Chapitre 3 : Caliente

Nous avons passé une après-midi et une soirée très agréable. Sanaa était une fille formidable. En plus de sa beauté époustouflante, elle dégageait un charme et un naturel qui la rendait encore plus sexy. Elle était également très drôle et intéressante. Avoir un rencard avec mon fantasme de Youtube, pouvais-je rêver d'une meilleure soirée ?

Jusque là sa plus grande crainte ne se réalisa pas, aucun abonné ne nous avait reconnu. Mais ça ne dura pas : en sortant du bar, un groupe de jeunes m'ayant reconnu, tentèrent de nous aborder. Comme Sanaa ne voulait absolument pas que nous soyons vus ensemble, je lui saisis la main pour l'entrainer dans des rues dont j'avais le secret pour nous amener chez moi.

Une fois que j'eu fermé la porte de mon appart, elle se laissa glissé contre celle-ci, hors d'haleine. Nous nous mîmes à rire comme deux idiots. L'adrénaline était entrain de retomber. Je l'aidai à se relevé avant de lui proposé de faire du thé.

- Oui ! C'est une bonne idée ! s'exclama-t-elle en s'asseyant gracieusement sur le divan.

- Et si tu veux il doit me rester des « Bueno » pour grignoter aussi.

- Mes barres chocolatées préférées, c'est vraiment trop adorable… sourit-elle chaleureusement.

J'avais fait exprès de le lui proposer, je savais très bien que ça lui ferait plaisir. Comme quoi, même si mes potes étaient peu convaincus, ce n'était pas si inutile de regarder toute ses vidéos.

- Damien ? m'interpella-t-elle soudainement alors que je venais de poser les deux tasses sur la table du salon.

Je relevai la tête pour marquer mon attention.

- Tu étais sérieux, vraiment ?

Je savais exactement de quoi elle voulait parler mais aucune réponse ne sortit de ma bouche. C'était simple pourtant, bien sûr que j'étais sérieux. Voyant que je ne répondais rien elle fronça les sourcils et se releva. Elle marcha contre moi avec une prestance qui me fit reculer. Son regard était perçant. Et quand elle se mordit la lèvre, je ne tins plus, elle était beaucoup trop sexy. Je la saisi par les hanche pour la rapprocher de moi et l'embrassai fougueusement.

Son corps était brulant, ce qui n'arrangeait pas mes bouffées de chaleur. Toujours en m'embrassant, elle me poussa contre mon lit pour m'y faire m'assoir et m'enjamber érotiquement. Une fois à califourchon au dessus de moi, je compris pleinement ses intentions. Je remontai mes mains dans ses cheveux soyeux pour approfondir le baiser. Mais elle me repoussa en arrière voilement et je m'écroulai de tout mon long sur le dos. Elle vint alors parsemer mon cou de bisous papillons tandis que ses mains me caressaient le torse.

Elle descendait de plus en plus bas jusqu'au moment où elle défit ma boucle de ceinture. J'eu comme un déclique, il était hors de question de me laissé totalement dominer. D'un mouvement sec, je fis basculer notre position. Récupérant sa tête à hauteur de la mienne je capturai ses lèvres en faisant remonter sa jupe d'une caresse brûlante. Je parviens ensuite défaire la tirette de sa robe pour découvrir son torse en lui mordant la clavicule. Je souris contre sa peau en sentant ses jambes s'enrouler autour de ma taille.

Je marquais son cou, malaxais ses seins, tandis qu'elle me griffait le dos de ses ongles manucurés. Au bout d'un moment elle parvint a m'arracher mon t-shirt alors je me décalai pour attraper un capote dans mon portefeuilles. Le moment le plus galère d'une vie.

Suite à ce moment de flottement gênant où elle s'était redressée pour m'encourager, tout s'accéléra. Je saisi une de ses jambes que je posais sur mon épaule pour avoir la position optimale pour prendre sans douleur. De son autre pied, elle accompagna mon mouvement de bassin quand je la pénétrai. C'était exquis. Très certainement le meilleur coup de ma vie.

Au matin, quand je me réveillai, j'eu comme un sentiment de froid. La place à côté de moi dans mon lit, tout comme mon appart était vide. Je me rappelai alors de chaque instant de la veille tel un lointain souvenir. Mon téléphone me sortit de ma transe réflective. C'était un message de ma copine.

« Putain, Damien t'es con… soupirais-je »

FIN