Disclaimer : comme d'hab, rien ne m'appartient si ce n'est Lena !
Chapitre 3 : Le secret.
Cette voix… malgré ces cris, je l'aurais reconnue entre mille !
Je sautai alors hors du lit, me précipitant vers la porte. Edward parut hésiter mais finalement ne fit rien pour me retenir. Je débouchai alors sur le palier d'un escalier, les cris qui à présent s'étaient mus en gémissements provenaient de l'étage du dessus. Je me précipitai vers leur source, le cœur battant, bien plus par crainte du spectacle qui allait s'offrir à mes yeux que par ma faible condition physique. J'ouvris la porte et stoppai net.
Du soulagement mêlé à de l'anxiété m'envahit : c'était bien lui, il était vivant ! Mais il agonisait, son visage tordu de douleur, tout en sueur. Il était tels ces malades atteints de fièvres tropicales, pâles et délirants. Il murmura une nouvelle fois mon nom, et je parcouru rapidement la pièce pour me pencher à son chevet.
Je caressai doucement ses cheveux : « Chut, je suis là, tout va bien… calme-toi ». Ma voix sembla l'apaiser, il respirait plus doucement mais son visage restait contracté par la douleur.
Ils ne lui donnent donc pas de morphine ? Aucune perfusion ni appareil médicaux ne l'entouraient…
« Ça ne servirait à rien » répondit Edward à ma silencieuse question.
Décidément, je ne m'y ferais pas !
« C'est comme ça qu'on a su ton prénom » ajouta-t-il comme s'il n'avait rien entendu. « Il ne cesse de le répéter… »
« Il est très inquiet pour toi » compléta douloureusement une autre voix, qui m'était encore inconnue.
Elle provenait du coin de la pièce le plus éloigné du lit, le plus sombre aussi. C'était un homme, pâle également – un trait de famille ?- prostré dans un fauteuil. Je ne distinguais pas bien son visage, dissimulé dans la pénombre de la pièce.
« Cesse de te torturer Jasper, tu ne le soulageras pas en restant à ses côtés. C'est de la souffrance physique, et non émotionnelle… »
Jasper ?
« Qu'est-ce que tu en … »
Mais il n'eut pas le temps de finir sa phrase qu'un autre cri retentit dans la pièce. Il ne provenait cependant pas de Josh, mais de moi : je venais de reconnaître ce prénom, de reconnaître à quelle horrible et effrayante personne, ou devrais-je dire animal, il appartenait.
« C'est LUI !! Lui qui nous a attaqués ! C'est un malade, un fou !! »
Mes cris attirèrent Carlisle et Esmé. Carlisle tenta de s'approcher, de me calmer.
« Ce n'est pas ce que tu crois » me dit-il, presque suppliant.
« Que fait-il ici ?!» m'écriai-je, hystérique, tremblant comme une feuille. Instinctivement, je m'étais penchée sur Josh, dans une position se voulant protectrice, bien que vaine.
« Jasper ! » rétorqua alors Carlisle, et soudainement une vague de calme me submergea, comme si on venait de m'injecter un sédatif. Pourtant je n'avais pas senti l'aiguille… La fureur laissa place à la confusion : pourquoi protégeaient-ils ce fou ? Et surtout pourquoi le laissaient-ils dans la chambre de Josh ? Pour qu'il finisse son boulot ?
« C'était un accident, justifia Edward, nous ne nous nourrissons seulement que d'animaux ».
« Pardon ? »
« Lena, poursuivit Carlisle, nous sommes des… des vampires ».
« Des vampires ? » répétai-je, incrédule.
Mais c'est une famille de fous ! Oui c'est ça, ils sont complètement dingues !
Je me mis à rire, nerveusement sans doute.
« Des vampires ?! Haha ! Franchement j'ai failli y croire ! Non mais sérieusement des vampires, et en plus de ça, végétariens ! Là vous y êtes allés un peu fort… »
Ils ne réagissaient pas à mon incrédulité, se contentant de me fixer du regard comme si c'était moi qui ne tournait pas rond !
« J'ai compris, c'est une blague!! Il y a une caméra cachée quelque part ! » Je jetai des coups d'œil furtifs ça et là, pour dénicher l'appareil…
Toujours pas de réponse, Esmé regardait alternativement Carlisle et Edward, l'air embarrassé.
« Non, sérieusement… dites moi ce qu'il a ». Ils commençaient à me taper sur les nerfs : quand on est démasqué, on cesse la comédie !
Jasper prit son visage dans les mains, l'air affligé. Sincèrement, blague ou pas, je ne pouvais m'empêcher de le détester pour ce qu'il avait fait.
« Lena… » Je tournai les yeux vers Josh, lui serrant plus fortement la main. Il inclina la tête vers moi, les yeux toujours clos, révélant ainsi une marque à la base de son cou. Une marque de morsure, faite quelques heures plus tôt.
Non, ce n'est pas possible, les vampires n'existent que dans les livres, ou les films ! Ça se saurait s'ils étaient réels !
« Nous n'avons aucun intérêt à révéler notre existence à quiconque » argumenta Edward.
« Nous ? » demandai-je, sans pour autant avoir besoin d'écouter la réponse : évidemment, ils avaient tous la même peau pâle, les mêmes yeux ambrés, à l'exception de Jasper dont les yeux gardaient une teinte de rouge.
Ma respiration s'accéléra : s'ils disaient vrai, je me trouvais actuellement dans une maison isolée, cernée de vampires qui apparemment ne craignaient pas la lumière du jour et qui pouvaient à tout instant se jeter sur moi !
Je ressentis une nouvelle vague de calme. D'où est-ce que ça venait ? J'étais droguée ou quoi ?
« Nous sommes comme tu l'as dit des végétariens : tu n'as rien à craindre » me dit alors Carlisle, sur un ton rassurant.
« Et non, on ne t'as pas drogué » ajouta Edward, le ton moqueur de retour, « c'est Jasper : il peut ressentir et contrôler les émotions ».
Ça expliquait pas mal de choses mais ne me surprenait pas plus que ça : après avoir appris l'existence de vampires, celle de télépathe ou d'empathe me laissait presque de marbre !
« C'est donc ça votre secret ? »
« Oui » répondit Carlisle « et il ne faut le dire absolument à personne ! Cela nous mettrait tous en danger… »
« Les Volturi… » Ils me regardèrent, surpris que je connaisse ce mot. « Je vous ai entendu tout à l'heure… mais je ne veux pas savoir. »
J'ai eu mon compte de frayeurs pour les dix ans à venir !
Josh se rappela à nous en gémissant et je compris alors la gravité de son état : il avait été mordu par un vampire, et dans le peu de films que j'avais vu, ça ne se terminait jamais bien…
« Il est en train de mourir ? »
« Techniquement oui » soupira Carlisle.
« Techniquement ? parce qu'il y a une différence entre mourir techniquement et mourir tout court ? » dis-je, sarcastiquement.
« Son corps meurt mais son esprit demeure, il devient l'un des nôtres ».
« Josh va devenir un… un vampire ? »
Ca faisait beaucoup trop d'informations pour moi. Il fallait que je réfléchisse, que je récapitule…
Donc, apparemment les Cullen sont des vampires, mais rien à craindre, ils sont végétariens.
Sauf qu'il faut se méfier un peu vu que c'est l'un deux qui a attaqué Josh et l'a mis dans cet état. Et c'est un état plutôt désespéré puisqu'incurable, le menant droit à l'existence de vampire…
Au moins il n'allait pas mourir, enfin, disparaître… mais un vampire ! J'ignorais tout des vampires et apparemment ceux-là n'avaient rien en commun avec Dracula et compagnie… Je me sentais perdue, j'avais envie de poser plein de questions, mais en même temps les réponses me faisaient peur…
« Nous pourrions peut-être continuer cette conversation dans le salon, tu as sans doute beaucoup de questions et Josh doit se reposer »
« Je ne le laisserai pas tout seul ! » m'écriai-je, avant de me justifier : « au cas où il se réveille… je ne veux pas qu'il se réveille seul ».
« La transformation dure généralement 3 jours, il ne se réveillera pas avant ».
« Et je resterai là » rajouta Jasper, dont j'avais presque oublié la présence. Accablé de remords, il voulait apparemment tout faire pour se racheter.
« Hors de question » m'offusquai-je.
« Jasper, il vaut mieux que tu descendes avec les autres » répondit alors doucement Esmé qui se tourna ensuite vers moi, les yeux plein de tendresse « je reste ici pour veiller sur lui ».
Je ne voulais pas le laisser. Je restais là, immobile, le regard dans le vide : je me sentais impuissante, incapable de le soulager. Mais si Josh devenait l'un deux, il fallait que j'en sache plus. Et puis, après tout, il ne risquait plus grand-chose…
J'acceptai, à contrecœur, de quitter la main de Josh, et lui déposai tendrement un baiser sur le front avant de suivre Carlisle, Edward et Jasper à l'extérieur…
Faites-moi oublier ce froid glacial, donnez moi votre avis !
