Ziva était enfermée dans le noir. Ses yeux s'étaient habitués à l'obscurité et elle pouvait voir que la pièce était vide. Elle avait mal, il lui avait cassé un poignet et ses pommettes étaient tuméfiées. Ses pieds et ses mains étaient attachés. Le mec qui l'avait enlevé lui apportait de l'eau une seule fois par jour. Elle avait très faim. Elle ne parvenait plus à réfléchir. Elle avait essayé de détacher ses liens mais rien n'y fit. Pour la première fois depuis 5 jours, elle décida de faire le tour complet de la pièce. Elle se mit debout difficilement et fit des petits sauts pour se déplacer. Avec ses mains liées, elle tata tous les pans de mur. Elle fit ça pendant plus d'une heure et se rendit compte que la pièce était assez grande. Ses mains passèrent sur ce qui lui semblait être une grille, tout en haut du mur. Elle en fit le tour et comprit que c'était une bouche d'aération. Assez grande pour qu'elle y passe. Une onde d'espoir la traversa. Elle sentit qu'une vis de la grille était mal vissée. De toutes ses forces, elle parvint à la retirer du mur. Elle s'assit dans le coin du mur et entreprit de couper ses liens quand la porte s'ouvrit. Elle cacha la vis dans sa poche. Elle vit son ravisseur. Il lui lança une bouteille d'eau.

Ration du jour.

S'il vous plait j'ai faim.

Il s'approcha d'elle et la gifla. Elle sentit sa joue saigner à nouveau.

Tu n'as pas le pouvoir de demander quelque chose. Et puis ce soir je vais rencontrer ton patron, je crois que je vais me faire un plaisir de l'abattre.

Elle murmura tout bas.

Gibbs. Non.

Oh et puis je prendrais une photo et je viendrais te la montrer. Je sais que tu ne vas pas aimer, lui non plus n'a pas du apprécier.

Apprécier quoi ?

Il ne la gifla pas et afficha un sourire effrayant.

Oh je ne te l'avais pas dit. Autant pour moi. Quand je t'ai enlevé tu es restée endormi quelques heures. J'ai trouvé que c'était une bonne idée de faire croire que tu étais morte, j'ai pris une photo de toi avec du sang sur le temps. Ouais j'ai une excellente maquilleuse on aurait vraiment dit une vraie blessure par balle.

Il riait. Elle se leva et cria.

ESPECE D'ORDURE !

Il la frappa à nouveau et elle tomba par terre. Il la roua de coup de pied puis s'arrêta.

Ne t'inquiète pas. Une fois que je l'aurais tué, ce sera ton tour et je montrerais à ton petit chéri une vraie photo de toi morte.

Mon petit chéri ?

Oh ne fais pas la timide. Dinozzo bien sur. Quand je t'observais ces derniers jours j'ai bien vu que tu l'aimais avec la façon dont tu le regardais.

Qu'est-ce-que vous connaissez à l'amour vous ?

Oh tu me vexes. Je suis très sentimentale. J'ai une femme. Enfin, j'avais. Avant que ton putain de patron ne m'envoie en prison !

Il ne l'a pas fait pour rien.

Non c'est vrai, j'ai tué un marin c'est pour ça.

Vous êtes ignobles.

Il s'avança vers la porte et lança avant de sortir.

Tu es morte pour eux.

Puis il referma la porte à clef. Elle entendit les verrous claqués. Il y en avait 6. Elle ne pourrait pas sortir par là. La bouche d'aération était la meilleure sortie. Elle devait le faire vite, elle ne voulait pas que l'équipe souffre trop longtemps à l'idée de la savoir morte. Au bout de quelques minutes elle parvint à déchirer à l'aide de la vis les liens de ses mains et put défaire ceux de ses pieds. Elle enleva sa chaussure et força la grille de la bouche d'aération. Elle souffrit le martyre en se hissant dans la bouche d'aération à cause de son poignet cassé. Elle avait pris la bouteille d'eau. La bouche d'aération n'était pas assez grande pour qu'elle puisse s'asseoir mais elle put se tourner sur le dos et but toute la bouteille. Elle rampa pendant ce qui lui parut une éternité avant d'atteindre la sortie. Elle vit une lumière. A travers la grille, elle remarqua que c'était un hall d'hôtel. Il y avait des clients, deux jeunes femmes à l'accueil et un garde à l'entrée. Elle savait que les gens auraient peur quand elle sortirait et que le garde se jetterait sur elle mais elle n'avait pas d'autre option. Elle enfonça la grille et entendit des hurlements. Elle sortit et se mit debout. Le garde s'approcha d'elle et lui attrapa les bras qu'il lui fit croiser derrière le dos pour lui mettre le s menottes. Elle hurla, elle avait vraiment très mal au poignet, elle avait envie de vomir, tout commençait à danser autour d'elle.

S'il vous plait, mon poignet.

Tu vas me dire qu'est-ce-que tu fais ici et d'où tu viens !

Elle ne parvint à dire que quelques mots avant de s'évanouir.

Appelez…le…NCIS. Je…suis…l'off…l'officier Da…David.

Puis le trou noir.