Auteur: Katoru87

Rating: M

Couple: moi je sais et, pour l'instant, c'est suffisant.

Genre: UA (Univers Alternatif)

Résumé: Harry est un jeune étudiant désargenté et seul qui fait de son mieux pour survivre à Londres., une ville hors de prix. Il va jusqu'à vendre la seule chose qu'il possède vraiment: son corps.

And all that music

Chapitre 3

C'est la dernière fois que je me laisse aller à mes penchants de bonté. Non seulement Ron est venu me relancer en espérant me faire croire qu'il a changé depuis la dernière fois – qui date d'à peine deux mois, je le précise! - mais il m'a pompé l'air pendant plus d'une demi-heure. Du coup, non seulement je suis vanné mais je suis énervé!

C'est quoi le mot qu'il comprends pas dans « non »?

Je regarde sa vieille Capri s'éloigner. Elle pétarade drôlement aujourd'hui. Sans doute, le froid. Enfin je m'en fous. J'ai pas les moyens d'avoir une voiture et de toute façon, le métro c'est beaucoup plus pratique, ça pollue moins et au final, en fin d'année, ça me revient moins cher. Londres est une capitale merveilleusement desservie par les transports publics, alors j'en profite.

La propriétaire m'accueille avec un immense sourire, comme d'habitude. C'est une petite vieille que j'adore, je la considère comme ma grand-mère. Elle ne me réclame jamais le loyer en retard, attendant tranquillement qu'il arrive dans sa boîte à lettres, et a toujours des cookies prêts pour moi dans son four éternellement chaud. Elle monte souvent chez moi pour m'écouter jouer et c'est un plaisir de parler avec elle. Sa petite-fille, c'est moins ça, mais elle est sympa quand même cette chère Pansy quand on la connaît.

- Harry? Tu rentres déjà?

- Je ne travaille pas ce soir, Miss Parkinson.

- Ça tombe bien, tu veux bien venir me changer l'ampoule de ma cuisine? Elle a claqué ce matin, en plein milieu de mon petit-déjeuner.

- Pas de problème.

C'est marrant comme elle a le pouvoir de me calmer. Je la suis dans son appartement. Il y fait toujours bon, ça sent la cannelle et le papier jaunie des vieilles photos et coupures de journaux accrochées partout sur les murs. L'une des raison pour lesquelles je l'apprécie tellement, c'est qu'on a les mêmes goûts en matière de jazz et d'ailleurs, il flotte dans l'air des accords de Louis Armstrong. Sur sa vieille platine un trente-trois tours fait sa ronde.

J'entre dans la cuisine et je sais que je vais en repartir avec un gros paquet de gâteaux. Ça sent si bon que je me collerais presque la tête à la porte du four. Cette vieille dame est une déesse de la pâtisserie. Et ses histoires sont passionnantes, comme la vie qu'elle a eu. Elle est née dans les années 1920, et depuis, elle n'a pas arrêté de bouger et de voyager. Née en Angleterre, scolarisée en France et en Amérique, fiancée en Algérie à un officier de l'armée britannique, elle a été de toutes les guerres et de tous les évènements marquant de l'après-guerre. Ses trois-fils sont respectivement nés en Chine sous le règne de Mao, au Japon et le petit dernier a vu le jour au Vietnam. Et bien sûr, ses enfants ont hérité du gène de la bougeotte: deux sont devenus journalistes; le dernier, photographe doté d'un talent incroyable. J'ai une photo de lui, originale et signée, qu'il m'a donné en personne l'annnée dernière. C'est un homme vraiment charmant et le père de Pansy.

Je lui change son ampoule rapidement et reste le temps que le disque se termine en buvant une tasse de thé à la menthe. Elle me raconte, photos et vieux journaux à l'appui, la naissance chaotique de son aîné et je m'écroule de rire. Alors qu'elle était en route pour l'hôpital, les Garde Rouge chinois ont arrêté sa voiture pour un contrôle et l'ont retenu tellement longtemps avec leur propagande sur leur dirigeant qu'elle a dû accoucher chez un commerçant, aidé tant bien que mal par des soldats encore plus paniqués qu'elle et un tout jeune étudiant en médecine. J'imagine les tronches de ces armoires à glace devant un tel spectacle!

Je me lève en entendant la porte s'ouvrir sur une Pansy hagarde et pâle. Quelque chose me dit qu'elle n'a pas eu la garde de sa fille. Ou qu'elle l'a eu, on ne sait jamais avec elle. Je préfère ne pas m'attarder, c'est qu'elle peut être hargneuse comme fille. Mon sachet de cookies à la main, je monte en courant les escaliers qui mènent aux combles, où il n'y a qu'une porte, celle de mon appartement. J'adore mon chez moi, c'est pour ça que je travaille d'arrache pied pour y rester, aidé en cela par une logeuse très compréhensive.

Je pose mes clés sur le buffet près de la porte, j'enlève mes chaussures pour enfouir avec délice mes pieds dans l'épaisse moquette crème et j'écoute mon répondeur – un cadeau d'un ex. J'ai un message.

« Salut Harry, c'est Draco. Je voulais juste te prévenir que la répétition de demain est annulée à cause du chef-d'orchestre qui a été appelé pour une urgence. Et le directeur du conservatoire m'a appelé pour me dire que le nouveau professeur de musique arrivera dés demain et qu'on aura cours avec lui, puisque la répèt' n'aura pas lieu. À demain. Salut »

Magnifique. Si je m'entends avec le nouveau prof aussi bien qu'avec l'ancien, ça risque d'être folklorique les cours. Et dire que c'est à cause d'une histoire de cul qu'il a démissionné l'autre. Il n'a pas apprécié que je refuse de lui montrer le mien et il a dû partir pour éviter un procés pour harcèlement moral et sexuel.

Je rembobine et réécoute le message de Draco avant de commander mon dîner. Dans une petite demi-heure, je pourrai passer à table. En attendant, je mets mon dernier CD de Michael Bublé dans ma chaîne stéréo et je me laisse porter par les remix jazzies et la voix chaude de ce type. Enfoncé dans mon canapé, je laisse mes yeux glisser sur ma décoration. Sans le voir, je visualise le mur derrière moi, avec sa bibliothèque qui croule sous le poids de mes romans et de mes livres « documentaires », la porte qui mène à ma chambre – ouverture en plein milieu de la paroie – et, de l'autre côté de la pièce, mes affiches de vieux films français et de chanteurs de jazz que j'ai acheté lors d'un voyage à Paris que j'ai fais en première. J'aimerais retourner en France un jour, voire même y vivre. Histoire de ne pas avoir appris la langue pour rien.

Au-dessus de moi, les poutres en chêne massif qui soutiennent le toit me servent d'étagères de fortunes. Au-dessus du coin cuisine, elles me servent à accrocher les casseroles en cuivre que Miss Parkinson m'a offert lors de mon emménagement.

Un petit meuble bas, dans lequel est posée ma stéréo, croule sous le poids de mes Cds. Et j'en ai encore d'autres dans ma chambre. J'aime la musique, je ne pourrais pas vivre sans. Je m'en achète deux ou trois par mois, de même que les livres. Ce n'est pas ça qui me ruine mais ça y contribue on va dire. Depuis quelque temps, je me suis calmé sur les vêtements mais il y a encore quelques mois, j'avais limite la fièvre acheteuse. J'ai une excuse: pendant des années j'ai porté les fringues d'obèse usagées de mon cousin Dudley. Je ne ressemblais à rien, je nageais dans ces horreurs informes qui me répugnaient comme pas possible. Quand tonton et tata Dursley m'ont foutu à la porte, la première chose que j'ai fait a été de brûler ces immondices. Puis je suis allé me réfugier chez mon parrain, Sirius Black.

Faut que j'arrête de penser à lui, sinon je vais encore pleurer. Comme à chaque fois que je pense à lui. Il me manque. Qu'est-ce que j'ai fait pour qu'il me foute dehors à son tour en me hurlant qu'il ne voulait plus me voir? J'ai eu beau l'appeler...

Mon coin cuisine, séparé du reste de la pièce par un comptoir à l'américaine, me nargue et me rappelle ma crise de flemme.

- Pas envie de cuisiner. Murmure-je à la pièce vide.

Ma pizza arrive et je la mange rapidement. J'ai envie d'aller dormir.

Mais avant, je passe à la salle de bain. Alors que l'eau coule sur mon corps, un souvenir de ma nuit avec Severus Snape, un mois plus tôt, me revient à l'esprit, et comme à chaque fois, impossible de rester de marbre. Je bande à cause d'un simple souvenir de ses mains sur ma peau.

Je me sens ridicule. J'espère que je finirai pas trouver quelqu'un de bien et qui voudra de moi, avec mon passé et mes angoisses. En attendant, mes mains remplacent les siennes et s'activent sur mon membre tendu.

Je jouis dans un sanglot.

o0O0o

Flash-back:

Harry, une carte de Londres dans une main et son étui à violon dans l'autre, arriva devant l'imposante bâtisse qui abritait le conservatoire. Les Dursley l'avaient jeté dehors un mois plus tôt et il était parti vivre chez son parrain. Celui-ci vivait à la périphérie de Londres mais c'était la première fois que le brun mettait les pieds au coeur de la capitale. Il avait bien failli se perdre en chemin et il lui avait fallu pas mal de temps pour comprendre le fonctionnement du métro, mais il n'avait pas perdu le moral pour autant: il avait réussi haut la main son concours d'entrée au conservatoire et, pour la première fois, il entra dans cette antre de la musique.

Il allait enfin pouvoir réaliser son rêve de devenir violoniste.

Dans le vaste hall d'entrée, Harry se sentit minuscule, comme perdu dans une mer de marbre blanc. Sur les murs étaient épinglées de nombreuses affiches des concerts des années passées. Il avait vaincu le trajet de chez Sirius à cet endroit, il pourrait bien trouver sa salle de cours tout seul. Quoique, étant donné le nombre de porte, il aurait peut-être dû prévoir quelques boîtes de conserves en ravitaillement. Combien ça allait lui prendre de trouver cette foutue salle?

Une main se posa sur son épaule et une voix, aussi chaude et douce que du chocolat fondu résonna à ses oreilles.

- Vous êtes perdu?

Il se retourna, se retrouvant devant un jeune homme – bien plus grand que lui, bien sûr. Tous les hommes qu'il connaissait dépassaient son ridicule mètre soixante – magnifique. Il devait lever les yeux pour le regarder mais ça, au bout de dix-huit ans de pratique, il avait l'habitude. Il se perdit dans la contemplation de deux perles d'un bleu azur surprenant, d'un visage parfait et finement viril encadré par quelques mèches blondes, d'une peau blanche et visiblement douce comme la soie et d'un corps à damner un saint.

Il espéra qu'il n'était pas en train de baver.

- Un peu oui.

- Vous êtes nouveau?

- Oui. Je cherche la salle Mozart.

- Ah, alors on est dans le même groupe d'étude. Je m'appelle Draco Malfoy, pianiste en devenir.

Il lui tendit une main blanche et fine. Une main de musicien. Une main d'esthète.

- Harry Potter, violoniste célèbre en devenir. Répondit-il, en souriant crânement.

Harry serra la main du blond en riant avec lui.

Quelques mois plus tard, Sirius le mit à la porte et il dut se débrouiller seul pour subvenir à ses besoins.

o0O0o

J'arrive trés en avance, mais je veux profiter de la salle pour m'exercer avant le début du cours. L'immensité du hall me frappe à chaque fois, mais cette fois, je sais où je dois aller et je m'y rends sans perdre de temps. La salle Mozart est la plus grande du conservatoire, la mieux sonorisée aussi. Elle se trouve au deuxième étage, tout au bout d'un couloir qui semble interminable. Si Draco ne m'avait pas guidé la première fois que je suis venu, je pense que je chercherais encore l'entrée.

D'ailleurs, la porte se dresse devant moi et je constate que je ne suis pas le seul lève-tôt de mon groupe. Je reconnaîtrais cette façon de jouer, vivante et passionnée, entre mille. Draco a vraiment beaucoup de talent, il fait corps avec le piano et part dans son propre monde au contact des touches blanches et noires.

J'ouvre la porte, mais je n'ose pas entrer. Je n'ai pas envie de le déranger. Il est si beau quand il joue. Il est si beau tout court que je ne résiste pas à l'envie de le regarder.

C'est lui mon amour impossible. Je suis tombé amoureux petit à petit, à force de le fréquenter, à force de jouer avec lui. Mes sentiments se sont construit avec le temps et c'est douloureux, parce-que c'est la preuve de leur force et de leur vérité. Je sais que je l'aime, contrairement à Snape qui lui me plaît beaucoup mais dont je ne suis pas amoureux. Tout en sachant que je pourrais l'être si je passais ne serait-ce qu'une deuxième soirée avec lui.

Mais je n'aurais jamais ni l'un, ni l'autre. Snape, je sais que je ne le reverrai probablement plus. Où alors, ce sera de nouveau en tant que client et gigolo.

Draco, c'est déjà plus compliqué. D'abord, il a un petit-ami – même si je ne l'ai jamais rencontré – et ça fait plus de trois ans que ça dure. Il est heureux avec lui et je ne ferai rien qui puisse gâcher ça. Ensuite, il est le fils de Lucius Malfoy. Je me refuse à imaginer sa tête si jamais il apprenait que je couche avec son père pour l'argent. Je ne tiens pas à le voir déçu et dégoûté. Il sait que je suis gay, il ignore que j'ai du mal à boucler mes fins de mois et qu'il m'arrive de me vendre.

Enfin, nous ne sommes pas du même monde, même si la musique nous lie. Alors, je profite de ce qu'on me donne sans jamais oser demander plus. Je suis lâche, mais je n'ai pas envie de perdre le peu que j'ai. Je choisis la facilité en m'apitoyant sur mon sort, mais je défie quiconque de me dire que je ne fais rien pour m'en sortir. Je ne me bats pas, parce-que je réserve mon énergie à autre chose: gagner de quoi vivre par exemple.

- Harry, tu es là depuis longtemps?

Je sursaute. Je n'avais même pas remarqué que la musique avait cessé. Il me sourit et je m'approche. Il se décale et je m'installe à côté de lui sur l'étroite petite banquette. Mes doigts volent sur quelques touches, esquissant un morceau de Chopin que Draco m'a appris. Le seul que je sais jouer avec cet instrument.

- Tu es venu si tôt pour éviter de croiser Lupin dans les couloirs, je me trompe?

- Tu me connais trop bien.

Il y a un mois et demi, un nouveau prof de musique est arrivé. Draco m'avait d'ailleurs laissé un message pour me prévenir. Seulement, ce professeur n'était autre que Remus Lupin, ami de feu mes parents et ex-amant de mon parrain. Je ne sais pas ce qu'il s'est passé, ni ce que j'ai fait, mais je suis sûr que c'est de ma faute si lui et Sirius ont rompu. Le lendemain de leur rupture, je me suis retrouvé à la rue pour la deuxième fois en moins d'un an.

Remus me considère comme responsable et il me le fait sentir à chaque cours. Il m'ignore, ne corrigeant que mes plus grossières erreurs avec une hargne qui ne le rend pas populaire. Mes camarades pensent qu'il ne devrait pas mélanger vie privée et professionnelle et j'ai le soutiens de tous. Mais si au moins je savais ce que j'ai fait, je pourrais essayer de me faire pardonner.

J'ai appris récemment que les choses s'étaient arrangées d'elles-mêmes: Remus et Sirius sont de nouveau ensemble. J'en déduis que mon cher professeur veut me tenir à l'écart de sa « nouvelle vie » pour que je ne la gâche pas. Ça me fait mal de voir où nous en sommes arrivés: je le considérais comme un oncle très proche, voire un grand-frère.

C'est décidé, dimanche, quitte à défoncer sa porte, j'irai rendre une petite visite à la seule « famille » qu'il me reste. J'ai essayé tant et tant de fois de lui parler au cours de ces derniers mois que je me demande comment ça se fait que je n'ai pas encore abandonné. Mais cette fois, ce sera ma dernière tentative. Être séparé de lui définitivement me sera douloureux. Encore plus qu'avant mais je suis fatigué. Fatigué de me sentir coupable d'un crime dont j'ignore la nature.

- Que voilà une ambiance mignonne à croquer! Draco fait gaffe, il est fragile notre Harry. Une brute comme toi ne pourrait que le briser.

- Zabini, tu viens à peine d'arriver et tu me fatigues déjà! Et puis, je te signale que je suis la délicatesse incarnée. Harry ne risque rien avec moi.

Mon blond achève sa tirade en me serrant dans ses bras et j'en profite pour m'ennivrer de son odeur – tiens, c'est marrant, elle me rappelle quelque chose. Depuis quelques temps, il est plus familier avec moi, il me touche à la moindre occasion et j'avoue que j'en profite.

- L'écoute pas Harry et vient plutôt avec moi. Entre violonistes on se comprend!

Et c'est parti! Blaise et Draco s'adorent, et moi, je les adore tous les deux. Ce sont mes meilleurs amis, ils savent presque tout à mon sujet et réciproquement – mais ils ne peuvent pas s'empêcher de s'asticoter. Et dans leurs délires, je suis la jeune fille en détresse, prisonnière de deux dragons et eux, les preux chevaliers chargés de me libérer.

Cela dit, faut pas se tromper: Zabini a arrêté de me voir comme fragile le jour où je lui ais mis une bonne droite. Il a beau être hétéro, j'ai moyennement apprécié que sa main vienne squatter mes fesses. Il prétend que c'était un accident, je maintiens que c'était une tentative pour me peloter. Il voulait, selon lui, voir la réaction d'un gars qui me matait avec insistante depuis un moment. Et il a vu des étoiles.

Non mais, pas une lopette moi!

Les autres élèves arrivent les uns après les autres. Ils s'installent, papotent en préparant leurs instruments mais quand Remus entre, le silence s'abat sur nous. Je suis toujours contre Draco, nos cuisses se touchent.

- Monsieur Potter, retournez immédiatement à votre place! Notre pianiste à besoin d'espace.

Ben voilà. Il perd pas de temps aujourd'hui. J'ai oublié de préciser que Draco est le chouchou du prof, et donc, il suffit que je l'approche ou que je respire le même air que lui pour m'attirer le couroux de l'homme que je croyais le plus gentil au monde.

Un murmure de protestation et d'indignation secoue les rangs, immédiatement réduit au silence par un regard haineux de notre enseignant. On croirait pas à le voir, mais il en impose.

Je sens que la journée va être longue. J'aimerais avoir une répétition avec un orchestre quelconque, mais pour ça, il va falloir que j'attende encore un peu.

Le mois prochain, il faudra que je recontacte Lucius. Le pécule donné par Snape a bien diminué, il m'a bien aidé – surtout que le mois dernier, j'ai dû remplacer mon archet, d'où forte diminution de mes réserves – mais je n'ai plus le choix. Malfoy père n'est plus revenu au restaurant depuis la fois où son ami était avec lui. Je jette un coup d'oeil à son fils, il est concentré sur ses partitions.

J'espère que jamais il ne sera au courant de la vérité.

- Potter, soyez attentif! Crie Remus.

- Pardon, monsieur.

Il faut vraiment que je mette les choses au clair. J'aime mon parrain, j'aime Remus et ils me manquent tous les deux.

Je veux les retrouver.

Comme avant.

À suivre...