Celui-ci leva les yeux vers moi et je fus noyés dans ses yeux noirs, une chaleur m'enveloppa et je frissonnais. Il était magnifique, je pus ressentir toutes ses émotions, de la joie, de la peur, du bonheur. Je ne comprenais pas ce qui se passait, il avait l'air aussi perdu que moi. Toute l'assemblée nous regardèrent à tour de rôle et Jacob se leva rapidement sans pour autant arrêter notre échange. Tout mon corps tremblait. Mais que m'arrivait-il ? Leah me serra la main et je me levais aussi faisant face à Jacob. Mon cœur tambourinait dans ma poitrine, je commençais à avoir des bouffés de chaleur. J'avais une respiration haletante et je réussis à rompre le contact. Jacob baissa la tête. Tous les autres se leva, et je commençais à reculer. Seth m'attrapa la main pour me réconforter.
- C'est rien tout va bien, me dit-il.
- Mais quoi ? C'est quoi ce bordel ? Qu'est-ce qui se passe ? Lui demandais-je.
- Il vient de s'imprégner de toi. Me dit-il.
J'ouvris les yeux choqués. Je reculais toujours. J'avais chaud. Tout le monde me regardait pour voir ma réaction. Je regardais Leah avec des yeux de peur.
- Ne t'inquiète pas, tout va bien se passer, calme-toi. Me dit-elle.
Je la regardais avec les yeux ébahis. J'enlevais ma veste et la fis tomber par terre sous le regard des autres.
- Fais ce que tu fais d'habitude, me dit Leah.
Elle avait raison, ce qui me calmait d'habitude, c'était de pousser la chansonnette. Je m'exécutais, tout en me tournant vers la mer.
Je n'ai aucune envie de dire
Ce que je ne pense pas
Aucune envie de fuir
Ce que je ne vois pas
Dis-moi si on ne devrait pas tous être comme ça
Suis moi (suis moi) je t'emmène là où le fou est roiDans ce grand cirque la comédie ne me changera pas
Je n'ai jamais eu peur de devoir tourner le dos
Et dans ce bal des masques, les clowns ne m'impressionnent pas
Je peux jouer s'il le faut...Je suis moi (I am me), je suis moi (I am me), je suis moi
Oh dans tout mes états
Quoi qu'on en dise
Je suis moi (I am me), je suis moi (I am me), je suis moi
Oh dans tout mes états
Quoiqu'on en dise
Je suis moiPlus comme elle, moins comme celle-ci
Au paradis des références t'es plutôt sexy
Le rôle te va à merveille
Enfile ton costume
Sois simplement belle
Souris, assureDans ce grand cirque, la comédie ne me changera pas
Je n'ai jamais eu peur de devoir tourner le dos
Et dans ce bal des masques, les clowns ne m'impressionnent pas
Je peux jouer s'il le faut...Je suis moi (I am me), je suis moi (I am me), je suis moi
Oh dans tout mes états
Quoiqu'on en dise
Je suis moi (I am me), je suis moi (I am me), je suis moi
Oh dans tout mes états
Quoiqu'on en dise
Je suis moi
J'étais face à la mer, je retirais grossièrement mes chaussures et rentra dans l'eau, elle était froide mais j'avais bien besoin de ça. Je continuais à chanter en me calmant.
I am me
I am me
Oh dans tout mes états
Quoiqu'on en dise
Je suis moi
I am me
I am me
Oh dans tout mes états
Quoiqu'on en diseJe suis moi, je suis moi, je suis moi
Dans tout mes états
Quoiqu'on en dise
Je suis moi, je suis moi, je suis moi
Dans tout mes états
Quoiqu'on en dise
Je suis moiJe suis moi (I am me), je suis moi (I am me), je suis moi
Oh dans tout mes états
Quoiqu'on en dise
Je suis moi (I am me), je suis moi (I am me), je suis moi
Oh dans tout mes états
Quoiqu'on en diseJe suis moi (I am me), je suis moi (I am me), je suis moi
Oh dans tout mes états
Quoiqu'on en dise je suis moi...
Après m'avoir calmée, je me sentais de trop dans cette soirée. Je sortis de l'eau, je remis rapidement mes chaussures et remarquais que j'étais trempée. Je ne sentais même pas le froid toujours sous le choc. Je me rapprochais d'eux et ils étaient toujours debout attendant ma réaction. J'attrapais ma veste que Seth attrapa lui aussi de son côté.
- Que fais-tu ? Me demanda-t-il.
- Je ne sais pas, je suis mal à l'aise, je préfère rentrer, dis-je en baissant les yeux.
- Je t'ai connu plus courageuse que ça, grande sœur, reste, il faut qu'on en parle, me dit-il avec ses yeux de chiots.
- Rah, tu sais très bien que je ne peux pas te résister avec ces yeux, bon sang… Dis-je en soupirant et en me rasseyant.
Un silence pesant se mit en place, je me rapprochais de plus en plus du feu, le froid commençait à se faire ressentir. Je levai discrètement les yeux vers Jacob, il avait la tête entre les mains et se leva rapidement.
- Excusez-moi mais je vais y aller, dit-il.
Sam le regarda en fronçant les sourcils, Jacob se retourna et commença à partir. Je me suis soudain sentis énervée et me levai furieuse.
- Alors là, si tu crois que ça va se passer comme ça. Criais-je.
Il se retourna vers moi, surpris.
- Je te préviens, je ne te connais pas et tu m'as fait un truc, et tu ne partiras pas d'ici tant que je n'aurais pas d'explications claires nettes et précises, donc maintenant tu vas t'asseoir, et m'expliquer ce qui va se passer maintenant. Ce n'est pas parce que vous êtes des loupiots avec une force surhumaine que je n'hésiterais pas à te botter le cul même si je dois finir à l'hôpital, me suis-je bien fait comprendre.
Il eut un sourire et repartit s'asseoir. Je me retournai et vis Seth ainsi que Leah sourire.
- Depuis quand tu es aussi grande gueule ? Me demanda Leah. Où est la petite fille qui n'a jamais levé la voie ?
- Essaye de survivre 7 ans en France avec toutes une bandes de mecs qui te saute dessus dès que tu sors de chez toi, et tu verra, c'est facile ensuite, dis-je.
Je venais juste de m'apercevoir que je venais de leur faire une scène alors que je ne le connaissais même pas et je me sentis honteuse.
- Oh pardon, excusez-moi, c'est le stress, ça me fait péter un câble.
Je me retournais vers Jacob :
- Excuse-moi je n'aurais pas dû t'emporter contre toi, dis-je toute penaude.
- C'est rien allez viens t'asseoir, dit-il en tapotant sur le tronc à côté de lui.
Je m'exécutais et tout le monde se rassit. Je regardais la distance qu'il y avait entre Jacob et moi et me dit que j'aurais bien voulu qu'elle ne soit pas aussi grande. Me surprenant à avoir cette réflexion, je me mis à rougir ce qui n'échappa pas à Leah qui sourit de toutes ses dents.
- Toi, tu te tais sinon ma langue pourrait rapidement se délier, dis-je avec un sourire narquois.
- Tu n'oserais pas ? Dit-elle les yeux ébahis.
- Mais si, ose voyons, répliqua Seth. On est entre amis, on peut tout se dire.
Seth sera certainement d'apprendre quelque chose sur sa sœur.
- De toute façon, je n'ai rien à dire, juste peut-être à te faire lire certaines lettres, répondis à Seth.
Il faut dire que Leah m'avait beaucoup de Sam sur ces lettres.
- Je viendrais avec plaisir, dit Seth en regardant Jacob.
Je me retournai vers lui, et je le vis tuer Seth du regard en serrant les poings. Jaloux le Jacob en plus. Et bien ça promet. Je me retournai vers Sam.
- Alors chef, je t'écoute.
Il se mit à rire face à ce surnom.
- Et bien, il y a pas grand-chose à dire, en dix minutes, tu viens de te faire un ange gardien qui veillerait sur toi. Après si votre relation devrait grandir, c'est à vous de voir, expliqua-t-il.
- J'ai bien fais de congédier mes gardes du corps alors, dis-je en rigolant.
Jacob me fit un grand sourire, je commençais à avoir très froid et laissa un frisson me parcourir le corps. Jacob fit une chose à laquelle je ne m'attendais pas. Il se plaça derrière moi et m'encercla avec ses bras. C'est vrai que je me sentais à l'aise et surtout réconforté. Je lui souris, sourire qu'il me rendit. Je venais de lui faire comprendre que je ne lui en voulais pas.
- Et chef, dis-moi c'est arrivé que des loups s'imprègne entre eux ? Demandais-je.
- Je ne sais pas, mais cela a dû arriver, dit-il étonné de la question.
- Hum, hum, répondis-je. Et l'imprégnation peut se faire plus tard ?
- Euh, je pense, pourquoi ces questions ? Me demanda-t-il.
- Oh, comme ça, dis-je.
Leah était devenu rouge tomate, je lui souris discrètement et elle me fusilla du regard. Seth n'échappa pas cet échange et se mit à pouffer. Il allait tout balancer cet idiot. Il commençait à ouvrir la bouche et avec une rapidité que je ne connaissais pas, je lui sautais dessus le faisant basculer dans le sable. Il était mort de rire et essayait de parler. Je lui mis ma main sur sa bouche, mais il avait de la force ce loupiot. Il arriva rapidement à se dégager et me mit sur son épaule comme un sac de patate.
- Donc ce que je voulais dire… Commença-t-il.
- Je te préviens, espèce de sal gosse, que si tu l'ouvre, je raconte tout ce que je sais sur toi, surtout à propos de cette jeune fille. Le coupais-je.
Il me reposa à terre, et je compris que j'avais trouvé son point faible. Il m'en avait aussi parlé dans ces lettres.
- Et bien oui, ne crois pas que j'ai oublié cette jeune fille, Seth, alors si tu balances quoi que ce soit, je te préviens que je vais le tour de la ville, et je lui relève tout, lui répliquai-je.
- Bon sang, je savais qu'il ne fallait que je t'en parle, si j'avais su que tu rentrais… Dit-il en baissant la tête.
Je lui souris.
- T'inquiète, je ne lui dirais rien, ton secret est bien gardé avec moi, alors si bien sûr, tu fais quelque chose qui me fâche, je pense que malheureusement, je risque de dire son nom à ta sœur, par exemple, dis-je .
Il me serra dans ses bras.
- Tu m'as manqué princesse, me dit-il.
- Toi aussi, beau gosse, répondis-je.
- Beau gosse ? Demanda Leah. C'est toujours le même mioche, tu sais.
Je roulais les yeux. Ils n'ont toujours pas arrêter de se chamailler ceux-là. J'émis un bâillement.
- Bon, ce n'est pas que je m'ennuis, mais j'ai 8h d'avion dans les pieds, et je suis crevée. Je vais vous laisser, dis-je.
Je récupérais ma veste et l'enfilai. Je m'approcha de Sam pour lui faire la bise mais celui-ci me serra dans ses bras ainsi que Paul, Quill, Embry et Jared.
- On va te raccompagner, dit Leah.
- Non, c'est bon, je suis venu seule, je vais pouvoir rentrer seule, mais ne t'inquiète pas, on se voit demain, lui dis-je.
Elle me serra dans ses bras et je m'approchais de Seth.
- Tu promets que tu reprends pas l'avion pour repartir ? Me demanda-t-il comme un garçon de 5 ans.
- Non, je reste pour te surveiller, ne t'inquiète pas. Lui dis-je en le serrant dans mes bras.
Je m'approchais de Jacob pour lui dire au revoir. Je ne savais pas quoi faire, le serrer dans mes bras, lui faire la bise ou tout simplement l'embrasser. Il faut dire que depuis ce qu'il s'était passé, j'étais attirée mais très attirée tel un aimant, je m'approchais et il se retourna vers sa place.
Sympa le vent, pensais-je.
Mais je m'étais trompé, il enfila sa veste et dit :
- Je te raccompagne, dit-il.
- Non, c'est bon, vous n'avez pas fini votre soirée et je sais très bien me débrouiller, répliquais-je.
- Je te raccompagne, me redit-il.
Il me défiait du regard.
- J'insiste, reste, lui dis-je.
- Et moi, j'insiste, mais dans l'autre sens, me répliqua-t-il.
- Ce que tu es tétu.
Nous avons dit cette phrase en même temps, ce qui nous arracha un éclat de rire.
