Merci encore pour vos reviews, de vrais encouragements, notamment quand on se débat avec un chapitre !
« Wahou » s'exclama bruyamment Tony à l'entrée du Printemps Haussmann.
« C'est magnifique, un véritable paradis du vêtement».
Ziva ne put réprimer un sourire devant l'enthousiasme de son coéquipier qu'elle guida jusqu'à l'espace Mode Homme. Une certaine « Sandrine » comme indiquait le badge qu'elle arborait sur une courte robe noire, s'empressa de le conseiller sur un large choix de pulls, chemises, costumes, vestes. Blonde, la vingtaine, avec un joli décolleté, parlant l'anglais avec un accent frenchy assez sexy, elle avait tout pour plaire à son coéquipier.
Ziva réfléchit un instant à s'éclipser, mais Tony lui fit signe de s'asseoir sur un fauteuil à l'entrée des cabines d'essayage. Elle eut ainsi une place de choix pour assister au show, que Tony effectua. A chaque essayage en sortant de la cabine, Tony se lança dans la parfaite imitation d'un de ses acteurs favoris : Sean Connery, Harrison Ford, Humphrey Bogart, Fred Astaire et d'autres qu'elle eut plus de mal à identifier. Elle tenta de garder son sérieux mais il parvint à la faire craquer en imitant Arnold Schwarzenegger.
La vendeuse lui glissa alors discrètement :
« Votre fiancé est vraiment très drôle. Vous en avez de la chance ».
Elle resta un instant sans voix, interloquée. C'était la première fois que quelqu'un les assimilait à un couple. Quand elle voulut lui expliquer qu'il y avait eu méprise, Sandrine était déjà repartie dans le magasin à la recherche d'une nouvelle chemise. Ziva se dit toutefois que cette vendeuse ne se trompait pas tant que cela : elle avait de la chance de l'avoir à ses côtés. Même s'il pouvait être agaçant au possible, dragueur et fouineur à ses mauvaises heures, il était aussi irrésistiblement drôle et particulièrement séduisant notamment dans la chemise bleue qu'il venait d'essayer.
Ziva se retrouva à sourire benoîtement quand elle croisa le regard interrogatif de Tony dans le miroir.
« Tu as fini de faire ta pretty woman, DiNozzo » lui lança-t-elle en prenant une mine énervée pour lui signifier de mettre un terme à son shopping.
Dans la file d'attente des caisses, Tony lui demanda :
« Tu es sure que tu ne veux rien t'acheter ? »
Ziva fit non d'un mouvement de tête
« Vraiment sure ?, j'ai vu des jolis déshabillés Aubade au deuxième étage » lui dit-il un sourire en coin.
Elle réfréna l'envie subite de lui donner un coup de poing dans l'épaule de peur de choquer les parisiennes qui les entouraient.
Sortis du grand magasin, Tony l'a pris de court en lui empoignant le bras et en lui chuchotant à l'oreille «Suis-moi »
« Je te rappelle, Tony que tu ne connais pas cette ville» lui dit-t-elle en tentant de se dégager
« Je me suis renseigné. Fais-moi confiance »
« Si c'est pour aller à Pigalle » lui répliqua-t-elle sur un ton sarcastique
Tony lui adressa un regard qui lui signifiait de se taire et un je ne sais quoi lui dit pour une fois d'obtempérer en silence.
Au bout d'une dizaine de minutes de marche, ils arrivèrent devant la devanture d'un restaurant.
« Ah c'était donc ça : Manger, ton obsession favorite, j'aurais du m'en douter » lui lança-t-elle narquoise.
Mais elle se tut quand ils entrèrent, saisie par la beauté du lieu. Le restaurant était cosy, composé d'une dizaine tables dressées pour deux . Eclairé à la lueur des bougies, l'ambiance était feutrée et romantique.
« Comment connais-tu ce restaurant, Tony ? » demanda Ziva en s'asseyant
« C'est Sandrine qui me l'a recommandé. Tu sais, la vendeuse qui croit que l'on est fiancé » dit-il en la regardant goguenard.
Ziva ne put s'empêcher de rougir et tenta de balbutier une explication quand Tony la coupa :
« laisse tomber » dit-il en plongeant ses yeux dans la carte du restaurant « et pour info, c'est moi qui invite »
« Mais que me vaut cette honneur, Tony » demanda Ziva suspicieuse
« C'est pour te remercier d'avoir subi sans rien dire ma séance shopping » expliqua-t-il.
Le dîner fut savoureux : des plats délicieux, des verres de Vouvray blanc, une discussion pleine d'entrain avec Tony. C'était léger et grave à la fois mais avant tout sincère. Son coéquipier lui confia bon nombre d'anecdotes savoureuses sur son enfance et son adolescence. Elle fit de même en évitant de parler du Mossad et de son père.
Ils se retrouvèrent sur le pas de porte du restaurant légèrement pompette, l'humeur joyeuse et un brin désorienté. Ziva était convaincue qu'il fallait prendre à gauche mais elle fut prise de court par Tony qui se saisit de sa main pour l'entraîner à suivre son chemin. Les jambes cotonneuses et le cœur qui battait la chamade, elle entremêla ses doigts aux siens. Ils marchèrent ainsi en silence pendant de longues minutes dans les rues de Paris.
Malheureusement le charme fut rompu par la sonnerie du portable de Tony.
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