Auteur : Aele

Base : Gundam wing

Discalimer : comme à tous les fanfiqueurs, les persos ne m'appartiennent pas. Par contre, j'ai oublié le nom de l'auteur.

BONNE LECTURE !

chapitre 3 : lecture du journal, partie 3

Une autre journée est passée. Je n'ai pas envie d'écrire, elle m'a dégoûtée. Je suis enfermée dans ma chambre, les gars me demandent d'ouvrir, m'assurant que la cruche est partie. Pourquoi enfermée ? j'en ai eu ma claque. Elle n'a pas arrêté de me fusiller du regard, tout ça parce qu'au début, je me suis cachée derrière quelqu'un, qui n'était autre qu'Heero, et que ça lui a pas plu. Elle m'a saqué. Je l'ai pas supportée, je suis allée marcher sur la plage. Ils m'ont vite rejoint, sauf Quatre, qui lui faisait la conversation. Ils avaient prétendu "venir me chercher". Elle en avait l'air vexée. Le coup de grâce est venu à la fin, alors qu'elle allait repartir. Bien sûr, avant, il y avait eu les insultes implicites mais là, elle a battu tous les records. "Si un jour vous avez des problèmes, venez à Sank, je vous offrirai l'asile politique". Grand regard d'incompréhension. "Sank est un royaume neutre, où les avis de recherches extérieurs ne sont pas appliqués". Sur les fesses, j'en étais, et les autres aussi. Elle semblait fière de son petit effet. J'ai fait demi-tour, direction ma chambre, mais ils se sont mis à hurler, alors j'ai pu entendre un peu ; ça donnait ça.

« -PAUVRE GOURDE, T'ORAIS PAS PU TE TAIRE ! ON A MIS UN MOIS POUR QU'ELLE ACCEPTE DE NOUS COTOYER, ET TOI TU BOUSILLES TOUT EN 5 SECONDES CHRONO ! NON MAIS RETENEZ MOI, JE VAIS ME LA TRUCIDER ! (Duo, d'une humeur de dogue)

ONNA, SI T'AS RIEN DE PLUS INTELLIGENT À DIRE, ALORS TAIS TOI, ÇA AMÉLIORERA LE MONDE ! (Wufei, sortant son sabre)

…. (Trowa, les sourcils froncés)

Réléna, ce n'était pas le mieux à dire … (Petit Quatre, diplomate jusqu'au bout)

Mais … mais … attendez, c'était pas méchant. Heero, protège-moi ! (la grognasse, de moins en moins assurée)

Réléna … tu es vraiment nulle. Tu te permets de juger les autres, mais tu ne sais même pas qui ils sont. Alors maintenant, tu sors de cette maison et t'y remets jamais les pieds." (Heero, mode glaçon dangereux, faisant le plus long discours que j'ai entendu de lui)

Je n'ai pas compris après. J'ai claqué ma porte, fermé à clé et me suis jetée sur mon lit. Depuis ce temps, ils sont dans le couloir, à me demander de sortir. Même Trowa s'y est mis. Mais il faudra plus que ça pour que je sorte.

Trois jours… 3 fois 24h00 que je me suis coupée du monde. Quatre se désespère, je n'ai rien mangé. S'il savait : j'en ai l'habitude. Ils viennent me parler. Mais pourquoi ils me laissent pas tranquille !

…. Je dois partir. Retourner dans mon monde ! Là bas, personne ne me décevra parce que personne ne s'occupera réellement de moi. Je ne connais pas les règles, ici. Je dois partir. Je sais que c'est pas leur faute, mais je dois …

Musique ? De la musique ? C'est … beau … je n'ai jamais entendu quelque chose comme ça ! Je crois … que je vais aller voir.

Là, c'est encore un récit que je vais faire. Ça s'est passé il y a quelques heures.

Je suis sortie de ma chambre. Sans bruit, en vérifiant bien que personne n'était dans les parages. La musique venait d'une pièce que je n'avais pas encore visitée. Et pourtant, j'ai eu le temps.

Ils ne m'ont pas vu quand je suis rentrée. Juste quand je suis allée m'asseoir au pied du piano, en position fœtale. Mais Quatre et Trowa n'ont pas arrêté de jouer, ils ont continué. Et quand le morceau a été fini, ils en ont commencé un autre. Ils ont joué longtemps, jusqu'à ce que Duo les appelle pour venir manger. Plus précisément, il a ouvert la porte assez discrètement, contrairement à son habitude, et est resté bouche bée devant le tableau des deux musiciens, et de moi, recroquevillée sur moi, fermant les yeux et écoutant. Je ne l'avais pas entendu entrer, alors j'ai sursauté quand il s'est assis à coté de moi. Et nous avons continué d'écouter Trowa et Quatre.

Une sorte de torpeur s'est installée à la fin du morceau, chacun plongé dans la musique. Je me suis levée la première. J'étais … calme … sereine. Oui, c'est ça. Pour la première fois depuis des années, j'étais sereine. Arrivée à la porte, je leur ai sourit. Un grand sourire qui se voulait sincère, pour les remercier. Un sourire comme avant que je me fasse attraper par Oz.

Pendant le repas, j'ai remarqué leur gêne. Ils hésitent. Je le sais. Ils voudraient que je leur explique. Mon passé, mes origines, la façon dont j'ai été attrapée par Oz, celle dont j'ai été traitée. Ils aimeraient savoir, parce que la réplique de l'autre a fait resurgir leurs interrogations, celles qu'ils avaient laissées en suspend le temps que je m'habitue à eux. Mais mon passé … il n'y a des choses qui ne se racontent pas.

fin du chapitre