Silver : Avant de commencer, j'aimerais remercier Stella-Nox-Fleuret pour m'avoir envoyé ma première review sur la fanfiction ! Ça me fait très plaisir que tu aies apprécié les premiers chapitres, j'espère que tu aimeras autant la suite haha ^^ (désolée, je suis nettement moins douée pour les remerciements…)

Pudding : YAY, ARIGATO NA NO DA !

Taruto : Silence, singe ! Tu ne peux pas te tenir un peu tranquille ?

Pudding : Aww Taru-taru, tu es un rabat-joie. Viens plutôt t'amuser avec moi !

Taruto : Je refuse de… Non, Pudding ! LÂCHE-MOI !

Pudding : *saute au cou de Taruto et s'enfuit avec un rire d'hystérique*

Silver : … bien… il ne me reste plus qu'à trouver quelqu'un d'autre pour faire l'avertissement… *aborde une pauvre Ichigo qui ne faisait que passer* ICHIGO !

Ichigo : *ses oreilles et sa queue de chat sortent* Nani ?! Silver, je ne peux vraiment pas parler devant tous ces gens… Gomen !

Silver : Dois-je vraiment donner à Kisshu le double des clés de ta chambre ?

Ichigo : *parle à toute vitesse* Silver ne possède pas l'univers de Tokyo Mew Mew ni les personnages de base, hormis ceux qui arriveront ultérieurement !

Silver : Tu vois Ichigo, tu te débrouilles très bien.

Ichigo : Tu es cruelle ! T.T

Silver : Bien les gars, profitez de votre lecture !

Chapitre 03

« Je t'attendrais »

Minto avait perdu les notions du temps et de l'espace. Elle ne savait plus où elle était, où elle se rendait, ni même depuis combien de temps elle flottait au cœur de cette lumière blanche. Une sensation de quiétude et de bonheur avait envahi son corps. Aussitôt, Minto avait cessé de se poser des questions et s'était abandonnée à cette étrange douceur. Tous ses problèmes s'étaient subitement envolés : c'était comme si la jeune fille était prisonnière d'une bulle qui l'isolait de la réalité. Et elle était sûre d'une chose : c'était qu'elle ne voulait plus en sortir.

Soudain, Minto sentit son épaule s'écraser contre quelque chose de dur. Avec un cri de douleur, la bleue fut brutalement projeter au sol. Elle roulait sur quelque mètre, puis s'immobilisa enfin le visage tourné vers le ciel. Minto comprit qu'elle avait quitté sa bulle lorsqu'elle se retrouva face à un énorme chandelier de cristal, suspendue à un plafond tout en dorure et arabesques compliquées.

Elle se demanda comment elle avait atterri chez elle et dans une telle position, lorsque les précédents évènements lui revinrent en mémoire. En quelques secondes, elle revit l'annonce de Ryou et Keiichiro, le tremblement de terre au centre commercial, le cygne blanc géant, et…

Minto se redressa d'un coup, alarmée. Kisshu ! Oh, mince !

Le Cyniclon se trouvait quelque mètre plus loin, face contre terre. Il était dangereusement immobile et, de son point de vue, Minto n'arrivait pas à savoir si le jeune homme était tout simplement évanoui, ou… pire.

La jeune fille s'empressa de se relever et se dirigea vers le blessé. En s'approchant, elle se rendit compte que le haut du Cyniclon était déchiré dans toute la longueur du dos. Cette déchirure révélait une blessure sanguinolente, assez profonde pour s'inquiéter sérieusement.

Minto commença alors à hésiter. Elle voulait au départ retourner Kisshu sur le dos afin d'examiner l'étendue de ses blessures, mais elle craignait que la plaie dans le dos du jeune homme ne se remette à saigner. Le déplacer n'était pas non plus une idée très brillante, c'était même fortement déconseillé.

Minto poussa un long soupir exaspéré. De toute sa vie dorée, elle n'avait jamais été confrontée à une situation comme celle-ci, pas même lorsqu'elle était encore une Mew Mew. C'est pourquoi elle n'avait aucune idée de ce qu'elle devait faire. En fait, la meilleure option aurait été de laisser des personnes plus compétentes se charger du problème. Mais cette option n'était valable que dans une situation « normale ». Car Minto se voyait mal larguer un Cyniclon au bord de la mort dans un hôpital et sortir aux médecins une phrase du genre : « Ah, j'allais oublier, mon ami ici présent est un des trois grands psychopathes extra-terrestres qui ont failli détruire la Terre il y a quatre ans. Allez, bonne chance ! »

En bref, elle allait devoir se débrouiller toute seule.

Tu t'en rends compte que de ta faute, je vais devoir m'occuper de toi comme une simple roturière ? grogna-t-elle avec un regard noir en direction d'un Kisshu inconscient. Une jeune fille de mon rang, s'abaisser à de telles activités… Mais dans quoi tu t'es encore fourré ?

Kisshu n'y était certainement pour rien, et Minto le savait parfaitement. Personne n'était assez fou pour se jeter tête baissée dans quelque chose qui vous tuerait dans d'atroce souffrance. Cependant, Minto vivait avec la conviction que c'était plus facile de rejeter la faute sur les autres, même à tort.

La bleue examina une dernière fois le Cyniclon, puis parvint à la conclusion qu'elle n'avait plus le choix : elle allait devoir le déplacer. Kisshu pâlissait à vue d'œil, et le laisser se vider de son sang dans le hall d'entrée n'était franchement pas une bonne idée.

Avec un soupir frustré, Minto se pencha et attrapa le bras de Kisshu, qu'elle passa autour de son cou. Un frémissement la parcourut lorsque sa peau entra en contact avec celle du Cyniclon et que le sang vint tâcher ses vêtements impeccables. C'est pas vrai !

Pressée d'en finir au plus vite, Minto tenta de se redresser… et fut bien vite entraînée par le poids du Cyniclon, deux fois plus lourds qu'elle. La bleue atterrit tête la première dans une mare de sang, ce qui acheva de l'énerver.

Eh ! hurla-t-elle en se redressant vivement, fusillant Kisshu du regard. Je te signale que j'essaye de te sauver la vie, alors fais un effort au lieu de nous salir, moi et ma demeure ! Sache qu'avant ton arrivée, ce sol brillait de propreté !

Bien sûr, Minto n'obtint aucune réponse. La jeune fille se remit sur ses pieds, et constata avec un dégoût profond que sa robe, autre fois d'un beau bleu pastel, était à présent couverte de sang. Le visage de Minto devint aussi rouge que sa robe. J'avais déjà du mal à le supporter avant, pensa rageusement la bleue. Si je ne l'étrangle pas dans les minutes qui suivent, ce sera un miracle !

La bleue essuya le sang qui coulait sur son visage d'un geste rageur, lorsqu'une idée germa dans son esprit. Minto eut un sourire purement diabolique : Kisshu allait avoir mal.

Quelques minutes plus tard, Minto avait attrapé Kisshu sous les bras et le traînait dans les escaliers, son corps inanimé cahotant contre les marches. La pensée de Kisshu ayant de grosses courbatures à son réveil plaisait assez à Minto. Certes, c'était un tout petit peu méchant, mais c'était de toute façon le seul moyen qu'elle avait trouvé pour l'emmener à l'étage.

Toujours en le traînant par les aisselles, Minto le tira jusqu'à la salle de bain, où elle le lâcha enfin avec un petit soupir de soulagement. Puis elle s'assit sur le bord de l'immense baignoire, absorbée par ses pensées. La première chose à faire était avant tout de débarrasser Kisshu de tout ce sang. Minto avisa une grande bassine dans un coin de la pièce. Elle se dit qu'il valait mieux nettoyer Kisshu là-dedans plutôt que dans la baignoire, cette dernière ressemblant plus à une piscine où il risquerait de se noyer.

La jeune princesse dénicha une paire de ciseaux dans un tiroir, s'agenouilla à ses côtés et commença et découper délicatement ses vêtements bizarres typiquement cyniclon. Avec une grimace de dégoût elle réussit à lui enlever son t-shirt et son short puis, à l'aide d'un effort surhumain, elle fit plonger le Cyniclon dans la bassine qu'elle avait remplie d'eau.

À l'aide d'une savonnette douce et d'un savon, Minto commença à retirer tout le sang séché qui recouvrait le corps de Kisshu, jusqu'à ce que l'eau dans laquelle il trempait se teinte complètement de rouge.

Minto aurait donné n'importe quoi pour être partout, sauf ici. D'abord elle avait horreur du sang, mais elle était en plus en train de savonner un Cyniclon… et pas n'importe lequel. Le pire de tous, pervers, égocentrique et mentalement instable… Elle commençait amèrement à regretter sa décision. C'est tellement humiliant. Une personne de mon rang, je vous jure…

La jeune fille levait le bras pour s'essuyer le front, lorsque son regard croisa deux prunelles dorées qui la regardaient fixement.

Le cœur de Minto rata un battement, alors qu'elle se redressait d'un bond en hurlant. Cet excès de terreur déclencha aussitôt l'hilarité de Kisshu.

Im-imbécile ! hurla Minto, dont le visage était d'une couleur dont les tomates seraient fières. Depuis com-combien de t-temps est-tu rév-réveillé ?

Kisshu ne répondit pas immédiatement, se contentant de regarder Minto avec insistance. Alors que la bleue commençait sérieusement à se sentir mal à l'aise, un large sourire étira soudain les lèvres du Cyniclon. Un sourire de prédateur.

Puis, lentement, très lentement, il se redressa et pencha le buste au-dessus de la bassine, tout entier tourné vers Minto.

Le regard de celle-ci s'attarda un instant sur les gouttelettes d'eau parcourant le corps finement musclé du jeune homme qui, avec le temps, avait pris un sacré coup de chaud. Ses traits du visage s'étaient affinés, renforçant l'aspect originellement séduisant du Cyniclon. Ses cheveux, qui étaient rendus presque noirs lorsqu'ils étaient mouillés, se trouvaient savamment décoiffés et dissimulaient une partie de son visage. Tout ceci donnait à Kisshu un air… vraiment…

Soudain, Minto sentit la température monter en flèche dans la salle de bain. Un frisson lui parcourut l'échine, et elle voulut se donner des claques pour réagir d'une façon pareille à une situation qui frisait complètement le ridicule. Et Kisshu qui ne la lâchait pas des yeux…

Celui-ci se lécha les lèvres, et Minto ne put s'empêcher de faire le rapprochement avec un prédateur sexuel.

Tu apprécies ce que tu vois ? demanda enfin Kisshu d'une voix foutrement sensuelle.

… Je peux savoir ce que tu fais ?

Ceci eut pour effet de briser tout l'enchantement. Brusquement, Kisshu sembla réaliser l'horreur de la situation et écarquilla les yeux. Il se laissa lourdement retomber dans la bassine, sans quitter une seconde Minto des yeux.

Minto ? lâcha-t-il, abasourdi.

Eh oui ! cracha la bleue en croisant les bras. À qui pensais-tu parler, abruti ?

Minto porta ses mains à ses tempes et les massa tout en inspirant profondément.

Dieu, tu m'énerve… Tu n'as vraiment pas changé. J'aurais dû le laisser pour mort.

Sans s'attarder plus longtemps, la bleue tourna les talons et lança la savonnette au-dessus de son épaule, qui atterrit sur la tête de Kisshu. Visiblement, son aide n'était plus requise.

Kisshu la regarda s'éloigner et, au moment où elle s'apprêtait à passer la porte, il lança soudain sans réfléchir :

Tu as beaucoup changé.

Minto s'immobilisa, la main posée sur la poignée. Avait-elle bien entendu ? Elle se retourna lentement, et croisa le regard doré du Cyniclon, qui n'évoquait à présent plus rien de sexuel. Le jeune homme la regardait avec une insistance encore plus accrue, et peut-être une pointe de curiosité.

Le temps a vraiment eut des effets bénéfiques sur toi.

Quoi ?!

Cette fois, Minto avait véritablement beugué.

Kisshu poussa un soupir, puis posa sa tête dans le creux de sa paume pour mieux observer l'adolescente.

Tu sais, il m'arrive parfois de faire des compliments à d'autre personne qu'Ichigo, expliqua Kisshu en haussant un sourcil. Profites-en, parce qu'ils sont rares.

Je vais te chercher des vêtements, fut tout ce que pu balbutier Minto. On verra ensuite pour tes blessures.

Sans attendre de réponse, Minto sortit de la salle de bain plus précipitamment qu'elle ne l'aurait voulu. Elle referma la porte et s'y adossa, essayant de faire reprendre une couleur normale à son visage. Elle ne savait pas ce qui lui était arrivé au cours de ces quatre dernières années, mais Kisshu semblait avoir pris beaucoup en maturité. Elle qui s'attendait à des remarques sarcastiques et à un comportement de dragueur invétéré et vraiment lourd, elle en était restée comme deux ronds de flan.

Et c'était quoi, d'abord, cette réaction en la reconnaissant ?

La bleue s'éloigna dans les vastes couloirs de sa demeure, et alors qu'elle repensait à ce qu'il venait juste de se passer, un nouveau frisson la parcourut.


Je suis rentrée !

Pudding eut à peine refermé la ferme d'entrée qu'elle se retrouva entourée par cinq enfants, quatre garçons chacun étant la copie conforme de l'autre, et une petite fille aux cheveux châtains. Pudding s'agenouilla près d'eux et les regarda avec un grand sourire, pendant que les cinq bambins continuaient de sautiller autour d'elle en parlant tous en même temps.

Onee-chan ! Onee-chan !

Tu nous as ramené des pâtisseries du café, onee-chan ?

Onee-chan, tu as passé une bonne journée ?

Pudding onee-chan, tu m'as promis qu'on ferait des cookies ce soir, tu n'as pas oublié, dis ?

Pudding ne put s'empêcher de rire devant autant d'agitation. Elle savait que ses frères et sœurs tenaient leur hyperactivité d'elle et elle avait toujours trouvé marrant de les voir s'agiter comme des petits singes, même si c'était parfois difficile à gérer…

Bandes de petits monstres, vous êtes en forme aujourd'hui !

Son rire redoubla d'intensité lorsque la petite fille se jeta dans les bras de Pudding en poussant un petit cri de bonheur. Heicha avait neuf ans maintenant, et plus les années passaient, plus elle ressemblait à sa grande sœur.

Tu m'as manqué, onee-chan, dit joyeusement Heicha.

Toi aussi, Heicha, dit Pudding avec un grand sourire. Hmm… ça sent bon !

Toujours en tenant Heicha dans ses bras, Pudding se redressa et huma l'air. Une bonne odeur flottait dans l'entrée, et semblait venir de la cuisine. Suivi par ses petits frères qui bondissaient partout derrière elle, Pudding se dirigea joyeusement vers la cuisine. La porte était entrouverte, et Pudding pu voir une jeune femme s'affairer aux fourneaux. Elle eut à peine le temps d'entrer qu'une voix venant de la cuisine cria :

Le dîner est bientôt prêt !

Heicha sauta immédiatement à terre et, accompagnée par ses frères, ils foncèrent à l'intérieur de la cuisine avec des hurlements de bonheur. Pudding leur emboîta le pas et accourut auprès de la jeune femme qui achevait le repas en regardant les cinq petits avec un sourire.

Mademoiselle Rose ! s'écria Pudding. Vous êtes venue !

Oui, répondit l'enseignante. C'est les grandes vacances, et tu donnes tellement pour tes frères et sœurs. Je me suis dit que tu avais besoin de repos, toi aussi.

Merci beaucoup ! s'exclama la petite blonde en lui sautant au cou.

Mademoiselle Rose était l'ancienne maîtresse de maternelle de Heicha. Ayant conscience de tous les efforts que Pudding déployait pour éduquer seule ses cinq petits frères et sœurs, la jeune femme s'était proposée pour s'occuper de la petite famille, il y a quelques années. Pudding lui en était très reconnaissante car, inconsciemment, Mlle Rose avait fait irruption dans sa vie l'année où Pudding était devenue une Mew Mew, et il était devenu très dur pour la jeune fille de jongler entre ses devoirs de justicière et sa famille.

Tu devrais aller prendre une douche, le temps que le repas soit prêt, proposa Mlle Rose d'une voix douce. Tu as l'air fatiguée, ça te ferait du bien.

J'y cours, j'y vole ! rigola Pudding.

Suivant les conseils de Mlle Rose, la blonde bondit en direction des escaliers en faisant des acrobaties. Elle arriva au premier étage en quelques secondes, et se dirigea d'un pas léger vers la petite salle de bain qu'ils étaient six, parfois sept à utiliser. Un bon repas après une dure matinée de travail, et tous les soucis s'envolaient comme par magie.

Tout en chantonnant gaiement, Pudding entra dans la salle de bain, verrouilla la porte et commença à retirer ses vêtements. Alors qu'elle faisait passer son t-shirt au-dessus de sa tête, sa frange se souleva, attirant son regard sur une petite tâche au milieu de son front.

Ah…

Pudding passa sa main sur son front, écartant quelques mèches blondes rebelles. Elle se pencha un peu plus vers le miroir, et son regard brun se posa sur la petite marque rose, sa marque Mew Mew. Alors qu'elle fixait sa marque, preuve qu'elle avait un jour été l'une des cinq héroïnes ayant sauvé la Terre, les paroles de Ryou lui revinrent en mémoire. La Terre n'est plus en danger… Nous allons fermer le Café Mew Mew.

La bonne humeur de Pudding disparut aussitôt. Ryou avait raison. Elle n'en avait pas encore parlé aux autres mais, depuis peu, sa marque Mew Mew avait commencé à s'estomper… comme si elle disparaissait au fil du temps, faute de magie pour l'alimenter. Est-ce que cela signifie la fin des Mew Mew ?


Lorsque Pudding ouvrit la salle de bain, une serviette enroulée autour de ses cheveux mouillés, un vacarme assourdissant parvint à ses oreilles. La petite blonde descendit les escaliers en quatrième vitesse, et fut accueilli par ses frères et sœurs, qui avaient l'air plus incontrôlables que jamais.

Qu'est-ce qui se passe ? hurla Pudding pour couvrir le brouhaha.

C'est la fin du monde ! cria Honcha.

Quoi ?

Ça a fait boum, et bam ! Comme dans les films d'action ! rigola Chincha en tournant autour de Pudding.

Ce fut à ce moment que Mlle Rose apparut dans l'encadrement de la porte du salon. Elle fit signe à Pudding de la rejoindre. Inquiète, la jeune fille se pressa de rejoindre le salon. La télé était allumée, diffusant un flash spécial : une aire commerciale semblait avoir été frappée par un tremblement de terre en plein centre-ville. Les magasins en avaient pris un sacré coup mais, le plus bizarre étant qu'à part le centre commercial, il n'y avait aucun dégât. Sur le coup Pudding ne comprit pas trop pourquoi Mlle Rose affichait un air si inquiet. Puis la caméra se focalisa sur un groupe d'adolescentes, et le visage de Pudding se peignit de surprise.

Eh, mais c'est…

À l'écran, une Ichigo rouge tomate disait qu'elle se trouvait à l'intérieur d'un des magasins lorsqu'un tremblement de terre avait eu lieu. Derrière elle, on pouvait voir les têtes blondes et châtain de Berry et Ringo se cacher derrière Ichigo, mal à l'aise elles aussi.

Le téléphone se mit à sonner et Mlle Rose se leva pour décrocher, laissant Pudding seule dans la pièce. Celle-ci écoutait les paroles de Ichigo, curieuse d'en savoir un peu plus sur ce tremblement de terre.

Elles ont l'air d'aller bien…

Pudding ? C'est pour toi, l'interrompit Mlle Rose en revenant au salon.

La jeune femme lui tendit le téléphone. Pudding s'empressa de le prendre et colla le combiné contre son oreille.

Allo ?

Pudding ? C'est Ryou. Désolé de t'appeler comme ça, mais je devais te prévenir : on a une réunion d'urgence demain, à dix heures. Il faut absolument que tu sois là, c'est important.

C'est à propos du tremblement de terre ? devina-t-elle, perspicace.

Ryou marqua une longue pause, hésitant à lui répondre.

Je ne peux pas t'en dire plus pour le moment. Contente-toi de venir à la réunion demain, d'accord ?

Tu peux compter sur moi ! À demain, alors.

Salut.

Avec un petit soupir, Pudding raccrocha. Les yeux baissés sur le téléphone qu'elle avait posé sur ses genoux, elle laissa ses pensées envahir son esprit. Elle se demandait surtout pourquoi Ryou avait l'air affolé au point d'organiser une réunion d'urgence. Pudding était sûre qu'il y avait un lien avec le tremblement de terre de cet après-midi. Mais lequel ?

Est-ce qu'ils seraient revenus ? se demanda la fillette, pleine d'espoir.

Elle tourna la tête vers la fenêtre, et son regard se perdit dans le ciel qui prenait de belles teintes roses et orangées.

Même si tu n'es pas encore de retour, je t'ai fait une promesse et je la tiendrais. Je t'attendrais, Taru-taru !


Pudding : Taru-taru est de retour, na no da ! Faisons la fête !

Taruto : *encore sonné par son agression de tout à l'heure* Pitié, faîtes la taire…

Minto : SILVER ! Je ne peux pas croire que tu m'aies fais toucher ce… ce… cet éléphant !

Kisshu : Eléphant ? Elle parle de moi ?

Minto : Tu as vu tes oreilles ?

Kisshu : TU AS UN PROBLEME AVEC MES OREILLES, PLANCHE À PAIN ?!

Minto : OSE M'APPELER COMME ÇA ENCORE UNE FOIS ET JE TE LES ARRACHE !

Ringo : Waah, Mint-onee-san a l'air vraiment en colère.

Retasu : Nous devrions les arrêter, non ?

Silver : Naaah, laissez-les faire connaissance. Quoi qu'il en soit, j'espère que vous avez appréciez ce chapitre (un peu ennuyant… beaucoup même). Promis, le prochain chapitre sera plus intéressant ! Patientez jusque-là !

Pudding : N'oubliez pas les reviews, ou Pai-onii-chan se fera un plaisir de partager toute son intelligence avec vous !

Ichigo : À la prochaine !