Salut à tous ! Merci pour vos retours, merci aux followers et ceux qui on mis l'histoire en favori, ça fait grandement plaisir!

Pour info je ne donne pas de fréquence de publication parce que je ne veux pas vous faire de promesse que je ne pourrais pas tenir, je publie dés que je peux promis!

J'en profite pour remercier ma merveilleuse femme qui me corrige , et qui me permet de vous publier des textes avec un minimum de fautes.

Démenti : Les personnages de The100 ne m'appartiennent pas.

Xxx

Chapitre 3 : I was twelve – part 2

Xxx

Après cet incident à l'anniversaire de Luna, nous retrouvions notre train train quotidien. Clarke repartit, une fois de plus vers son internat, et nous reprenions notre vie au collège. L'été arriva bien vite, et avec lui, les résultats scolaire de Clarke, qui explosa de joie en recevant son dernier bulletin. Elle avait atteint les espérances de sa mère, et même au-delà. Ce qui lui garantissait un rapide retour dans notre village.

Ces vacances-là furent plus animées que les autres années. Nous nous retrouvions tous les trois, comme d'habitude, mais Luna et Murphy se joignaient maintenant régulièrement à nous. On n'avait pas encore tout à fait quatorze ans, alors, n'ayant pas de moyen de transport, on restait encore la plupart du temps au village, pour aller faire un plongeon à la cascade, ou veiller autour du feu de camp.

Murphy, lui, il avait un scooter, ce qui lui permettait de nous rejoindre avec sa sœur quand ils le voulaient. Il partait régulièrement avec Lincoln pour retrouver Bellamy , et faire je ne sais quoi. Des trucs de garçons sans doute... Après tout, Lincoln avait longtemps été le seul garçon de notre entourage, Aden étant trop jeune pour compter. Ça devait probablement lui faire du bien de sortir un peu avec des gars. Ils appelaient ça, les journées mâles. Aucune fille n'était admise, ni nous, ni la sœur de Bellamy, qu'aucun de nous n'avait jamais rencontrée. Forcément, je n'avais recroisé Bellamy qu'une fois depuis l'anniversaire de Luna, et je ne l'aimais pas. En fait, je n'aimais pas sa façon de se comporter avec Clarke.

Nous on restait entre filles, Luna, Clarke et moi, pour s'engloutir des tonnes de gâteaux en tout genre que j'adorais faire, se faire bronzer à la rivière en profitant de l'absence des garçons, et passer des après-midi marathon devant la télé en se faisant l'intégral des Seigneurs des Anneaux, Retour vers le futur, ou Indiana Jones.

Bon, là où l'histoire était moins drôle, c'était que même si Clarke revenait dans le coin, malheureusement, sa mère l'avait inscrite au collège d'à côté. La négociation avait été dure, mais Abby tenait absolument à ce que Clarke aille dans le privé, et pas dans le collège public que l'on fréquentait.

Un grillage. C'était ce qui nous séparerait à la rentrée. Le grillage qui coupait la cour en deux, en délimitant le public du privé, les deux établissements ayant été construits l'un contre l'autre. Je râlais un peu quand elle nous l'annonça, mais après avoir passé un an complètement séparées, je me contenterai de pouvoir l'apercevoir pendant les pauses, et de la voir en fin de journée et les week-ends.

Le jour de la rentrée, je me sentais revivre en montant dans le car qui nous emmènerait au collège aux côtés de Clarke. Et même la séparation devant les grilles ne fut pas si frustrante.

Le coup dur arriva quelques semaines plus tard, quand à la sortie des classes, on retrouva Clarke, accompagnée d'une brune élancée, les yeux aussi noirs que ses cheveux. Elle me toisait du regard, tout en me regardant avancer vers Clarke.

Je crois que ce premier contact entre Octavia et moi a vraiment donné le ton à notre future relation. Sans arrêt dans la compétition, il ne se passa pas un jour sans qu'on se lance des vacheries. Malgré cette relation conflictuelle qui s'était instaurée entre nous, nous sommes devenues d'excellentes amies avec le temps.

Clarke nous la présenta donc, et ma jalousie refit surface en un instant. La dernière fois que j'avais ressenti ça, c'était à cette soirée, avec Bellamy. Je m'agaçais toute seule, et soutenais le regard de défi de que la brune me lançait sans sourciller.

J'avoue qu'avec mes amis de part et d'autre, on devait avoir l'air plutôt intimidant. Lincoln à ma gauche, le regard impassible, portait un jean troué et une veste militaire par-dessus un de ses éternel t-shirt gris. Il était coiffé d'une crête punk qui s'élevait entre les côtés rasés de son crâne. Luna quant à elle, se tenait à ma droite, ses cheveux longs coiffés n'importe comment partaient sans tous les sens, mais elle était toujours pleine d'assurance. Elle portait un sarouel bordeaux et un t-shirt large vert kaki. Avec mes tresses et mon long manteau noir en cuir, celui que je portais quel que soit le temps, sur un simple jean noir, je complétais le tableau. Sans être complètement excentriques, nos looks étaient pour le moins extravagants pour la ville dans laquelle nous étions.

Mais Octavia ne se laissa pas impressionner, et nous sourit poliment quand Clarke fit les présentations. Elle leva un sourcil quand vint mon tour.

- Alors c'est toi la fameuse Lexa ?

Sa question rhétorique me déstabilisa presque, et je me tournai imperceptiblement vers Clarke, cherchant une explication à ce commentaire. Je cru percevoir un léger rougissement chez ma blonde, et j'affichai un sourire suffisant quand je répondis simplement à Octavia.

- C'est moi.

J'étais plutôt fière que Clarke parle de moi à ses nouvelles amies, et vu la question d'Octavia, je devais être très présente dans les conversations.

Une fois la glace brisée, la discussion s'engagea naturellement alors qu'on se dirigeait vers les cars qui nous ramèneraient chez nous. Octavia était dans la même classe que Clarke, et elles s'étaient liées d'amitié.

Ses parents étaient décédés depuis plusieurs années, les laissant, elle et son frère, orphelins. Ils vivaient chez une famille d'accueil en attendant que son frère soit majeur, et qu'ils puissent enfin se prendre un appartement pour y vivre tous les deux. En attendant, celui-ci avait abandonné ses études dès qu'il avait eu seize ans pour chercher du travail, et il était apprenti chez un boulanger depuis six mois maintenant.

Sa présence dans un établissement privée m'étonna un peu en entendant son histoire. Mais elle expliqua brièvement que ses parents leur avaient légué un peu d'argent, et que son frère tenait à ce que cela serve à offrir la meilleure éducation qu'il soit à sa petite sœur.

C'est à peu près à ce moment que la catastrophe est arrivée. Parce qu'il n'était pas suffisant que Clarke se trouve une nouvelle amie de qui j'étais déjà royalement jalouse. Il se trouve qu'elle avait un frère plus âgé, qui semblait absolument super sur le papier, un vrai prince charmant. Alors quand elle prononça son nom, je blêmis d'horreur.

- Bellamy tenait absolument à ce que j'aille dans le privée, selon lui, « le public n'offre pas un suivi satisfaisant des élèves »... Imita-t-elle d'un air pompeux.

- Bellamy ?

Je la coupai en me tournant vers Clarke, observant sa réaction. Elle le savait, bien sûr elle le savait, elle fréquentait cette fille depuis plusieurs semaines, et son frère était sa seule famille. Elle avait forcément prononcée son nom des dizaines de fois, et Clarke avait forcément fait le rapprochement. Combien pouvait-il y avoir de Bellamy dans le coin ?

Furieuse, j'accélérai le pas, et m'engouffrai dans le bus sans prendre la peine de dire au revoir à mes amis. Au bout de quelques minutes, Clarke vint s'installer auprès de moi, et Lincoln se posa sur les sièges en face. Tout en positionnant ses écouteurs sur ses oreilles, il prit un air pensif en regardant à l'extérieur. En y repensant, il avait été particulièrement silencieux depuis notre rencontre avec Octavia. En me redressant légèrement, je pus voir qu'il la regardait à la dérobé. Je me laissais retomber lourdement sur mon siège et me renfrognais encore plus. Super, après Clarke qui craquait surement sur le grand frère, c'est Lincoln qui avait un truc pour la petite sœur. Génial !

- C'est quoi ton problème ?

Le ton exaspéré me fit réagir instantanément, et je relevai les yeux vers Clarke, qui me regardait en fronçant les sourcils. Clarke était en colère ? Après moi ? Mon comportement devait sérieusement laisser à désirer. Et pourtant, je n'arrivais pas à contrôler cette frustration qui grandissait en moi.

- Rien. Je répondis évasivement, tentant d'éluder la question.

- A d'autre Lexa. Qu'est-ce qu'il y a ? Me demanda-t-elle plus doucement, en se tournant complétement vers moi.

Je ne voyais plus Lincoln derrière elle, je ne voyais plus rien, ni personne. Que ces deux yeux bleus pénétrant qui lisaient en moi comme dans un livre ouvert. Je n'y couperai pas, j'étais coincée pour une grosse demi-heure, et rien d'autre à faire que discuter. Un soupir m'échappa, et je commençai à parler.

- Je n'aime pas Bellamy...

« Et si tu es amie avec sa sœur, tu le verras bien trop souvent à mon goût. » Mais ça je le gardais pour moi.

- Je ne suis pas amie avec Bellamy, je suis amie avec sa sœur. Et même si j'étais amie avec lui, il ne m'intéresse pas.

Cette phrase sonnait bizarrement, et elle s'en rendit compte, car elle se rassit face à la route, et sortit un livre d'histoire pour clore la discussion. Pourquoi avait-elle ressentit le besoin de me dire qu'il ne l'intéressait pas ? Après plus de réflexion, je commençais à me dire que c'était étrange que Clarke et moi, on ne parle jamais de garçon. Ça m'arrivait d'évoquer le sujet avec Luna, même si techniquement, c'est elle qui parlait, et que je grimaçais de dégout quand elle me disait qu'elle trouvait untel ou untel mignon.

Mais c'est le genre de choses que les meilleures amies partageaient habituellement. Je repoussais la pensée, en me disant que comme on s'était connues enfant, on n'avait pas l'habitude de parler de ce genre de chose, et que ça nous aurait fait bizarre. D'ailleurs, il me semblait qu'on venait de commencer, et j'étais bien trop troublée pour réitérer l'expérience de sitôt.

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Malgré mon aversion pour son frère, Octavia s'intégra parfaitement à notre petite bande. Je supportais occasionnellement la présence de Bellamy lors de nos sorties, car il était également l'ami de Murphy. Il s'était d'ailleurs acheté un scooter grâce à son maigre salaire pour accompagner le frère de Luna dans ses virées, et les deux filles profitaient pleinement de leurs frangins qui se faisaient un plaisir de les déposer chez nous. Bon, en fait, ils le faisaient la plupart du temps en râlant, mais comme ils continuaient, je supposais que cela ne les dérangeaient pas plus que ça.

D'ailleurs, il devint vite évident que Bellamy faisait toujours passer les besoins de sa sœur avant les sien. Il l'avait prouvé en la faisant inscrire dans cet établissement privé, alors que lui-même entrait dans la vie active, sacrifiant son éducation. Là-dessus, il s'entendait à merveille avec Abby, qui elle aussi, avait cette vision de l'éducation publique.

Lincoln lui, s'était éloigné du garçon plus âgé, et je présumais que c'était en rapport avec le comportement étrange qu'il adoptait dès qu'Octavia était dans les parages. J'en avais été agacée au début, mais finalement, je réalisai vite que j'étais bien plus jalouse de l'amitié entre elle et Clarke, que du flirt qui s'installait entre elle et Lincoln.

L'année passa à grande vitesse, et on se retrouva tous un week-end de juin pour fêter l'arrivée des vacances. Chacun avait des plans pour l'été, et c'était la seule soirée qu'on était sûrs de pouvoir passer tous ensemble. Même Anya, Bellamy et Murphy s'étaient joints à nous.

On avait tout organisé avec Lincoln, rassemblé du bois pour le feu, apporté des provisions, et même monté les tentes. Notre soirée camping était fin prête, on attendait plus que les invités. Alors qu'on allumait le feu, j'en profitais pour le taquiner sur la présence d'Octavia à la soirée.

- Alors ? Tu ne lui as toujours pas dit ?

Il se refrognât et marmonna en tournant la tête de l'autre côté.

- Je vois pas de quoi tu parles...

Un éclat de rire m'échappa bruyamment. Lincoln avait toujours nié ses sentiments pour Octavia, malgré l'évidence qui sautait aux yeux de tout le monde. Sous ses airs de gros dur, il était extrêmement timide. Mais le rouge qui colorait ses joues à cet instant ne pouvait me détromper.

On n'était pas du genre à étaler nos sentiments respectifs, mais je voyais bien qu'il avait du mal à gérer, alors j'insistais gentiment.

- Tu sais, je crois qu'elle t'aime bien. Je suis sûr que si tu lui demandais...elle voudrait bien être avec toi.

Il leva enfin son regard dans ma direction, les sourcils froncés.

- Lexa...

Il s'interrompit, et finit par me sourire tendrement.

- Merci.

Je le sentis hésiter à ajouter quelque chose, mais il secoua légèrement la tête, et frotta la tige de la pierre à feu pour envoyer les étincelles sur l'amadou. Oui, ça aurait été plus simple d'allumer avec un briquet, mais où était le plaisir la dedans ?

Je me demandais un instant ce qu'il allait ajouter, et quand j'allais lui poser la question, je sentis deux mains se poser sur mes yeux. Une sensation agréable se répandit dans mon corps, et un immense sourire vint éclairer mon visage.

- Clarke. Dis-je sans hésiter une seconde.

Je ne ratais jamais quand il s'agissait de Clarke. La vue me revint, et elle s'installa à mes côtés sur le tronc qui servait de banc. Elle affichait une adorable moue, entre la déception et la taquinerie.

- Comment tu fais ? Ce n'est pas juste, j'arrive jamais à te surprendre...

« Parce que je reconnaitrais ton odeur entre mille? Parce qu'à chaque fois que tu me touches des milliers de papillons s'envolent dans tout mon corps ? » Etrangement, les réponses qui me venaient naturellement semblaient toutes déplacées concernant ma meilleure amie. Je me contentai donc de hausser les épaules, et plongeait dans une réflexion profonde sur mes réactions.

Le fait est que j'avais de plus en plus de mal à comprendre ces sentiments en moi. L'adolescence, quelle plaie... Clarke était ma meilleure amie, mais parfois, en observant les autres autour de moi, je réalisais que notre relation était différente. Et que certains de mes sentiments étaient exacerbés. La jalousie que je ressentais dès que quelqu'un l'approchait d'un peu trop près, le sentiment de bien-être qui m'envahissait quand nous étions ensembles. Ce besoin que j'avais de la toucher, d'être près d'elle. Je ne comprenais pas que ma situation était encore pire que celle de Lincoln avec Octavia. Il était timide et n'osait pas faire le premier pas. J'étais complétement aveugle, et perdue dans mes sentiments, mélangeant tout dans ma tête.

Ma réflexion fut interrompue quelques instants plus tard au bruit des moteurs des scooters.

Murphy, Luna, Bellamy et Octavia arrivaient. Je savais qu'Anya ne viendrait qu'à la nuit tombée, elle avait une réputation de vampire à tenir. Le style gothique qu'elle arborait au lycée, et son agressivité naturelle lui avait valus ce surnom qu'elle trouvait plus qu'à son goût.

Les filles s'empressèrent de nous rejoindre pour nous saluer, et nous féliciter de l'organisation. Un sourire en coin, j'observai Clarke recevoir les compliments, sans contredire Luna qui lui demandait comment elle était arrivée à monter ces tentes. Elle se retourna légèrement vers moi, et me fit un clin d'œil.

J'intervins alors, expliquant le montage des tentes canadiennes que nous avions empruntées au père de Lincoln. De vieilles tentes de l'armée, avec divers camouflages sur la toile, assez grandes pour accueillir deux personnes chacune. Trois tentes, huit personnes...il était probable qu'Anya décide de rentrer comme on était à cinq minutes de la maison. On se serrera pour le reste.

Murphy et Bellamy arrivèrent les bras chargés de pack de bière, et Murphy alluma une cigarette. Aucun de nous ne fumait en temps normal, mais c'était la fête. Nous avons tous essayé ce soir-là.

Les saucisses furent rapidement cuites sur le grill, pendant qu'on se gavait de chips en échangeant des plaisanteries, et qu'on se racontait les meilleures anecdotes de l'année. Les traditionnels marshmallows suivirent alors qu'on attaquait le deuxième pack de bière, et vu qu'on n'avait absolument pas l'habitude de boire de l'alcool, les esprits commençaient déjà à s'échauffer un peu.

Après deux bières chacun, un peu plus concernant Bellamy et Murphy, la soirée était déjà bien avancée. Anya nous avait rejoints en cours de repas, mais n'avait pas touché aux boissons alcoolisées.

Je me retrouvais toujours à côté de Clarke, et dans le brouillard où je me trouvais, je n'arrivais pas à savoir si c'était de mon fait, ou du sien. Et puis Octavia proposa un jeu, et tout le monde s'empressa de s'installer autour de la bouteille vide qui tournait au centre du cercle.

Octavia lança la première fois, c'était elle qui avait proposé le jeu. Les règles étaient simples. Action ou Vérité. Le goulot pointa en direction d'Anya, qui choisit Action. La brunette était la seule à ne pas être intimidé par Anya. Etrangement d'ailleurs, car Anya était la grande sœur de Lincoln, avec des tendances hyper protectrices. Un peu comme Bellamy avec Octavia. Et dieu sait à quel point Bellamy intimidait Lincoln.

- Tu dois mettre dix marshmallow dans ta bouche.

Anya sourit férocement, et s'empara du paquet de bonbon que Murphy lui tendait. Elle engouffra les dix requis, et pour prouver qu'elle était Anya, elle en ajouta un onzième. Encore plus fort, elle les avala tous, sans en recracher un seul. Clarke et moi, on la regardait bouche bée, bien que habituées à ses prouesses d'ogresse quand il s'agissait de bouffe, elle nous étonnait toujours. C'était un truc de famille.

Puis Anya lança à son tour la bouteille, et tomba sur Bellamy. Il choisit Action, et se retrouva en caleçon pour le reste du jeu. Heureusement pour lui, la soirée était chaude en ce début d'été.

Le goulot s'arrêta ensuite sur Luna qui choisit Vérité, et Bellamy lança un regard un peu sadique à Murphy avant de poser sa question.

- Raconte-nous ton premier baiser.

Murphy blanchit tout en fusillant Bellamy du regard, ce n'était pas vraiment le genre de chose que les frangins aiment entendre à propos de leur petite sœur. Je crois que Bell l'avait fait exprès pour l'embêter. En tout cas, Luna ne semblait pas plus dérangée que ça.

- C'était l'an dernier, pendant les vacances d'été. Il y avait ce garçon, Dereck, il a passé trois jours à me regarder avant d'oser s'approcher. Il s'est décidé le dernier soir. C'était super romantique sur la plage, au coucher du soleil...

Luna était repartie dans ses souvenirs, alors qu'on l'écoutait tous attentivement en imaginant la scène. Enfin, tous sauf Murphy qui se bouchait les oreilles en chantonnant. Ça donna des idées à Luna lorsque la bouteille s'arrêta sur son frère.

C'est comme ça qu'on a entendu Murphy chanter pour la première fois. C'était une chanson paillarde choisit par Luna, certes, mais il avait un joli timbre de voix. A la fin de la chanson, il lança à son tour la bouteille, et quand celle-ci s'arrêta finalement sur moi, il sourit sadiquement provoquant mon inquiétude.

- Action. Je choisis immédiatement, préférant justifier mes actes par un jeu plus que douteux, plutôt que révéler quelque chose de gênant.

- Tu dois embrasser Clarke.

Je fronçais les sourcils, et il continua.

- Sur la bouche.

Il termina sa phrase par un grand sourire, alors que je devenais blanche comme un linge. Mon cœur se mit à battre plus fort, mes oreilles n'entendaient plus ce qui se passait autour de moi, et je tournai le regard vers la concernée. Son sourire était toujours présent sur son visage, mais je pus voir une once d'appréhension dans son regard.

Mon cerveau réussi à se remettre en marche suffisamment pour me demander d'où est-ce qu'il sortait cette idée. En le regardant, un sourire en coin adressé à Bellamy, je réalisais qu'il se servait de moi pour rendre l'autre garçon jaloux. Ils se livraient à leur petite guerre, sans réaliser les dégâts qu'ils pourraient causer au passage. Si je refusais, le jeu s'arrêtait, potentiellement en créant une mauvaise ambiance, mais si j'acceptais...

Silencieusement, je demandai la permission à Clarke, et elle haussa les épaules. Ce n'était rien, qu'un bref contact entre nos lèvres, un jeu stupide. Stupide oui, mais pourquoi est-ce qu'on s'infligeait ça ?

Je m'avançai alors, plongeant mon regard dans le sien. L'inquiétude avait disparu, son sourire aussi. Je réalisai à quel point elle était belle. Ses yeux posés sur moi, causaient une fois encore ce profond trouble qui m'envahissait à chaque fois. Ma respiration se faisait de plus en plus difficile. De nouveau, je me demandais ce qui m'arrivait. Etait-ce normal ?

Les autres avaient disparu, il ne restait que nous deux, autour de ce feu de camp. Sa poitrine se souleva alors qu'elle prenait une profonde inspiration, et elle ferma les yeux, dans l'attente.

Finalement, je serais les dents en reculant, et pris l'expression la plus détendue que je pouvais, alors que tout en moi hurlait de frustration.

- Désolée les gars, là ça devient vraiment bizarre. Je ne peux pas faire ça.

- C'est parce que c'est une fille ? Bon alors, embrasse Lincoln alors. Dit Murphy en levant les yeux au ciel, déçu que son plan ne fonctionne pas.

Octavia lui jeta un regard noir, indiquant clairement qu'il ne fallait pas toucher à SON Lincoln, et le principal intéressé le regarda avec dédain en se demandant ce qui lui avait valu ce soudain intérêt.

J'observai mon ami, et réalisait que ça ne me dérangeait pas du tout. J'aurais pu l'embrasser, sur la bouche, là tout de suite, sans rien ressentir de bizarre. Alors je me tournai de nouveau vers Clarke qui me regardait, l'air un peu déçu.

- NON, mais enfin, on ne va pas passer la soirée à s'embrasser ! Toi y'a ta sœur, Octavia, y'a son frère, et tu sais qu'avec Lincoln Anya et Clarke on est comme frères et sœurs. C'est trop bizarre.

Moi-même je ne croyais pas un mot de ce que je disais. Je n'aurais eu aucun problème à embrasser Lincoln ou Anya pour ce jeu, car cela ne signifiait absolument rien pour moi, ni eux. Mais embrasser Clarke, rien que l'idée me donnait des vertiges. Alors je mentais. Non, définitivement, je ne considérais pas Clarke comme ma sœur. A ce stade, je la considérais encore comme ma meilleure amie, même si je sentais les choses m'échapper progressivement.

Murphy laissa tomber, et me donna un autre gage, qui m'obligea à descendre une bouteille de bière cul sec. Ajoutant les effets de l'alcool à ma confusion grandissante. Le jeu continua un peu, avant qu'Anya ne décide de rentrer, peu après minuit.

Luna s'écroulait de fatigue et alla se coucher dans l'une des tentes. On n'avait pas décidé de qui dormirait où, mais avec Clarke on voulait que Lincoln et Octavia se retrouvent ensemble. Ce qui ne serait probablement pas du goût de Bellamy.

D'ailleurs, quand celui-ci et Murphy décidèrent d'aller se coucher, le premier s'installa dans une tente, et le second dans la tente où dormait sa sœur. Les garçons étant bien éméchés par la consommation d'alcool, ils s'endormirent rapidement.

Lincoln et Octavia s'étaient éclipsés sous prétexte d'aller chercher du bois. Bois que nous avions en quantité, car Lincoln et moi avions pris soin d'avoir de quoi tenir toute la nuit s'il le fallait. Je me retrouvais donc seule autour du feu de camp avec Clarke.

- Du coup, Murphy dors avec Luna, et Bellamy a pris une tente...

On n'avait toujours pas trouvé de solution pour que les amoureux se retrouvent ensemble. Une seule tente demeurait inoccupée, et il était hors de question que Clarke et/ou moi dormions avec Bellamy. J'aimais Lincoln, et ferais presque n'importe quoi pour son bonheur, mais il ne fallait quand même pas exagérer.

Je soupirai en regardant Clarke qui luttait pour garder les yeux ouverts. Le ciel était dégagé, et la journée avait été chaude. D'un geste, je ramenai une couverture vers nous, et glissai un peu contre le banc improvisé pour m'installer confortablement.

- J'imagine qu'on pourrait dormir à la belle étoile. Il ne pleuvra pas cette nuit.

Entre le tronc et le feu, il ne devrait pas faire trop froid. Clarke n'hésita pas une seconde et vint se caler contre moi, rabattant sur nous la couverture que j'avais étendue par terre. Son bras vint se poser sur mon estomac, envoyant subitement des milliers de papillons voleter dans tout mon corps. Elle posa sa tête sur mon épaule, et ferma les yeux.

Je restais à la regarder, quand une ombre s'arrêta derrière nous. Mon regard trouva Lincoln, qui déposa un sac de couchage sur nos deux corps, et me remercia silencieusement. Il avait compris qu'on resterait là pour lui laisser un peu d'intimité avec Octavia. Je levais le pouce pour lui signifier que j'étais heureuse pour lui.

Il me sourit, et posa son regard sur Clarke qui semblait dormir, avant de revenir sur moi. De nouveau, je pus sentir cette hésitation chez lui, comme s'il s'apprêtait à dire quelque chose, et qu'il changeait d'avis. Il secoua légèrement la tête et s'éloigna en direction de la tente où l'attendait Octavia.

Je me réinstallai, et ce faisant, je sentis la main de Clarke bouger contre la peau de mon ventre, mon t-shirt ayant remonté légèrement dans la manœuvre. J'inspirai profondément pour tenter de calmer mon rythme cardiaque qui venait dangereusement de s'accélérer. Et je portais mon regard sur les étoiles, sachant que je ne dormirais probablement pas cette nuit-là.

La proximité dans laquelle nous nous trouvions me troublait de nouveau. Je savais que je n'étais pas supposé ressentir tout ça, mais ce soir-là, je décidais de ne plus lutter sans cesse. Pas ce soir. Pas cette nuit. Alors je resserrai mon étreinte sur la blonde couchée à mes côtés, et laissai cette sensation enivrante m'envahir complément quand elle se blottit encore plus contre moi.

Son souffle chaud caressait ma nuque. Je sentais sa poitrine se soulever au rythme de ses respirations. Inconsciemment, j'inspirai son odeur profondément.

Après quelques instants, Clarke se dégagea de mes bras et se redressa sur la couverture qui nous servait de matelas. La lueur du feu auréolait ses cheveux blonds, légèrement en désordre. Sa chemise à carreau rouge, trop grande pour elle, glissait sur l'une de ses épaules, laissant apparaitre la chair de poule sur sa peau. Elle cligna des yeux, tentant d'en chasser la fatigue.

Mon regard fini par se poser sur ses lèvres, et rien n'habitait plus mes pensées que cette envie de l'embrasser. Plus rien n'existait, que elle et moi. Je me forçai à détourner le regard, remerciant le ciel que la lumière du feu ne soit pas assez vive pour qu'elle remarque la rougeur sur mes joues. Mon attention retourna aux étoiles, et je tentai de penser à autre chose. Autre chose qu'aux lèvres terriblement tentantes de ma meilleure amie.

Ce fut rendu impossible quand je sentis une douce main sur ma joue, qui me ramena sur elle.

- Lexa ?

L'inquiétude dans la voix de Clarke me ramena sur terre.

- Quelque chose ne va pas ?

Je m'empressai de lui faire non de la tête, sachant qu'elle ne se contenterait pas d'une réponse aussi vague. Lui dire que je réfléchissais ? Hors de question, ça n'amènerait que plus d'interrogations, et je n'étais pas prête à lui avouer mes pensées. Je fis tourner mon cerveau à plein régime pour sortir quelque chose de crédible.

- Je me demandais si Lincoln et Octavia oseraient s'afficher ensembles demain matin. Devant Bellamy, je veux dire.

Voilà, reporter l'attention sur l'événement le plus important de la soirée. Parler de quelqu'un d'autre. Bien joué Lexa ! Et ça fonctionna. On discutait à voix basse du nouveau couple que formait nos amis, et bientôt, Clarke reprit sa place dans mes bras. On finit par s'endormir peu avant le lever du soleil. Il faut dire qu'a cette période de l'année, celui-ci montrait le bout de son nez dès cinq heures.

Ce ne fut que lorsque ses rayons réchauffèrent les toiles de tentes, que nos amis émergèrent les uns après les autres, nous réveillant au passage. Clarke et moi n'avions quasiment pas dormis. J'encaissais plutôt bien le manque de sommeil, alors que ma blonde restait immobile, plongée dans sa tasse de café. Le breuvage noir avait toujours été un mystère pour moi, la seule chose que j'aimais dans le café, c'était les sucres qu'y trempait ma mère quand j'étais petite, et qu'elle me tendait pour me faire plaisir.

Le petit déjeuner se fit dans le plus grand calme, Murphy et Bellamy trainant un début de gueule de bois, et Lincoln et Octavia se lançant des regards énamourés qui nous firent glousser avec Luna. Ils n'étaient pas très discrets, mais heureusement, Bellamy était trop mal en point pour comprendre ce qu'il se passait. Et quand vint l'heure de partir, Octavia glissa discrètement un mot à l'oreille de son amoureux, qui le fit rougir comme jamais. J'aurais pu jurer qu'ils se retrouveraient plus vite que prévu...

Après avoir rangé les tentes avec Lincoln, pendant que les autres rassemblaient les restes des provisions, nos invités repartirent rapidement. Lincoln finit par rentrer chez lui également pour ranger le matériel, et prendre un peu de repos. Je restai donc seule avec Clarke sous les grands arbres qui nous avaient servis d'abri pour la nuit. Après avoir suivi Lincoln du regard, je me retournai vers elle, et remarquais qu'elle m'observait silencieusement. Elle détourna le regard aussitôt, et s'affaira à plier les derniers duvets que nous stockions dans la cabane du voisin en attendant de revenir les chercher.

La journée était déjà chaude en cette fin de matinée, et j'inspirai profondément l'air chargé d'odeurs de la campagne. L'herbe encore mouillée de rosée, l'écorce des arbres qui sèche doucement sous les rayons du soleil, la terre légèrement retournée quand on avait défait les tentes, et les cendres encore chaudes de notre feu.

- Ça te dit, on va à la cascade ? Lâchai-je sans réfléchir, cédant à une impulsion. J'avais chaud, je ne voulais pas rentrer chez moi, je ne voulais pas être loin de Clarke.

Celle-ci se retourna lentement, me jaugeant de la tête au pied. Puis finalement, elle dit.

- Okay, aide-moi juste à plier ce truc, et on est parti.

Après un cours quart d'heure, on se retrouvait sur la grande pierre qui surplombait le bassin naturel. L'eau devait être gelée malgré la saison, elle l'était toujours. Mais Clarke n'hésita pas une seconde. Elle retira ses baskets sans les mains, et passa sa chemise par-dessus sa tête, se retrouvant en jean et soutient gorge.

A ce stade, je réalisais ce que j'avais provoqué, et que Clarke se retrouverait dans quelques secondes en sous-vêtements devant moi, et bientôt toute mouillée. Je l'avais vue des dizaines de fois faire ça, mais aujourd'hui, aujourd'hui c'était différent. Je me maudissais d'avoir cédé à la tentation cette nuit. D'avoir cessé de repousser ces sentiments. Maintenant, tout était différent. Je détournai le regard, et entendis l'eau éclabousser alors qu'elle plongeait.

- LEXA ! Ramène tes fesses ici ! C'était ton idée !

J'esquissai un sourire à sa tirade, non, rien n'avais changé, c'était toujours ma meilleure amie là-dessous, et ça le resterait. Je retirai mon t-shirt et mes chaussures, et sautai à mon tour dans l'eau glacée en gardant mon jean.

Quand je refis surface, elle était à quelques centimètres de mon visage, et j'oubliai immédiatement la température de l'eau. Si elle s'approchait encore un peu, l'eau allait se mettre à bouillir tout autour de moi, j'en aurais juré.

Ses deux prunelles azur ne me lâchaient pas, et je sentis ma peau changer de couleur au niveau des joues. Elle se rapprocha encore, juste assez pour que je sente ses bras et ses jambes me frôler les côtes.

Je replongeais pour donner le change, et donner une chance à mon corps de se ressaisir. Après avoir épuisé tout mon air, je remontai pour la seconde fois. Clarke était sous la cascade, et je me demandais comment elle supportait l'eau gelée qui lui tombait sur les épaules. Elle me fit signe pour que je me rapproche, et malgré ma tête qui me criait de partir dans l'autre sens, mon corps obtempéra sans mon accord.

On se retrouvait, à trembler de froid sous l'eau qui ruisselait sur nos corps. La scène aurait pût être romantique, si je n'étais pas tellement tourmentée par ces émotions qui semblaient ne plus vouloir rester tranquillement au fond de moi.

- On sort ? Finit par demander Clarke quand ses lèvres devinrent bleues.

- Ouu..Oui...

Je bégayais en claquant des dents, et nous nagions vers la berge, pour rejoindre la grande pierre chauffée par le soleil. Une fois-là, on s'allongeait pour se laisser sécher lentement, et je prenais soin de détourner la tête pour ne croiser ni son regard, ni son corps dénudé.

Après quelques minutes, je me sentais mieux, malgré mon jean qui pesait une tonne, et était encore gelé sur mes jambes. Le sommeil me rattrapait quand Clarke vint briser le silence.

- Pourquoi tu n'as pas voulu m'embrasser hier ? Demanda-t-elle d'une voix timide.

Ma gorge se sera, et les battements de mon cœur redoublèrent d'intensité. Comment répondre à cette question. « Parce que j'avais trop peur d'aimer ça ? Parce que je n'étais pas sûre de pouvoir m'arrêter ? Parce que j'en ai rêvé trop souvent ces derniers temps ? » J'avalais difficilement ma salive, et sans la regarder, je tentais d'assurer ma voix.

- Je l'ai dit, c'était trop bizarre, t'es comme ma sœur...

Elle m'observa un instant en plissant les yeux.

- Tu mens. Lâcha-t-elle en se levant, et en commençant à se rhabiller tranquillement.

D'un geste, je me retournai et me redressai sur les coudes.

- Pardon ?

- On se connait depuis quatre ans Lexa, je sais quand tu mens.

La déception était clairement présente dans ses propos, et je me dépêchai d'attraper mon t-shirt et de remettre mes chaussures alors qu'elle prenait le chemin du retour.

- Attends ! Je criais en enfilant mon t-shirt.

- Quoi ?

Un brin de colère cette fois. Je savais que l'honnêteté était quelques choses d'important pour Clarke. Quand même, ce baiser refusé n'était pas si important que ça. Ou peut-être qu'il l'était ? Elle me fit face, et attendit que je continue.

- Bon d'accord, j'ai eu peur.

L'étonnement pouvait se lire sur son visage, alors que je détournais les yeux pour ne plus subir cet assaut de son regard.

- Peur ? De quoi ?

Mes joues devaient être en feu de nouveau. Et je me maudissais intérieurement d'être aussi transparente.

- Ben...j'ai jamais embrassé personne ...alors...

Une main se posa sur mon avant-bras, et j'osais enfin recroiser son regard. Il était de nouveau doux et bienveillant.

- Moi non plus.

- Est-ce que on ne devrait pas garder ça pour quelqu'un qui compte pour nous ? Plutôt que de le gâcher dans un jeu stupide.

- Le jeu est peut être stupide, mais tu ES quelqu'un qui compte pour moi Lexa. Tu es ma meilleure amie.

Elle s'était de nouveau rapprochée en disant ces mots, et je respirais de nouveau avec difficulté. Totalement immobile, je n'osais plus faire un geste alors qu'elle croisait ses mains derrière ma nuque.

- Il n'est pas trop tard pour finir le jeu...

La phrase avait été dite dans un chuchotement à peine audible. Et je compris que ce serait à moi de combler l'espace qui nous séparait encore. Elle était allée aussi loin qu'elle le pouvait. J'avais le choix, reculer, et passer à côté d'une occasion unique, ou avancer, et obtenir mon premier baiser, de la seule personne avec qui je pouvais l'imaginer actuellement.

J'avais peur, peur que les choses soient différentes entre nous après ça. Mais après tout, pour elle, il ne semblait s'agir que d'une expérience, de celle que font de nombreuses filles, s'entrainer à s'embrasser avec sa meilleure amie. J'avais toujours la possibilité de prétendre la même chose.

Alors je comblais l'espace. Mes mains vinrent se poser sur ses hanches, mon corps se rapprocha du sien, et j'inclinais légèrement la tête en avançant lentement mes lèvres des siennes. Une expression sérieuse avait remplacé son habituel sourire, et je fermais les yeux une seconde avant de presser ma bouche contre la sienne.

Nous restions là un instant, indécises sur la suite des événements, quand ses lèvres commencèrent à bouger contre les miennes. Je n'avais encore embrassé personne, c'était vrai, mais je savais déjà que la salve d'émotions incontrôlables qui montaient en moi n'était pas due au baiser en lui-même, mais bien à la personne avec qui je le partageais.

On se reculait de concert au bout d'un moment, un peu essoufflées, et un peu hébétées par ce qui venait de se passer. En rouvrant les yeux, je cru déceler dans le regard de Clarke, un malaise qu'elle dissimula rapidement en se raclant la gorge pour s'éclaircir la voix.

- On ferait mieux de rentrer, ils vont se demander où on est passées.

Je hochai la tête, et la laissai partir devant, ayant besoin de quelques instants pour me recomposer. Apparemment, on n'allait pas parler de ce qui venait de se passer.

Quelque part, j'étais soulagée.

Quelque part, j'avais envie de hurler.

xxx

C'est tout pour aujourd'hui, mais la bonne nouvelle c'est que le chapitre 4 est presque prêt, et que vous devriez l'avoir la semaine prochaine !

See ya!