Eh voilà le troisième chapitre, j'espère n'avoir pas trop tardé cette fois-ci mais l'écriture de ce chapitre a demeuré plus longue que prévue. Des idées me sont venues au fur à mesure que je tapais, ce qui a contribué à de nombreuses modifications, mais bon il est là et bien là à présent. J'espère que cette suite vous plaira, je vous souhaite à tous et toutes une très bonne lecture.

Disclaimer : les personnages de saint seiya ne m'appartiennent pas malheureusement, les autres sont de ma création.

Rating : T

Couple : plusieurs

Genre : Romance, yaoi, lemon, aventure (çà c'est encore à confirmer)

Réponse aux reviews :

Millenium d'argent : Voilà le troisième chapitre que tu m'avais demandé. Je suis heureuse de voir que cette histoire est retenue ton attention et que la description Camus et Milo semblait avoir été à ton goût. Ton commentaire m'a rassuré et j'espère que cette suite sera à la mesure de tes attentes. Merci d'avoir laissé tes impressions sur mon travail.

Kitsune8 : Heureuse de te revoir et de constater que ton intérêt pour l'histoire n'a pas faiblit. Alors j'aurais fait moins de fautes ? Tant mieux dans ce cas, je peux comprendre que cela puisse déranger au fil d'une lecture, et puis une suite ou une rédaction est tellement plus belle sans erreur de syntaxes. Cependant il est fort probable que d'autres se soient glissées dans cette suite, des fautes de pluriel notamment. J'ai beau me documenter je ne tombe pas forcément sur les règles que je veux mais bon on n'se refais pas lol, j'approfondirais mes recherches pour le suivant. Bonne lecture.

Hyoga dC : Je suis contente que le deuxième chapitre t'ai plu. En ce qu'il en est du fou rire d'Aphrodite on peut dire qu'il était un temps soit peu nerveux dans le sens où il reconnaissait bien l'esprit « tordu » de son ami ( s'inscrire comme modèle) qui serait capable des pires idioties pour hausser sa cote de popularité. J'ai été agréablement surprise par ton compliment sur la « bulle » que j'ai imaginé pour Milo et Camus lors du cours de dessin, cela m'a fait beaucoup plaisir. Au sujet des filles, je ne vais quand même dévoiler tout le suspense maintenant lol. Mais je peux te dire qu'elles joueront un rôle important. A très bientôt.

Lion no kalista : Toujours là à ce que je vois et cela me touche énormément. Je suis heureuse d'avoir pu te faire découvrir ne serait-ce qu'un petit peu la vie universitaire. Certaines choses se référeront à mon cursus ( pas le scénarios en lui même, je n'ai encore jamais posé lol), du moins en apparence et se mélangeront à la fiction, mais il est vrai que c'est une base qui me reste utile pour écrire mes chapitres. Pour les autres personnages, ils auront chacun leur quotas d'aventures, du moins certains plus que d'autre, tout dépendra de l'histoire et de mon imagination mais je compte bien intégrer d'autre chevaliers. Merci encore pour tes commentaires et bonne lecture à toi.

Lilith : Désolée pour les fautes d'orthographes, je ferais en sorte de m'améliorer c'est promis lol. Pour répondre à ta question, je voulais dire par « retranscrire sur papier » le fait que j'avais inscrit sur brouillon toutes les idées de mon chapitre et que je n'avais plu qu'à les taper de manière définitive. C'étais pour insinuer que je restituais mes idées par écrit. Alors tu aurais fait la première session du BAFA en même temps que moi ?! Eh bien quelle coïncidence, d'ailleurs je l'ai eu oui et j'espère qu'il en est de même pour toi. Sur ce je te remercie pour tes coms et te souhaite une bonne lecture.

Frazyl : Contente de voir que tu apprécie l'histoire, certes comme tu le certifies c'est du Milo/Camus comme il y a de plus banal, et bien que j'aime l'originalité je ne pourrais jamais me défaire de ces couples habituels. Et puis, ils sont si charmants qu'il m'était difficile de ne pas les mettre ensemble lol. Il est vrai que j'évolue doucement mais je tenais tout d'abord à parfaitement planter le décor et décrire les mentalités avec lesquelles les personnages évolueront. J'espère que cette suite te plaira et merci encore.

En clair, merci à tous et toutes pour vos encouragements et vos impressions ils ne peuvent que m'encourager et à avancer. Encore un grand merci.

Résumé : L'un est un homme à femmes, l'autre est distant et froid mais le hasard peux changer bien des destinés. Des sentiments et des ennuis vont parsemer leurs chemins en cette dernière année universitaire.


C'était un jeudi, les rayons solaires filtraient les nuages pour plonger Athènes dans une atmosphère de douceur et de volupté. La rosée du matin déposée sur les feuillages rougeoyants des arbres brillait doucement telle des larmes cristallines. Nous sommes toujours en septembre mais la fraîcheur ne viendra que bien plus tard, d'ici un mois peut être…Les enfants continuèrent à se rendre à l'école et les étudiants persévéraient dans leurs études supérieures.

L'heure du déjeuner fut dépassée depuis peu que Milo se rendit seul à la bibliothèque, il avait un devoir d'histoire à rendre dans deux semaines et recherchait alors de quoi se documenter. Arrivé dans le hall du bâtiment, il se dirigea vers un ordinateur. Il l'alluma, chercha la page de recherche de la bibliothèque et tapa le sujet qu'on lui avait donné. Une fois fait un nombre incalculable de titre d'ouvrage apparut à l'écran. Milo parcouru la page des yeux à la recherche d'un livre qui permettrai au maximum de le renseigner. L'ayant trouvé il releva sa cote et se rendit au deuxième étage.

Diverses tables furent installées au bon soin des étudiants pour pouvoir étudier dans le calme et sur la droite était disposé sur de nombreuses étagères tout les livres sur l'histoire et ceux quelques soient les filières. Milo se balada longtemps à travers les couloirs pour trouver l'ouvrage qu'il avait retenu un peu plus tôt. Il laissa glissé son doigt un instant sur la cote des livre jusqu'à saisir celui qu'il recherchait. Il décida de s'asseoir un instant pour le feuilleter paisiblement, son prochain cours ne débutant que dans une demie-heure.

Milo longea les tables pour trouver une place de libre, mais aucune ne semblait l'être. Cependant, il aperçut au loin une table inoccupée, il marcha vers elle. Elle se situait au fond de l'étage toute proche d'un espace aménagé avec des tables basses pour la lecture des rubriques ou magazines historiques.

Milo s'installa à l'une des chaises, sortit de quoi écrire et entama son livre. Durant sa lecture Milo nota les pages, les phrases qui pourraient éventuellement lui servir plus tard. Néanmoins, le temps passa bien vite et la demie-heure se retrouva bientôt écoulée. Après avoir consulté sa montre, il rangea ses affaires dans sa serviette et garda le livre en main afin de pouvoir enregistrer son emprunt à l'accueil lorsqu'il descendra.

Il se leva, mais stoppa soudainement ses mouvements. En relevant la tête il distingua une silhouette familière dont il ne pouvait plus détacher le regard. Son mystérieux inconnu, qui d'ailleurs ne l'était plus désormais, était assis devant l'une des tables basses. Plongé dans sa lecture, il ne remarqua pas la présence de Milo et ce dernier eut tout à loisir de détailler cet être. Il était habillé sobrement mais portait ses vêtement avec élégance, un pantalon satiné noir, une paire de chaussures cirées et une chemise blanche sans aucun plis. Les jambes croisées, sa main gauche sur sa jambe, l'autre tenant le livre et le dos bien droit, cet homme dégageait une prestance hors du commun. Il était d'une classe que Milo avait rarement vu chez un jeune homme. Mais ce qui l'interpella le plus fut comme à chacune de leur rencontre, son regard. Celui-ci qu'il n'avait pu affronter la dernière fois et qui pourtant semblait avoir comme…changé.

Malgré ses fines lunettes, Milo put entrapercevoir les yeux du jeune homme. Lui qui donnait une image pourtant des plus froides et des plus taciturnes, il paraissait être devenu une toute autre personne. Ses yeux bien que ne bougeant à peine glissaient sur les lignes et son visage tirait des traits moins durs, presque apaisés, presque…doux. Ses doigts fins et blanc tournèrent une page dans un bruit délicat avant de remettre une mèche derrière son oreille.

Milo scruta chacun des gestes de cet homme qui par une force inconnue s'avérait l'avoir privé de tout mouvement. Il se sentait fasciné par cet homme dont il ne connaissait presque que le nom, quelque chose semble l'avoir attiré, quelque chose qui l'intriguerait, quelque chose…

Cependant il revint brusquement à la réalité lorsque son portable sonna, du moins suffisamment pour le faire sortir de ses songes. La sonnerie était faible ou du moins pas assez forte pour perturber les élèves placés un peu plus loin, mais l'usage du portable était strictement interdit en ces lieux. Il le prit en main et l'éteignit. Il releva les yeux et croisa un regard qui le glaça. Le même qu'il eut déjà rencontré. Le jeune homme en effet en ayant perçu du bruit eut quitté sa lecture pour rechercher la source du son qui l'avait obligé à s'interrompre. Il semblerait que cela l'ai fortement déplut car Milo bien que n'ayant perçut aucun sentiment jusqu'à présent dans le regard de l'inconnu put y déceler du ressentiment voir même un soupçon de colère. Milo se sentit gêné sous ce regard pesant et se sentit bêtement « très légèrement » rougir ce qui était fort incroyable. Il prit rapidement ses affaires et partit en direction de l'escalier.

« Quel crétin ! Plus discret tu meurs ! » pensa Milo pendant sa descente.

Une fois son livre enregistré il sortit de la bibliothèque et rappela celui qui l'avait l'appelé.

« Allo » dit doucement Milo alors que son interlocuteur eut décroché.

« MILO ! On peut savoir ce que tu fous ? Tu vas être en retard vieux ! » cria Aiolia à l'autre bout du fil alors qu'il tentait de joindre son ami depuis cinq minutes.

« Oui, oui je sais, je finissais juste d'emprunter un livre » dit Milo en changeant d'oreille.

« Bon, dépêche toi quand même les cours d'UE vont commencer, on t'attends avec les gars devant le stade ok ? » l'informa Aiolia qui s'était calmé.

« Ouais ok, j'arrive à toute de suite »

« A toute d'suite »

Ils raccrochèrent et Milo partit au point de rendez-vous.


Il ne lui fallut pas plus de cinq minutes de marche pour arriver à hauteur du stade. Pour les rubriques sportives d'UE, un complexe avait été construit non loin de l'université lors de sa création. Etant la plus prestigieuse du pays, l'université bénéficiait d'une piscine à dimension olympique, d'un stade pour les activités athlétiques, un terrain de basket, un autre de foot, et enfin d'un bâtiment pour les activités couvertes ( volley, badminton…). Tout ceci entretenu et amélioré chaque année pour des étudiants de plus en plus nombreux.

Nous retrouvons notre modèle qui avait rejoint ses amis.

« On y croyait plus, pour un premier jour tu commences bien mais bon t'es là c'est le principal » le charia légèrement Aiolia.

« Comme tu dis, mais en même temps je te remercie, si tu ne m'avais pas appelé j'y serais peut être encore »

« Qu'est-ce que tu faisais ? » demanda Aphrodite.

« J'empruntais un livre pour le devoir d'histoire » mentit à moitié Milo. « J' vais quand même pas leur dire que je fixais un mec comme un parfais crétin, il manqu'rait plus que çà tiens »

« Bon les gars il faudrait peut être songer à y aller, les cours vont commencer et il faut aller se changer » remarqua Angelo.

« Se sera inutile de m'attendre si vous en aviez l'attention, je dois aller faire les courses alors dès que mon cours sera fini je filerais directement ok ? » prévint Aiolia.

« Pas de soucis on comprend, et puis je pense que se sera pareil pour tout le monde cela va faire longtemps qu'on a pas fait sport de cette manière, on doit reprendre le rythme et le premier jour sera difficile. » dit Aphrodite qui souleva un bon point.

« Tu as raison, bon là il faut vraiment y aller, alors on se dit « à demain » » dit Milo en s'éloignant du groupe pour rejoindre les vestiaires.

« A demain » dirent les autres qui se dirigèrent vers le bâtiment.

Milo entra dans le vestiaire où il put déjà faire connaissance avec d'autre élèves qui avaient choisi l'athlétisme. Les vestiaires étaient assez spacieux, il y avait une salle à part avec dix cabines de douches, des bancs en bois contre les murs, des porte-manteaux fixés au-dessus de ceux-ci et de nombreux casiers numérotés. Milo posa son sac de sport sur un des bancs, en sortit un jogging, un T-shirt blanc, une paire de basket et commença à se changer. N'ayant aucune cabine d'essayage chacun devait s'habiller sous les yeux des autres et dont certains regards étaient des plus admiratifs, après tout on ne choisit pas de faire de l'athlétisme sans avoir un minimum de condition physique. Milo faisait naturellement parti de ceux qui attiraient les regards, comment rester impassible face à une stature d'athlète telle que la sienne ? Des cuisses longues et musclées, des jambes interminables, une peau délicatement bronzée, et un torse aux abdominaux bien dessinés ; difficile de détourner les yeux face à un tel tableau. Et puis la rumeur qui courraient dans les couloirs sur son compte en tant que modèle étaient en des termes plus qu'élogieux alors qu'il n'eut participé qu'à un seul cour jusqu'à maintenant. Certain sûrement voulait constater ces dires, et ne pouvaient plus à présent démentir ces bruits de couloirs. Milo avait des atouts physiques plus qu'avantageux et il le savait bien.

Après avoir finit de se changer, Milo rangea ses vêtements dans son sac et alla le mettre dans le casier numéro 8 et le ferma à l'aide d'un cadenas qu'il avait rapporté de chez lui, des vols sont encore fréquents et bien que n'ayant rien de valeur sur lui il tenait à ses affaires.

Il sortit alors sous le chaud soleil d'après midi, et alla rejoindre les étudiants qui s'étaient regroupés autour du professeur. Milo, à sa grande surprise, fut ravi de constater qu'il s'agissait de Mr Daídalos, il a apprécié ce professeur dès son premier cours avec lui il y a deux ans de cela. Il savait faire preuve de tact avec ses élèves et savait les juger et les évaluer à leur juste valeur. Il a une personnalité qui se veut protectrice envers les étudiants, il acquit ainsi leur sympathie très rapidement, mais il ne se laisse jamais marcher sur les pieds pour autant. Quoiqu'il faut bien avouer qu'un homme de deux mètres dix et de 130 kilos haussant le ton et sortant les griffes à de quoi dissuader bien du monde, il sait faire honneur au surnom du « Taureau » que leur avaient donné ses anciens élèves.

D'ailleurs dès que les derniers étudiants arrièrent il prit la parole :

« Bien, tout d'abord bonjour à tous, je suis Aldébaran Daídalos et serai votre professeur d'athlétisme tout au long de cette année. Je ne suis pas ici pour vous martyriser sous les entraînements ou encore vous faire transpirer à grosse gouttes sous un soleil de plomb ce n'est pas mon but, je souhaite juste que chacun s'investisse au maximum durant les heures de cours et permettre d'améliorer ses performances. Pour ceux qui ne m'ont pas encore eut, ce n'est pas parce que je suis deux fois plus grand que vous que je vais vous manger sachez-le et ce n'est pas cette année que je vais commencer. Mais bon je ne vais m'éterniser davantage avec du bavardage inutile, aujourd'hui puisque c'est le premier jour nous commencerons en douceur, échauffement pour tout le monde puis quelque exercices basiques au saut de hais, en hauteur et longueur. Puis à la fin de l'heure vous passerez par couple et sprinterais sur 100 mètres pour que je puisse évaluer votre niveau. Des questions ? » demanda le professeur avec un sourire, mais aucun élève ne semblait vouloir prendre la parole.

« Très bien alors commençons, vous allez d'abord faire cinq tours du terrain et reviendrez ici pour étirer vos muscles, les exercices débuterons ensuite »

« Oui, monsieur » dirent les élèves à l'unissons.

Milo partit alors faire ses cinq tours de terrain avec les autres sous un soleil brûlant.


De son côté Angelo après avoir déposé ses affaires dans un casier rejoignit les étudiants pour son premier cours d'escrime. Le professeur s'adressa alors à ses élèves :

« Bonjour tout le monde, je me présente je suis Mme Adonia Damara… »

Mme Damara était une ravissante femme de 32 ans qui eut l'occasion de participer à de nombreux tournois d'escrime organisés à l'étranger dès l'âge de 19 ans, notamment en France et en Espagne. Malgré son jeune âge pour cette discipline, elle est devenue une escrimeuse or pair et dont la technique égalait celle des plus grands. Mais deux ans auparavant elle dut arrêté l'escrime suite à une blessure lors d'un entraînement, son avenir fut alors compromis. Toutefois Mr Shion Athlantis eut vent de son histoire et lui proposa de devenir professeur dans son établissement, ce qu'elle accepta sans l'ombre d'une hésitation et avec plaisir. Elle donna alors son premier cours il y a de cela un an.

«… J'espère que nous nous entendrons bien tout au long de cette année, et même si cela ne devait pas être le cas vous devrez me supporter jusqu'au second semestre » dit doucement Mme Damara et dont la réplique fit sourire certains présents. « Pour ce premier cour il s'agira de vous répartir par groupe de niveau, nous ferons alors quelque rencontres vers la fin de l'heure ; que les débutants ne s'inquiètent pas vous êtes ici pour apprendre et pour peaufiner votre technique il sera alors normal que vous ressentiez quelque difficultés au départ. Mais avant toute chose je voudrais vous présenter quelqu'un… »

A peine la jeune femme eut achevé sa phrase qu'une porte au fond de la salle s'ouvrit pour laisser entrer un séduisant jeune homme à la carrure svelte et élancée, et dont le physique ne pouvait qu'affirmer qu'il était d'origine étrangère.

Angelo détourna alors les yeux vers le nouveau venu, lorsqu'ils se posèrent sur lui il ne put retenir sa surprise.

« SHURA ?? »


Les exercices débutèrent du côté du stade. Répartit en trois groupes chacun dut se plier à une discipline choisit par Mr Daídalos soit en somme, le saut de haies, en hauteur et en longueur. Milo ne ressentit cependant aucun mal à faire les exercices qu'on lui demandait, de nature sportive, il a toujours su entretenir sa forme physique par quelque exercices quotidiens d'où sa plastique dès plus athlétiques. Mais quelque pompes, abdominaux ou encore quelques courses n'égaliseront jamais un entraînement programmé par professionnel comme l'était son professeur, et il songeait bien à avoir quelque courbatures le lendemain s'il ne venait pas à bien s'étirer à la fin du cour. Néanmoins cela ne l'empêchait guère d'avoir un bon niveau et il se démarqua rapidement dans son groupe, au grand plaisir de ses dames qui ne pouvaient qu'apprécier de contempler un jeune homme aussi bien bâtit, transpirant, au T-shirt moulant, et qui n'avait de cesse de les fixer furtivement par un regard langoureux. Après tout…nous parlons de Milo Eraste.

A présent il ne restait plus que l'épreuve de saut en longueur a passé sous l'œil attentif du professeur qui passait tour à tour dans chaque groupe. Alors qu'il attendit son tour, Milo se fit interpeller par un élève :

« Hey salut » dit une voix dans son dos.

Milo se retourna pour rencontrer un grand jeune homme, au long cheveux argentés et aux yeux aussi grisâtre qu'un après-midi brumeux. En somme rien qui ne laissait penser qu'il soit de bonne compagnie malgré son physique loin d'être repoussant. Lui aussi s'était démarqué des autres par ses performances plus que prometteuses, Milo ne devait pas être loin derrière lui d'ailleurs.

« Salut » répondit Milo d'un ton neutre.

« Dis-moi tu as déjà fait de l'athlétisme ? » lui demanda le jeune homme.

« Non, c'est ma première fois » répondit Milo avec un ton cette fois encore plus détaché, décidément ce type avait quelque chose qu'il ne lui plaisait pas, c'était physique.

« On ne dirais pas, mais fait gaffe la concurrence est rude chez les garçons »

« Ne t'inquiète pas pour moi je sais me débrouiller »

« Tu devrais écouter ce qu'il te dit » sonna une voix derrière eux. C'était cette fois-ci un garçon aux cheveux courts roses et aux yeux noirs et roses.

« Tiens Muy, tu écoutes les autres maintenant ? » dit le jeune homme au cheveux argentés d'un ton complice.

« Non, mais disons que çà m'a interpellé que tu ailles à la rencontre de quelqu'un de cette manière.»

« Il a raison sur ce point, tu n'es pas du genre à te mêler aux « bleus » » Se fut un autre garçon qui avait pris la parole, il avait les yeux dorés et les cheveux carrés noirs corbeaux tel les égyptiens de l'ancien temps.

« Décidément ces types ne m'inspirent vraiment pas confiance, et plus ils l'ouvrent et plus j'le pense » pensa Milo dont les trois garçons semblaient l'avoir comme encerclé.

« Ouais peut être Nefer mais disons que je vais faire une exception » dit l'inconnu en le fixant avec une arrogance prononcée.(1)

« Si tu le vois comme un adversaire potentiel aucun risque je pense il ne t'arriveras pas à la cheville » dit Muy en parlant de notre inconnu.

« Et puis tu es nouveau n'est-ce pas ? Tu devrais faire attention c'est une compétition permanente et on ne doit pas prendre çà à la légère » ajouta Nefer.

« Mes amis ont raison, t'as l'air d'être venu pour t'amuser mais dis-toi qu'on est loin de vouloir plaisanter ici, alors si tu ne veux pas t'investir fait toi discret et ne perturbe pas les autres » dit l'inconnu dont le ton était catégorique.

« Ecoute mon grand si tu ne désires pas te mélanger à la populace fais comme bon te semble mais si tu as quelque chose à dire dit le vite, c'est bientôt ton tour et tu m'gênes dans ma concentration » dit Milo d'un ton qui se voulait tranchant, il ne pouvait plus supporter ces trois là alors qu'ils n'avaient échangé que quelque mots seulement.

Le jeune homme aux cheveux argentés changea brusquement d'attitude et se rapprocha du grec par une démarche menaçante, il se pencha pour ne se retrouver qu'à quelque centimètres du visage de Milo.

« Très bien, écoute-moi bien l'nouveau car je ne le dirais pas deux fois, ici on essaye tous d'améliorer nos scores d'un centième, et notre temps ne serait-ce que d'une seconde, mais toi tu ne sembles pas l'avoir bien compris…Tu crois que je n'ai pas vu ton p'tit manège avec les filles?…Je déteste les gars de ton espèce et crois-moi je sais leur faire comprendre. Ici, tu es sur mon terrain alors prends bien garde à toi, ne me pousse pas à bout ou tu pourrais le regretter…» dit-il d'une voix sourde où résonnait une menace des plus sûres.

« Tu devrais écouter ce qu'il te dit le bleu, ici c'est son territoire il est le meilleur d'entre nous…Tu t'y frottes et tu te brûleras les ailes alors reste dans ton coin et ne viens pas chercher d'ennuie ou c'est à nous dont tu auras à faire. » siffla Nefer qui s'était également rapproché avec une étrange lueur dans le regard, comme Muy qui n'a cessé de fixer Milo d'un regard pénétrant.

« Et moi je peux pas sentir les types dans ton genre, orgueilleux et qui se croient au-dessus de tout. Si tu as un problème avec les filles çà te regarde mais ne viens pas me chercher d'emmerde. Et pour ce qui est du niveau t'en fait pas pour moi, c'est plutôt toi qui devrai t'inquiéter, même les meilleurs finissent par trouver leurs maîtres et crois-moi avec moi tu vas vite goûter à l'amertume de la défaite » répondit Milo d'un regard perçant.

L'homme aux cheveux argentés grinça des dents en un rictus mauvais, et se rapprocha de son oreille pour murmurer d'une voix glaciale à un Milo qui n'avait pas bronché :

« Très bien, tu veux jouer ? A partir de maintenant tu vivras un enfer j'te l'garantit »

Il s'éloigna, et passa près de lui non sans le bousculer légèrement avec son épaule pour pouvoir faire son saut. Il se positionna à distance raisonnable du bac à sable pour prendre son élan et effectuer ses triples sauts. Les membres du groupe le regardèrent avec silence et attention, ils savaient tous bien qui il était et par observation souhaitaient en apprendre davantage sur sa technique pour améliorer la leur. Quelque secondes s'écoulèrent avant que l'inconnu ne débute sa course. Arrivé au premier marquage il fit son premier saut avec souplesse, puis le seconde puis le troisième pour enfin se détendre et permettre à tout son poids de le projeter le plus loin possible. Arrivé dans le bac en soulevant quelque peu le sable, il attendit l'annonce de son score. L'étudiant chargé de cela se plaça au niveau de sa chute et mesura, ses yeux s'agrandirent légèrement et se décida enfin à s'exprimer :

« 5m95 »

« Bon sang ! Ce type est génial » dit un élève parmi le groupe.

« C'est clair, je n'ai réussi qu'à faire 5m72, d'où il sort cette détente ? » lui répondit un autre élève.

L'inconnu se décida enfin à se relever, un sourire satisfait aux lèvres mais son attitude restait digne comme si ce qu'il venait d'accomplir n'était qu'une banalité et d'une grande simplicité.

Son attitude exaspérait Milo mais il ne laissa rien paraître, ce gars ne valait pas la peine qu'on s'extase devant lui.

« Bravo l'ami tu viens de battre ton record personnel » dit Muy en s'approchant de son dit ami.

« Merci Muy, mais ce n'est pas suffisant je suis sûr de pouvoir faire mieux »

« Trop modeste » répondit Nefer.

C'était au tour de Milo à présent et il tenait bien à faire son maximum dans ce saut pour ne serait-ce que fermer le clapet de ces trois là. Une douce brise vient caresser son visage et jouer dans ses cheveux pour le rafraîchir sous ce soleil qui ne cessait de lui brûler la peau. Il se mit au même endroit que le précédent pour prendre une course d'élan efficace et ferma les yeux un instant pour se concentrer. Après quelques secondes seulement il les rouvrit soudainement et débuta sa course sur l'avant de ses pieds pour l'accélérer progressivement. Il fit son premier saut, son second, son troisième et s'élança sur sa jambe d'appel pour s'élever en regardant loin devant lui. Il lança le genou de sa jambe libre, souleva ses épaules et ses bras pour s'alléger et enfin finit par projeter ses jambes et ses bras vers le point de chute pour organiser sa réception au sol. Comme son adversaire il souleva du sable et attendit son score. L'étudiant désigné pour cette tâche fit les même gestes qu'un peu plus tôt, et resta un moment interdit puis recommença sa mesure pour vérification de ce qu'il lui semblait improbable…et pourtant :

« 5…5m95 également »

Des chuchotements et des exclamations se firent entendre dans le groupe, jamais encore il n'avait rencontré un tel cas de figure auparavant, celui qu'ils considéraient comme le meilleur venait de se retrouver ex æquo avec un débutant ! Cette fois-ci se fut au tour de Milo d'afficher un sourire et de se relever dignement au grand dame d'un homme qui le tua du regard pour ce qu'il considérait comme un affront à sa personne. Milo ne daigna même pas le regarder mais put parfaitement sentir son regard sur lui ce qui ne le rendit que plus satisfait encore. La compétition ne faisait que commencer.


« SHURA ?? »

L'exclamation d'Angelo était si inattendue que tous se tournèrent vers lui. La personne interpellée par l'évocation de nom se tourna vers celle qui l'avait nommé, elle non plus ne pouvait retenir sa surprise :

« ANGELO ?? »

Leur stupéfaction se lisait pleinement sur leur visage, et Mme Damara se décida à intervenir en vue de cette situation qu'elle n'avait pas prévue :

« Shura, vous vous connaissez ? » demanda t-elle doucement en regardant l'intéressé.

Interpellé par la question, Shura finit par lui répondre au bout un court instant :

« Oh…euh oui…c'est un bon ami, nous avons eut l'occasion de nous entraîner à l'escrime par le passé »

« Je vois, eh bien laisser moi vous présenter Shura Ezequiel il sera votre nouvel assistant à partir d'aujourd'hui. Il est venu d'Espagne pour suivre un stage dans le but de devenir professeur d'escrime, je conte sur vous pour l'accueillir comme il se doit parmi nous. Prenez bien en compte ce qu'il aura à vous dire, ses conseils seront aussi importants que les miens je vous assure. » dit Mlle Damara.

« Bonjour, j'espère que nous nous entendrons bien et que nous ferons du bon travail ensemble » dit Shura en regardant les élèves avec un sourire amical.

« Bien, puisque les présentations sont faites nous allons pouvoir débuter, Shura pourriez-vous leur présenter l'équipement s'il vous plaît ? »

« Bien sûr » dit Shura en s'éloignant.

Shura disparut quelque instants dans la salle prévue au rangement du matériel.

« Shura vous expliquera, ou du moins pour les débutants, les différentes parties de l'équipement dont vous devrez vous munir à chacune des séances. Je souhaiterai qu'à chaque fois que vous aurez finis de vous préparez dans les vestiaires vous vous équiperez. Entendu ? »

« Oui, Madame » lui répondit le groupe.

C'est à ce moment là que Shura revint habillé d'une tenue. Angelo avait encore bien du mal à réaliser que son ami soit venu d'Espagne dans l'objectif de devenir professeur, bien qu'en réfléchissant un peu cela ne l'étonnait plus qu'à moitié. L'escrime était une passion qui était transmise dans sa famille de père en fils depuis des générations, certain devenait toréador ou d'autre n'en usait que pour le plaisir. Il faut croire que Shura avait décidé d'en faire son métier. Angelo était heureux de l'avoir à ses côtés, c'était un ami fidèle et avec lequel il était sûr de pouvoir progresser.

« Tout d'abord vous devez comprendre que le matériel d'escrime moderne se décompose en deux ensembles, la tenue et le matériel électrique qui est pratiquement inexistant. Vous disposerez ainsi d'une veste, d'une sous-cuirasse fine, de gants, d'un pantalon, de chaussettes, de chaussures, d'un masque et d'une protège-poitrine pour les femmes. » dit Shura en désignant chaque partie sur lui et bien évidemment la dernière pièce qu'il portait en main. « L'escrime est certes un sport qui demande de l'agilité et de la concentration mais il nécessite dans les compétions des règles de sécurité strictes. »

« Tout à fait, c'est pourquoi je demanderais à ceux qui ont déjà pratiqué cette discipline d'aider les débutants à enfiler leur tenue, je vous laisse une dizaine de minutes puis vous viendrez me rejoindre au centre de la salle »

Les élèves se dirigèrent vers la salle de rangement, se saisirent d'une tenue et retournèrent aux vestiaires pour se changer. Mais avant cela, Angelo regarda en direction de son ami avec un sourire complice que celui-ci lui rendit gentiment. Il partit alors s'habiller.


En attendant, du côté de la bibliothèque, notre éphèbe à la beauté glaciale sortit pour se diriger vers l'intérieur de la bâtisse. Il monta un étage, traversa les couloirs pour s'arrêter devant une salle, il semblait attendre quelqu'un. Calme et posé avec un livre à la main, il patienta quelque minutes jusqu'à ce que la porte s'ouvre.

« Encore merci de m'avoir m'accordé un peu de votre temps monsieur »

« Je vous en pris se fut un plaisir Shaka, revenez quand vous le désirez »

« Merci monsieur, passez une bonne journée » dit l'étudiant en refermant la porte derrière lui. Il se retourna pour offrir un sourire à celui qui l'attendait.

« Bonjour Camus, je ne t'ai pas trop fait attendre j'espère ? »

« Non, je suis arrivé il y a cinq minutes »

« Veux-tu faire un tour ? Il serait d'hommage de ne pas en profiter de cette belle journée »

« Pourquoi pas » répondit simplement Camus.

Les deux jeunes hommes descendirent et empruntèrent l'escalier extérieur. Ils marchèrent longuement profitant de la chaleur et de la fraîcheur du vent du littoral. Ils ne parlèrent beaucoup, profitant du silence et de cette fin de journée. Néanmoins, au bout d'un moment le bel homme qui accompagnait Camus lança la conversation.

« Camus, dis-moi tu ne m'as parlé que très vaguement de ton premier cours d'art, comment cela s'est-il passé ? » demanda le jeune homme d'une voix douce.

« Rien de vraiment spécial, nous devions juste évaluer le niveau voilà tout » dit vaguement Camus. La conversation n'était guère un art qu'il savait maîtriser.

« Je vois, mais dis-moi on m'aurait rapporté qu'un modèle aurait été engagé pour vos cours…»

« C'est exact, Mr Salakis à juger bon d'employer un étudiant pour améliorer notre technique et nous ouvrir à d'autre horizon »

« Et comment est-il ? »

« Je reconnais que je ne comprends pas très bien ta question »

« Ah ah, serais-tu entrain de faire de l'humour mon ami ? » demanda Shaka amusé de voir son ami qui sans le vouloir avait retourné l'ambiguïté de sa demande de manière amusante, ce qui était de sa part très étonnant.(2)

« Non, juste que je ne vois pas en quoi je peux te répondre »

« Je voulais dire, à quoi ressemblait-il ? Quelles étaient ses manières ? Ses attitudes ? Etre modèle n'est pas chose aisé en soit »

« Eh bien, je dirais qu'il se débrouillait bien mais ce n'était que le premier cour »

« Comment s'appelle t-il ? »

« Je ne m'en souviens plus très bien mais il me semblait que son nom était Eraste »

« Milo Eraste ? »

« Le connais-tu ? »

« Juste de nom, je ne me prête guère aux rumeurs mais une connaissance m'en avait déjà parlé. Il semble être connu au près des dames pour sa beauté et son charme, mais son caractère volage serait une tâche de taille sur son tableau »

« Je l'avais déjà rencontré avant le cours d'art… »

« ?? »

« Il m'avait bousculé accidentellement dans un couloir »

« Je ne sais si nous devons cela à ta grande mémoire, mais pour une rencontre aussi brève il me semble que tu te rappelle bien de cet homme, aurait-il un « quelque chose » qui t'aurait marqué mon ami ? »

« … »

Camus ne disait mot, renfermé et dissimulé sous ce masque qui paraissait ne donner accès à quiconque. Shaka n'appréciait guère cela, bien qu'ils ne se connaissaient que depuis un an, leurs caractères discrets et leurs connaissances les ont rapproché et même si Shaka était plus ouvert que lui il savait que Camus était une personne bien et qu'il avait beaucoup à donner. Il suffisait juste de le connaître un peu. Il n'aimait pas que l'on s'introduit dans sa vie privée et ne parlait jamais de son passé, ce qui ne le rendait que plus inaccessible encore. Il n'a alors compris que seul la patience pouvait venir à bout de cette barrière qui selon lui empêchait Camus d'être vraiment lui-même. Patience, discrétion et finesse étaient les mots d'ordre et trop de rapidité ne pouvait qu'anéantir tout ces efforts.

« Pardonne-moi, je ne voulais pas être indiscret. Que dirais-tu de voir comment se déroule les UE sport ? Cela nous changerai les idées »

« Mmm »

Pour permettre à son ami de s'ouvrir davantage il était impératif de le divertir et donc de le sortir le plus possible sans que cela ne soit excessif. C'est pourquoi de temps à autre et par une passion commune qu'était l'écriture et la lecture, il emmenait son ami une fois par semaine à la bibliothèque de la ville. Certes au début cela ne fut pas simple, mais par usure de patience Camus se laissa entraîner plus facilement pour ce genre d'activité. Même s'il s'agissait que de prendre un livre et de s'asseoir pour le feuilleter dans un silence absolue, la présence des gens autour de lui ne pouvait qu'être bénéfique. C'est pourquoi à présent Camus avait plus de faciliter à se rendre régulièrement à la bibliothèque universitaire. Il en valait de même pour les musées et les parcs qui sont des puits sans fond d'inspiration pour ses cours d'art.

Les deux étudiants partirent donc en direction du complexe sportif, des allées aux arbres aux couleurs chaudes embellissaient les environs et les constructions de l'homme. Au loin on entendit des clapotis, un sifflement, des étudiants qui s'agitaient. Pour parvenir jusqu'au stade ils devaient longer la piscine extérieure où les étudiants de première, seconde et troisième année faisaient des longueurs sur cinq couloirs. Pour les périodes plus froides une piscine interne fut construite par les bons soins de Mr Athlantis. Arrivés à sa hauteur, Camus et Shaka s'arrêtèrent un moment pour les observer à travers le fin grillage verdâtre. Cinq garçons se placèrent face à leurs couloirs, bonnet sur la tête et lunettes sur le nez. Chacun se mirent sur un petit plongeoir, se positionnèrent et….Un sifflement strident se fit entendre, donnant le signal de départ, les étudiants plongèrent ensemble et commença les 100m nages libres masculines. Bien évidemment, et considérée comme la nage la plus rapide, le crawl fut choisi par chaque concourant mais bien vite un jeune homme se détacha du groupe pour finir en tête de course. Ses mouvements étaient souples et glissés à la surface de l'eau avec élégance ne faisant aucune vague disgracieuse. Il arriva alors rapidement à l'autre bout de la piscine pour plonger, prendre appuie avec ses pieds sur le mur et se propulser afin de parcourir une distance maximale sans effort pour ensuite reprendre sa nage. Il termina bien évidement premier.

« 1 minute et 20 secondes c'est un très bon temps Mü mais je suis certain qu'avec de l'entraînement tu pourrais faire bien mieux » félicita le professeur, sifflet au cou et chronomètre à la main.

« Merci monsieur »

Mü sortit de la piscine et alla chercher sa serviette pour se sécher, le vent se levait et l'eau sur la peau lui donnait froid. Il retira ses lunettes, son bonnet et mit sa serviette blanche sur sa tête pour essorer ses cheveux. Il partit alors de l'autre côté de la piscine où se trouvait les bancs en longeant le grillage.

Shaka fut intrigué par tant de performance de la part d'un garçon qui devait avoir le même âge que lui. Malgré sa vitesse il avait su maintenir une élégance et un savoir faire étonnant. Une fois sortit de l'eau il l'examina de plus près, et ne put retenir son regard qui glissa avec lenteur sur la peau nacrée de ce charmant jeune homme. Ses jambes étaient musclées, sa taille fine, son torse finement dessiné, sa peau brillée par les gouttes d'eau au soleil. D'ailleurs il se rapprocha et longea le grillage avant de laissait sa serviette retomber sur ses épaules lui permettrant de distinguer les traits de son visage. Il avait des lignes gracieuses, un petit nez droit, une bouche pulpeuse, et un regard vert profond dans lequel il serait difficile de ne pas se lancer captiver, ses cheveux violet en bataille lui coller au visage et étinceler sous les rayons du soleil qui semblait vouloir honorer sa beauté. Mais alors qu'il passait devant eux, le dénommé « Mü » s'arrêta et se tourna dans leur direction. Son regard rencontra le sien, et il put y lire tant de gentillesse et de douceur que celui-ci le troubla. Un frisson qu'il ne pouvait contrôler parcouru son corps tout entier et se sentit gêner d'avoir oser regarder un autre de cette manière. Il sentit une chaleur monter en lui et des picotements au niveau des joues. Il détourna le regard.

Mü fut très satisfait de sa performance, il ne pensait faire un aussi bon temps et cela l'enchantait. Le vent s'était levé et rafraîchissait son corps malgré le soleil qui tapait fortement. Il alla récupérer sa serviette pour enlever l'eau qu'il avait sur le corps. Il retira son bonnet et ses lunettes pour essorer sa longue chevelure et se dirigea de l'autre côté de la piscine. Mü longea lentement le grillage, et laissa retomber sa serviette sur ses épaules. Cependant, il sentit sur lui comme un poids, comme quelqu'un qui vous dévisagez, vous fixez si intensément que vous pouviez ressentir son regard sur votre peau telles des mains qui vous touchez. Mais ce n'était pas désagréable, bien au contraire. Il arrêta sa marche, et tourna son regard pour rencontrer des pupilles d'une beauté qui le figea. Un bleu intense, clair et limpide tel un lagon dans lequel il plongea instantanément. Il n'avait encore jamais vu des yeux d'une telle clarté, qui respiraient autant la tendresse et la bonté. Des cheveux fins et dorés les encadraient gracieusement, une peau laiteuse, des lèvres fines…si ces yeux étaient des joyaux, ce visage demeurait le plus beau des écrins. Mü réalisa subitement à quel point ses pensées prirent une drôle de tournure, et sentit la gêne s'emparer de lui. Il vit le ravissant jeune homme l'observer profondément, il crut même déceler une légère rougeur au niveau de ses pommettes. A cette constatation, lui même ne pouvait retenir sa gêne, il se sentit rougir. Il se détourna et partit rejoindre les autres presque en courant.

Shaka réalisant que l'adonis s'était éloigné fixa son ami qui n'avait rien manqué de toute la scène. Son embarras s'accentua d'avoir était surpris en un moment de faiblesse et bredouilla :

« Bon…euh…si nous continuons notre marche…le stade n'est plus très loin »

Camus, bien qu'il n'en montrait rien, était intrigué de voir son ami aussi perdu dans ses propos et dans son attitude, jamais encore il ne l'avait vu se comporter ainsi. Il avait cependant bien remarqué la rougeur de Shaka et se doutait que la chaleur n'en était pas la raison première. Il jeta un œil du côté du jeune homme qui avait été devant eux il y a un instant, bien que ne laissant transparaître aucun sentiment, Camus était loin d'être idiot et savait reconnaître certains signes. Il suivit les pas de son ami qui avait pris une petite longueur d'avance sur lui.


Des balles qui rebondissaient, des frappes violentes, des paroles qui résonnaient…Aiolia s'entraînait durement depuis le début de son cours de volley. La salle était grande, le plafond haut, et les bons joueurs fort nombreux. Il s'en était rapidement rendu compte dès qu'il avait eut à affronter une première équipe, six terrains furent installés et plus on gagné plus on avait de chance de rencontrer de meilleures joueurs. Et malgré l'entraînement acharné, Aiolia ne s'en plaignait pas car ce n'était qu'en commençant durement que nous pouvions rapidement espérer à un résultat. Il ne restait plus que dix minutes avant la fin du cours et le score demeurait nul depuis cinq minutes à présent.

Les passes fusaient, les attaques augmentaient mais aucune des deux équipes ne réussissait à trouver une faille dans le jeu de l'adversaire. Alors qu'Aiolia demeurait sur le qui-vive, attendant une opportunité pour passer à l'offensive, une jeune fille entra dans la salle par la porte du fond face à lui. Elle était jolie, très jolie même au goût d'Aiolia. Elle portait un jean foncé, des baskets blanches et un T-shirt noir moulant. Ses cheveux roux était attachés en une haute queue de cheval dégageant son visage fin et délicat, elle avait les yeux noisettes et des lèvres rosées par du brillant à lèvres. Elle était vraiment ravissante…

« AIOLIA ! »

Aiolia stoppa brutalement sa contemplation lorsqu'il vit l'un de ses coéquipiers lui faire une passe haute et longeant le filet. Il couru à la rencontre de la balle. Placé près du filet, il pris appuie sur ses pieds, sauta et ramena ses bras vers l'avant pour prendre de l'élan et gagner de la hauteur. Il arma son bras derrière sa tête et cambra son dos pour avoir un peu plus de puissance. Il frappa la balle à son plus haut niveau avant qu'elle ne commence sa descente. Malgré les deux défenseurs, la balle traversa leur défense pour rebondir violemment sur le sol du terrain adverse. Il venait de remporter le match. Ses coéquipiers vinrent le féliciter pour son attaque, Aiolia les remercia et détourna la tête en direction de la porte du fond, la jeune fille était partie.

Le professeur par un coup de sifflet mit fin au cour mais demanda aux élèves de s'étirer avant de repartir dans les vestiaires. Après sa série d'étirements, Aiolia partit se changer, prit son sac et s'en alla en disant au revoir aux garçons encore présents.

Il arriva dehors et cligna des yeux sous les assauts incessants du soleil. Alors qu'il partit rejoindre la sortie de l'université, perdu dans ses pensées, il croisa deux jeunes hommes dont par inattention il bouscula l'un deux avec son épaule.

« Oh, pardon je ne regardais pas où j'allais » s'excusa poliment Aiolia.

« Ce n'est rien, je t'en pris » répondit le jeune homme.

C'était la première fois qu'il rencontrait ces deux personnes, quoique connaître chaque étudiants dans une université aussi grande que la leur relevait de l'impossible, mais du moins il ne les avait jamais perçu de loin. L'un avait de long cheveux blonds, et un regard d'un bleu clair et cristallin, mais se fut surtout l'autre garçon qui l'accompagné qui retient davantage son attention, bien que celui qu'il avait bousculé avait un physique des plus flatteurs. Un petit peu en retrait, il fixait le sol de manière absente en les rejoignant comme si le monde autour de lui n'existait pas, le rendant particulièrement étrange. Cependant sa démarche était légère, son attitude raffinée et ses habits soignés, on aurait dit un jeune homme de bonne famille perdu dans la jungle des classes populaires. Enfin…

Aiolia n'y prêta pas plus d'intérêt que cela, s'excusa une fois encore et continua sa route en laissant ses pensées vagabonder vers une jeune fille rousse aux yeux pétillants.


Shaka et Camus marchèrent jusqu'à parvenir non loin du stade quand un étudiant bouscula inconsciemment Shaka.

« Oh, pardon je ne regardais pas où j'allais » s'excusa l'étudiant.

« Ce n'est rien, je t'en pris » répondit l'indou.

Le jeune brun en s'excusant une nouvelle fois continua son chemin laissant nos deux éphèbes parvenir au niveau de la porte d'entrée du stade. Ils montèrent quelque marches et accédèrent aux gradins postés à droite des vestiaires. Les étudiants étaient en contre bas, la fin de l'heure était proche et l'évaluation au sprint sur 100m avait commencé depuis un moment déjà, il ne restait d'ailleurs plus que deux étudiants qui se placèrent côte à côte chacun sur un couloir. Camus bien silencieux jusqu'à maintenant laissa échapper quelque mots que son ami ne parvint à déchiffrer.

« Tu voulais dire quelque chose Camus ? » demanda Shaka en fixant son ami placé à sa gauche.

« Eraste »

« ?? »

« Ne désirais-tu pas savoir à quoi ressemblait Milo Eraste mon ami ? Il s'agit du coureur sur le couloir 2 »

« Vraiment. » Shaka détourna le regard pour essayer d'apercevoir le fameux coureur. N'ayant que peu d'avis sur le sujet il ne pouvait dire en quoi ce jeune homme pouvait bien plaire à la gente féminine. Quoique de là où ils se trouvaient, il ne pouvait discerner parfaitement les traits de son visage. Il avait été curieux de voir comment était ce Milo Eraste dont les demoiselles n'avaient de cesse de vanter la beauté en des termes plus que flatteur, bien qu'il n'essayait de ne rien laisser transparaître.Un cou de pistolet retentit et…


Après des sauts en longueurs quelque peu mouvementés il était l'heure des 100m sprint. En passant voir chaque groupe durant leurs exercices, Mr Daídalos avait rédiger une liste des couples, il les appela alors chacun leur tour. Une bonne dizaine de minutes s'écoula et il ne resta alors plus que deux élèves.

« C'est à votre tour messieurs » dit Mr Daídalos en regardant tour à tour les deux étudiants.

Milo soupira silencieusement, il se demandait si le destin ne s'était pas décidé à s'acharner contre lui aujourd'hui. Il s'avança alors vers le point de départ.

D'une marche assurée et arrogante…se fut notre inconnu aux cheveux argentés qui se plaça à ses côtés non sans lui adresser un regard méprisant et moqueur à la fois. Chacun réglèrent leur starting-block sous les encouragements des autres élèves, après tout ils s'agissaient du meilleur élément et de celui qui l'a égalisé au saut. Ils se positionnèrent.

« Ah oui…au fait le nouveau…moi c'est Rune Balrog…souvient tant bien…je t'assure que tu ne l'oublieras pas » lui murmura son adversaire d'un ton acide.« je vais te faire payer l'affront que tu m'as fait »

«…Milo Eraste…pour sûr je n'oublierais pas la première personne que j'aurais écrasée aujourd'hui. »

Rune eut un regard mauvais face à la réplique, mais celui-ci partit bien vite car le lancement ne tardera pas à être donné. C'est un sourire qui vient ensuite étiré ses lèvres en vue de sa future victoire.

Milo se souvint à cet instant ce que lui avait dit Aiolia la veille.

« Dis Milo, c'est demain ton premier cour d'athlétisme, tu verras c'est génial, je l'avais déjà choisi en UE et je peux t'assurer que tu ne le regretteras pas» lui dit Aiolia alors qu'ils patientaient devant un amphi.

« Oui, je m'en rappelle c'était en première année c'est çà ? »

« Ouais, normalement le premier cours est entièrement consacré à l'évaluation du niveau des élèves. Tu devras passer par le saut de haie, en hauteur et en longueur. »

« Bon, je pense pouvoir me débrouiller pour çà... » lui répondit Milo confiant.

« Peut-être mais à la fin de l'heure tu passeras le sprint sur 100m, et crois-moi c'est plus difficile que çà en a l'air. Mais je m'en fais pas, t'as de bonnes jambes. » le taquina un peu son ami.

« Il a raison, t'inquiète donc pas va, tout se passera bien, t'en est parfaitement capable » intervient Aphrodite, et Angelo qui approuva par un mouvement de tête.

« Merci les gars…tu n'aurais quand même pas un ou deux conseils à me donner Aiolia ? »

« Humm…peut-être… »

« Prêêêts ! » déclara Mr Daídalos le pistolet levé.

Un silence profond s'installa ; malgré le fait que Rune soit un excellent sprinter, l'égalisation avec Milo lors du saut en longueur a installé le doute dans certains esprits, chacun attendait parfois avec appréhension le résultat de cette course.

Milo parcouru des yeux la distance à parcourir, pour glissé vers le groupe d'étudiant et les gradins un court instant. Un cour instant qui suffit à remarquer la présence de Camus. Son attitude était digne et fière, il avait le même regard que lors de la première séance d'art, neutre et parfaitement vide. Sa fierté malgré tout avait été durement touché à ce moment là, et Milo s'était promis qu'il parviendrait à voir autre chose que cela dans les yeux de cette homme. Jamais personne jusqu'à maintenant était resté indifférent face à lui et ce n'était certainement pas maintenant que çà aller commencer.

Il regarda face à lui, concentré sur le départ.

« BANG »

Le coup était partit. Milo prit appuie sur ses pieds et propulsa son poids en avant avec la puissance de ses jambes et le balancement de ses bras vers avant. Se baisant au maximum pendant sa course contribuant à une accélération prononcée, il parvient à dépasser Rune d'une bonne longueur dès le début à la grande stupéfaction de tous.

« WOW ! Comment il trace !! » s'exclama un élève.

« La vache ! J'le crois pas !! » s'écria un autre.

Rune ne se laissant pas abattre pour pourtant accéléra et arriva presque au niveau de son adversaire, il était hors de question de perdre face à lui, s'était sa place de leader qui était mise en jeu. Milo continua sur sa lancée, et jeta quelque regard pour voir ou était Rune.

« Ca va, il me rattrape pas encore !!…C'est court 100m !…C'est pas vrai ! Je faiblis !… »

Les mètres restant furent les plus éprouvants pour les deux coureurs, l'endurance était l'une des plus grandes capacités à posséder pour avoir l'étoffe d'un bon sprinter. Milo le sentit par le poids de ses jambes qui se firent plus lourdes, et à son souffle qui devint plus rapide et douloureux. L'arrivée n'était plus très loin et les deux coureurs étaient quasiment à égalité. Mais se fut pourtant dans les dix derniers mètres que tout se joua. Ils étaient maintenant difficile de savoir lequel des deux dépasser l'autre. Quelque instants plus tard….ils franchirent la ligne d'arrivée…

« Balrog : 11 secondes 05 » déclara l'élève placé à droite de la ligne d'arrivée en lisant son chronomètre.

On attendit patiemment le score de Milo, pour pouvoir les départager malgré leur performance plus qu'admirable.

L'élève de gauche lit alors le temps inscrit sur son chronomètre, il sourit et annonça le résultat :

« Eraste : 11 secondes…03 »

« WOW…le tueur…»

« 11 secondes 03 ?! sans dec' ?! » dit un élève en se rapprochant de celui qui venait d'annoncer le temps.

Rune était debout et écarquilla les yeux face à cette horrible réalité tandis que parmi les élèves les exclamations s'élevèrent. La surprise passée, c'était de la haine qui parcourrait désormais chaque fibre de son corps, jamais personne ne l'avait battu. D'ailleurs l'être qui était responsable de son malheur s'approcha de lui et se pencha pour que lui seul puisse entendre ce qu'il avait à lui dire.

« L'enfer…ne fait…que commencer » lui dit Milo d'une voix glacial, tout en reprenant l'image que Rune avait employé pour lui il y a peu.

Il s'éloigna pour rejoindre le groupe d'étudiant qui le félicita pour sa magnifique performance. Muy et Nefer quand à eux alla voir comment se porter leur ami qui n'avait toujours pas bougé.

« Rune ? » appela Muy.

« La ferme ! » lui répondit-il froidement.

Rune serra fortement ses poings, à tel point que ses jointures devinrent rapidement blanchâtres. Il grinça ses dent de rage, ses pupilles se rétrécirent, il eut beaucoup de mal à garder toute sa haine en lui après ce qu'il venait de subir.

« Ce morveux ne l'emportera pas au paradis…s'il veut la guerre alors il l'aura » dit-il d'une voix sourde mais d'où versait tout son venin.

« Et comment compte tu t'y prendre ? » demanda calmement Nefer.

« Je ne sais pas encore…mais je devrai attendre…la vengeance est un plat qui se mange froid » répondit Rune, avec un rictus mauvais et en fixant le dos de son adversaire. « Profite bien de cet instant de gloire…la chute sera bien douloureuse Milo crois-moi »

Milo quand à lui subissait les assauts des étudiants qui ne cessaient de le glorifier d'être parvenu à vaincre un adversaire tel que Rune, jugeait jusqu'ici imbattable. Certes, cette expérience lui vaudra le respect de tous, mais apportera de l'espoir aux autres pour améliorer leurs performances. Alors qu'il réussit enfin à se libérer, il tourna la tête vers le haut des gradins. Camus était toujours là, à la même place et toujours aussi droit. Ils se fixèrent durant quelques secondes et Camus lui tourna le dos pour partir, suivit d'un garçon à une longue chevelure blonde. Milo était déçu, Camus ne semblait pas le moins du monde avoir changé d'attitude malgré ce qu'il venait d'accomplir.

« Humm…se serait intéressant…je suis sure que j'arriv'rais à lui faire afficher autre chose que ce masque d'indifférence » pensa Milo quand Camus n'était plus à porté de vue. « Tu verras Camus…tu verras… »

Le professeur signala la fin du cour et chacun retourna vers les vestiaires. Milo suivit le mouvement.

Au loin, à l'autre bout des gradins on pouvait voir se dessiner une fine silhouette. Des cheveux verts au vent…la jeune fille ferma les poings sous le spectacle qui s'était offert à elle. Un infime sourire mauvais étira ses lèvres et elle disparu dans le contre-jour comme une ombre furtive, imprimant dans sa mémoire les événements auxquels elle venait d'assister.


Milo entra dans le vestiaire, ouvra à son casier pour prendre ses affaires. Il se changea rapidement et partit, il prendra sa douche chez lui. Alors qu'il arriva à la sortie un élève l'interpella.

« Bravo pour ton score, Milo »

Milo se retourna pour tomber sur un garçon de deuxième année, il avait des cheveux courts violets, et un regard rose mais plus foncé que celui de Muy. C'était lui d'ailleurs qui avait retenu son temps lors de son sprint. Physiquement il avait l'air plus sympathique que ce dernier et ses deux acolytes. Milo lui offrit un sourire.

« Merci, c'est vraiment gentil. On peut dire que tu y es aussi pour beaucoup, c'est parce que tu as bien pris mon temps que j'en suis là » répondit-il humblement.

« Je dois bien reconnaître que te voir battre Rune m'a fait plaisir, il avait tendance parfois à trop sous-estimer ses adversaires et avoir perdu ne peut que lui apporter ; et pourquoi pas à se calmer aussi » dit l'élève posément.

« Tu ne me semble pas beaucoup le porter dans ton cœur »

« Disons que j'ai mon point de vue sur son comportement, pour moi peu importe que l'on gagne ou perde. On est ici pour s'entraîner et rien que pour tout les efforts que nous fournissons, nous sommes tous au même niveau »

« J'apprécie…Milo Eraste » dit Milo en tendant la main au jeune homme.

« Sorento…Sorento Havard » se présenta l'étudiant en la lui serrant.

" Enchanté Sorento, je sens que nous allons bien nous entendre"

Sorento lui sourit. Milo, contrairement à sa rencontre avec Rune, sentait que ce garçon était quelqu'un de bien. Il avait ce petit quelque chose qui vous disez de ne rien craindre de lui, il avait ce sourire confiant et cette attitude amicale qui ne pouvait que vous sentir à l'aise face à lui. Il devait faire athlétisme tout le reste de l'année alors autant bien s'entendre et pourquoi pas se faire de nouveaux amis.

« Sorento tu viens ? » demanda un élève aux cheveux verts accompagné de trois autres personnes.

« Ah oui, j'arrive, Milo laisse-moi te présenter mes amis. Voici, Isaac, Bian, Io, et la charmante Thétis » dit Sorento en présentant ses amis en les montrant chacun du doigt.

« Bonjour à vous » salua Milo, tandis que les quatre arrivants lui rendirent amicalement sa salutation.

« Félicitation pour ton temps, je sais qu'on t'a déjà complimenté mais je tenais quand même à le dire » intervint Thétis.

« Je te remercie, c'est toujours agréable d'être féliciter par une jeune fille aussi jolie que toi » lui répondit Milo avec un clin d'œil taquin. Thétis rougit sous le compliment.

« Eh bien ne soit pas aussi gênée enfin, on dirais une vraie petite adolescente » le taquina Isaac.

« Oh !! » s'exclama Thétis en lui tirant la langue puis faisant semblant de bouder, déclenchant l'hilarité dans le petit groupe.

« Bon, on y va ?! Krishna nous attend » dit Io d'un ton grincheux.

« Oui, on va y aller... Ne fais pas attention Milo, Io peut être grincheux des fois mais il n'est pas méchant » dit gentiment Sorento. A cette remarque, Io grogna un peu dans ses dents faisant sourire notre modèle.

« Tu veux peut-être venir avec nous ? On va au centre ville cela te dis ? » proposa Bian.

« C'est vraiment sympa de votre part, mais je pense que je vais rentrer, j'ai des petites choses à faire et des devoirs pour demain » refusa poliment Milo.

« Tant pis se sera pour une prochaine fois » répondit Sorento.

« Sûrement, allez à plus et passez une bonne soirée » dit Milo en s'éloignant d'un geste de la main.

Ses nouvelles connaissances le saluèrent. Milo était heureux d'avoir fait leur rencontre, ce petit groupe avait l'air d'être soudé et fort sympathique de surcroît. Les heures de sports ne pourrons qu'être agréable auprès de camarades aussi plaisants.


Angelo et Shura étaient dans l'un des couloirs de l'immeuble, le cour venait tout juste de s'achever qu'ils s'étaient retrouvés pour discuter comme de bons vieux amis qui ne s'étaient vus depuis longtemps. Le premier cour d'escrime d'Angelo s'était merveilleusement bien déroulé, il faisait parti des meilleurs de son groupe et l'aide de Shura lui a été très utile. Ce dernier s'est avéré être un assistant sérieux et très expérimenté, il a rapidement su s'intégrer et les élèves malgré qu'ils soient pratiquement du même âge que lui l'écoutèrent et suivirent ses conseils avec attention. Angelo et Shura eurent l'occasion, pour donner l'exemple, de faire une petite rencontre dans le milieu de l'heure, plus rapide et plus expert, Shura en est sortit vainqueur mais la place du gagnant ou du perdant importait peu. Cela fut une très bonne expérience pour Angelo, qui à ses côtés était sûr d'apprendre beaucoup.

« Ca n'a pas dû être une décision facile pour toi. L'Espagne ce n'est pas la porte d'à côté. » remarqua Angelo.

« C'est vrai, mais je voulais m'ouvrir à autre chose. Je connaissais déjà les pratiques d'enseignement en Espagne alors pour mon apprentissage j'ai décidé de partir à l'étranger. Bien que je ne sois resté qu'une année à vos côtés, j'ai vraiment apprécié la Grèce et être avec vous, alors me voilà. Mais je ne m'attendais vraiment pas à te voir à ce cours. » raconta Shura.

« Et ton père ? » demanda son ami.

« Il me soutient à cent pour cent, et m'a menacé de ne pas rentrer avant que je ne devienne le meilleur » répondit Shura en riant.

« Tu as de la chance d'avoir un père et une famille qui te soutient Shura, et je suis sûr que tu seras un excellent professeur »

« Merci c'est gentil l'ami »

« …J'ai décidé d'aller chercher Aphro, tu veux m'accompagner ? » demanda Angelo alors qu'ils arrivèrent à un carrefour.

« Je suis désolé, mais Mme Damara désirais me voir pour remplir les dernières formalités et elles ne peuvent vraiment pas attendre. »

« Quoi donc, les formalités ou les femmes ? » le taquina Angelo.

« Ah ah, certainement les deux. A bientôt Angelo, dis bonjour à Aphro de ma part…On s'appellera comme çà je pourrais revoir l'équipe au grand complet » dit Shura alors qu'il prenait un couloir opposé à Angelo.

« Pas de soucis, à bientôt » répondit Angelo en reprenant la marche.

Il prit encore quelque couloirs avant d'arriver à la salle où il avait laissé Aphrodite deux heures plus tôt. Son cours était finit et juste une poignée d'élève était restée dans la salle. Les doubles portes grandes ouvertes, Angelo entra dans la salle de musculations et ne fut qu'à moitié surprit par le matériel mis à disposition des étudiants. On pouvait y retrouver des tapis de course, des vélos elliptiques, des bancs à abdominaux, des rameurs, des steppers, des haltères, des tapis de gym et bien d'autre choses encore. En regardant vers le fond de la salle il distingua une chevelure et dont la couleur azurée ne pouvais appartenir qu'à celui qu'il recherchait.

Aphrodite était sur l'un de ces nombreux appareils à charges guidées dont toute les salles de gym étaient forcément équipées. Cette appareil permettait travail précis des muscles des épaules, du dos et des muscles pectoraux. Par deux poignées disposées de à droite et à sa gauche, Aphrodite s'en saisissait pour les ramener vers l'avant à l'aide de ses avants-bras, tout cela en soulevant un poids qu'il avait décidé de soulever.

Avec son T-shirt qui lui coulait à la peau, on pouvait distinctement voir ses muscles se mouvoir avec lenteur, le spectacle était appréciable et inconsciemment prit du plaisir à le détailler. Jusqu'à maintenant, il n'avait jamais regardé son ami de cette manière. Aphrodite a toujours eu cette beauté et ce petit côté efféminé qui le faisait souvent comparer à une femme, mais c'était dans des instants comme celui-ci que sa virilité était parfaitement mise en avant. Ce mélange de fragilité et de force le rendait particulièrement attirant d'où ses nombreux admirateurs ; aussi bien hommes que femmes.

L'italien arrêta subitement sa contemplation, il se sentait perturbé par l'évolution que prenaient ses pensées et son attitude. Il se reprit en main et partit en direction de son ami qui n'avait toujours pas remarqué sa présence. Toutefois Angelo remarqua pleinement celle de trois hommes dont les regards posés sur son ami ne lui plaisaient guère. Ce type de regard qui vous déshabille , qui vous salit, qui vous souille…ces trois gars étaient loin d'être seulement admiratif devant la plastique d'Aphrodite et il le remarqua bien vite. D'ailleurs l'un deux s'approcha d'Aphrodite et s'adressa à lui :

« Salut comment tu t'appelles ? » demanda l'homme.

« …………Aphrodite… » répondit Aphrodite au bout d'un moment sans avoir levé les yeux vers lui.

« Aphrodite ? C'est pas plutôt un nom de fille çà ? » questionna l'homme dont les yeux ne cessèrent de glisser sur le corps de celui qui continuait toujours ses mouvements.

« …Chacun son poing de vue… » répondit Aphrodite détaché.

« Mes amis et moi…on se demandait si tu ne voulais boire un verre avec nous…pour…faire connaissance… » informa l'élève dont la demande ne laissait rien transparaître d'innocent.

« …Navré messieurs mais j'ai du travail ce soir… » dit Aphrodite qui bien qu'il l'ai dit, était loin d'être désolé, fréquenter ce genre de garçon n'était pas du tout son style de fréquentation, et il savait tout à fait ce qu'ils voulaient.

« Oh allez, juste un petit verre…et puis…on aura cours ensemble alors autant mieux se connaître dès maintenant » insista l'élève qui avait posé sa main tout près de la cuisse d'Aphrodite et dont le visage était bien trop proche au goût de ce dernier.

Les deux autres regardèrent la scène en se rapprochant doucement comme pour encercler une nouvelle proie.

« Ah Aphro…je me demandais si tu étais déjà parti » s'éleva une voix que Aphrodite reconnu instantanément.

« Angelo ? Qu'est-ce que tu fais là ? » demanda Aphrodite surpris en voyant son ami s'avançait vers eux. L'étudiant collé à lui s'était alors reculé.

« Eh bien, j'ai décidé de venir te chercher tout compte fait. On a finit cinq minutes plus tôt alors je me suis dit que je pouvais venir te chercher » lui dit Angelo sans faire attention aux trois autres.

Dès qu'il avait vu l'étudiant se rapprocher d'Aphrodite, il n'avait rien tenté. Aphrodite était suffisamment fort pour se défendre. Cependant, quand celui-ci avait commencé à insister et que son visage se soit rapproché violemment de celui d'Aphrodite, son sang n'avait fait qu'un tour et il a décidé d'intervenir.

« Très bien, je prends mes affaires et on y va » dit Aphrodite qui intérieurement était soulagé et remerciait Angelo de l'avoir permis de pouvoir s'échapper de cette situation.

« Je t'attends » répondit calmement Angelo.

Aphrodite se releva et passa près d'Angelo pour aller rejoindre les vestiaires où il avait laissé ses affaires. Pendant ce temps, Angelo se retourna doucement…très doucement vers les trois autres qui les avaient regardé sans rien dire. Angelo leva enfin les yeux vers eux et tout particulièrement vers celui qui s'était adressé à Aphrodite. Il leur adressa un regard noir, un regard de tueur qui les fit frissonner et reculer légèrement. Ce simple regard leur firent passer un message qu'ils semblaient avoir déchiffré incontestablement. C'est à cet instant qu'Aphrodite refit sa réapparition et avec lui l'attitude qu'Angelo avait eut avant qu'il ne disparaissait dans le vestiaire.

« On peut y aller »

« Je te suis » dit Angelo en partant à sa suite sans se retourner.

Quand ils arrivèrent dehors Aphrodite lui proposa de venir chez lui pour dîner, ce que son camarade accepta avec plaisir. Ils prirent alors le bus de 6h00.

« Ah oui, au fait tu ne devineras jamais » s'exclama soudainement Angelo alors qu'ils étaient dans le bus.

« Non, mais je sens que tu vas me le dire » répondit son camarade un sourire aux lèvres.

« Shura est de retour en Grèce, il sera l'assistant de mon prof d'escrime pour devenir prof lui aussi » dit Angelo heureux que son ami soit de retour parmi eux.

« Ah…euh oui c'est génial » dit Aphrodite d'une petite voix et qui avait perdu son sourire.

« En ce qui me concerne je vais peut être opter pour l'escrime, Shura m'a dit que j'avais un assez bon jeux de jambe »répondit Angelo avec une petite touche de fierté.

« Oh c'est à se demander ce que vous faisiez tout les deux en Espagne » demanda Aphrodite l'air taquin tout en ayant ressentit un petit pincement au cœur sans qu'il ne puisse l'expliquer.

« Idiot » lui répondit l'italien.

« Ca n'a pourtant pas l'air de te faire plaisir » remarqua Angelo.

« Oh si, si je t'assure…j'aime beaucoup Shura et je suis content qu'il revienne, j'espère qu'il passera nous voir » dit Aphrodite pour se rattraper.

« Oui c'est ce qui était prévu, on a décidé de se rappeler pour qu'il puisse revoir tout le monde, d'ailleurs il te passe le bonjour. Il était occupé ce soir il ne pouvait pas venir te chercher en même temps que moi » l'informa Angelo.

« C'est gentil de sa part et je comprends, il vient tout juste de revenir il a sûrement plein de chose à faire » répondit Aphrodite en fixant un point invisible.

Ils parvinrent à l'appartement d'Aphrodite qu'une vingtaine de minutes plus tard. C'était un immeuble avec chambres étudiantes situé non loin du centre ville. Ils montèrent trois étages à l'aide de l'ascenseur et entrèrent dans le studio 16. La décoration était simple mais l'immobilier choisit avec beaucoup de goût. Aphrodite était ceux dont la génération actuelle appelé les « fashion victim' », les boutiques, la mode et les soldes s'était son domaine. Ce n'était en outre par pour rien que ses camarades lui avaient réclamé ses goûts et ses conseils en matière de décoration intérieur.

Le salon était dans des tons clairs. Deux long canapés blancs avec cousins blancs et verts clairs étaient parallèlement disposés, alors qu'une petite table basse en verre était placé entre eux avec une rose blanche dans un vase fin posée dessus. Un tapis vert clair se trouvait sous cette même table basse pour rappeler la couleur des coussins. Une petite télévision sur un meuble en bois et une bibliothèque étaient posées contre le mur. Des plantes vertes d'intérieurs, et des rideaux blancs vinrent compléter cet espace lumineux et chaleureux. Aphrodite mettait un point d'honneur à ce que chaque pièce de son appartement se réfère à des tons ou à une couleur précise. Il choisit l'écru et le vert foncé pour la cuisine, le noir et rouge pour la chambre à coucher et des tons de bleu pour la salle de bain.

Aphrodite invita son ami à s'asseoir et lui demanda s'il désirait boire quelque chose avant de dîner. Angelo demanda une que son camarade alla chercher dans la cuisine. Pendant ce temps, Angelo se leva du canapé et se dirigea vers la bibliothèque qui avait été davantage remplie depuis la dernière fois qu'il était venu. Il laissa glisser son doigt sur la cote, des livres mais un retient particulièrement son attention. Ce n'était pas vraiment un livre, mais plus un classeur porte-photo. Il le prit en main, l'ouvrit et sourit devant les photographies. Certaines représentaient le groupe, d'autre des moments comiques passés ensemble…que de bons souvenirs qu'il n'avait réussit à partager qu'en leur compagnie.

« Un peu nostalgique ? »

Angelo se retourna pour voir Aphrodite dans l'encadrement de la porte de cuisine avec un plateau en main où était posé deux bières et des gâteaux apéritifs.

« On peut dire çà oui…cela fait longtemps mais j'ai l'impression de l'avoir vécu hier » dit doucement Angelo en feuilletant le classeur.

Aphrodite sourit à son ami et alla déposer le plateau sur la table basse. Il ouvra les bières alors qu'Angelo alla le rejoindre avec le classeur sous le bras. Il s'assirent et Aphrodite prit le classeur, il voulait lui montrer quelque chose. A la toute dernière page, il n'y avait qu'une toute petite photo qu'Angelo surprit, reconnu immédiatement.

« Aphro c'est… »

« La première photo de nous deux quand nous étions enfants oui »

En effet, cette photographie représentait deux petits garçons âgés de 8 et 9 ans, ils étaient tout deux dans un parcs bras dessus-dessous souriant gaiement à l'objectif. Malgré une année d'écart Aphrodite durant sa scolarité a eut l'opportunité de sauter une classe ce qui par la suite lui avait permit de se retrouver dans la même que son ami.

« Et tu l'as gardé durant tout ce temps ?...»

« Bien sûr, tu étais mon premier ami à l'époque je n'aurais jamais pu la jeter…çà remonte à loin tout çà…nous étions si jeune » dit Aphrodite d'un ton nostalgique.

Les parents d'Aphrodite et d'Angelo avaient aménagé à Athènes à cause de leur emploi, alors qu'eux deux n'étaient que des enfants. Depuis, leurs familles n'étaient plus repartis trouvant le mode de vie à leur goût, pour le plus grand plaisir des deux enfants qui étaient devenus les meilleurs amis du monde. Ils avaient chacun à présent 22 et 23 ans et leur complicité était toujours aussi forte malgré les années.

« Angelo ?…Te souviens-tu de notre première rencontre ? » demanda Aphrodite avec un sourire amusé.

« Euh…çà fait loin mais… » Angelo brusquement s'en souvint parfaitement et rougit légèrement à ce souvenir.

Flash back

C'était en une magnifique journée de juin, Angelo et ses parents avait emménagé dans leur nouvelle maison dès le début des vacances d'été. La petite famille avait décidé de partir pic niquer dans l'un des parcs de la ville. Quand ils trouvèrent un endroit qui leur plut, ils sortirent une nappe et le panier à pic nique. Ils mangèrent en famille et à la fin du repas le petit Angelo demanda à sa mère s'il pouvait aller à l'air de jeux qui n'était pas très loin, ce qu'elle accepta sans omettre de lui demander de faire attention. L'enfant partit vers les jeux. Alors qu'il y arriva, il entendit d'autre enfants parler près des toboggans.

« Non mais regardez moi cette fillette, une vrai petite femmelette»

« Ouais, t'as rien à faire ici, c'est des jeux pour les grands »

« J'y crois pas elle recommence à pleurer cette poule mouillée »

Angelo s'approcha de là où provenait les voix, il se dissimula derrière l'un des toboggans pour regarder sans être vu. Il vit trois garçons d'un an de plus que lui entourer une petite fille en salopette bleu. Elle avait les cheveux bleus clairs ondulés, et frottait ses yeux avec ses petites mains pour essuyer ses larmes qui pourtant n'arrêtaient pas de couler.

« Allez on ne veut plus te voir ici » dit l'un d'un garçon en saisissant le bras frêle de la petite fille et en tirant violemment la faisait tomber dans le sable alors que les deux autres riaient de sa chute.

« Pourquoi tu ne t'en prendrais pas à quelqu'un de ta taille ? » sonna une voix.

« Qu'est-ce que tu veux ? » demanda l'un des garçon en colère d'avoir était dérangé.

« Vous vous en prenez à plus jeune que vous, vous n'êtes que des lâches » répondit Angelo.

« Répète un peu !! » dit un autre garçon en le prenant par le col.

« Et en plus tu es sourd » répondit Angelo provocateur.

« Tu vas le regretter »

S'ensuivit une « bagarre » entre les quatre enfants dans le sable et la poussière. Des griffures, des coups de pieds et de poings furent les seules offensives. Toutefois, et malgré leur sur-nombre, les trois garçons perdirent face à Angelo et partirent lâchement en appelant leurs mères, des bleus et des écorchures sur les genoux et le visage. Angelo se retourna voir la petite fille qui n'avait toujours pas bougé et qui à la fin de « l'affrontement » pleura une nouvelle fois, mais de soulagement.

« Tu vas bien ?Tu t'es pas fait trop mal ? » dit Angelo en faisant allusion à sa chute.

La fillette ne répondit que par un hochement de tête de gauche à droite.

« T'inquiète pas, ils ne viendront plus t'embêter. Dis, çà te dis de jouer avec moi, je suis nouveau et je connais personne... Moi c'est Angelo et toi c'est quoi ton nom petite ? » dit calmement Angelo avec un sourire infantile pour ménager les émotions de la fillette.

La petite releva la tête et ouvrit ses yeux clairs qui semblait briller de malice et d'un nouvel éclat devant ce garçon qu'elle ne connaissait pas.

« Moi c'est Aphrodite…mais j'chui pas…….. une fille »

Le vent se leva, et on n'entendit que le bruit des feuilles qui dansaient avec force.

« ………..HEINNNNNNNNN ??……….. »

Fin du flash back

« POUAAHH…décidément…m…même avec le temps…j'en…j'en rigole toujours autant….AH AH AH….si…si t'avais vu ta tête ce jour là….AH AH AH… » s'exclama Aphrodite plié en quatre par un fou rire incontrôlable et recroquevillé sur le canapé en se tenant le ventre.

« Bon, bon çà va hein » dit Angelo entre ses dents qui rougit davantage face à la réaction de son camarade.

« Quand je pense…que tu m'avais pris…pour une fille…quoique tu…tu n'auras pas était le premier…mais quand même…si tu t'étais vu mon pauvre…tu rirais avec moi » réussit à dire Aphrodite avant de repartir dans son délire.

« Grrrrr »

« Allez soit pas fâché va, je te taquinais et puis on avait passé une bonne journée ensemble ce jour là » dit Aphrodite qui s'était un semblant calmé.

« Oui c'est vrai, mais j'ai eu les félicitations du jury quand mes parents sont venus me chercher, j'étais plein de sable et de poussière. Mais ils se sont calmés quand tu leur as raconté ce qui s'était passé. Merci encore pour çà. »

« C'était normal, tu m'as aidé alors je devais en faire autant »

Ils se regardèrent d'un regard complice, ils burent et discutèrent longuement et puis d'un comme un accord se levèrent pour aller dîner. Angelo rangea les bières et mit la table pendant qu'Aphrodite alla prendre une douche. Quand il revint, il prépara le dîner et mangèrent tranquillement. La soirée avait été agréable pour tout les deux, et ce n'était qu'à 9h00 qu'Angelo prit congé de son hôte. Il le remercia pour le repas et se promis de lui renvoyer l'appareil un de ces jours.

Une fois sortit de l'immeuble, Angelo s'arrêta sur le trottoir et leva les yeux vers la fenêtre du salon d'Aphrodite. Il s'entait bien son comportement changé envers son ami, et il se questionna beaucoup la-dessus, sa réaction de cette après-midi fut assez démonstrative. Il n'avait pas défendu Aphrodite comme on défendait un ami dans le besoin, il s'était senti hors de lui, comme si le simple fait que quelqu'un comme l'un de ces types le touche était insupportable. Il avait peur que ses changements d'humeur n'entravent la vie de son meilleur ami et il se décida d'aller en parler à Milo le plus tôt possible. Peut-être arrivera t-il à lui expliquer le pourquoi du comment de tout çà, avoir un avis extérieur pouvait s'avérer bien utile parfois.

La nuit commença à tomber sur les côtes Athéniennes. Les enfants ne vont tarder à aller se coucher, et certains étudiants se remémoraient cette journée qui leur auront apporté bien des interrogations.


Alors verdict ?? Review ??

(1) Je peux comprendre que vous ne l'ayez pas reconnu directement, je pense ne pas l'avoir assez décrit pour cela. Il s'agit de Pharaon, spectre du Sphinx de l'étoile Céleste de la bête.

(2) Le fait est que la question de Shaka peut alors plusieurs sens. Mais la réponse de Camus peut montrer que Shake désirais connaître l'avis de son ami sur le physique de Milo, comme si Camus l'avait détailler ou prenait en compte les atouts physiques des gens. Hors vous aurez compris que ce n'est pas du tout le cas.

Vous l'aurez peut-être reconnu pour certain, je me suis inspirée pour ce chapitre du manga et anime Suzuka.

Pardonnez-moi pour les fautes qui m'auraient échappé.

Si vous trouvez que j'avance tout doucement dans les premiers temps dans les relations sachez que ceci est tout à fait normal. Je souhaitais décrire au mieux les esprits dans lesquels étaient les personnages avant que les choses évoluent. Le rythme devait redevenir normalement plus rapide d'ici le prochain chapitre, ou si ce n'est pas le cas il s'agira de celui qui suivra.

Ah oui, une petite chose également : il est fort probable que je fasse quelque sauts dans le temps. Je m'explique, vous comprendrez que je ne pourrais pas raconter les aventures de nos amis jour pour jour jusqu'à la fin de leur année universitaire. Il sera peut-être alors chose fréquente que vous rencontriez des phrases telles que « un mois plus tard », « une semaine plus tard »…Je serai alors dans l'incapacité de conter les faits de chaque cours d'art, ou de sports que nos adonis suivront durant leurs deux semestres. J'espère aussi que ce détail n'abaissera pas votre opinion sur l'histoire. Mais rassurez-vous je compte bien écrire le maximum de choses sur ceux-ci, ils ne seront sûrement pas inexistants.

Merci à tout ceux qui ont mis ma fic en alert ou en favoris cela me va droit au cœur. A bientôt pour de nouvelles aventures.