Chapitre 3 : Retour des membres de l'Ordre
Harry passa deux jours avec la seule compagnie de Mrs Weasley qui n'était plus bavarde de tout. Elle évitait Harry, et s'arrangeait toujours pour avoir quelque chose d'important à faire pendant les repas pour ne pas manger avec lui. Il finissait par se demander si elle n'avait pas peur de lui. Il ne supportait plus de rester inactif, il n'avait parlé à personne depuis deux longs jours. Il décida alors d'ouvrir le cadeau des jumeaux pour en essayer les échantillons. Il connaissait presque tous les produits. Il prit l'encrier et y trempa une plume à l'intérieur, pour voir ce qu'il avait de si particulier, mais, avant qu'il n'ait eu le temps de réaliser ce qu'il se passait, l'encrier lui cracha un épais jet d'encre noire pendant 15 bonnes secondes. Harry préféra se nettoyer façon moldue –ce qui lui prit beaucoup de temps car l'encre ne se lassait pas enlever facilement- pour ne pas s'attirer de nouveaux ennuis. Une fois qu'il eut fini de se débarrasser de l'encre, il prit le parchemin rose pale et écrivit : ''Je suis Harry Potter''. Rien ne se produisit. Il écrivit ensuite plusieurs lignes mais le parchemin se comporta tout à fait normalement. Il rangea le parchemin en se disant qu'il demanderait ce que c'était à Ron quand il le verrait. Il pensa que c'était peut-être un mauvais coup de Fred et George qui voulaient seulement lui faire chercher la farce alors qu'il n'y en avait pas ! Ça ne l'aurait pas étonné ; venant de leur part, il fallait toujours se méfier.
Il s'allongea et resta un bon moment à observer le plafond de la chambre en réfléchissant à ce que Dumbledore lui avait dit.
-Harry, mon chéri, ça va ?
Harry se réveilla en sursaut. Mrs Weasley était penchée au dessus de lui et avait l'air inquiète.
-Oui, ça va, assura Harry en se demandant ce qu'elle lui voulait.
-Lève toi, Ron est arrivé. Il est dans la cuisine, il mange. Tu es sûr que ça va, tu es tout blanc ? Va voir Ron, tu n'as rien avalé, il est tard
Mais...Quelle heure est-il ? Demanda Harry qui avait perdu la notion du temps.
-Il est midi. Aller, viens manger quelque chose, Ron t'attends.
-Midi ? Mais...
Mrs Weasley poussa Harry hors de la pièce en direction des escaliers. Il avait l'impression de s'être assoupit seulement quelques minutes.
-Salut Harry, lança Ron sur un ton joyeux en le voyant arriver dans la cuisine.
-Euh... Salut, répondit maladroitement Harry.
-Ça ne va pas ? Tu dormais encore ? Tu sais, si tu préfères rester seul...
-Non, s'exclama précipitamment Harry en ayant peur d'avoir vexé son ami. Ça va très bien, je viens juste de me réveiller et... Et toi ça va ? Tu as l'air en forme.
-Ça va, ça va... J'aurais voulu venir plus tôt mais maman n'a pas voulu. Tu ne t'es pas ennuyé ces derniers jours ?
-Non, ça va...dit Harry en s'asseyant en face de Ron.
Il était content de le voir enfin. Il pourrait lui raconter ce que Dumbledore lui avait dit, sauf la prophétie, bien sûr, parce que Ron n'en connaissait pas le contenu.
Ron avait l'air vraiment ravi de voir Harry ; il avait un large sourire comme s'il était en train de réaliser son vœu le plus cher.
-Fred et Georges m'ont dit que Dumbledore devait venir te parler...
-Tu as vus Fred et Georges ? Ils ne sont pas retournés à leur boutique ?
-Si, mais ils sont passé nous voir à la maison il y a deux jour, apparemment, les affaires marchent à merveille ! Alors, qu'est-ce que Dumbledore t'a dit ?
-Il m'a... parlé de Sirius, termina Harry pour n'avoir à parler de Voldemort que le plus tard possible.
-Désolé, dit précipitamment Ron en regrettant déjà sa question.
-Pas grave. Il m'a conseillé d'en parler avec Lupin.
Ron ne répondit rien. Harry savait qu'il ne voulait pas l'obliger à penser à Sirius.
-Il m'a dit que Voldemort ne pourra pas entrer dans Poudlard. Tout sera très gardé.
Il lui raconta tout ce que Dumbledore lui avait dit en évitant soigneusement certains sujets, dont il n'avait pas envie de parler, comme la prophétie, les cours de potion et l'occlumancie.
-Il m'a aussi dit de profiter avant la rentrée. Il essayait de me rassurer... Je ne suis pas sûr qu'il le soit lui-même. Je ne sais pas s'il me croit vraiment en sécurité.
-Bien sûr que oui, s'exclama Ron. Il ne prendrait pas de risque. Fais lui confiance, il ne se trompe jamais.
-Si tu le dis...
Harry se sentit plus léger. Il savait pourtant que Ron n'était pas au courant pour la prophétie et qu'il ne croyait donc pas Dumbledore capable de faire la moindre erreur. Ils discutèrent de Voldemort, du ministère pendant un moment ; opposant leurs hypothèses sur ce qui se passerait, puis le sujet vira sur les BUSE. Ron ne semblait pas très fier de lui, mais il n'avait pas l'air de regretter quoi que ce soit.
-Regarde : Fred et Georges, expliquait-il, ils n'en ont eu que 3, eux aussi, et pourtant, ils travaillent déjà. En plus on va être définitivement débarrassés de Rogue.
-Toi oui, mais moi non.
-Tu n'as pas eu un E ?
Harry lui expliqua alors ce que lui avait dit Dumbledore à propos des cours de potion et d'occlumancie.
-Je croyais que tu pouvais le faire seul.
-Dumbledore ne le pense pas, lui.
-Tu vas avoir des cours particuliers en occlumancie et en potion avec Rogue ?
-Non, c'est Dumbledore qui me fera les cours d'occlumancie.
-Mais... pourquoi ?
-Rogue ne veut plus. Il ne faisait pas d'effort, il n'aimait pas mon père...Dumbledore a dû comprendre que je ne pouvait pas me concentrer comme il l'aurait fallu face à Rogue.
-Mais, il t'en fait bien en potion !
-Ce n'est pas la même chose, et puis c'est le seul professeur de potion à Poudlard.
Ils finirent par suivre le conseil de Dumbledore : ils s'amusèrent longuement avec les farces et attrapes de Fred et Georges. Ron lui avait dit que le parchemin mordait quiconque d'autre que le propriétaire qui essayait de le prendre ou de le dire.
-Ils ont eu beaucoup de mal à le remettre dans la boîte, expliqua Ron. Une fois qu'ils lui ont jeté un sort pour qu'il t'appartienne, le parchemin s'est acharné contre eux.
Mrs Weasley semblait réjouie que Harry ait enfin de la compagnie. Elle poussait presque Harry et Ron à ne plus dormir pour pouvoir profiter au maximum de la fin de leurs vacances.
-Et pour Cho ? Tu n'es pas trop déçu ? Demanda soudain Ron tandis qu'ils feuilletaient des publicités pour des magasins du Chemin de Traverse.
-Non, je t'ai déjà dit...Elle était tout le temps triste. Elle ne s'intéressait à moi qu'à cause de Cédric.
-Oui, et puis tu mérites mieux que cette... fille. En plus, elle ne sait pas choisir ses amis, ajouta Ron avec amertume en repensant à Marietta.
-Si j'avais su qu'un jour je regretterais le temps où Ombrage était Grande Inquisitrice... Confessa Harry en pensant malgré lui à Sirius.
Ron ne répondit rien, Harry chercha quelque chose à dire de plus positif.
-Enfin bon... Dumbledore m'a dit d'attendre la rentrée pour penser à des choses contrariantes, s'exclama t'il en essayant de se remonter le moral. Tu ne sais pas ce que c'est le nouveau magasin sur le Chemin de Traverse ? Fred et Georges m'en ont parlé mais ils n'ont pas voulu me dire plus que '' ça va t'intéresser, c'est vraiment génial !''
-Mais non plus ils n'ont rein voulu me dire, à chaque fois que je leur demande ce que c'est, ils transplanent en riant.
Chaque moment passé avec Ron aidait Harry à oublier les choses qui le contrariaient.
Ce fut le lundi suivant que les premiers membres de l'Ordre rentrèrent de mission. Tout d'abord, Bill et Charly vinrent saluer Harry et Ron alors qu'ils pronostiquaient sur les prochains matches de Quidditch. Ils furent très chaleureux avec Harry et s'empressèrent d'aller voir leur mère qui devait sans doute commencer à s'inquiéter pour eux. Quelques heures plus tard, Tonks arriva en compagnie d'Hermione. Harry et Ron passèrent leur journée à lui raconter ce qu'ils avaient appris pendant leurs vacances.
-Mais pourquoi Rogue a-t-il arrêté tes cours d'occlumancie, demanda Hermione pour la troisième fois au moins.
-Parce qu'il croyait que j'étais prêt répéta inlassablement Harry.
-Il n'est pas stupide, il a bien vu que tes rêves continuaient n'est-ce pas ?
-Il a fait une erreur.
Dans ce cas pourquoi tu n'es pas allé lui dire que tu ne l'étais pas et que tu avais besoin d'autres cours ?
-Tu le connais, il me déteste, je vois déjà sa réaction...
-Harry, Dumbledore a dit que l'occlumancie était la chose qui comptait le plus, tu n'as pas fait ça ? Demanda Hermione sur un ton implorant.
-Et bien si, je l'ai fait, s'exclama Harry qui commençait à perdre patience. Pourquoi est-ce que tu t'acharnes à chercher une autre raison ??
-Parce que je pense que ce n'est pas pour ça qu'il a arrêté les cours. Il ne c'est rien passé d'inhabituel ou... ?
-Non. Coupa sèchement Harry qui ne voulait plus repenser au souvenir de Rogue maltraité par son père. Non, il ne c'est rien passé d'inhabituel, alors maintenant, s'il te plaît, arrête avec ça.
Hermione ne dit plus rien jusqu'au dîner. Charly, Bill, Ron, Hermione Mrs Weasley et Harry mangèrent dans une grande gaîté que Harry n'avait pas connue depuis qu'il était arrivé au Square Grimmaurd. Charly racontait les derniers exploits de son équipe de Quidditch favorite pendant que Mrs Weasley reprochait encore à Charly ce ne s'être toujours pas coupé les cheveux.
-Ce n'est vraiment pas élégant du tout, râlait Mrs Weasley, je ne comprends pas que tu puisse trouver beau d'avoir ces affreuses tignasses te prendre sur les épaules. Un charmant garçon comme toi... Tu ne crois pas Hermione ?
-Euh... C'est-à-dire, hésita Hermione qui ne voulait apparemment pas vexer Mrs Weasley. J'aime bien les garçons aux cheveux longs, alors... Et puis ça lui va très bien...par contre, la boucle d'oreille, je n'aime pas tellement, c'est vulgaire, s'empressa t'elle d'ajouter pour que Mrs Weasley ne lui en veuille pas.
-Tu vois, s'exclama celle-ci, je te l'avais dit, les filles n'aiment pas les anneaux dans les oreilles !
-Maman, s'il te plaît, ne recommence pas avec ça, moi j'aime, c'est ce qui compte, non ?
-Et quand une jolie jeune fille te dira qu'elle a ça en horreur ?
-Je verrai si elle vaut le coup que je l'enlève pour elle, répliqua Charly.
Mrs Weasley ne parut pas satisfaite mais elle n'insista pas.
Le soir Ron et Charly faisaient une partie d'échec pendant que Bill et Harry parlaient encore de Quidditch. Hermione feuilletait la Gazette du sorcier et de temps en temps, elle leur en lisait des extraits d'un air satisfait. Depuis que Voldemort avait fait sa brève apparition au ministère de la magie l'année passé, la gazette parlait de Harry comme d'un héro qui avait passé sa vie à combattre les forces du mal.
-Quand on lit ça, on croirait qu'ils ont été les seuls à te croire l'année dernière quand tu disais que Tu-Sais-Qui était de retour, commenta Ron.
-Tour en B8, dit Charly.
-Zut ! S'exclama Ron en voyant la tour de son frère détruire son fou.
-Le ministère cherche une nouvelle secrétaire générale, lut Hermione, ils ont viré Ombrage ? Demanda t'elle, avec espoir.
-Elle a démissionné, expliqua Harry. C'est Dumbledore qui me l'a dit l'autre jour, ajouta t'il en voyant les regards se tourner vers lui.
-Il y a aussi une annonce pour le poste de professeur de défense contre les forces du mal.
-J'espère que cette année, ils choisiront quelqu'un qui utilise autre chose qu'un bouquin pour se défendre, dit Ron.
-Maintenant que le ministère sait et accepte que Voldemort est de retour, ils devraient nous autoriser à pratiquer la magie en cours. Peut-être qu'ils vont changer le programme de défense, ou bien nous mettre des cours supplémentaires, suggéra Hermione.
-De toute façon, on appris pleins de choses l'année dernière, on sait l'essentiel maintenant, fit remarquer Ron.
-C'est vrai, on sait beaucoup plus de choses maintenant, mais Harry ne peut pas nous apprendre autant qu'un vrai professeur, dit doucement Hermione, comme pour ne pas vexer Harry.
-Tu continue ton association de défense du droit des elfes ? demanda Bill qui semblait réellement intéressé par le sujet.
-Bien sûr, s'écria Hermione. C'est vrai que je n'ai pas eu de réel projet l'année dernière, du moins celui que j'avais n'a pas marché comme je l'avais espéré. Les elfes ne voulaient pas des bonnets et des chaussettes que je laissait dans la salle commune, expliqua t'elle a Bill. Il n'y a que Dobby qui les prenait. Je ne comprends vraiment pas pourquoi ils préfèrent être traités comme des esclaves.
Seul Bill semblait s'intéresser aux projets d'Hermione. Charly et Ron étaient absorbés par leur partie d'échecs et Harry eut une soudaine envie de se plonger dans la Gazette du sorcier.
-C'est parce qu'on leur a toujours dit que leur vie était de servir les hommes et qu'ils ne connaissent rien d'autre que leur état de servitude.
-C'est à cause de l'homme qu'ils sont comme ça, il faut faire quelque chose pour les aider, continua Hermione visiblement déçue par la réponse de Bill.
-Je veux bien te croire mais jusqu'à présent, ils ne veulent pas d'aide. Quand tu auras trouvé une idée qui les aidera vraiment, tu auras peut-être plus d'inscriptions. Mais je doute que beaucoup de sorciers ne s'inquiètent pour l'état de santé de leur elfe. Ce qu'ils veulent c'est qu'ils les servent et qu'il se fasse oublier. Je dois avouer que ce doit être bien pratique...
-L'être humain est égoïste, il ne pense qu'a son bonheur personnel...
''Crac !''
-Bonjour, dit une voix fatiguée mais qui semblait réjouie.
Harry, Ron, Hermione, Bill et Charly se tournèrent vers la personne qui venait de parler. C'était Lupin. Il revenait sans doute de mission comme l'avait prévenu Dumbledore. Il paraissait plus fatigué que d'habitude mais ne voulait apparemment pas montrer qu'il n'allait pas très bien.
-Professeur Lupin, lança Hermione réjouie. Bonjour, comment allez-vous ?
-Je vais bien, merci.
-Vous avez terminé votre mission ? Demanda Harry.
-Oui, Harry, j'ai terminé, mais je ne peux rien te dire de plus.
-Alors, ça c'est bien passé, demanda Charly en se désintéressant de l'échiquier.
-Ça...ça aurait pu être pire, répondit Lupin visiblement contrarié.
-Qu'est-ce que Dumbledore a dit ? Demanda Bill, soudain inquiet.
-Je crois qu'il est assez satisfait, mais je suis un peu déçu...
-Ce n'est pas grave, tu as fait ce que tu as pu, étant données les... circonstances, consola Charly.
-Sans doute, mais je n'aurais pas dû laisser mes sentiments personnels prendre le dessus. J'aurais dû pouvoir oublier. Je croyais que j'y arriverais, mais ça va moins bien que je ne le pensais... Je suis trop fatigué, je ne peux plus tellement aider...
-Vous ne voudriez pas nous expliquer ce qu'il c'est passé pour que nous aussi, nous puissions comprendre ce que vous racontez ? S'exclama soudain Ron en regardant alternativement Lupin, Bill et Charly.
-Non, j'en ai déjà assez dit, dit Lupin d'un air las. Alors, Harry, ça va, les vacances n'étaient pas trop dures ?
-ça va très bien, répondit Harry qui ne voulait pas parler de Sirius, surtout devant les autres.
-Tu verras, ça va aller, assura Lupin d'un ton apaisant. Il semblait avoir comprit que Harry disait exactement le contraire de ce qu'il ressentait.
-Oui... hésita t'il en cherchant un autre sujet de conversation.
-Où sont allés les Détraqueurs depuis qu'ils ont quitté Azkaban ? Demanda Hermione comme si elle avait lu dans ses pensées. Qui est-ce qui garde la prison maintenant ?
-On ne sait pas très bien où ils sont, commença Lupin, pourtant, ils sont visibles de loin, mais ils se cachent. Dumbledore pense qu'ils se sont séparés pour moins attirer l'attention. Ils vont sûrement errer dans tout le pays à la recherche de leur maître. Ils ont sentit son retour mais ne l'ont pas encore retrouvé. Ils ne se déplacent pas facilement...
-Mais si des moldus les voyais ? Demanda Ron.
-Aucun danger, les moldus ne peuvent pas les voir, interrompit Hermione indignée par l'inculture de son ami.
-Et ils se tiennent à distance pour qu'ils ne les sentent pas, continua Lupin. Ça ne leur feraient rien, les moldus ne comprendraient pas, mais il vaut mieux pour eux qu'ils se fassent le moins remarquer. Si les moldus parlaient de quelque chose de bizarre dans la presse, nous pourrions rapidement reconstituer leur trajet et les localiser.
-Mais qui garde la prison maintenant ? Demanda Hermione.
-Des Aurors s'en chargent, répondit Lupin.
-Sur le coup de la panique, Fudge a pansé à poster des trolls ou des bêtes dans ce genre devant les portes de la prison, expliqua Bill. Heureusement, il a finit par écouter Dumbledore quand il lui a dit qu'ils risqueraient de plus s'en prendre aux visiteurs que sur les prisonniers essayant de s'évader ; ils sont tellement bêtes...
Lorsque Harry se réveilla, le lendemain matin, il semblait faire déjà jour. Ron était déjà levé. Harry s'habilla et descendit manger quelque chose dans la cuisine. Il se sentait léger. Il n'avait fait que quelques rêves insignifiants dans lesquels il jouait au Quidditch au dessus du Chemin de Traverse avec l'oncle Vernon. Il devait lui passer une balle qui ressemblait étrangement à la tête de la tante Marge. Rogue voltigeait dans les airs et essayait, la tête en bas, d'arbitrer le match en sifflant sans arrêt dans un énorme sifflet rouge qui émettait des sortes de hurlements assourdissants.
Quand il arriva dans la cuisine, il n'y avait que Lupin qui lisait la gazette qu'Hermione avait laissé traîner.
-Bonjour Harry, lança t'il en le voyant arriver. Alors, ça va mieux ?
-Ca va même très bien, répondit Harry en exagérant seulement un peu. Il se sentait beaucoup mieux que la veille, et sûrement mieux que Lupin ne le pensait.
-Tu n'es pas obligé de me mentir...Tu sais, c'est comme ça... au début, mais ça passera...
-De quoi voulez-vous parler, demanda Harry faussement intrigué en essayant de détourner la conversation.
-Je parle de Sirius, Harry. Il faisait partie de mes meilleurs amis...avec James, bien sûr. Il aurait été malade de ne pas être venu t'aider. Même s'il ne t'était rien arrivé, il se serait senti coupable de ne pas être venu à ton secours alors que tu allais au sien. Il a été très touché par ce geste. Tu as réagit rapidement, peut-être même trop.
-Je n'ai pas envie d'en parler, merci.
-Je sais, mais il viendra un moment où il le faudra.
-Comment ça ?
-On a besoin, un jour ou l'autre, d'exprimer ce que l'on ressent. Je comprends que tu n'aies pas envie d'en parler, surtout avec moi, c'est peut-être encore trop tôt. Mais, il faut que tu saches... Moi aussi je l'ai perdu. Je comprends très bien ce que tu ressens. Mes amis et mes parents sont morts à présent. Ta douleur est d'autant plus grande que Sirius représentait pour toi un ami, un père et un frère. Le fait que tu aies perdus ces trois êtres en même temps ne peut que...
-Merci, mais je n'ai vraiment pas envie de parler de ça maintenant, expliqua Harry qui regrettait d'être descendu.
-Tu as raison, je vais te laisser, dit Lupin, visiblement déstabilisé. Il semblait désolé mais un peu déçu.
Harry se dit qu'il aurait peut-être du s'en vouloir d'avoir été aussi sec mais c'était un des rares moments où il se sentait bien et de bonne humeur et il ne voulait pas que quelqu'un ne vienne tout gâcher.
Il prit son petit déjeuner en se demandant ou pouvaient bien être les autres. Avant qu'il n'ait eu le temps de vraiment réfléchir à cette question, Hermione entra dans la cuisine.
-Ah, Harry, tu es levé. Ca va, tu as bien dormis ?
-Où sont les autres ?
-J'étais en haut, avec Buck. Les autres y sont encore.
-Ah, Buck... Il va bien ? Demanda t'il intrigué mais pas intéressé le moins du monde.
-Il parait un peu déstabilisé depuis que... depuis quelques temps, mais il s'en remettra. Et puis... Hagrid doit sûrement lui manquer...
Harry ne répondit pas. Il en avait assez que tout le monde fasse des allusions à la mort de Sirius. Ne pouvaient-ils pas éviter de le faire penser à cet évènement ou lui en parler vraiment ? Harry ne supportait pas cette façon de faire semblant d'en parler pour avoir la conscience tranquille.
Il passa la matinée à manger et réfléchir pendant qu'Hermione tricotait en silence quelque chose qui ressemblait à un pull de toute petite taille. Harry n'eut pas le cœur de lui demander si elle continuait ses histoires de SALE de peur de devoir subir une nouvelle campagne publicitaire sur le droit des elfes.
Plus tard, alors que Harry, Ron et Hermione étaient dans le grenier avec Buck, trois grandes chouettes s'engouffrèrent dans la pièce par la fenêtre. Chacune leur laissa tomber entre les mains une enveloppe venant de Poudlard.
-Ce sont les listes de fournitures, s'exclama Ron tandis qu'ils ouvraient leurs lettres. C'est pas trop tôt !
-Le train part dimanche soir, annonça Hermione en lisant sa lettre. Comment ça se fait ? On va arriver lundi matin !
-Peut-être que c'est pour ne pas attirer l'attention en pleine journée, suggéra Harry. C'est peut-être plus prudent au cas ou Voldemort ou un mangemort ne vienne, il faut sûrement que la gare ne soit pas pleine de moldus.
Mirrabella : merci, j'espère que la suite te plait. (peut etre que ce chapitre n'est pas très intéressant mais par la suite ce sera mieux)
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