Chapitre 3 : Acceptacion
Hermione fit un signe de la main à Ginny pour lui dire au revoir aux porte du château puis marcha vers le lac. Elle s'enroula dans sa cape alors que le froid l'enveloppait. Elle avait espéré être capable de retrouver Viktor dans le hall, mais Karkaroff avait insisté pour que son élève ne quitte pas son regard, alors au lieu de ça, c'est elle qui allait à sa rencontre. Tellement plus que si mon prince charmant était venu me chercher et me traitait comme une princesse ! pensa-t-elle, un peu amèrement. Chaque fille rêvait de vivre le rêve d'être emmenée par un chevalier à l'armure brillante… et bien, peut-être pas à l'armure brillante, mais c'était l'acte en lui-même qui importait.
Mon chevalier à l'armure brillante... ses pensées commencèrent à errer alors qu'elle marchait lentement vers le lac. Deux personnes avaient rempli ce rôle dans sa vie. Personne ne nierait que Harry était parfait dans ce rôle – il était le héros indéniable. Elle rie presque à l'idée de Harry essayant de l'emmener. L'image était complètement fausse. Harry était comme le frère qu'elle n'avait jamais eu. Elle l'aimait, mais c'était un amour platonique qui ne pourrait jamais être romantique. Elle savait que les gens s'attendaient à ça – le héros remporte toujours la fille. Elle, cependant, n'était pas la fille que Harry allait avoir à la fin. Elle n'avait pas oublié qu'il avait perdu la tête avec Cho Chang durant l'année et se sentit curieusement soulagée.
Elle s'arrêta à côté du lac et vit les lumières du bateau de Durmstrang briller vivement. Il semblait n'y avoir aucun mouvement à bord du bateau. Elle se frotta les bras alors que le vent soufflait un peu plus fort, et pria silencieusement que Viktor ne la fasse pas attendre trop longtemps. Elle s'assit prudemment sur un banc de bois au bord du lac et regarda l'eau. Des petites ondulations apparurent sur la surface du lac alors que le vent soufflait doucement.
Et puis il y avait Ron, pensa-t-elle avec un soupir. Il avait littéralement joué le chevalier la première année. Il avait été si courageux en se sacrifiant. Elle savait que c'était à cet instant qu'elle avait eu pour la première fois du respect et de l'admiration pour Ron. Il s'était sacrifié pour eux, faisant face au danger malgré ses craintes. Il était devenu celui qu'il était au fond de son cœur, mais il ne pouvait pas le voir. C'était frustrant pour elle de voir combien il doutait de ses capacités. Cela ne devait pas être facile de grandir dans l'ombre de cinq frères plus âgés. Cinq frères qui étaient tous si différents, et qu'il croyait ne jamais pouvoir égaler. Il ne voyait pas son propre courage, son intelligence et ses capacités, il ne semblait pas réaliser à quel point il la faisait rire et sourire. Elle voulait qu'il soit capable de voir ce qu'elle voyait lorsqu'elle le regardait. Elle regrettait qu'il ne puisse pas voir son intelligence, sa loyauté, son charme, à quel point il était drôle et doué, ce qui donnait l'être humain qu'il était. Elle repensait à cet après-midi lorsqu'il avait été le seul à remarquer son humeur calme. Il la surveillait constamment et il était celui qui s'était assuré qu'elle allait bien quand elle avait fait un mouvement pour partir. Il avait été celui qui avait essayé de l'encourager à s'amuser avec eux. Le fait qu'il fasse attention à elle la touchait à un point qu'il ne saurait jamais. Trop profondément, pensa-t-elle avec mécontentement alors qu'elle sentait un petit sursaut dans son cœur en se souvenant de son regard.
Les larmes commencèrent à se former derrière ses paupières et elle les essuya avec colère. Elle ne pouvait pas être mélancolique maintenant. Viktor méritait mieux que cela et elle aussi. Elle savait que Ron ne ressentait pas la même chose qu'elle, mais l'espoir avait grandi en elle quand il s'était finalement rendu compte qu'elle était une fille. Elle savait qu'elle était encore trop jeune pour tout ça. Avait-elle vraiment voulu se laisser aller à une telle émotion ? Cela ne pouvait apporter que la destruction et un immense chagrin si cela arrivait trop tôt. Elle avait commencé à se rendre compte qu'il était commun chez les sorciers et les sorcières de tomber amoureux à un jeune âge. Elle savait que de nombreux parents de ses camarades de classe s'étaient mariés jeunes. Lavande avait dit que l'amour était la plus grande des magies qui existaient et que les sorciers et les sorcières étaient capables de le reconnaître beaucoup plus tôt que les moldus. L'amour. Elle fut légèrement étonnée par le chemin qu'avaient prit ses pensées. Pensait-elle vraiment qu'elle était tombée amoureuse de Ronald Weasley ? Elle regarda fixement sans le voir le bateau devant elle. Elle ne pouvait pas ressentir de sentiment aussi fort pour lui, pas encore. Ils avaient seulement quinze ans. Elle savait qu'elle l'admirait et le respectait et elle savait que ses sentiments étaient plus profonds que de l'amitié – mais de l'amour ? Cette pensée la ravissait autant qu'elle l'effrayait. Elle n'était pas prête pour ça, et elle savait que Ron n'était en aucun cas prêt. Il venait juste de réaliser qu'elle était une fille, par Merlin !
Un mouvement sur le bateau attira son attention, et elle vit de nombreuses personnes descendre une passerelle. Hermione se leva, réalisant combien elle avait froid. Elle se frotta les bras vigoureusement puis pointa sa baguette magique vers ses pieds, murmurant un sortilège pour se réchauffer avant de marcher vers les élèves de Durmstrang. Karkaroff était en tête du groupe, Viktor comme toujours à ses côtés. Ils semblaient être dans une profonde conversation alors qu'ils marchaient vers elle, Karkaroff semblait en colère et Viktor maussade. Ils la regardèrent tous les deux alors que Hermione venait de s'arrêter devant eux. Karkaroff la fixa d'un regard glacial, mais Viktor souriait et rapidement marcha vers elle.
"Herrrmion" dit-il joyeusement. "J'espèrrre que tu n'as pas attendu trrrop longtemps. »
"Bonjour Viktor," dit-elle en lui souriant. « Je n'ai pas attendu trop longtemps. Et puis c'est une belle nuit. »
"La nuit est trrrès belle," dit-il en regardant autour de lui alors qu'ils marchaient vers le château. « Prrresque aussi belle que toi, » ajouta-t-il rapidement en souriant.
Elle fut surprise par son compliment. Ginny lui avait dit plusieurs fois qu'elle était belle, mais Ginny était comme une amie, c'était son devoir de lui dire des choses comme ça. Entendre ces mots de la bouche de Viktor, cependant, lui faisait presque croire qu'ils étaient vrais.
"Merci Viktor," dit-elle doucement en rougissant. Elle n'avait pas l'habitude de ce genre d'attention.
Ils atteignirent le château et les portes s'ouvrirent devant eux. Elle sentit un courant d'air chaud les envelopper et retira sa cape. Elle fut occupée un moment, s'assurant que sa robe était bien en place lorsqu'elle sentit que Viktor lui prenait sa cape des mains.
"Merci," dit-elle à nouveau ; légèrement surprise par tant d'attention.
"De rien, Herrrmion. »
Elle grimaça un peu en l'entendant mal prononcer son nom, mais elle n'eut pas le coeur à le corriger. Alors qu'ils entraient dans le grand hall, elle fut momentanément éblouie par les couleurs brillantes et l'excitation qui régnait. Elle regarda autour d'elle, espérant voir un signe de Ron et Harry, mais elle savait qu'il y avait peu d'espoir de les trouver parmi cette confusion ; elle devra les trouver plus tard. C'était étrange de ne pas être avec eux maintenant, presque comme s'il lui manquait une partie d'elle-même.
"Viktor," dit Karkaroff dit voix glaciale. "Je te verrais dans quelques minutes. N'oublie pas ce que je t'ai dit. »
Hermione sentit un frisson la parcourir alors que le Directeur de Durmstrang la regardait froidement, avant de se tourner pour entrer dans le grand hall. Un silence pesant s'installa alors que Viktor regardait l'endroit oû son directeur venait de disparaître, et Hermione chercha désespérément un sujet de discussion. Ils avaient seulement eut une conversation avant, lorsque Viktor lui avait demandé d'aller au bal, et elle n'avait aucune idée de ce qu'elle devait dire. J'imagine qu'il y a toujours le Quidditch. Hermione remercia silencieusement ses deux amis pour lui avoir rempli la tête avec toutes ces informations pas si inutile que ça sur le Quidditch.
« Les champions, par ici, s'il vous plaît ! »
Hermione se tourna pour voir le professeur McGonagall appeler les champions. Elle sentit Viktor placer sa main sur la sienne pour la conduire vers le professeur McGonagall, et rougit de nouveau à son toucher inattendu. Elle réalisa soudain qu'elle ne savait pratiquement rien sur son partenaire, et combien la nuit allait être longue. Si elle avait été avec Harry ou Ron, cela aurait été une histoire différente, mais elle empêcha ses pensées de trop s'éloigner. Elle était là avec Viktor et elle était déterminée à ce qu'ils s'amusent cette nuit. Elle vit Harry et Parvati s'approcher et se sentit soulager face à leurs visages familiers. Harry regardait discrètement Cho et rapidement se détourna d'elle. Hermione vit la douleur dans ses yeux et sut exactement ce à quoi il pensait. Elle lui sourit, et le vit bouche bée. Elle se retint de rire.
"Salut Harry !" dit-elle. "Salut Parvati !"
Aucun d'entre eux ne répondit. Elle fronça les sourcils alors qu'elle réalisait que Parvati la fixait avec un air d'incrédulité. Hermione trouva urgent de demander à Harry si elle n'avait pas quelque chose sur le visage. Pourquoi sinon Parvati la regarderait-elle comme ça ? Harry semblait préoccupé, alors elle regarda les autres étudiants se mettre en file dans le grand hall. Les filles du fan-club qui épiait Krum dans la bibliothèque passèrent devant eux en jetant à Hermione des regards dégoûtés. Pansy Parkinson, toujours au bras de Malfoy, ouvrit la bouche de stupeur lorsqu'elle la reconnut et Malfoy lui-même sembla incapable de trouver une insulte.
Elle essaya de capter l'attention de Harry quant à leur étrange comportement lorsqu'elle vit Ron approcher rapidement, son cœur s'emballa involontairement. Elle fut surprise de voir Padma en colère à ses côtés alors qu'elle le suivait dans le grand hall. Elle sourit doucement, se demandant ce que Ron avait fait pour mériter son courroux. Probablement juste être Ron, pensa-t-elle. Elle lui sourit alors qu'il approchait mais il passa devant elle sans la voir. Son sourire se figea sur son visage. Elle vit Padma la regarder bizarrement alors qu'elle suivait Ron en boudant. Qu'est-ce qui venait d'arriver ? Elle ne savait pas si elle devait se sentir déçue, blessée, ou en colère par son manque d'attention.
"Tout va bien, Herrrmion ? » La voix de Viktor la sortit de ses pensées, et elle se tourna, acquiesçant muttement. Elle l'avait encore fait, elle s'était laissée devenir préoccupée par Ron et avait complètement oublié Viktor. Elle sentit une pointe de culpabilité mais l'ignora, et pensa rapidement à une explication pour sa distraction.
"Je suis juste un peu nerveuse. Je n'ai pas l'habitude de toute cette attention. Je ne sais pas comment tu peux supporter ça tous le temps. »
Il haussa les épaules. « Ce n'est rrrien. Ils ne feront pas attention longtemps. Ils voudrrront manger et s'amuser, et nous n'aurrrons plus à nous occuper d'eux. » Il tapota son épaule dans ce qu'il pensait être une façon rassurante.
"J'essaierai de m'en souvenir."
« Puis-je avoir votre attention s'il vous plait ? » Hermione se tourna à la voix du professeur McGonagall. « Pourrais-je avoir une ligne, les champions avec votre partenaires, s'il vous plait. Merci. Maintenant suivez moi jusqu'au hall puis la table principale. »
Il y eut un peu de confusion alors que les champions et leurs partenaires se mettaient en rang. Hermione et Viktor était le dernier couple, se tenant derrière Parvati et Harry. Parvati semblait occupée à enlever de la poussière imaginaire sur la tenue de Harry en assurant qu'il était présentable. Harry semblait oublieux de tout et préoccupé par ce qui allait se passer à la table principale sans s'humilier. La nervosité la reprit alors qu'elle plaçait sa main sur le bras offert de Viktor et entrait dans le hall sous les acclamations et les applaudissements des élèves aux regards fixés sur eux. Elle sentit Viktor lui tapoter la main doucement.
« On m'a dit que de temps en temps il faut imaginer que personne n'a de vêtement. Ca aide à se détendrrre."
Elle rie à ses mots et se détendit. Il semblait si calme et serein, ses mots et son attitude la calmèrent, et elle commença à entrer dans la grande salle. C'était magnifique, le givre argenté étincelant sur les murs donnait l'impression d'être dans un conte de fée. Elle remarqua les centaines de guirlandes de gui et de lierre qui s'entrecroisaient sous le plafond parsemé d'étoiles.
« Tu te sens mieux maintenant je pense, » dit Viktor en souriant face à la crainte qui avait traversé son regard. Elle lui sourit et serra doucement son bras alors qu'elle hochait la tête. Elle voulait voir la pièce toute entière. Ses yeux se déplacèrent du plafond magique jusqu'au hall. Soudain, son regard rencontra une paire d'yeux bleus glaciale qui la sortit de sa rêverie. Cette colère dans son regard l'atteint au plus profond de son coeur. Ce n'était pas ce qui aurait dû arriver. La crainte, la surprise ou le choc - elle pouvait vivre avec - mais la colère qu'elle avait vu dans ses yeux avait brisé son coeur en mille morceaux. Elle entendit Viktor dire quelque chose et se gifla mentalement pour ne pas lui montrer qu'elle avait mal. Elle se força à feindre l'ignorance, ne se souciant pas du garçon aux yeux bleus qui fronçait maintenant les sourcils, elle relevait son menton, se détournant de son regard fâché et revint vers Viktor.
Ils s'arrêtèrent derrière leurs chaises et Viktor tira la sienne pour qu'elle puisse s'asseoir. Elle lui sourit, le remerciant pour sa politesse. Il lui sourit et s'assit à côté d'elle. La transformation qui avait lieu sur son visage chaque fois qu'elle souriait était tout à fait étonnante.
« Ce n'était pas si terrrible ? »
« Non, » dit-elle, se forçant à sourire. « Ce n'était pas si terrible. C'est juste déconcertant de voir tant de personnes vous fixer et vous acclamer sans raison apparente. »
« C'est peut-être inconforrrtable, oui, mais ça peut aussi être grrrisant. La Coupe du Monde ce n'était pas très bien, pas très joyeux. Quand nous gagnons, ça vaut le coup.
Elle prit le menu qui avait été placé devant son assiette et le lu. Elle entendit Dumbledore prononcer son choix et vit qu'il apparaissait dans son assiette. Elle se rendit compte que ce genre d'ordre spécial créait plus de travail pour les elfes de maison. Elle voulut dire quelque chose, mais savait que ce n'était pas la soirée de faire un esclandre. Elle devait s'amuser, alors elle dit son choix et commença à manger. Les conversations bourdonnaient autour d'elle et elle sut qu'elle devait faire des efforts pour parler à Viktor. Jusqu'à cet instant, elle avait laissé son coeur gouverner à la place de sa tête, et ce n'était pas juste pour lui. La mention de la Coupe du Monde avait ouvert un sujet de conversation.
« La Coupe du Monde était vraiment très passionnante. J'y étais avec Harry et Ron, et ils sont été tous lés deux très impressionné par ta Feinte de Wonky - j'ai pensé que c'étais très courageux. »
« Tu n'es pas une grrrande fan de Quidditch, Herrrmion ? » demanda-t-il, une étincelle dans le regard. Elle le regarda, surprise. Il était vraiment beau lorsqu'il ne fronçait pas les sourcils. En fait, elle n'était pas obsédée par le Quidditch mais elle sentit qu'elle pouvait s'en sortir quand le sujet serait élevé. Avoir Harry et Ron comme amis lui assurait. Puis elle comprit quelle avait été sa faute.
« J'ai dit quelque chose de mal, c'est ça ? » demanda-t-elle avec une grimace. Elle avait vraiment besoin de se concentrer plus - elle parlait à Viktor Krum de Quidditch. Pas un supporter quelconque, mais Viktor Krum lui-même. Oû était Ron quand elle avait besoin de lui ?
« C'était prrresque ça. »
« Ron va être dégoûté s'il apprend que je me suis trompée, particulièrement pendant que je te parle, » rie-t-elle, avant de se reprendre légèrement alors qu'elle se rendait compte qu'elle avait prononcé son nom une fois encore. Elle avait besoin de changer de sujet rapidement avant qu'elle ne commence à parler sans arrête de lui.
« A quoi ressemble Durmstrang ? J'ai lu des tas choses mais je n'ai pas vraiment trouvé beaucoup d'informations. »
« Et bien, nous avons un château aussi, pas aussi grrrand que celui-ci, ni aussi confortable, je pense, » dit-il. « Nous avons seulement quatrrre étages et on n'allume les feux dans les cheminées que pour la prrratique de la magie. Mais nous avons un parrrc plus grrrand que celui-ci. En hiverrr, il ne fait pas jourrr longtemps, alorrrs nous ne pouvons pas beaucoup en prrrofiter. Mais en été, nous volons toute la jourrrnée au-dessus des laces et des montagnes... »
« Allons, allons, Viktor ! » l'interrompit Karkaroff, avec un rire qui ne changea en rien à la froideur de son regard. « N'en dis pas plus, ou sinon ta charmante demoiselle n'aura aucun mal à nous trouver ! »
Dumbledore sourit, les yeux pétillants. « Igor, pourquoi tout ce secret... On aurait presque l'impression que vous ne voulez pas recevoir de visiteurs. »
« Vous savez, Dumbledore, » dit Karkaroff en découvrant toute l'étendue de ses dents jaunâtre. « Nous tenons plus à protéger notre domaine. N'avons-nous pas le désir de garder jalousement les lieux du savoir qui nous ont été confiés ? N'avaons-nous pas raison de vouloir les protéger ?"
Hermione choisit d'ignorer leur conversation et encouragea Viktor à lui parler encore de Durmstrang, ce que ça faisait d'être un joueur de Quidditch International et d'être sous le feu des projecteurs à un si jeune âge. Il était facile de parler et le repas passa rapidement alors qu'il bavardait tranquillement. Il lui demanda de lui parler de la Coupe du Monde, de sa transition entre le monde moldu et le monde magique, de son arrivée à Poudlard. Elle s'assura de parler plus de l'école et moins de son meilleur ami, bien qu'elle le mentionna quelque fois sans le vouloir.
« C'est vrrraiment très agrrréable ici Hermione. Les gens sont tellement plus amicaux et beaucoup plus à l'aise. Je crois que je prrréfèrrre êtrrre ici qu'à Durrrmstrrrang."
« J'aime bien aussi, » dit-elle avec un sourire. Viktor étudia son visage attentivement et elle se sentit rougir sous son examen minutieux.
« Tu es vrrraiment trrrès belle Herrrmion. » Son coeur eut un petit sursaut à ses mots. Elle rencontra son regard fixé sur elle et souhaita de tout son coeur ressentir ne serait-ce qu'un dixième de ce qu'elle avait vu dans ses yeux. Son coeur têtu refusait d'y penser, espérant traiteusement que le rouquin ignorant, dont elle avait sentis les yeux fixés sur elle toute la nuit, ait prononcé ces mots. Il lui fallut tout son sang froid pour ne pas laisser son regard s'attarder sur lui mais elle l'avait fait. Maintenant Viktor était assis en disant les mots qu'elle avait si désespérément voulu que Ron dise. Elle avait besoin de distraire Viktor.
« Nous devons vraiment faire quelque chose sur la façon dont tu prononces mon nom. »
« Est-ce que je le dis mal ? »
« Oui, mais juste un peu. Pareil que moi avec la Feinte de Wonky, » dit-elle, souriant d'une manière encourageante. « Ca se prononce Her-mio-ne, » dit-elle en articulant lentement et distinctement.
"Herrr-mion-neû."
« Pas mal, » dit-elle, alors elle vit le sourire amusé de Harry et lui sourit.
Lorsque toutes les assiettes eurent disparus, Dumbledore se leva et demanda à tout le monde d'en faire autant. Avec un geste de la main, les tables allèrent s'aligner d'elles-mêmes le long des murs, dégageant un espace au milieu de la salle. Hermione sentit la nervosité s'emparer d'elle de nouveau. Elle avait oublié que les champions et leurs partenaires devraient ouvrir le bal. Elle ne dansait pas souvent et maintenant la pensée de se lever et danser avec Viktor Krum devant tout le monde lui donnait envie de fuir la salle. Elle sentit Viktor poser une main réconfortante sur son épaule alors qu'il se levait.
« Tu veux danser, Herrr-mion-neû ? » Elle prit sa main offerte et se leva.
« Oui, allons-y, » dit-elle alors qu'elle faisait appel à tout son courage de Gryffondor. Viktor la conduisit sur la piste de danse et se tourna pour la tenir dans une position de valse. Cette soudaine position intime colora le teint d'Hermione. Elle n'avait jamais été aussi proche d'un garçon, mais elle avait techniquement un rendez-vous et se tenir debout à une telle proximité la déconcertait un peu. Elle jeta un coup d'oeil par-dessus l'épaule de Viktor et vit la mer de visages qui les observaient, le club des fans de Viktor la regardait comme s'il voulait la tuer. Elle ressentit un petit sentiment de fierté féminine alors qu'elle réalisait qu'elles étaient jalouses, et se détendit. La musique commença et Viktor la fit valser parfaitement autour de la salle. Alors qu'ils dansaient, elle aperçue Ron dans une profonde conversation avec l'un des jumeaux. Elle observa les deux frères alors qu'elle valsait. Le choc se refléta sur le visage de Ron alors qu'il écoutait Fred avant qu'Angelina n'arrive pour le traîner sur la piste de danse. Hermione regarda Ron alors qu'il était assis sur sa chaise, le regard dans le vague.
« Tout va bien Herrr-mion-neû ? » Sa voix attira son attention vers son partenaire.
« Oui, Viktor, ça va, » dit-elle, se sentant de nouveau coupable d'avoir laisser son esprit s'égarer. "Oû as-tu appris à danser ?"
« Et bien, nous devons bien fairrre quelque chose pour nous tenirrr chaud en hiverrr, » dit-il, et elle rie en imaginant les élèves de Durmstrang valser dans le château glacial pour se tenir chaud.
Viktor sourit alors qu'ils faisaient une halte lorsque la musique s'arrêta. Il ne fit aucune tentative pour la laisser partir alors qu'une chanson plus entraînante commençait, alors elle resta sur la piste de danse avec lui. La musique étant plus forte, cela ne leur permit pas de parler. Lorsqu'elle se termina, Viktor se pencha vers Hermione pour lui parler malgré le bruit.
« Tu veux boirrre quelque chose ? »
« Oui, merci, ce serait super ! »
Alors que Viktor s'en allait, elle se tourna pour chercher un endroit oû s'asseoir et aperçu Harry assis à côté de deux ou trois chaises libres. Elle se dirigea vers lui, mais alors qu'elle se rapprochait, elle remarqua que Ron était penché à côté de lui, fixant ses chaussures. Elle hésita un moment. Son comportement avait été étrange toute la nuit et elle ne savait pas si elle était prête à lui faire face. Elle savait qu'elle ne serait pas capable de s'en remettre, et avec un petit soupir, elle marcha vers l'endroit oû était assis les deux garçons. Padma fronça les sourcils alors qu'Hermione s'asseyait à côté de Harry.
« Salut, » dit Harry. Ron ne releva pas la tête ou indiqua qu'il était conscient de sa présence. Elle fut de nouveau étonnée par son comportement. Tout allait bien entre eux lorsqu'elle l'avait quitté seulement quelques heures plus tôt. Elle ne savait pas pourquoi il se comportait avec elle comme ça maintenant. Elle se souvint du pacte qu'elle et Ginny avaient fait et se tourna vers Harry, résolue à ne pas laisser la mauvaise humeur de Ron ruiner sa soirée.
« Il fait chaud, nous ne trouvez pas ? » dit-elle en s'éventant de la main. Elle remarqua que Ron relevait la tête lentement alors qu'elle parlait. Son coeur battit un peu plus vite alors qu'elle pensait qu'il allait finalement lui parler. Etait-ce du bonheur sur son visage à cet instant ? Avait-elle imaginé sa colère toute la nuit ? Elle ne pouvait pas se laisser embarquer maintenant, alors elle continua à parler. "Viktor est allé chercher quelque chose à boire."
Ron releva finalement la tête et vit son regard changer, prouvant qu'elle n'avait pas imaginé sa colère après tout.
« Viktor ? » dit-il. « Tu ne l'appelles pas encore Vicky ? »
Elle fut si surprise par ses mots qu'elle ne pu rien faire d'autre que le regarder. Qu'est-ce qu'il avait ? Pas de 'Salut Hermione, tu passes une bonne soirée ? Tu es très belle." Il était allé droit dans une dispute. Elle connaissait ce genre - ils se battaient tellement souvent qu'elle savait oû cela allait les mener et elle ne savait pas pourquoi il voulait se disputer avec elle maintenant.
"Qu'est-ce qui t'arrive ?"
"Si tu ne le sais pas, » dit Ron d'un ton cinglant. « Ne compte pas sur moi pour te le dire. »
Hermione le regarda sans comprendre puis se tourna vers Harry. Harry regarda Ron, puis Hermione, et semblait aussi étonné qu'elle. Il haussa les épaules mais ne dit rien. Il n'allait pas s'immiscer au milieu de ce qui arrivait, alors c'était à elle d'essayer de savoir ce qui n'allait pas.
« Ron, qu'est-ce que... »
« Il est à Durmstrang ! » lança Ron. « C'est un adversaire de Harry ! Un adversaire de Poudlard ! Tu... tu es..." Ron cherchait des mots suffisamment forts pour décrire son crime. Elle était trop stupéfaite pour l'interrompre. « Tu es en train de fraterniser avec l'ennemi, voilà ce que tu fais. »
Hermione resta bouche bée. « Fraterniser avec l'ennemi ? » Qu'est-ce qui arrivait à Ron ? Si elle ne le connaissait pas aussi bien, elle penserait qu'il montrait des signes de jalousie. Il avait été hébété devant Viktor quand il était arrivé à Poudlard et ses mots caustiques contre son héros étaient aussi bien inattendus que risibles.
« Ne soit pas stupide ! L'ennemi ? Non mais vraiment ! Qui est-ce qui était tout excité quand il est arrivé ici ? Qui est-ce qui voulait un autographe ? Qui est-ce qui a une figurine de lui dans son dortoir ? »
« J'imagine qu'il t'a demandé de l'accompagner au bal quand vous étiez tous les deux à la bibliothèque ? »
« Exactement, » dit Hermione, sentant ses joues rosirent alors qu'elle l'admettais. Elle n'avait aucune raison d'être embarrassée - au moins Viktor c'était donné la peine de lui demander en premier. "Et alors ?"
« Comment ça s'est passé ? Tu as essayé de lui vendre un badge sale, c'est ça ? »
Merlin, le pire était à venir. Il avait recourt aux insultes enfantines maintenant, il savait que ça la blesserait. Elle ne voulait pas s'abaisser à son niveau mais il n'avait pas à insulter Viktor, ou elle-même.
« Pas du tout ! Si tu veux vraiment le savoir, il... il a dit qu'il venait tous les jours à la bibliothèque pour essayer de me parler, mais qu'il n'avait jamais osé ! » Une vague d'embarras la frappa alors qu'elle réalisait ce qu'elle venait de partager avec ses meilleurs amis. Elle avait dit tout cela à Ginny mais elle était une fille, et elle avait compris tandis que Ron et Harry auraient seulement ris.
« Oui, bien sûr, c'est ce qu'il t'a raconté, » dit Ron d'un ton mauvais.
« Qu'est-ce que tu veux dire ? » Elle sentit la colère grandir en elle alors qu'il continuait à parler. Comment osait-il insinuer que Viktor ne lui avait pas demandé parce qu'il le voulait. Juste parce que Ron avait été trop aveugle et lent ne signifiait pas que tout le monde était comme lui.
« Evident, non ? C'est un élève de Karkaroff, d'accord ? Il sait très bien qui sont tes amis et il essaye juste de se rapprocher de Harry. Il veut obtenir des informations, ou trouver l'occasion de lui jeter un mauvais sort... »
Elle eut l'impression que Ron venait de la gifler. Il était allé trop loin. La colère s'empara d'elle. Chaque fibre de son corps lui faisait mal et tout ça à cause de son attitude froide. Lorsqu'elle parla de nouveau, sa voix tremblait. « Pour ton infirmation, il ne m'a pas demandé la moindre chose au sujet de Harry, pas la moindre... »
Ron l'interrompit, changeant d'angle d'attaque à la vitesse de la lumière. « Alors il espère tout simplement que tu vas l'aider à résoudre l'énigme de l'oeuf ! J'imagine que vous avez parlé de choses et d'autres pendant ces charmantes petites séances à la bibliothèque... »
« Il ne me viendrais jamais à l'idée de l'aider en quoi que ce soit ! » dit Hermione, outragée face à ses accusations. « Jamais ! Comment peux-tu dire une chose pareille ! Je veux que ce soit Harry qui gagne le tournoi. Harry le sait, n'est-ce pas Harry ? » Elle regarda d'un air impuissant Harry, essayant de le prendre pour appui. Harry hocha la tête et ouvrit sa bouche pour parler mais Ron l'ignora complètement.
« Tu as une drôle de façon de le montrer, » dit-il sarcastiquement. Elle sentit qu'elle perdait le contrôle et savait que si elle ne revenait pas sur terre immédiatement, elle allait être submergée parle la douleur qui parcourait son corps et s'écrouler devant lui.
« Ce tournoi a pour but de rencontrer des sorciers d'autres pays et de nouer des liens d'amitiés avec amis ! »
« Non, ce n'est pas ça du tout ! » s'écria Ron. « Il s'agit de gagner, rien d'autre ! »
Hermione prit conscience que les gens commençaient à les regarder. Elle savait qu'elle allait perdre le contrôle bientôt si elle ne partait pas. C'est exactement ce qu'elle avait voulu éviter ce soir. Elle vit la colère dans ses yeux alors qu'il la regardait fixement.
« Ron, » dit Harry à voix basse derrière elle. « Ca m'est égal qu'Hermione soit venue au bal avec Krum. »
Ron ne l'écoutait pas, il était trop en colère. Elle vit quelque chose d'autre se cacher derrière sa colère, mais elle était trop vexée pour essayer de savoir ce que c'était. Les mots qu'il prononça par la suite l'atteignirent en pleins coeur.
« Pourquoi ne rejoins-tu pas Vicky, il doit se demander oû tu es passée. »
Il voulait qu'elle parte. Elle sentit les larmes se former dans ses yeux, mais elle ne le laisserait pas avoir le dernier mot. La seule chose positive dans cette soirée avait été Viktor Krum et elle ne le laisserait pas insulter son partenaire.
« Arrête de l'appeler Vicky ! » dit-elle d'une voix dangereusement basse alors qu'elle se levait d'un bond et se précipitait sur la piste de danse en se perdant dans la foule. Une porte était ouverte au côté opposé de la salle et elle marcha vers elle. Elle si aveuglée par la colère et la douleur qu'elle ne vit pas la tête rousse sur son chemin. Elle entendit vaguement un "oomph" alors qu'elle entrait en collision avec quelqu'un, mais elle devait sortir d'ici, et rapidement.
Alors qu'elle passait la porte, elle se retrouva sur un petit balcon, surplombant les terres. Elle inspira quelques bouffées d'air et se retint de ne pas pleurer. Elle avait juré qu'elle allait s'amuser cette nuit et il n'allait pas lui faire rompre sa promesse maintenant. Elle sentit une larme glisser sur sa joue et l'essuya impatiemment. Avec de simples mots, il avait été capable de briser son coeur. Hermione continua à regarder sans les voir les terres de Poudlard, reprenant lentement le contrôle de ses émotions. Elle eut peur un instant lorsqu'elle sentit une main se poser doucement sur son épaule. Elle se retourna rapidement et se retrouva devant Fred Weasley, une inquiétude dans le regard.
"Hermione ?"
Sa voix était douce, elle la reconnue à peine. Elle avait l'habitude d'un Fred Weasley la taquinant et la ridiculisant. Elle n'avait pas l'habitude de voir Fred aussi sérieux, aussi fraternel alors qu'il se tenait devant elle. Elle ne savait pas vraiment quoi lui dire, alors au lieu de répondre, elle le regarda d'un air impuissant. Fred l'étudia un instant avant de soupirer et secouer la tête.
« Tu sais, parfois je me demande ce que j'ai fait pour mériter un idiot de frère comme lui. Tu sais ce qu'on dit, vous pouvez choisir vos amis mais vous ne pouvez pas choisir votre famille ? » Elle acquiesça mais ne pouvait toujours pas prononcer de mots. Elle ressentait le besoin de défendre Ron, ses frères le rabaissaient si souvent, elle avait besoin de se lever pour lui, mais elle n'en avait pas la force.
« Mais bon, c'est mon frère, » dit-il en souriant. Il se tourna et regarda par dessus le balcon avant de s'asseoir sur le banc qui se trouvait le long du mûr du château. Il semblait perdu dans ses pensées. Hermione était toujours dans l'incapacité de former une phrase alors continua à regarder Fred silencieusement.
« Tu peux garder un secret ? » Fred leva les yeux vers elle, légèrement embarrassé en regardant son visage. Elle hocha la tête avant qu'il ne continue. « Ron a peut-être des défauts, mais c'est mon frère et malgré sa tendance à être un imbécile, je l'aime vraiment. Et si tu le dis à quelqu'un, je le nierais ! »
Elle sourit à ses mots et sentit que son cerveau était capable de fonctionner de nouveau. Elle soupira et vint s'asseoir à côté de lui.
« Ton secret est bien gardé avec moi, personne ne le saura jamais. »
« Heureux de l'entendre ! Ca peut ruiner une réputation si les gens savent que l'on devient tout guimauve face à son imbécile de frère ! Mais nous nous éloignons. » Il se tourna pour l'étudier avant de reprendre dans un souffle profond. « Pardonnes-moi si je suis sur le point de faire quelques suppositions énormes, mais écoutes moi s'il te plait avant de m'interrompre. »
Elle acquiesça, pas tout à fait à l'aise suite à la conversation qui allait suivre.
« Ecoute, je vous ai vus, Ron, Harry et toi grandir ensemble ces dernières années. Sais-tu combien de personne aimerait avoir une amitié aussi forte que la vôtre ? Tu ne peux pas aller outre ce que par quoi vous êtes passés tous les trois et forger cette relation qui résiste à l'épreuve du temps. C'est étonnant de voir ce qui allait arriver et, pour être tout a fait honnête, au cours de l'année passée, c'est devenu vraiment amusant. »
Hermione leva un sourcil à son dernier commentaire, mais resta silencieuse. Elle avait été touchée par l'observation de sa relation avec Harry et Ron, mais elle savait qu'il était sur le point de changer de piste et elle se sentit inconfortable. Il avait été tout à fait perspicace jusqu'à maintenant, elle n'était pas certaine de vouloir savoir ce qu'il savait.
« Oui, Hermignonne, amusant. Maintenant tu as du remarqué, étant la sorcière la plus brillante de ton âge, que tes meilleurs amis sont en réalité des garçons. Malgré le manque d'attention de Ron sur les détails, nous avons tous remarqué que tu étais une fille, c'est dur de le manquer, » dit-il en souriant et elle rougit légèrement. « La chose est, Hermione, que nous les garçons avons tendances à comprendre ces choses un peu plus tard que vous les filles. Maintenant la partie amusante est pour bientôt, tu sais que Harry et Ron sont des garçons, mais, » il s'éclaircit la gorge. "Tu ne les voies pas tous les deux de la même façon, n'est-ce pas ? »
Sa bouche s'ouvrit sous la surprise. Il savait que ses sentiments pour Ron étaient très différents de ceux qu'elle avait pour Harry ! Elle se l'était seulement récemment admis à elle-même, cependant elle n'était pas sûre d'être prête à l'admettre à quelqu'un d'autre, particulièrement si cette autre personne était Fred Weasley.
« D'accord, ne répond pas, écoute seulement. J'ai eu une conversation avec Ron plus tôt ce soir, très éclairante en faite. Harry et lui ont joué les rôles de frère puisqu'ils sont avec toi depuis des années mais disons juste que l'un d'entre eux s'est rendu compte qu'il n'éprouvait pas exactement "l'affection fraternelle" qu'il croyait ressentir pour toi depuis toujours. Il a une soeur. Il sait ce qu'on ressent lorsque l'on veut protéger sa soeur. Ce soir, lorsqu'il t'a vu avec Krum, ce sentiment de grand frère est totalement tombé en morceau. Ce qu'il a ressenti ne sont pas les émotions d'un frère, Hermione, c'est quelque chose de beaucoup plus profond. »
Son coeur battit plus vite suite aux mots de Fred. Ron pouvait-il vraiment ressentir pour elle plus que les sentiments d'un frère ? Un frisson d'excitation et la crainte qu'elle avait ressenti plus tôt cette nuit grandirent en elle de nouveau. Elle leva les yeux vers Fred et vit qu'il cherchait son regard avant de continuer.
« Hermione, vous êtes tous les deux trop jeunes. Quinze ans est un âge très confus pour une personne - crois moi, je le sais. Il y a beaucoup de choses avec lesquelles nous devons faire face, la plupart que tu ne connaîtras jamais. La plupart dont tu seras la cause, » dit-il en souriant avec insolence, elle fronça les sourcils, confuse. Elle n'était pas sûre de savoir si elle avait la permission de parler alors elle resta silencieuse. « Il doit gérer beaucoup d'émotions en ce moment. Je ne chercher pas à lui trouver des excuses mais je veux que tu essayes de comprendre ce qu'il ressent. Il est embarrassé, fâché et il n'est pas prêt à le reconnaître. Il a recourt à une chose dans laquelle il est à l'aise, il se dispute avec toi. Vous êtes légendaires quand vous vous disputez ; c'est comme si vous étiez mariés depuis des années ! »
"Fred !"
« Quoi ? C'est vrai ! Tu as vu mes parents en action. C'est souvent déconcertant de vous regarder toi et Ron, vous ressemblez à mes parents. »
« Non, c'est pas vrai. »
« Si, ça l'est. Maintenant tu veux vraiment discuter ce point ou pouvons-nous essayer de comprendre ce qui se passe ? »
Elle soupira et se leva, se postant à la balustrade de nouveau. Elle regarda un moment le jardin et se figea lorsqu'elle vit une tête rousse assis à côté d'un tête aux cheveux noirs mal coiffés. Ses garçons, pensa-t-elle en souriant. Son coeur lui fit mal en le voyant. Sa colère, les mots blessants la hantaient toujours et elle n'était pas certaine d'être prête à le pardonner cette fois.
« Je ne vais pas lui pardonner juste parce qu'il est embarrassé. »
« Et il ne mérite pas d'être pardonné pour sa petite crise de colère. »
"Alors, qu'essayes-tu de dire ? Il agit comme un enfant et nous le savons tous. Il essaye à chaque fois de voir s'il peut me faire mal et il a réussi. Ce ne sont pas les agissements d'un ami, Fred."
« Non, ça ne l'est pas, ce sont les agissements d'un garçons de quinze ans embarrassé et blessé qui vient de se rendre compte que sa meilleure amie est la fille la plus étonnante qu'il ait jamais rencontré. »
Elle arracha son regard de la tête rousse au dessous d'elle et se tourna vers le rouquin derrière elle. Il était appuyé contre le mur, l'observant attentivement. Elle soupira d'exaspération - elle avait l'impression qu'ils tournaient en rond. Elle était toujours en colère contre Ron, mais au plus profond d'elle elle savait qu'elle voulait lui pardonner.
"Alors, que suggères-tu ?"
« Et bien, » dit Fred en se levant et se postant à côté d'elle. « Je suggère que tu arrêtes de te prendre la tête. »
"Quoi ?"
« Retourne à l'intérieur et amuse toi. Amuse toi et fait lui regretter d'avoir été si stupide. Il pourrait avoir pris la route de la maturité et s'amuser tout de même, mais il a choisit le route enfantine. Ne le laisse pas ruiner ta soirée, mais ne perds pas espoir non plus. Après sa petite crise de colère, il mérite de te perdre complètement, mais cela signifierait que tu perdras aussi. »
« Je perdrais aussi ? »
« Ouais, tu perdras aussi. Ecoute, il peut-être un idiot total, mais c'est quelqu'un de bien - nous le savons tous les deux. Il y a toujours eut une étincelle entre vous deux. Une étincelle qui un jour pourrait s'embraser et devenir quelque chose d'étonnant. Ne le laisse pas partir, Hermignonne. Ne laisse pas sa confusion enfantine détruire quelque chose qui pourrait être étonnant plus tard. Vous devez tous les deux faire beaucoup de travail avant que cela n'arrive, et tu vas sûrement encore souffrir d'autre fois encore, mais ne perd pas espoir. S'il y a une chose que je sais sur nous les hommes Weasley, c'est que nous sommes un peu lent quand il s'agit des femmes. Tu viens d'y entrer mais demande à Angelina. Elle te dira combien de fois j'ai été un idiot et ai presque détruit notre relation. Nous les Weasley sommes un peu longs à l'assimilation, mais une fois que notre coeur et notre esprit sont sur quelque chose, nous faisons tout pour l'avoir. Une fois que nous l'avons, nous nous battons pour ça jusqu'à la mort. Maintenant, honnêtement, veux-tu abandonner tout ça ?"
Elle ne pu empêcher Fred de voir ses yeux remplis de larmes. Elle ne s'attendait pas à ce genre de conseil venant de Fred Weasley, de n'importe quel autre Weasley pour être honnête. Fred se tenait là, debout devant elle à jouer au grand frère. Elle sentit une vague de gratitude la submerger alors que ses mots faisaient leur chemin en elle. Elle savait qu'il y avait toujours eut quelque chose entre Ron et elle. Il y avait toujours eut une étincelle qui n'avait jamais existé avec Harry, ou avec aucun autre garçon. Pas même avec Viktor, malgré son attention particulière. Rien ne s'approchait de cette étincelle qu'elle avait avec Ron. Il la mettait en colère et lui faisait du mal, mais elle savait qu'elle n'était pas prête à abandonner l'espoir qu'un jour ils se donneraient une chance de découvrir ce que voulait dire cette étincelle.
« Non, » dit-elle doucement, son regard ne quittant pas celui de Fred. Il acquiesça et lui sourit. Puis il fit quelque chose qui la surprit plus encore que son inquiétude, il s'approcha d'elle et le prit dans ses bras, une étreinte fraternelle. Elle savait que ses yeux étaient maintenant aussi gros des gallions, mais elle sentit la douleur et la colère qu'elle avait ressentie depuis sa dispute avec Ron s'évaporer. Il fit un pas en arrière, la regardant d'un air légèrement embarrassé puis ils rirent. Un raclement de gorge derrière eux les fient se retourner vers la porte.
« Je déteste interrompre des moment de famille, » dit George en souriant à Hermione. Les battements de son cœur s'accélérèrent ; qu'avait-il entendu ?
« Ouais, George, » dit Fred, regardant son frère, totalement affligé par son interruption.
« Il y a un bulgare mécontent ici, prêt à causer une plus grande scène que notre Ronny si la charmante Miss Granger ne retourne pas le voir très vite. »
« Viktor ! »
« Combien d'autres bulgares tu connais ? »
La main d'Hermione se posa sur sa bouche avec horreur. Elle avait complètement oublié Viktor. Elle l'avait envoyé chercher des boisson, s'était disputé avec Ron, puis s'était retrouvé sur ce balcon avec Fred pendant Merlin sait combien de temps.
« Doucement, doucement, Hermignonne, pas besoin de s'agiter. C'est toujours bon de faire attendre un homme. »
"Ca devient intéressant."
"Il n'y a rien de mieux qu'une femme jouant les difficiles."
"Bien dis, George. Maintenant, je crois qu'il est temps de ramener Cendrillon au bal pour qu'elle puisse s'amuser quelques heures encore avant les douze coup de minuit."
"Oh, et Angelina était un peu en colère, Fred, je crois que tu devrais le savoir."
"Ah, merci." Fred semblait légèrement affolé maintenant et Hermione tapota son bras doucement.
"J'imagine que nous devrions y aller," dit Hermione d'un air mécontent.
"Ca devait arriver tôt ou tard. Lequel vas-tu choisir ? Le bulgare maussade ou le chasseur ennuyé."
"Je crois que je vais choisir le bulgare, merci."
Fred trassaillit à sn choix et soupira.
"Je n'aurais pas dû te donner le choix. Je voulaisle bulgare.
Hermione rie alors qu'il la conduisait vers la porte.
"C'est ça, Hermignonne, garde la tête haute et fais regretter à mon petit frère d'être un imbécile."
Hermione sourit aux jumeaux puis respira à fond. Elle vit Viktor se tenir devant eux, une boisson dans chaque main, le soulagement se lisait dans ses yeux. Elle allait écouter le conseil de Fred et s'amuser le reste de la nuit. Les mots de Ron l'avaient blessée, mais elle n'allait pas le laisser lui gâcher sa nuit. Elle sourit à Viktor alors qu'il lui remettait sa boisson et fit un sourire d'encouragement à Fred alors qu'il se tournait vers Angelina, bougeant vers la piste de danse oû elle laisserait Cendrillon s'amuser au bal avant de devoir retourner au monde réel et à tous ses problèmes à minuit.
