ! Wufei aussi est seul dans une chambre.

— Wufei paye pour être seul dans une chambre, Heero. En plus il ramène une fille chaque soir. Je ne te fais pas un dessin.

— Et toi ? Toi aussi tu es seul dans ta chambre !

— Heero, ta chambre est la seule chambre faite pour deux personnes, et la seule raison pour laquelle tu t'y trouves encore seul, c'est parce que ton ancien coloc s'est fait la malle en hurlant comme fille.

— Il était fatiguant…

— T'es vraiment un asocial fini, vieux.

— Fais chier. »

Heero croisa les bras contre sa poitrine en signe d'énervement, ce que Trowa trouva puéril et presque mignon.

« Heero, t'exagères. Je ne comprends pas pourquoi tu t'emportes autant.

— C'est pas toi qui aura l'autre poulpe dans ta chambre. »

Il fit claquer sa langue contre son palais en signe de dégoût, ce qui fit sourire Trowa.

« Poulpe ?

— T'as vu ses cheveux ? »

Le sourire de Trowa s'accentua. Il était rare que Heero fasse à ce point une fixation sur quelqu'un.

« Je le déteste déjà.

— Dis plutôt que tu veux le détester. »

Heero haussa les épaules. Trowa leva les yeux au ciel.

« Heero ?

— Hn ?

— Tu es incroyablement puéril !

— M'en fous, je suis tout seul.

— Je suis là, je te signale.

— C'est bien ce que je dis ! »

Heero faisait preuve de mauvaise foi et le savait. Il n'avait ce genre de réactions puériles que lorsqu'il se disputait avec Trowa, plus pour la forme qu'autre chose, peut-être parce que Tro était le seul à prendre le temps d'écouter ses reproches.

Trowa sourit doucement et tenta une autre approche.

« Tu sais, Quatre ne va pas lui nuire en quoi que ce soit.

— Il est déjà en train de lui nuire ! Et puis de toute façon je m'en fous, je te dis.

— C'est cela.

— Tu fais chier, Tro, tu tiens toujours avec Quatre, de toute façon.

— J'y crois pas ! s'exclama Trowa en tapant son volant du plat de la main. Ce que tu peux être gamin.

— Je t'emmerde. C'est toujours mieux que d'être atteint comme toi. »

oOo

« Tu prends le côté gauche puisque j'ai déjà pris le droit. L'armoire en face de ton lit est à toi, tu peux y mettre tes… vêtements », acheva Heero en avisant le sac minuscule que Duo avait posé à ses pieds.

Ce dernier le dévisagea d'un air perplexe.

« Rassures-moi, tu as des vêtements ? »

Duo haussa les épaules.

« Bin j'ai ceux que j'ai sur moi et un pull de rechange. Un autre pantalon aussi.

— Fais voir », demanda Heero sans la moindre douceur.

Duo sortit les vêtements de son sac à dos et les tendit au brun qui ne les prit pas, se contentant de se taper le front du plat de la main.

« Ça commence déjà à me faire chier. »

Duo le dévisagea encore, sans trouver quoi dire ni faire, se faisant l'impression d'être hors contexte, entouré d'un décor artificiel. Il avait beaucoup de mal à se sentir « à sa place ».

« Bon. J'ai trois uniformes, je t'en prête un. »

Il sortit de sa penderie un pantalon bleu foncé, une chemise blanche et un pull à col en V, bleu, lui aussi.

« Ils sont propres. Tu ne seras pas accepté en cours si tu ne portes pas l'uniforme.

— Les cours reprennent lundi, donc demain je suppose ?

— Non pas cette semaine. Demain c'est journée pédagogique. Nous avons quartier libre. Quatre s'occupera de ton inscription et des documents administratifs nécessaires et normalement Trowa te fera visiter l'académie. »

Un peu dépassé par les évènements, Duo s'assit à la chaise d'un bureau qui semblait lui être destiné, prenant pour la première fois le temps de balayer la pièce du regard. Heero avait arrangé ça et là quelques objets d'inspirations asiatiques, sans en faire trop. La chambre était magnifique et très spacieuse, décorée simplement mais avec goût, du moins selon Duo.

Il jeta un vague coup d'œil aux breloques contenues dans son sac et songea qu'elles jureraient avec le décor, elles aussi. Il fut interrompu dans ses pensées par la voix sèche de Heero.

« Essaye l'uniforme, qu'on puisse prévoir le coup s'il ne te va pas. »

Duo fut d'abord surpris puis acquiesça docilement. Il ôta son pull avant d'être à nouveau interrompu par la voix du brun, un peu plus aigue que la normale.

« Bordel Maxwell, n'enlève pas tes fringues ici ! »

Ce dernier haussa un sourcil interrogateur.

« Par là, dit Heero, en désignant la salle de bain attenante à la pièce.

— Ah ok », répondit Duo, un peu gêné.

Une fois seul dans la salle de bain, il se passa un peu d'eau sur le visage pour se rafraîchir les idées. Bordel qu'il se sentait seul ; seul, petit et ridicule. Il était fragile, quand il n'avait personne à protéger. Et puis pourquoi se sentait-il moins en sécurité dans cette chambre que dans la rue ? Qu'est-ce qui lui arrivait, bon sang ?

Tout s'était passé si vite, en mêlant trop de choses ; il en avait la nausée et la tête lui tournait. Il redéposa soigneusement l'uniforme sur le porte-serviette et sortit rapidement de la pièce, se dirigeant vers son lit.

« Qu'est ce qu'il se passe ? demanda Heero, alerté par l'attitude étrange de son nouveau colocataire.

— Faut que je m'allonge, répondit ce dernier en titubant.

—Mais les draps ne sont même pas encore… »

Duo s'affala sur son lit.

—…mis, acheva Heero. »

Duo tentait de reprendre ses esprits, allongé sur le dos. Le contact froid du plastique de protection qui recouvrait le matelas le fit frissonner, sans parler du plafond qui tournait bizarrement sur lui-même et de son estomac qui faisait le grand huit.

Il essayait de se raccrocher à quelque chose dans la pièce quand il aperçut un katana accroché au mur, ou du moins ce qui y ressemblait.

« T'es d'origine asiatique, murmura-t-il, plus pour lui-même que pour Heero.

— Ma mère est japonaise, elle travaille au consulat ; mon père est américain, et c'est à peu près tout ce que je sais de lui, expliqua Heero, se demandant vaguement pourquoi il prenait la peine de répondre.

— Ah, soupira Duo. Moi je suis juste américain, ça doit être cool d'être d'origine asiatique.

— Si tu le dis, répondit froidement Heero. Tu n'as pas l'air bien.

— J'ai la tête qui tourne. »

Il serra les poings pour éviter de trembler mais sans succès. Gêné par la situation, il tenta de se justifier.

« C'est juste un coup de froid. Ch'uis resté dehors tard l'autre nuit, ça doit être ça. »

Heero leva les yeux au ciel et disparut dans la salle de bain.

Duo essaya de garder les yeux ouverts mais dû se résoudre à les fermer. Au bout d'un temps qu'il n'arrivait pas vraiment à définir, il fut sorti de sa torpeur par le ton neutre de l'asiatique. Ce dernier portait une petite bassine entre les mains. Il vint la poser sur le bureau et se pencha vers le presque endormi.

« Tu dois faire une poussée de fièvre. Mets-toi dans mon lit pendant que je mets des draps propres au tien. »

L'américain s'exécuta maladroitement, parcourant les quelques mètres qui séparaient son lit de celui de Heero d'un pas mal assuré.

Le brun ne lui accorda pas un regard et entreprit de parer le lit de draps propres, ponctuant ses gestes d'explications pratiques.

« L'armoire entre la tienne et la mienne contient les serviettes, draps et couvertures fournis par l'école. Tu peux t'en servir. »

Duo grogna en guise de réponse. Garder les yeux ouverts devenait de plus en plus difficile. Le jeune métis approcha la bassine et déposa sans douceur une serviette sur le front de l'américain puis s'en écarta d'un air exaspéré.

« Ne compte pas sur moi pour te veiller, siffla-t-il, fatigué par cette soirée peu commune.

— Je t'ai rien demandé !

— On ne peut pas dire que tu sois très reconnaissant. »

Connard. Il l'attendait, celui-là. Le couplet de la reconnaissance. Il fallait sans doute se traîner aux pieds des riches qui consentaient à regarder les pauvres pour leur donner une sucette?

Il se redressa, laissant glisser la serviette sur son T-shirt, songeant vaguement qu'il ne s'était pas déshabillé pour se mettre au lit.

« Et de quoi je serais reconnaissant, Heero ? » demanda-t-il d'un ton acerbe.

Son prénom prononcé avec dégoût par l'américain lui coupa le souffle. Il serra les poings sans répondre, s'apprêtant à entrer dans la salle de bain. Il fut stoppé net par la voix de Duo qui s'élevait à nouveau, plus assurée qu'il ne l'aurait cru.

« Réponds-moi ! De quoi dois-je t'être reconnaissant ? D'avoir maudit mon existence toutes les heures depuis notre rencontre ? De t'être plaint mille et une fois que je squattais ta chambre ? De me donner des ordres sans la moindre amabilité ? Mais tu te crois franchement supérieur à moi ? Non mais tu m'as pris pour une merde ! T'as sérieusement cru que j'allais continuer à me la fermer ? »

Il planta ses yeux dans les orbes de glace de son vis-à-vis, se sentant plus épuisé encore si c'était possible, et se laissa mollement retomber contre son oreiller (ou plutôt l'oreiller de l'autre ; il portait son odeur). Il n'eut pas le courage d'argumenter d'avantage et ferma les yeux pour quelques secondes. Quelques secondes qui durèrent bien plus longtemps.

Heero resta longtemps debout au milieu de la pièce, serrant la mâchoire.

Au petit matin, Duo se sentait mieux. Il ouvrit des yeux encore embués de sommeil et fut étonné de se trouver dans un lit. Il tourna la tête et aperçut un réveil posé sur la table de nuit. Huit heures.

Il balaya la pièce du regard pour découvrir un japonais endormi dans le lit situé de l'autre côté de la pièce (son lit, en fait).

Il ignorait que la serviette posée sur son front avait été changée régulièrement tout au long de la nuit, et ne savait pas non plus que Heero venait à peine de s'endormir, grognant vaguement quelque chose à propos de « reconnaissance ».

oOo

Trowa enfila une chemise qu'il laissa ouverte, notant mentalement qu'il était encore en avance. Il avait cette manie d'être toujours prêt une demi heure avant tout le monde, depuis quelques mois, sans pour autant y trouver une explication. Enfin si, une, peut-être.

Quelques coups brefs résonnèrent contre la porte, interrompant le fil de ses pensées.

« Entre, c'est ouvert. »

Quatre ouvrit la porte en grand et la referma presque tout aussi vite, jetant un regard suspicieux au grand brun. Il fit quelque pas et balaya la pièce du regard.

Trowa sourit. Les coins de sa bouche remontèrent, mais pas beaucoup, juste de quoi formé cet étrange pli teinté d'ironie.

« Et en plus tu m'espionnes… »

— En plus ? » demanda Quatre avec le ton de ceux qui savent déjà mais qui veulent entendre.

Et comme d'habitude, et c'était peut-être l'une des choses qui le rendaient si attirant, Trowa refusa de dire ce que le blond voulait entendre, sans pour autant ignorer devoir répondre.

« En plus, oui. »

Quatre fixa un point imaginaire quelque part entre ses pieds et ceux de son vis-à-vis.

« Tu agis comme si je n'existais pas.

— C'est faux, j'agis avec toi de la même manière qu'avec les autres.

— Justement… »

Le grand brun leva les yeux au ciel.

« Tu es un enfant gâté, Quatre. »

Ce dernier se mordit la lèvre.

« Peut-être. Mais je ne t'espionne pas. Je voulais juste… »

Il s'arrêta net et Trowa haussa les épaules, plantant son regard dans les aigues-marines qui lui faisaient face.

« … savoir s'il n'y avait personne.

— C'est ma chambre, Quatre. Il y a moi ! Murmura Trowa d'un ton qu'il savait trop doux.

— Personne d'autre, précisa le petit blond.

— Il n'y a personne.

— Juste personne ?

— Personne d'autre », soupira Trowa, avant de boutonner sa chemise.

Le blond déposa distraitement les yeux sur le tissu, remarquant que le blanc tranchait avec la peau halée du brun, même en cette période de gel. Il suivit un instant le mouvement des doigts qui s'appliquaient à refermer les pans, trop doucement, comme dans un mauvais ralenti. Un mauvais moment. Une mauvaise idée.

Il songea un instant à attendre dehors, sans avoir vraiment conscience de faire exactement l'inverse, parcourant les quelques mètres le séparant du français. Il dût se mettre sur la pointe des pieds pour amener ses lèvres au creux de son oreille, ne s'autorisant qu'un effleurement.

« Et si… »

Et si à défaut de cesser de vouloir, il cessait de réfléchir, de penser, de paraître.

Trowa ferma les yeux, savourant ce presque contact, cette chaleur entre eux, l'air qui change un peu, l'adrénaline aussi…

L'interdit.

« Et si cette fois… »

Et si cette fois on changeait les règles ?

Ces règles qu'on croit utiles et nécessaires, ces règles qui ne sont qu'illusoires.

Parce qu'un jour…

« Quatre… »

Tôt ou tard…

Il avait envie de le serrer, de le sentir un peu plus contre lui, frustré de ne sentir de ce corps que la chaleur qu'il dégageait. Quand toucher était un luxe à ne pas s'accorder, l'envie ne s'en faisait que plus torturante, lancinante, comme les battements qui résonnaient dans ses tempes. Et si…

« Juste une fois…

— Alerte ! » hurla Wufei en ouvrant la porte en grand. Il n'avait pas pris la peine de frapper avant d'entrer.

Il se tint droit comme un « i » au milieu de la chambre et croisa les bras sur sa poitrine.

« Je suis sûr qu'un jour je vous surprendrai au lit », murmura-t-il sans pouvoir s'empêcher de laisser poindre un sourire dans son regard accusateur.

Trowa haussa les épaules en continuant de boutonner sa chemise et Quatre prit une teinte délicieusement rosée.

« Il est peut-être temps d'aller sauver Heero… »

Quatre fit la moue en les suivant dans le couloir, avant de les abandonner pour se diriger vers la sortie du bâtiment.

Wufei esquissa un sourire étrange.

« Votre théorie du " point de non retour" est déjà obsolète, Trowa.

— Sans commentaires.

— T'es maso, vieux. J'aimerais vraiment être là le jour où tu craqueras… »

oOo

Trowa et Wufei furent surpris de trouver Duo, lavé et habillé, traînant au milieu du couloir. Wufei murmura tout bas :

« ça n'aura pas duré longtemps. On fait quoi maintenant ?

— Tu présumes sans savoir. Ça m'étonnerait beaucoup que Heero l'ait mis à la porte… »

Arrivés à la hauteur de Duo, ils firent comme si de rien n'était, le saluant et prenant des nouvelles de sa santé. Le « nouveau » expliqua qu'il ne se sentait pas en grande forme, mais que la nuit semblait l'avoir réparé.

« Et Heero ? Demanda Wufei, souriant d'anticipation.

— Il dort encore, expliqua Duo. Son réveil a sonné à huit heures mais il n'a pas voulu se lever. »

Trowa haussa un sourcil dubitatif et entra dans la chambre sans frapper.

« Heero… »

Pas un tressaillement ne le trahissait. Et pourtant il était réveillé, Trowa le savait. Impossible que quelqu'un entre dans la chambre de Heero sans qu'il ne se réveille.

« Heero ! »

Le jeune japonais ouvrit des yeux gonflés de sommeil, mais surtout agacés.

« Fous-moi la paix, Tro ! C'est ton tour de jouer au baby-sitter !

— Qu'est-ce que tu me racontes ? Nous avions prévu de lui faire visiter le campus avec Wufei pendant que Quatre s'occupait de son inscription.

— ça, c'était le plan A », grogna Heero de sous les couvertures.

Le grand brun haussa les sourcils.

« Il y avait un plan B ?

— Oui. Vous lui faites visiter le campus pendant que moi, je visite mon lit. »

Trowa parcourut la pièce du regard.

« A ce sujet, justement… »

Heero replia un pan des couvertures et dévisagea son ami d'un air mauvais, ce qui n'empêcha pour autant pas ce dernier de terminer sa phrase.

« Tu n'es pas dans ton lit, Heero.

— Sans commentaires.

— Soit. On t'attend dehors.

— Vous allez attendre longtemps. »

Le grand brun changea de tactique, tentant d'oublier son exaspération.

« Duo va se sentir perdu si tu ne viens pas… »

Heero cacha son visage sous l'oreiller en grognant.

« Mais dans quel monde tu vis, Trowa ? Il se sent déjà exclu, que je sois là ou pas ! »

Puis comme il n'aimait le sourire étrange de son vis-à-vis, il haussa la voix, sans réaliser que Duo entrait dans la chambre, sans frapper. Décidément.

« De toutes façons ce genre de cas est exclu de naissance, c'est pathologique ! »

Duo esquissa un sourire étrange, un sourire à la limite du rictus. C'est facile de souffrir avec le sourire. Juste un peu d'entraînement. Mais Duo n'était pas du genre à attirer pitié ou mépris. Plutôt la haine, ça faisait moins mal.

« ça vaut toujours mieux que d'être un taré asocial. Crétin congénital, va ! »

Heero se redressa, repoussant un peu plus les couvertures.

« Con…gé…

— Congénital, oui ! Youhou, Duo connaît un mot de plus de cinq lettres ! » Cracha-t-il d'une voix moins violente qu'il ne l'aurait voulu.

Trowa eut la vague impression de faire partie du décor, alors que Heero se levait. Ce dernier se passa une main sur le visage, tentant inutilement d'effacer les plis de sa courte nuit.

Il planta son regard dans celui de son meilleur ami en soupirant.

« C'est bon, j'ai compris ! »

Il fit quelques pas pour rassembler ses affaires et se dirigea vers la salle de bain.

« J'en ai marre ! Dit-il en refermant la porte.

— ça aussi, c'est de naissance, sourit Trowa. »

oOo

A suivre

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Réponses aux reviews « anonyme » :

Sahad : Merci pour ta review ! J'espère que la suite te plaira.

Jojo : Je suis contente que ça te plaise ! Merci pour ta review !

Coco C. : XD Désolée j'ai jamais été très rapide :p. He he, si il y a quelque chose d'intéressant, tu le découvriras par toi –même. JE suis contente que ça te plaise en tout cas. Merci pour ton petit mot !

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