Voilà la suite...

Merci tayplayrock, Miss Lisa Black, Loulou2a, Kuro-hagi, Adelia-hp mes fidèles lectrices d'être toujours là. Et bienvenue Maiionette et Dédrey, en espérant que cette suite vous plaira...


- tu crois que je suis normal ? demanda Sirius.

C'était la veille de leur rentrée à Poudlard et James était en train de préparer ses affaires. Celles de Sirius étaient restées dans la maison de ses parents, il n'avait pas eu le temps de les prendre.

- bien sûr ! pourquoi tu dis ça ?

- oh…tout ça, soupira Sirius avec un geste vague.

- Tu veux parler de l'attitude de tes parents ?

- La mienne aussi…

James s'assit sur son lit, à côté de Sirius.

- Bien sûr que c'est normal. Ce que je ne comprends pas, c'est comment tu as supporté ça si longtemps…

- Ne crois pas qu'ils me battaient… Ce n'est pas ça, c'est juste que je ne faisais jamais ce qu'il fallait… Et tu sais, ça faisait des années qu'ils ne l'avaient pas fait…

- Quand même… Tu aurais pu en parler…

- Mais je te dis, ça faisait très longtemps…Et je ne sais pas si ce n'est pas moi qui le provoquais…

- Non, je t'interdis de penser que c'est de ta faute ne serait-ce qu'une fois…

- Quand même, James, ne dis pas que je suis un enfant modèle…

- Non, tu es quelqu'un d'exceptionnel. Tu es le meilleur d'entre nous, tu le sais. Et tu es aussi celui qui s'occupe le plus de nous…

- Mais je suis aussi le seul Black à ne pas être à Serpentard…

- C'est ce qui prouve que tu es le meilleur des Black, et que tu as eu le courage de t'affirmer.

- Et je suis aussi homosexuel.

- Tu es sûr ?

- Oui…

- Hier, tu ne l'étais pas…

- Ecoute, James, tu as raison, je n'ai pas dit ça innocemment. Je l'ai dit, et en le disant j'ai pensé que ça devait être vrai. Je crois que je le suis… De toute façon, j'ai toujours été ce qu'il ne fallait pas…

- Ne dis pas de conneries…

Les deux garçons se turent. Devant l'air désemparé de Sirius, James reprit :

- tu ne te sens pas bien, c'est ça ?

- oui, tu peux le dire…je me sens comme en première année, après que le choixpeau m'ait envoyé à Gryffondor… Je me sens tout seul et comme abaissé…

Sirius soupira et sourit, sarcastique :

- foutue éducation Black !

- t'as pas à t'en faire, je t'assure, tu es complètement normal…

- merci de le dire, mais tu vois, il va falloir que je m'y fasse…

- Il y a des tas de garçons qui sont homo…

- Toi, par exemple ?

- Non, pas moi, mais il y en d'autres…

- Vas-y, donne moi des noms, qu'on rigole ?

- Je… je ne sais pas… mais je suis sûr qu'il y en a à Poudlard…

- Arrête, James, tu sais très bien que ce n'est pas vrai… Il n'y en n'a pas « plein »… Et la probabilité pour qu'on en connaisse est presque de zéro…

- Tu me fatigues, Sirius…Je sais que tu n'es pas anormal, je sais que tu es le meilleur ami que j'ai jamais eu, et je n'aime pas te voir comme ça… Tu te poses trop de question… C'est le manque de Quidditch !

- N'importe quoi ! Sirius éclata de rire…

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Le soir, avant le dîner, la mère de James vint les voir dans la chambre :

- Sirius, tu veux bien me laisser voir ton dos ? Je voudrais juste voir où en sont tes blessures.

Sirius obtempéra et souleva son vêtement.

- Bien, très bien, même… Cette pommade est vraiment efficace. Encore trois-quatre jours et il n'y paraîtra plus. Tu auras des cicatrices…Surtout, continue bien de la mettre…

- T'inquiètes pas maman, je veille sur lui…

- Est-ce que ça te fait mal ? Demanda Mme Potter à Sirius.

- Non, enfin, pas trop, se reprit Sirius devant le regard perspicace de la mère de son ami.

- Essaie de ne pas trop forcer sur ton dos. Au moins les premiers jours. Je pense au quidditch, entre autre… Il serait plus sage que tu évites d'y jouer…

- Mais…

- James, je compte sur toi… Ce serait bien d'éviter que ses plaies se rouvrent. A moins que vous ne comptiez en parler à tout le monde ? Ajouta-t-elle avec un sourire. Elle se doutait que Sirius n'aurait absolument pas envie de le dire à qui que ce soit…Mais si vraiment la douleur est trop forte, tu pourras aller à l'infirmerie…

Quand elle fut partie, Sirius se tourna vers James :

- elle a raison, je n'ai pas envie que les autres le sachent…

- Même pas Peter et Remus ?

- Surtout pas, non…

- Ca va pas être facile, comment on va faire pour te mettre la pommade discrètement ?

- Ben on tirera les rideaux du lit…

- Et ils ne vont pas se poser de questions ?

Sirius haussa les épaules…

- Peter non, mais je doute que Remus laisse passer ça…reprit James.

- Et j'ai surtout pas envie que lui soit au courant…

- Mmmm, je vois…

- Tu peux comprendre que je n'ai pas envie de lui expliquer, James ?

- Oui, mais peut-être que tu devrais… Parce que connaissant Moony, c'est clair qu'il va se poser des questions, et tu auras de la chance s'il ne t'en pose pas…

Quelques instants plus tard , alors qu'ils étaient en train d'aider Mme Potter à ranger la vaisselle :

- t'es amoureux de Moony ? demanda James à voix basse.

Pour toute réponse, Sirius sourit et ses yeux s'allumèrent.

- ok, je vois, sourit James à son tour.

- Non, tu ne vois rien du tout… et moi non plus d'ailleurs…

Sirius quitta la pièce. James le retrouva assis sur le lit, démoralisé.

- allez, c'est pas grave, voulu le rassurer James.

- Si c'est grave. Comment je vais pouvoir les regarder en face ? Je suis un pédé, James, tu comprends ça ? Il avait de la colère dans la voix.

- D'abord, on ne dit pas pédé, ensuite c'est pas écrit sur toi.

- Non mais je le sens dedans.

- Tu confonds tout…Ce que tu sens c'est que tu éprouves quelque chose pour Remus. Mais ça, mon vieux, ça s'appelle de l'amour. Et ça n'a rien de déshonorant…

- Mais quand même, c'est pas très normal…

- Etre amoureux, c'est parfaitement normal…D'accord, être amoureux d'un garçon, c'est plus rare, quoique tu sais, je connais un maximum de filles qui le sont…ne put s'empêcher de dire James…

Sirius étouffa un rire.

- tu ne peux pas être sérieux dix minutes ? Je t'explique que je ne vais pas bien, et toi, tu fais de l'humour…

- Sirius ! Sois cool.. T'es amoureux, c'est tout. Je comprends que ça te chamboule mais c'est pas grave. C'est beaucoup moins grave que ce que tes parents t'ont fait. Ca, c'est… James ne trouvait pas de mot assez dur …

- Ils n'avaient pas tort…J'y suis allé un peu fort !

- Non, ils n'avaient pas le droit. Tu as simplement dit la vérité, comme tu aurais pu le dire dans une famille normale.

- Tu l'aurais dit à tes parents, toi ?

- Si j'étais amoureux d'un garçon, tu veux dire ?

- Oui…

- Je suppose que oui…

- Ah, tu vois, c'est pas si évident !

- Si, je l'aurais dit… et toi, tu arrêtes de te dévaloriser… Et il est grand temps de dormir, parce que demain, je te rappelle qu'on va à Poudlard…

- Enfin !


Le prochain chapitre se passera à Poudlard...