Bonsoir, bonsoir! (ou Bonjour, bonjour), je sais que je suis pas très régulière mais je suis en classe prépa et j'ai pas trop le temps d'écrire. J'ai essayé de faire un chapitre plus long, je dis bien essayé parce je suis pas sûre qu'il soit long ^^
Bonne lecture à tous ^^
Me voilà enfermer dans ma chambre jusqu'à … j'en sais trop rien à vrai dire.
J'avais essayé de soudoyer les gardes à ma porte, mais ils ont bien plus peur du Dr. Schmidt que de moi.
Alors me voilà assise en tailleur au milieu de la chambre les yeux fermés. Essayant de me concentrer.
J'avais entendu plus tôt dans la matinée les gardes dire qu'ils devaient emmener le "petit morveux" au Docteur. Depuis ce moment-là, j'essayais de me concentrer pour pouvoir entendre la conversation qu'ils tiendront. Pour l'instant, ce n'est pas une réussite.
Je soupirai regardant la pluie battant contre ma fenêtre. Puis ferma les yeux.
Concentration, tu dois la sentir, la ressentir, ne faire qu'un avec elle. Tu es elle. Tu tombes, tu t'écrases, tu glisses, tombe, écrase, glisse, tombe, écrase, glisse, tombe, écrase, glisse, tombe, écrase, glisse.
J'ouvris soudain les yeux, je voyais le bureau du Docteur, il pointait une arme vers le garçon…non...l'arme était dirigée vers un coin de la salle, vers une dame sans doute la mère de l'enfant. Le coup de feu partit d'un coup, la femme tomba comme une poupée de chiffon. J'entendis un cri, le mien qui semblait s'être étendu sur tout le camp, Schmidt regarde furtivement vers la fenêtre étonné, avant de porter son attention sur la clochette qui venait de se tordre devant la fureur du jeune homme.
Tout à coup, je me retrouvai dans ma chambre, entendant le cri de rage du nouveau venu. Ne pouvant pas supporter ce cri, je me bouchai les oreilles avec mes mains, ne voulant plus entendre sa douleur. Les larmes roulaient sur mes joues, tandis que j'essayais de faire le moins de bruit possible pour ne pas alerter les gardes.
C'était la première fois que je voyais quelqu'un mourir sous mes yeux. Bien sûr, je savais, qu'ici au camp des gens mourraient tous les jours, mais jamais je les avais vu rendre l'âme. Comment pouvait-on tuer quelqu'un comme ça ? C'était si inhumain, le meurtrier et les soldats n'avaient pas bronché lorsque la femme s'était effondrée.
Je sentis une présence qui se dirigeait vers ma porte, je séchai rapidement mes larmes, me levai. Je venais juste de m'asseoir sur mon lit quand le Dr. Schmidt entra dans ma chambre.
- Je suis impressionné mon enfant, tu as développé ton pouvoir sans mon aide. Tu es parvenu à étendre ton pouvoir à la pluie pour ne faire qu'un avec elle. Tu te rends compte Crystal. Toi, moi et le petit Erik, nous allons faire de grandes choses, vous êtes déjà puissants et je vous rendrais encore plus puissants, nous pourrions dominer le monde, dit-il en caressant mes cheveux blonds alors que je frissonnais de peur.
Cet homme était fou, c'était la seule explication plausible.
- Mais le but de ma visite n'était pas celui-ci, dit-il en asseyant dans mon lit, j'ai une horrible nouvelle à t'annoncer, un attentat est survenue dans les territoires ennemis et ton père qui se trouvait justement là-bas est mort, dit-il en me fixant, mes yeux commençaient à s'humidifier une nouvelle fois à ces mots, et ce n'est pas tout.
Il s'exprimait comme si tout cela le réjouissait.
- Ta mère a été tuée par les nazis pour trahison au Reich, elle aidait les gens à fuir. C'était une très vilaine fille comme toi, elle refusait de se plier aux règles.
- Vous mentez !
- Pourquoi le ferai-je ?
Parce que vous êtes un Psychopathe ?! Parce que votre seul but est de nous voir souffrir !
- Mon frère…murmurai-je, Qu'est-il arrivé à mon frère ? Dis-je plus fort
- Je crois qu'il a été confié à ta tante.
Je soupirai, mon frère était en vie. Mon moment de soulagement fut interrompu par le regard du Docteur, il me regardait intensément avec curiosité.
- Qu'il y a-t-il Monsieur ?
- Rien, je pensais que cela t'affecterait plus que ça, mais je ne suis trompé. Dit-il déçu.
Oui, cela m'affecte mais, vous pouvez mourir pour que je vous le montre, espèce de malade.
- Docteur, docteur, cria un soldat, il n'y a plus d'eau !
- Ah, je me disais aussi, dit-il en me fixant une lueur d'amusement dans les yeux, tu n'es pas si indifférente que tu veux le faire croire. Profite bien de ta dernière nuit de cette chambre ma chère Crystal, il n'y a plus personne pour te protéger maintenant.
Je le regardai partir, laissant libre cours à mes larmes une fois la porte fermée.
Tous ses événements d'un coup, c'était trop pour moi.
Pourquoi fallait-il que ça arrive ? Pourquoi n'ai-je rien pu faire ? Pourquoi suis-je si impuissante ? La réponse était simple, j'étais maudite, j'amenais la mort avec moi, elle était ma seule compagnie.
Cette dernière nuit, je la passais à pleurer dans ma peine, je ne me rendis pas compte qu'il grêlait dehors en plein mois de juin.
Je tiens à remercier ceux qui m'ont laissé une reviews, ça fait plaisir :D
