Salut tout le monde !

Il m'est arrivé un truc super, d'ailleurs c'est grâce à ça que je poste en retard : mon ordi m'a lâchée.

Oui oui. Vous avez bien lu. Il n'est plus. De ce fait, j'ai perdu les chapitres que j'avais d'avance (un et demi). Dont celui-ci. Vous comprendrez donc que (même si, par respect pour vous, et afin d'honorer au mieux mon engagement, j'ai quand même décidé de le réécrire ) il est beaucoup moins complet que l'autre. Pour la simple et bonne raison que, comme toute personne normale, j'ai horreur de devoir me prendre le chou 2 fois pour la même chose.

Donc quand on m'aura restitué les données de l'autre ordinateur, je vous mettrai le chapitre original (avec quelques modifications, du coup).

Merci à Zod'a Tor' Weran, francinette, Foxyju, , Pimy (avec qui je compatis encore plus maintenant qu'il m'est arrivé la même galère ^^') et Maxzaea pour leurs reviews, ça me fait toujours très plaisir ! (=

Ainsi qu'à ceux qui ont ajouté LBAP dans leurs favoris et alerts ! 3

Suite à une demande de Pimy, je vais plutôt vous mettre les chansons de la playlist ici, avec des chiffres que je glisserai dans le texte. ( :

1 ) Walking dream – Natalie Walker

2 ) Intro – The XX

3 ) Midnight City – M83

4 ) Cinderella – Steve Moakler

5 ) Runaway – Joe Brooks

6 ) Love to love you baby – Donna Summer (petite touche d'humour, vu le contexte =°)

7 ) Girl With Golden Eyes – Sixx AM

Bonne lecture !


LBAP

III. Notre vengeance sera le pardon (partie 1)

(Dimanche 9 septembre: )

( 1 )

Heure d'agir

Il y avait deux façons de réagir à ce que je venais de vivre. La première : pleurer pendant des heures, à se demander pourquoi moi. La seconde : prendre le taureau par les cornes, et aller de l'avant.

C'était assez simple, en fait. Je devais trouver l'ordure qui m'avait mise dans cette situation afin de pouvoir oublier cette histoire. Le problème étant que seuls les Maraudeurs pouvaient avoir une idée de qui leur en voulait. Il fallait donc que j'aille le leur demander.

Cependant, est-il nécessaire de préciser que je n'avais aucune envie de voir la sale gueule de Sirius Black, en ce moment ? Je ne crois pas.

C'était encore trop tôt. Il m'avait attaquée à coup de cognards le matin-même. Comment avoir envie d'aller le trouver et de discuter paisiblement avec lui, après ça ? Non. Je n'irai pas voir Sirius Black. Plutôt crever.

Là, tout de suite, j'avais davantage besoin de soutien. Celui de mes meilleurs amis. Tous deux étaient les personnes qui pourraient me changer les idées. Ou alors, au contraire, me trouver une solution écartant l'intervention d'un quelconque brun orgueilleux.

Je me suis levée de mon lit et j'ai quitté le dortoir. Le laissant vide. Lily était à la bibliothèque pour faire réviser Alexie et Merely. La pièce était donc déserte. J'avais pu réfléchir, me recentrer.

A présent, c'était le moment de sortir de cet endroit silencieux pour retrouver l'animation de la salle commune.

Croire que la traverser me faisait plaisir était une erreur. Je n'aimais pas le fait de devoir passer par cet endroit bruyant. Aujourd'hui, je n'avais pas envie de rire. Pas envie de chanter. Pas envie de bavasser. Juste envie de trouver l'enfoiré.

Je voulais le pourrir jusqu'à n'en plus pouvoir. Seulement pour ça, il me fallait mettre la main dessus.

Pendant que j'approchais de la sortie de la salle commune, j'ai entendu une voix féminine murmurer sur mon passage : « je crois qu'elle a un problème avec les Maraudeurs ».

( 2 )

Mon sang n'a fait qu'un tour. J'ai fait volte-face et sorti ma baguette. Cette gamine allait la boucler, ou j'allais m'en occuper. J'ai levé le morceau de bois vers elle, me suis approchée, et j'ai posé l'extrémité de ma baguette sur sa gorge. Il fallait vraiment, vraiment que je me calme. Alors si elle commençait à jouer les malines, j'allais avoir du mal à me retenir. Quoi de mal à lui lancer un petit sortilège de bloque-langue, après tout ?

Cette sale gosse qui ne savait rien, mais croyais le contraire ? Cette imbécile qui se donnait de l'importance par l'évocation de potins. Il fallait que quelqu'un lui donne une leçon...

- Tu ne sais rien. Alors tais-toi. Ce sera toujours mieux que de raconter n'importe quoi.

...Mais ce quelqu'un ne serait pas moi.

Ma déclaration a résonné dans ma tête. Le silence c'était fait dans la salle commune. Je croyais qu'elle allait passer inaperçue, mais au lieu de ça, tout le monde me regardait. Les yeux grands ouverts, des première année se pressaient vers la porte des dortoirs.

Et ça se dit courageux ?

J'ai rangé ma baguette dans ma poche intérieure et me suis retournée, avant de disparaître par l'ouverture dans le mur.

Merlin... je deviens cinglée.

Heure de mettre la main sur l'anguille qu'est Daniels

Je me suis rendue à la tour de Serdaigle, et j'ai fait le pied de grue dans l'espoir de pouvoir parler à mes amis.

Je viens de me rendre compte que Alexie s'est tirée à la bibliothèque sans se soucier de comment j'allais, alors qu'elle était là lors de l'entraînement.

Enfin... en même temps, qu'est-ce que je pouvais attendre d'une nana capable de sortir avec James Potter ? Rien. Juste qu'elle ne vienne pas me pleurer dessus lorsque ce même James Potter la larguerait. Chez les Maraudeurs, c'était la suite logique, non ?

Encore qu'Alexie durait, l'air de rien... cela faisait bien quatre mois qu'ils étaient ensemble. Bon... tous deux avaient convenu qu'ils étaient libres durant l'été, mais quand même.

Une petite joufflue est apparue, m'a jaugée, et a fini par demander :

- Qu'est-ce que tu fous là ?

(3)

Alors... hormis le fait que son manque de respect m'ait donné une féroce envie de la baffer, j'ai remarqué que la petite Serdaigle avait le ton de la gamine emmerdante. Ce ton de la gosse qui tape un scandale chez Honeydukes pour avoir ses chocogrenouilles.

Vous voyez le genre ?

Je me suis relevée – oui parce que j'étais affalée par terre telle une pauvresse – et l'ai toisée quelques secondes avant de répondre :

- Je voudrais parler à Abigail Daniels.

Sachant que Abi ne se déplaçait jamais sans son pote, j'ai ajouté :

- Et Alek Jonhson.

C'est alors produit un étrange phénomène : la gosse m'a fixée, je l'ai fixée, on s'est fixées. Et là, je me suis dit que la perspicacité n'était pas un don qui avait touché tous les Serdaigle. Cette petite devait être trop conne pour comprendre que je lui avais indirectement demandé d'aller les chercher.

J'ai failli me mettre à mimer dans l'espoir qu'elle saisisse la demande subtile, mais j'ai vu la petite ampoule s'allumer au-dessus de sa tête. Alors, la gamine s'est dirigée vers la porte, a répondu à une énigme et a disparu dans la salle commune de Bleu et Bronze.

Disons simplement que j'espérais à cet instant qu'elle avait bien saisi ma requête.

Je me suis rassise et j'ai ramené mes genoux contre moi. Comptant les secondes.

- Heaven ?

J'ai relevé la tête en entendant la voix familière de ma meilleure amie. Elle s'est approchée de moi, Alek sur ses talons.

- Salut vous deux, ai-je répondu.

Alek m'a souri, je lui ai rendu la politesse automatiquement, oubliant ce pour quoi j'étais venue. Abigail, beaucoup plus terre à terre n'a cependant pas tardé à me ramener à mes problèmes :

- Qu'est-ce qu'il t'arrive ?

Ça résume pas mal notre relation, cette question. Je vais toujours voir Abi et Alek quand j'ai un souci que je n'arrive pas à résoudre. Autrement dit : assez régulièrement.

Je suis ce qu'on appelle un aimant à connerie.

- Venez. On va en parler dans le parc.

Heure des complots

Je regardais distraitement mon reflet sur l'eau du lac noir. Nous étions assis en demi-cercle au bord de l'eau. Abigail était au milieu, et je faisais face à Alek.

Je voyais celui-ci s'agiter dans mon champs de vision, bougeant les bras. A ces mouvements étaient associés des bruits de frottements et de déchirure.

J'ai finalement relevé les yeux vers lui. Il était tout simplement en train de raturer une feuille de parchemin. Enfin... il n'en restait maintenant qu'une petite partie.

Sentant probablement mes yeux posés sur lui, Alek a levé le regard et croisé le mien. Après un dernier coup d'oeil à sa feuille, il a annoncé :

- Tu dois trouver qui peut détester les Maraudeurs pour oser les balancer sans craindre de représailles.

J'ai cherché quelques secondes. Mais rien. Le trou noir.

Abigail a alors ajouté :

- Quelqu'un qui n'a rien à perdre, très probablement.

Quelqu'un qui n'a rien à perdre, ou quelqu'un de particulièrement stupide. Car abruti, il fallait l'être pour plomber le plan des Maraudeurs. Si seulement cette personne savait combien elle allait payer cher pour ce sabotage... même si je ne m'en étais pas mêlée, elle aurait morflé.

- Tu devrais parler à Black. Vous devez vous associer pour parvenir à démasquer la balance, a déclaré Abigail.

J'ai lancé un regard de détresse à Alek, qui a cependant acquiescé.

LE. SA. LAUD.

Je ne voulais pas avoir à adresser la parole à Black. Ni même à Potter. J'ai donc tenté :

- Mais Lulu pourra m'en dire tout autant, et ce n'est pas... Black.

(4)

Oui. Lupin, je le surnomme Lulu. Je trouve que ça va bien avec sa tête de peluche et son air gentil. Il est toujours plus sympa que les autres, Lulu. Et plus patient aussi. Bon à marier, quoi !Lulu, en plus, c'était ma peluche quand j'étais petite. Ma mère me forçait à dire que c'était un chien, alors que j'étais persuadée qu'il s'agissait d'un loup. Vu les crocs...

Bref. Lulu était un loup qu'on appelait chien pour ne pas faire de vagues au niveau du Chemin de Traverse.

Oui parce que. Voyez-vous, il y a des phrases qu'étant petite, je prenais plaisir à hurler. Comme par exemple « j'adoooooore les louuuups ! » juste parce que ma peluche en représentait un. Donc bon. Ça aurait fait un peu désordre, de gueuler ça au milieu des sorciers.

Enfin je vois pas pourquoi je parle soudainement de Lulu. Surtout qu'il n'y a aucun rapport entre Lupin et mon loup en peluche.

Retour à notre histoire...

Abi et Alek ont échangé un regard. Et puis, d'un commun accord, ils m'ont répondu :

- Non.

Ça m'a un peu fait l'effet d'une douche froide. Glacée. D'un tour dans le congélateur, en fait. Ils venaient de me dire « non ». J'aurais jamais cru qu'ils pourraient dire « non ». C'est totalement insensé, de me dire « non » alors que la seule réponse possible à cette proposition est « oui ». Je veux dire... c'est pas eux qui décident. Je veux pas parler à Black, qui ils sont pour m'y contraindre ?

- Pourquoi ?

Ma voix a prit une sonorité qui me déplaisait fortement. Située entre la supplication et la désespérance. Le genre de ton qui m'horripile, de par sa niaiserie et l'impression de faiblesse qu'il donne.

Alek et Abi se sont a nouveau concertés du regard, puis le Serdaigle a commencé à mon répondre :

- Si tu recherches le coupable avec Sirius Black, toi, la rancunière et lui, l'impulsif, vous allez avoir une vengeance incroyable. Vos deux esprits tordus mettront au point une excellente stratégie.

Et Abi a enchaîné :

- Tandis que si tu t'allies à Lup' le bisounours, ce sera bien moins sauvage, et tu resteras très probablement sur ta faim.

D'accord.

Je n'avais pas, mais alors pas du tout vu les choses sous cet angle.

Heure des pensées inclassables

Jean Jacques Rousseau disait que c'était la société qui influençait l'Homme, et qui faisait de lui ce qu'il était.

Je ne suis pas d'accord.

Avant, c'était le cas. Je me disais que lorsque l'on voyait le jour, nous étions obligés de boire les paroles de notre entourage : une table s'appelait « table », une chaise s'appelait « chaise ». Il n'y avait pas lieu d'objecter. On nous le disait, c'était donc vrai.

Pourquoi ?

Parce que.

Ensuite, je me suis rendue compte que Sirius Black, qui avait grandi dans un environnement de sang purs était quelqu'un de presque plus investi dans la cause des né-moldus que n'importe quel « sang-de-bourbe » de Poudlard.

Alors voilà : deux solutions.

Sirius Black avait fait la rencontre de personnes qui avaient changé sa façon de voir les choses. Ou alors, il avait su discerner lui-même le vrai du faux.

Voilà le genre de questions qui, de toute façon, resterait à jamais sans réponse. Une raison à cela : je ne pouvais pas le lui demander. Pourquoi ? Parce que Sirius Black avait voulu me tuer dans la matinée et que, par conséquent, je ne me sentais pas d'aborder ce genre de sujet avec mon presque-assassin. Et puis Black n'était pas mon ami. Parler de sa famille c'était... impensable.

Personne à Poudlard ne savait réellement ce qu'il se passait chez lui. Une seule information était confirmée : Sirius Black n'adressait jamais la parole à son jeune frère, Regulus Black, et il était en froid avec sa famille.

C'est tout.

Personnellement, je me contente de ça. Parce que la vie de Black ne m'intéresse pas, finalement. D'ailleurs je vois pas pourquoi Carly Piers s'est lancée dans des investigations loufoques juste pour « mieux cerner la personnalité de Sirius ». On s'en fout. Si il veut en parler, il en parle. Sinon, il dit rien.

Comme moi, quoi.

Enfin maintenant, je suis plus sûre de si j'ai la même opinion que Rousseau ou pas. C'est vrai qu'au départ, j'avais pas pensé que ses amis avaient pu l'influencer. Il a l'air tellement... enfin Sirius Black est son propre chef. Du moins c'est l'impression qu'il donne.

Mais attends là je disserte sur Sirius Black, dont je n'ai rien à foutre. C'est paradoxal quand même...

Donc je vais arrêter, histoire de pas discréditer mes propres propos.

Heure d'aller le voir

(5)

Je suis finalement arrivée en face du portrait de la Grosse Dame et lui ai donné le mot de passe permettant d'accéder à la salle commune. L'ouverture est apparue après que le tableau ait pivoté, et je suis entrée dans la pièce chaleureuse.

Enfin... chaleureuse. Si elle avait été animée et pleine d'élèves joyeux quelques minutes auparavant, mon entrée avait eu le mérite de ramener le calme à l'intérieur. Tous me regardaient avec de grands yeux. Pourtant, les gens n'étaient pas exactement les mêmes.

C'est fou comme les nouvelles circulent vite.

Ainsi donc, il n'y avait strictement aucun bruit lorsque je me suis dirigée vers les Maraudeurs. On aurait pu entendre les neurones de Potter s'agiter, le nez plongé sur un parchemin tout barbouillé.

Je me suis raclé la gorge pour signifier ma présence, ils ont relevé la tête vers moi en un éclair. Dans un mouvement empreint d'une synchronie parfaite.

Peter Pettigrow ne semblait pas particulièrement ravi de me voir. Je crois que c'est à cause de mon comportement un peu plus tôt dans cette même pièce. Les garçons avaient dû en entendre parler.

Bref. Toujours est-il que, après réflexion, aucun ne semblait très ravi de me voir. Tous avaient les sourcils froncés et l'air qu'on affiche quand on s'est fait couper en pleine résolution de prédiction en divination.

Visiblement, ils avaient peur d'oublier leur solution et n'avaient qu'une envie : me voir dégager.

- Salut, ai-je commencé.

Je les avais déjà vus. C'était stupide, de commencer par « salut ». Ils n'ont pas tiqué, me fixant toujours avec cet air de pitbull qui pense : « qu'est-ce que tu nous veux toi là ? ».

- Black, il faudrait que je te parle... s'il te plaît.

Je déteste devoir ajouter des formules de politesse quand je n'ai moi-même pas envie de ce que je demande.

Pour ceux qui seraient un peu lents, ça veut dire que dire « s'il te plaît » alors que j'ai même pas envie de parler à Black me fait très mal. Voilà.

- T'as pas l'impression qu'on est occupés, Cooper ?

- Si si, j'ai bien vu que vous étiez en train de faire du coloriage. D'ailleurs vu vos têtes, ça devait au moins être du niveau première année Serdaigle étant donnée votre concentration. Simplement là, j'ai à te parler.

Un silence a accueillit ma réplique. J'imagine que ce genre de réponse ne lui donnait pas une envie folle de me suivre, mais je n'avais pas prévu de me laisser faire.

J'ai regardé subrepticement du côté de Lulu : il me affichait un air franchement désapprobateur. Ca m'a d'ailleurs un peu refroidie. Pas qu'il pense que je suis garce, mais... je sais pas. Il fait culpabiliser ce mec.

- Si je viens, tu me lâches pour le reste de l'année ? A demandé Black

Dire oui aurait été un mensonge tout à fait honteux.

- Je sais pas. Ça risque d'être compliqué. T'es tellement irrésistible. Je me demande si je vais pouvoir me passer de toi...

Comme ça au moins, il croit que je me fous de sa gueule (ce qui n'est pas faux) et j'ai pas à lui dire que je le laisserai tranquille. Donc pas de mensonge. CQFD.

- Allez viens, ai-je finalement soupiré.

J'ai attrapé son bras et l'ai entraîné à travers la salle commune avant de le pousser à travers le trou du portrait de la Grosse dame. Là, je l'ai à nouveau pris par le bras et l'ai emmené quelques couloirs plus loin.

(6)

- Écoute Cooper, je sais pas pourquoi tu m'emmènes aussi loin, et je dois t'avouer que je me sens pas rassuré.

Je l'ai fusillé du regard.

- Attends. Tu crois que je vais te violer ? me suis-je insurgée.

Je l'ai toisé quelques secondes avant de cracher avec dédain :

- Franchement, y a pas de risques...

Bim. J'étais contente. Même si je venais de mentir comme une arracheuse de dents.

Oui, car c'était mentir que de dire qu'il ne courrait aucun risque. Pas que je sois capable de franchir le pas, mais il n'était pas moche comme je lui avais fait comprendre.

Oui, car je mets au défi n'importe quelle personne (fille ou garçon) d'affirmer que le gars qui est en face de moi est moche.

C'est bien ce que je pensais.

(7)

Un silence s'est installé. Un silence qui a duré.

Duré.

Duré.

Dur...

- Bon qu'est-ce que t'avais de si important à dire ? A-t-il fini par s'impatienter

J'ai cherché rapidement quoi lui dire. C'est vrai que je n'avais pas pensé au moment où je devrais lui exposer la situation, trop occupée à ruminer sur mon obligation de devoir m'associer avec lui.

- Je veux qu'on cherche la balance ensemble. Et qu'on se venge ensemble.

Ça a eu le mérite de le surprendre. Mais qu'est-ce qu'il imaginait ? Que j'allais lui demander de m'excuser pour avoir été sur la trajectoire de ses cognards ?

- Ensemble ? Mais enfin pourquoi tu veux qu'on cherche ensemble ça n'a pas de sens et puis... non.

Je n'ai pas compris ce qu'il baragouinait. Alors je me suis contentée d'arquer un sourcil et de le regarder bizarrement.

- Non. On ne va pas chercher ensemble. Laisse tomber. Et puis, pourquoi t'en fais une affaire personnelle ? T'étais même pas visée !

J'ai vu rouge.

- Tu crois que je vais laisser cet enfoiré tranquille alors que, par sa faute, j'ai faillit me retrouver à l'infirmerie avec la tête en moins, décapitée par un cognard ?

- Ah oui, à ce propos...

- Quoi ?

Alors oui, mon « quoi » avait été légèrement agressif (au point que Black a attendu que je me calme pour reprendre) mais il m'avait lancée, aussi !

- Je m'excuse.

On ne s'excuse pas soi-même.

- Ça va, ai-je accepté en balayant ses paroles de la main.

- Mais je ne veux toujours pas chercher avec toi.

Connard.

- Pourquoi ? me suis-je exclamée

- Je suis déjà sur le coup avec es autres Maraudeurs. Et, comme je t'ai dit, c'est pas ton affaire.

...

Putain on dirait la Police et le FBI qui se disputent une enquête.

- Mais c'est incroyable ça ! Pourquoi tu veux pas de moi ? Je veux dire, ça vous ferait toujours une aide supplémentaire, quoi...

Il a carré la mâchoire et s'est violemment pris les cheveux en soufflant par le nez. J'imagine que c'était de l'énervement...

- Pourquoi tu t'entêtes, bordel ?

- C'est toi qui t'entêtes ! Moi tout ce que je te demande, c'est d'accepter mon aide et de m'inclure dans votre plan de vengeance. Merlin, t'es bouché ou quoi ?

Non, ne me sortez pas la vieille vanne de maternelle « naaan je suis charcutieeer ! ». Ça n'est pas drôle. Et dans un moment comme ça, je crois que j'aurais envie de vous claquer.

- C'est toi qu'es bouchée ! Je viens de te dire qu'on veut pas de toi !

Ok... ce mec est un con.

- Mais je te demande pourquoi ! Ai-je renchéri

- Peu importe la raison ! On veut pas de toi et c'est tout ce qui compte.

Sur ces mots, Black s'est tiré à grandes enjambées, me plantant là, au milieu de ce couloir un peu sombre, comme une conne.

Je l'ai regardé partir puis, lorsqu'il a tourné le coin en direction de la salle commune, je me suis mise en marche dans la direction opposée. Je n'avais pas envie de le suivre. C'était trop nul. J'allais faire un tour aux cuisines, histoire de me changer les idées.

Le faim me tiraillait le ventre.

Faut dire que je n'avais pas mangé depuis les essais...


Et voilà :3

Alors oui, je sais : leur dernier dialogue transpire l'immaturité. C'est fait exprès x)

En plus, le chapitre est court.

Seulement, comme je vous dis, l'essentiel est là : je rajouterai les petits détails après !

J'espère que ce chapitre ne vous a pas déplu, et que le prochain (que je vais me mettre à réécrire) sera à la hauteur de vos attentes.

Voilà voilà,

bisous !

(Z'avez vu, je demande pas de reviews !)

Mais vous pouvez en laisser quand même =°

A tout bientôt mes lapins !