Merci à tous, pour votre lecture et vos reviews.
Voici la suite :
CHAPITRE 3
Jeux de rôles
Ncis – 23 H 45 –
En entrant dans le hall, Gibbs s'arrêta au distributeur de boissons pour y prendre un café et un soda caféiné. Il descendit directement au sous-sol malgré l'envie irrésistible de revoir Tony. Il régnait dans les murs du Ncis, un silence peu coutumier. Il regarda sa montre. Presque minuit. Il entrait dans l'antre de la laborantine.
Il adorait Abby comme sa propre fille. Sa spontanéité, sa perspicacité et son originalité en faisaient un être à part. aimé de tous. Mais pour lui, elle était tenace, perfectionniste, courageuse et fragile.
La lumière des écrans et des lampes de bureaux éparses, conférait à l'endroit plein de chaleur et de mystère, « tout comme la maîtresse des lieux » songeât il. Par la baie vitrée de la pièce attenante au labo, il aperçut Mc Gee, endormi sur le bureau, une couverture sur les épaules. Sa tête reposait sur un « hippopeluche ».
- Un vrai bébé ! commenta Abby, sans lever la tête de son microscope.
Gibbs sourit. Elle avait senti sa présence et avait répondu à son étonnement de voir l'informaticien dans la pièce du fond. Elle continuât :
- Ils ne sont pas tous drogués à la caféine comme toi et moi. Ils ont besoin de repos ! Et vu l'heure tardive, le directeur les a congédiés. Palmer et Ziva sont partis.
Elle se redressat et se tournat vers lui pour le prendre dans ses bras.
- Je
m'inquiétais. Tu n'as pas pour habitude de délaisser
le navire, capitaine.
- J'étais
avec Ducky, j'avais…
- Quoi ?
Tu as vu Ducky avant de venir me parler ? elle recula d'un
air frustré.
- Y
a-t- il une priorité que je ne connaisse pas Abby ?
- Les
filles aiment bien passer en priorité Gibbs.
Il ne bougeait pas, lui faisant face, plongeant ses yeux bleus dans les siens.
Abby savait ce qui tourmentait Gibbs, mais ils n'en avaient jamais vraiment parlé ouvertement. Elle repensa à l'entretien qu'elle avait eu avec Tony un peu plus tôt dans la soirée. Il était évident qu'ils ignoraient ce qui les unissait et encore moins la réciprocité de leur amour. Elle était fermement décidée à sauver ces deux là d'une lente agonie. Leur permettre d'être ensemble serait sa plus grande joie.
Il l'interrogeât du regard et avec un demi sourire il lui tendit sa boisson préférée. Elle retrouva instantanément son ingénuité.
- Merci,
pour le soda.
- Mais
de rien !
- Avant
que tu ne le demandes,….Lui est resté.
- ?-!?!
(…) La scène du crime avant le reste Abby !
- Giiiiiibbs !
…….. D'accord.
Elle l'observait maintenant faire le tour de la table centrale. Il examinait toutes les preuves que Mc Gee avait rapportées. Tout y était méthodiquement classé. Parmi les affaires personnelles du Quartier Maître Taylor il y avait différentes sortes de comprimés destinés à être analysés d'ici peu, une montre cassée qui livrerait bientôt ses secrets et un mystérieux petit objet métallique dont il ignorait encore la nature et le fonctionnement.
C'était l'instant rêvé de jouer un petit jeu qu'elle affectionnait particulièrement avec lui. Un jeu allégorique mêlant enquête et vérité et elle allait amener Gibbs à y participer.
Ce soir elle sera le « Maître du jeu » : les mots seront magiques, et le pouvoir de suggestion sera son arme de prédilection.
Elle s'avança et se plantât devant lui, l'obligeant à arrêter ses pas. Elle mit ses mains sur les hanches et fixa ses yeux dans les siens. Une connexion instantanée et presque palpable flotta dans les airs. Le temps semblât ralentir….
- Quoi ?
- (…)
- (il
boit une gorgée en contournant Abby)
- (elle
se replace devant lui)
- (il
comprend son manège et sans la quitter des yeux reprend une
gorgée)
- Donc,
tu n'as pas vu Tony en arrivant ?
- Non.
(il plisse les yeux) Pourquoi, j'aurais dû ?
- Je
croyais que… enfin tu sais, non ?
- Non,
je ne sais pas Abby.
- Le
résumé de Norfolk, Gibbs ! Que croyais-tu
d'autre ?
- Ah !
dit-il amusé.
Elle se saisit de la montre cassée sur la table pour faire un relevé d'empreintes. Puis elle se diriga vers l'ordinateur central pour lancer une correspondance dans les fichiers. Il la suivit, intrigué. Elle lui tendit des gants blancs avec un sourire innocent. Il posa son café près du terminal et les enfila sans la quitter des yeux.
- Je
t'écoute. Y a-t-il quelque chose que je devrais savoir ?
- Tu
sais, à attendre ça peut prendre une éternité !(elle montre le défilé des fichiers sur l'écran)
- Donc
… on n'a pas de temps à perdre.
- C'est
pourquoi, il ne faut pas refuser l'aide qui se présente(elle le tire par la main vers le microscope)
- Toi !
… (elle acquiesçât)… et c'est mon tour, c'est
ça ? (concentration maximum)
- OUI !(elle sautillât en joignant les mains) Certaines analyses sont
complexes, mais pas irréalisables Gibbs ! (elle jeta un
œil dans le microscope)
- Peut-être,
mais je n'ai pas la connaissance et le talent requis…pour ça !(il jeta à son tour un œil au microscope)… Trop d'inconnus
peut faire peur.
Il se
redirigea vers la table centrale. Elle l'observa en prenant une
gorgée de son soda, puis saisit le café délaissé
par Gibbs, et le rejoignit.
Il prit le
mystérieux petit objet métallique trouvé sous le
lit du QM Taylor, et le tourna dans tous les sens. Il enchaîna :
- et
toi ? Qu'as-tu découvert ?
- Il
est bi ! dit-elle ravie de l'effet obtenu.
- ?!?!???
- Je
parle du diffuseur, là, entre tes doigts. (elle lui tend son
café)
- Ah !?!
C'et très… surprenant… comme découverte !
- Il
marche au froid et au chaud ! (elle se saisit du diffuseur) Il
est programmé pour qu'à une certaine température,
il craque (elle l'asperge de neige carbonique) et PAF ! Je
veux dire il s'ouvre (l'objet venait de se couper en deux) Je
veux dire, il s'ouvre !
- Waouh !
Je n'ose imaginer avec quelques degrés de plus !dit-il avec un demi sourire.
- (elle
jubile)Qu'en penses-tu ?
- Pa …
Patron ???
- Mc
Geeeeeeeeeeee ! dit-elle en râlant.
Le sas de la pièce attenante venait de s'ouvrir sur un Mc Gee encore endormi, mettant un terme à leur petit jeu de déduction. Gibbs souffla en jetant son verre à la poubelle. Il se pencha vers Abby pour lui déposer un baiser sur la joue.
- Bien joué Abby !
Elle signa « Prenez soin de vous deux », auquel il répondit de la même manière «Je te le promet, merci ». Il se dirigeât d'un pas vif vers la sortie en tonnant :
- Mc
Gee ! Disque dur, dessuite !
- Que…
quoi ?
Les portes
de l'ascenseur se refermaient déjà.
Mc Gee
clignât des yeux tout en allant s'asseoir devant le PC
central où Abby s'affairait déjà.
Maintenant
réveillé, il scrutait Abby. Elle était penchée
sur le clavier, et affichait un grand sourire de satisfaction. Son
air vainqueur l'intriguait.
- Merci
pour la couverture.
- De
rien !
- J'ai
raté quelque chose ?
- Si
c'est au sujet de l'enquête, non.
- Ah ??
Alors qu'est-ce que le patron …
- N'insiste
pas ! (elle riva ses yeux aux siens)
- Je…
n'insiste…pas… (…)… Mais Gibbs…
- Mc
Geeee ! Si je te le disais je serais obligée de te tuer
après !
- Bien !(il but une gorgée du soda)
- Et
rend moi ça !
- Désolé.
Il brancha le disque dur. Ils se sourirent. Et leurs doigts volèrent à l'unisson sur le clavier.
A suivre...
signer en langage des signes.
