Seul le jeune Edward se dirigea vers la table des rouge et or en compagnie des premières années.
Chapitre 3 : Premiers pas à une autre époque
Harry avait regardé le directeur rentrer accompagnés des voyageurs à sa suite et en avait conclu du discours qui suivit que tout ceci était réellement la vérité à son grand damne. Diable comment avait fait son futur lui pour se retrouver dans un tel guêpier ? Son aimant à problème avait augmenté avec les années ? Perdu dans ses pensées il ne fit nullement attention au garçon qui s'avança vers leur table, ni au fait qu'Hermione l'invita auprès d'eux. Ce ne fut que lorsque le garçon, aussi Gryffondor, s'assit devant lui qu'il le nota. Une fois Edward en face de lui, il ne put doutait de son ascendance. En lui, il voyait ses propres trait, quoique un peu plus délicat, les cheveux en bataille, le même menton, le même teint, les yeux anthracite semblaient l'une des rares choses qu'il ait hérité de Malefoy.
« Bienvenue, Edward ! Tu permets que je t'appel ainsi ? » fit doucement Hermione, bien que des milliers de questions semblait vouloir sortir de sa bouche.
« Evidement tante Hermione le contraire m'aurait été inconfortable » dit poliment l'arrivant.
« Etrange, pas d'insulte venant d'un Malefoy » fit le rouquin, s'étant approché pour en savoir plus sur ce soit disant Malefoy, après tout leurs familles se haïssaient depuis des années.
« Je suis à la fois un Malefoy et un Potter, mon oncle. Je ne vois aussi aucune raison d'insulter ma marraine ni aucune autre personne qui ne le mérite » réplica t-il avant de planter rageusement sa fourchette dans son plat, ayant particulièrement horreur qu'on s'attaque à sa famille.
« Aucun doute, le sarcasme de Serpentard et le culot des Gryffondors, il est bien ton fils Harry » fit Miss Je Sais Tout avant d'éclater de rire.
Ce fut à se moment que se regardèrent pour la première fois père et fils.
Flash Back
Il se souvenait du jour où il avait appris l'identité de son second père. Car oui il savait qu'il n'avait aucune mère. On le lui avait expliqué très tôt. Un enfant née de l'amour véritable, d'une fusion de deux magies… Mais on a refusé de lui dire qui il était, juste qu'il était mort durant la guerre. Vivant isolé pour avoir une enfance normal. Ce ne fut qu'il y a quelques mois lors de ses achats sur le Chemin de Travers qu'il découvrit la vérité.
Alors qu'il se promenait en quêtes de ses fournitures scolaires, chaque passant les pointait du doigt. Il avait d'abord cru qu'on montrait son père. Un Malefoy. Un ancien Mangemort. Il entra dans la boutique de baguette magique du vieux Olivander.
« Ah Monsieur Malefoy, quelle plaisir » mais s'interrompit en voyant Edward.
« Je viens pour la baguette de mon fils » fit calment le noble soutenant le regard interrogatif du commerçant, son regard froid faisant comprendre qu'aucune question n'était admise.
« Je me souviens de chaque baguette que j'ai vendu, Mr Malefoy » fit le vieil homme au garçon, avant de disparaître dans les rayons et de revenir un boite à la main.
Il en sortit un item et le tendit au garçon qui s'en saisit, mais rien ne se produisit. Aussitôt le gérant du magasin la lui ôta et repartit à la recherche de celle qui conviendrait. Les baguettes se succédèrent sans grand succès.
« Un client difficile, je m'en doutais vu son ascendance » avant de disparaitre, ne laissant pas le temps d'analyser ses paroles, et lui tendre une énième baguette.
Lorsqu'Ed s'en saisit l'atmosphère se réchauffa et on entendit le chant d'un phénix.
« Parfait, parfait. Bois de houx, vingt sept centimètre et demi avec un nerf de cœur de dragon. D'un magyar à pointe plus précisément celui qu'à affronter votre père il y a des années. Un bel animal » conclut fièrement Olivander.
Aussitôt le garçon se tourna immédiatement vers son père, les yeux emplis de question mais le visage de son géniteur était fermé et bougea sa tête de droite à gauche comme pour lui dire que ces propos ne le concernait pas. Voyant l'air perdu du futur élève de Poudlard, le vendeur s'adressa à Draco :
« Vous ne lui avez pas parlé de lui »
L'homme répondit par le même geste précédent qu'à son fils.
« Je vois » répondit le vieille homme puis ce tournant vers le garçon « Il y a bientôt dix huit ans, un jeune garçon est entré dans ma boutique. Un client difficile assurément. La baguette qu'il l'a choisit était la même que la votre à ceci prêt que l'élément qui le composait était la plume d'un phénix. Mais pas n'importe quel animal, seul deux baguettes au monde étaient composées de cet élément. L'autre possesseur de baquette n'était autre que Voldemort. Tu connais son histoire ? »
Edward opina, connaissant vaguement l'histoire de cet homme qui par vengeance avait quasiment entrainé un génocide ainsi qu'une guerre, impatient de connaître la suite.
« En sortant de ce magasin je savais qu'il était promis à être un grand sorcier. Personne ne fut déçut. Il a accomplit de grandes choses, à la fois par son courage que par sa grandeur d'âme » poursuivit le vendeur.
« Pourquoi me parlez-vous de lui ? » demanda le cadet, ne comprenant pas où cette conversation menait.
« Ce garçon devenu un homme trop tôt. Ce grand sorcier, c'était ton père. Harry Potter. Celui a qui tu ressembles tant » acheva le vieil homme en posant tendrement sa paume sur le visage d'Ed.
Etrangement, ce flot d'information affola le destinataire qui se tourna la tête vers la personne qui le connaissait le mieux, en quête d'un déni mais rien ne vint. Harry Potter. Son père. Une fois l'information divulgué on lui avait parlé de lui, le héros mort pour tous. Mais on lui avait aussi parlé de son père, cet être si passionné et aimant qui avait tout sacrifié pour les siens. Un homme enchainé par son destin. Mais il ne comprit l'importance de cette découverte que plus tard.
Fin du Flash Back
En regardant les yeux de son prétendu fils, Harry comprit qu'il s'agissait de la réalité. Il avait un fils avec Malefoy. Le comprendre n'était pas pour autant l'accepté. Il ne poserait jamais ses mains sur cette fouine. Ce furent ses dernières pensées avant de s'évanouir et de tomber de table.
« Je crois qu'il vient de réaliser la vérité » expliqua Mione devant la mine interrogative du voyageur.
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Comme il est étrange de se retrouver devant ce même tableau des années plus tard. Ce tableau qui lors lui avait servit de gardien. Ce gardien qui avait permis son intimité, leurs intimités. Une relation s'était développée protégé par cette peinture, par Circé. Draco ne s'était pas attendu à ce que le gardien de leur appartement à Edward et à lui soit le même que celui qui fut leur gardien lors de leur passage éclair à Poudlard, sous de fausses identités. Et maintenant il se retrouvait de nouveau devant lui. Seul. En effet il avait laissé Edward dans la grande salle. En le voyant s'asseoir à la table des Gryffondors près de son père, de son Harry, il avait préféré le laisser. En un sens il avait tût à son propre fils, durant quasiment toute sa vie, l'existence de son deuxième géniteur. Il avait retardé le moment de cette découverte. Mais l'inévitable arriva lors de son entrée dans le monde sorcier, tous ces curieux avaient attisé la curiosité de son bébé. Beaucoup lui on décrit le Survivant, d'autre lui on parlé d'Harry Potter. Ami, famille, connaissance, tous avaient raconté des anecdotes comme ce vieux Olivander. Mais lui ne pouvait, son cœur souffrait encore trop et le revoir ainsi si jeune, si innocent, en sachant tout ce qu'il allait devoir traverser, le bouleversait. Et surtout que désormais ils étaient obligés de rester.
Flash Back
Père et fils étaient attablés devant un chaudron à refaire la potion qui avait permit leur saut dans le temps. Un à un ils ajoutèrent les ingrédients puis vint l'ingrédient décisif, l'asphodèle, qui avait provoqué l'explosion de la mixture. Mais rien ne se passa, pas de fumée blanche, pas d'explosion.
« Bien, mes enfants, vous allez donc restez parmi nous un certain temps » s'écria le directeur, jusque là simple observateur, les yeux toujours aussi pétillant de malice avant de quitter les cachots.
Fin de Flash Back
C'est dans cet état d'esprit que le voyageur entra dans sa nouvelle demeure.
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Le lendemain tous s'attendait à une meilleure entente des deux ennemis de Poudlard. Malgré leur haine passagère envers le Sauveur, tous restait intrigué par ce qui avait conduit au couple le plus improbable. Mais le cours de potion après le déjeuner les désenchanta vite. L'affaire des badges montra la haine de Malefoy envers Potter, ainsi que son refus d'accepter le futur. Inévitablement cet incartable mena à un affrontement. Harry ayant accumulé trop de colère depuis sa nomination comme second champion craqua, même Hermione ne put le retenir. Les sorts fusèrent touchant Goyle et Mione.
« Qu'est ce que c'est que tout ce bruit ? » dit alors une voix doucereuse et menaçante, le bruit ayant ameuté le professeur Rogue.
Evidemment tous les Serpentards se mirent à parler en même temps afin de donner leurs points de vue. Lorsque le choix de l'enseignant se fit pour obtenir des explications, il désigna son filleul, Draco Malefoy. Celui-ci s'empressa de mettre tout sur le dos de son ennemi. Résultat Goyle fut envoyé à l'infirmerie et Hermione, à qui les dents avaient doublés de volume, dut s'enfuir sans permission ce qui entraina des points en moins ainsi qu'une retenue pour Harry et Ron.
Lorsqu'il entra dans la classe, Harry écumait de rage tout comme Ronald, pendant un instant on aurait pu croire que les deux meilleurs amis s'étaient retrouvés mais tel ne fut pas le cas. Ron alla se placer au coté de Dean et Seamus, laissant Harry seul à sa table. Au fond de la classe Malefoy appuya sur son badge et les mots A BAS POTTER brillèrent de nouveau. Décidé à se concentrer sur autre chose que cette immonde fouine bondissante et répugnante qu'il ferait bien bouillir dans un de ces chaudrons. Il se concentra sur le cours de Rogue et remarqua seulement le jeune homme blond de la veille près du bureau.
« Bien tous le monde sait que le professeur Potter-Malefoy va être mon assistant cette année. Commençons ! Les antidotes ! Vous devriez tous avoir établi vos recettes, à présent. Je veux que vous les prépariez avec le plus grand soin. Ensuite nous choisirions quelqu'un pour en essayer une… » dit de sa voix doucereuse le professeur en croisant le regard du garçon à la cicatrice.
Lui, encore lui, c'était lui, Harry Potter qui allait se faire empoisonner par la terreur des cachots. En cet instant le héros s'imagina saisissant un chaudron et l'abattre sur la tête de cet homme, dont son seul but dans la vie consisté à lui pourrir la sienne.
Mais des coups frappés à la porte interrompirent ses pensées. C'était Colin Crevey. Il se glissa dans la classe, en adressant un grand sourire à Harry, et s'avança vers le bureau de Rogue.
« Oui ? » dit sèchement celui-ci.
« Monsieur, s'il vous plaît, je dois emmener Harry Potter en haut »
Rogue baissa les yeux vers Colin dont le sourire disparu aussitôt.
« Potter a un cours de potions à suivre » répliqua Rogue avec froideur « Il ira là haut à la fin de la classe »
Le teint de Colin devint rose vif.
« Monsieur…heu…c'est qui veut le voir » dit-il mal à l'aise « Tous les champions doivent y aller, je crois qu'ils veulent prendre des photos »
« Très bien, très bien » dis Rogue d'un ton sec. « Potter, laissez vos affaire ici, je veux que vous reveniez tout à l'heure pour tester votre antidote »
« Heu… Monsieur, s'il vous plaît, il faut qu'il prenne ses affaire couina « Tous les champions… »
« Très bien » coupa Rogue « Potter prenez votre sac et disparaissez de ma vue ! »
Le brun mit son sac sur l'épaule, se leva et se dirigea la porte en remarquant bien que sur la poitrine de tous les Serpentards brillait le slogan A BAS POTTER. Il s'était attendu à ce que Colin le suive mais le sort en décida autrement.
« Laissez Crivez, je vais l'accompagner. Professeur Rogue » fit l'assistant, accessoirement voyageur du futur, qui s'était glissé vers la porte au fur et à mesure de l'échange.
Etrangement, il lui était apparu comme un excellent moyen de s'approcher du Gryffondor en l'accompagnant, cela n'avait absolument rien avoir avec ce blondinet qui regardait SON mari avec béatitude.
Une fois sortie des cachots, ils marchèrent en silence, aucun n'osant parler le premier. Le visage impassible qu'offrait le voyageur n'encourageait guère Harry à poser des questions et pourtant dieu seul sait qu'il en regorgeait depuis l'annonce de sa paternité. Comme comprenant ses pensées le Serpentard sourit légèrement.
« Tu brûles de me poser des questions » dit l'homme au bout de quelques minutes, saisissant la curiosité naturelle de son futur époux pour engager les hostilités.
« Comment le savait vous ? » s'étonna le champion.
« Je te connais, Harry » répondit-il simplement.
« …Comment ai-je pu me marier avec Malefoy ? A moi que vous ne soyez deux personnes bien distinct ? Je ne vois pas d'autres solutions… »
« Draco et moi sommes bien la même personne. J'ai été le garçon arrogant qui t'a haït et rendu la vie infernal durant notre scolarité »
Le sourcil haussé du brin informa le voyageur qu'il devait ressembler niveau arrogance à son moi plus jeune.
« Je t'ai épousé Harry cela ne fais pas de moi un vulgaire chien bien docile »
« Je suis sûr qu'on m'a torturé pour m'obliger à épouser cette fouine » fit avec rage notre héros.
« Tu peux sortir autant les griffes que tu veux petit Gryffondor… Mais moi je sais ce qui sommeil en toi… Je sais à quel point tu peux être rusé pour parvenir à tes fins, aussi noble soient elles. A quel point tu peux être vil… N'est ce pas, Serpentard refoulé ? » calmement s'arrêtant devant une porte du hall d'entrée.
« Comment… » demanda le rouge et or, ce secret il ne l'avait compté à personne sauf peut être Dumbledore.
« Que crois-tu Harry Potter ? Que je n'ai pas appris à connaître mon mari ? Que je l'ai épousé pour son nom ? Que nous avons fait du tricot ensemble ? Qu'Edward est né de nos platoniques discussions ? » fit rageusement le blond, nul besoin de préciser les circonstances de leurs mariage, il était trop tôt pour cela, il fallait le manœuvrer tout en douceur alors pour clore la discussion, il frappa et entra.
Harry ne sut dire ce qui le dérangea le plus, que le plus sang pur des sangs pur connaisse un terme moldu ou la possibilité de relation intime avec Malefoy dans le futur.
Ce fut sur ces pensées qu'il entra à la suite de l'homme avant de se retrouver dans une petite salle de classe où la plupart des tables avaient été repoussées au fond de la pièce. Dans l'espace libre laissé au milieu de la pièce, trois tables étaient disposées bout à bout et recouvertes d'une étoffe de velours, devant le tableau noir. Derrière les tables, cinq chaises étaient alignés, sur l'une d'elle Ludo Verpey qu'il reconnu pour l'avoir vu à la coupe de monde de Quiddich et une sorcière vêtue d'une robe rose foncé qu'Harry ne connaissait pas. Les autres champions aussi, étaient présents. A peine Verpey vit Harry qu'il se précipita sur lui. Celui-ci lui expliqua la raison de sa présence : l'examen des baguettes. Il lui expliqua qu'il était important de vérifier l'état des baguettes de chaque champion car l'item serait l'instrument le plus important des participants, devant l'interrogation d'Harry à propos de cet examen. Il le prévint qu'une séance photo serait ensuite faite et lui présenta la femme avec la robe rose comme étant Rita Skeeter, journaliste qui allait écrire un article pour la Gazette du sorcier.
« Peut être pas si petit que ça, Ludo » dit Rita Skeeter, les yeux fixés sur Harry.
Elle avait une coiffure compliquée, composée de boucles étrangement rigide qui offraient un curieux contraste avec son visage à la large mâchoire. Elle portait des lunettes à la monture incrustée de pierre précieuse et ses doigts épais, crispés sur un sac à main en crocodile, se terminaient par des ongles de cinq centimètres, recouverts d'un verni cramoisi.
« Est-ce que je pourrais demander quelques petites choses à Harry avant de commencer ? » dit elle à Ludo Verpey, sans cesser de regarder fixement Harry « C'est le plus jeune champion… ça ajouterait un peu de couleur… »
A peine Verpey donna son accort que Harry fut saisit par ses ongles rouges en forme de serres et fut emmené dans un placard à balais, sans avoir donné son accord. La journaliste s'assit en équilibres sur un seau retourné et poussa Harry vers une boîte en carton. Skeeter alluma des chandelles et les envoya flotter à mi hauteur d'un coup de baguette, dissipant les ténèbres qui régnait depuis que la porte avait été fermée.
« Ca ne t'ennuie pas que j'utilise une Plume à Papote ? Comme ça je pourrai te parler sans avoir besoin de prendre des notes… » fit la journaliste.
« Une quoi ? » demanda Harry.
Cette réflexion fit sourire la journaliste qui sortit de son sac une longue plume d'un vert criard ainsi qu'un rouleau de parchemin, qu'elle déroula et déposa entre eux.
« Essai… Je m'appelle Rita Skeeter, reporté à la gazette du sorcier »
Dès que la femme eut fini de parler, la plume se mit à écrire toute seule sur le parchemin et Harry lut du coin de l'œil :
Séduisante blonde de quarante trois ans, Rita Skeeter, dont la plume acérée a dégonflé bien des réputations surfaites…
« Merveilleux » fit Rita Skeeter, elle déchira le papier, le froissa et rangea, avant de poursuivre : « Alors, Harry, qu'est ce qui t'a décidé de participer au Tournoi des Trois Sorcier ? »
« Heu.. » fit un Harry distrait par la plume qui écrivit, bien qu'aucun mot ne fussent prononcé:
Une horrible cicatrice, souvenir d'un passée tragique, défigure le visage par ailleurs charmant de Harry Potter dont les yeux…
« Ne t'occupe pas de la plume, Harry » reprit la blonde.
A contre cœur le garçon leva les yeux vers elle.
« Alors, pourquoi as-tu décidé de participer au Tournoi des Trois Sorcier ? »
« Je n'ai rien décidé du tout » fit Harry « Je ne sais pas comment mon nom a été déposé dans la Coupe de Feu. En tout cas, ce n'est pas moi qui l'y ai mis »
« Allons, Harry tu n'as aucune raison de craindre des ennuis. Nous savons tous que tu n'aurais jamais du poser ta candidature. Mais ne t'inquiète pas. Nos lecteurs aiment les esprits rebelle » fit Skeeter après avoir haussé un sourcil souligné par un trait de maquillage.
« Je vous dis que ce n'est pas moi qui ai mis mon nom dans la Coupe » répéta Harry.
« Quel est ton sentiment quand tu pense aux taches qui t'attendent ? » demanda Rita « Excitation ? Appréhension ? »
« Je n'y ai pas vraiment réfléchit.. Oui ça me fait sans doute un peu peur… » fit l'élu, alors qu'une sensation de malaise s'insinuait en lui.
« Certains champion sont mort dans le passé. Tu y as pensé ? » insista la blonde.
« On dit que ce sera beaucoup moins dangereux, cette année » fit le gryffondor, tandis que les bruissements de la plume à papotte se faisaient entendre.
« Bien sûr, il t'est déjà arrivé de regarder la mort en face, n'est pas ? En quoi cela t-a-t'il affecté ? »
« Heu… » répéta Harry.
« Penses tu que le traumatisme que tu as subi dans le passé a pu te donner l'envie irrésistible de monter de quoi tu es capable ? D'être à la hauteur de ta réputation ? Crois tu que tu as été tenté de participer au Tournoi des Trois Sorciers à cause de… »
« Je n'ai pas été tenté de participer » coupa le brun qui commençait à s'énerver.
« Est-ce que tu te souviens de tes parents ? » demanda Skeeter, en même temps que lui.
« Non »
« A ton avis, quelle serait leur réaction s'ils savaient que tu vas concourir dans le Tournoi des Trois Sorciers ? Ils seraient fiers ? Inquiets ? En colère ? »
Harry était agacé. Comment pouvait-il le savoir, alors que ses parents étaient morts. Il sentait la journaliste le regardait mais préféra éviter son regard en regardant à ce que la plume écrivait :
Des larmes remplissent ces yeux d'un vert étonnant lorsque nous en venons à parler de ses parents dont il ne garde presque aucun souvenir.
« Il n'y a PAS de larmes dans mes yeux ! »
Avant que quiconque ajoute un mot la porte du placard à balai s'ouvrit. A travers la lumière, Albus Dumbledore se tenait sur le seuil.
« Dumbledore ! » s'écria Rita Skeeter, d'un air enchanté et ayant fait disparaître le parchemin et la plume avant de se lever et saluer le directeur.
Harry ne suivit pas toute la conversation mais se retrouva à nouveau dans la salle pour l'Examen des Baguettes.
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Draco, qui n'avait absolument pas quitté ce cafard depuis son entrée dans la pièce, avait noté ce brusque intérêt sur le quatrième champion, un peu trop même. Il connaissait l'aversion du Trio pour cette femme, il y avait contribué et les dégâts qu'elle pouvait causée avec sa plume à papotte. Mais il ne devait pas modifier le futur, la laisserait publier son article tel était son mantra pour ne pas se précipiter dans la pièce où ils s'étaient isolés et sortir son époux de là. Cinq minutes après qu'ils aient quittés la pièce, Dumbledore ainsi que Olivander firent leurs apparitions. Devant le regard interrogatif du directeur à son encontre, le blond déclara :
« Mlle Skeeter s'est fait une joie d'interviewer le quatrième champion, Mr Potter »
En réponse à ses vœux le vieux citronné localisa les deux personnes manquantes et les ramena.
Et ce pourquoi ils furent convoqué commença. Mr Olivander examina les baguettes une par une. D'abord cette française, Fleur Delacour, une demi vélane si on considérait le cheveux ayant appartenu à un ancêtre comme composant de son item. Suivit de celle de Cédric Diggory, ce pouffsoufle, qui apparemment prenant extrêmement soin de son instrument. Puis celle du célèbre attrapeur Victor Krum, création de Gregorovitch. Et enfin vint celle d'Harry, il savait ce qui la composé, ce qui la rendait si spéciale et le vieux Olivander aussi vu sa réaction en reprenant la baguette. Dire que lui l'avait découvert par un certain hasard, en faite en se prenant les pieds dans un tapis il avait atterrit dans les souvenirs de son mari et avait assisté à une scène assez révélatrice sur le sujet. En se remémorant ce souvenir, il se souvint aussi de la rage dans lequel entra le brun lorsqu'il découvrit. Cette image le fit sourire. Comment ils avaient du se battre avant de s'aimer. Ce ne fut que lorsque l'expert en baguette fit jaillir une fontaine de vin qu'il se reconnecta au présent.
« Les photos, Dumbledore, les photos ! » s'écria Verpey « Les juges et champion ensemble. Qu'est ce que vous en pensez Rita ? »
« Heu…Oui, d'accord, commençons par les photos de groupe » dit Rita Skeeter, dont le regard s'était à nouveau posé dur Harry « et ensuite, on prendra peut être quelques photos individuelles »
La séance dura longtemps, Madame Maxime projetait son ombre sur tout le monde, quel que fut l'endroit où elle se plaçait et le photographe ne parvenait pas à prendre suffisamment de recul pour l'avoir toute en entière dans son cadre. Finalement, elle dut s'asseoir au milieu des autres qui restèrent debout. Karkaroff ne cessait d'entortillait l'extrémité de son bouc autour de son doigt pour former une boucle bien nette. Krum essayait de se dérober en se cachant à moitié derrière les autres. Le photographe tenait beaucoup à avoir Fleur en premier plan, mais Rita Skeeter ne cessait de pousser Harry en avant pour être sûre qu'il soit bien mis en valeur. Puis elle insista pour qu'on prenne des photos individuelles de chacun des champions. Enfin, au bout d'un long moment, tout le monde put repartir. Durant ce laps de temps Draco pu observer le comportement d'Harry. Il n'était pas arrogant et fier, pas prêt à tout pour être mis en avant, au contraire. Il avait compris son erreur voilà des années mais l'observer en temps réel, sans l'aveuglement de jadis, était autre. Il voyait à présent le Harry timide, peu sur de lui, loyal et cela le faisait craquer autant que son côté fort et courageux. Force et fragilité… Pensées dangereuses… Il n'était pas Son Harry, il était Harry mais pas le sien, pas encore. Pour cela ils devraient subir des épreuves. Beaucoup. Autant, son lui plus jeune que ce brun à lunette. A ce moment seulement ils pourront évolués et surmonter leurs rancoeur, bien qu'avec difficulté. Plongé dans ses pensées, Draco n'avait pas fait attention que la séance avait finie. Les champions avaient disparut, le photographe rangé son matériel. Dumbledore discutait avec Olivander. Et Rita Sketeer… Et bien celle-ci le regarder avec un trop grand intérêt à son goût. Silencieusement le blond remercia ce vieux fou de directeur du sortilège qui les protéger lui et son fils, sinon il n'imaginait le scandale dans la gazette le lendemain.
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De son côté Harry descendit dîner mais ne vit pas Hermione, sûrement rester à l'infirmerie pour arranger ses dents, il s'installa donc seul et en bout de table. Cependant quelqu'un lui demanda :
« Bonsoir. Je peux m'asseoir ? »
Il s'agissait d'Edward. Qu'il était étrange de voir son portrait craché devant lui avec une moue suppliante sur le visage.
« Oui, bien sûr » concéda le brun voyant ainsi une occasion de connaître son fils.
Même si chacun des deux partis souhaitaient parler, chacun dans un but précis, aucun n'osait la faire le premier.
« Alors tu t'intègres bien ? » demanda finalement Harry.
« Tu parles, ils ne me regardent ou me parlent que par curiosité. C'est vrai que tu viens du futur ? C'est vrai que Harry Potter est ton père ? Qu'il s'est marié avec Malefoy ? Faut il que leur vie soit si ennuyeuse pour s'intéresser autant à celle des autres ? »
Le champion de Poudlard avait écouté patiemment les paroles d'Ed mais ne put s'empêcher de rire. Nombre de fois où il avait pensé la même chose lorsque chacun commenter le moindre de ses faits et geste.
« Je connais mais comme tout ça va leur passer » répondit l'élu.
« J'ai plus ou moins vécu la même chose à la rentrer, je sais qu'ils vont se calmer mais ça ne m'empêche pas de détester être le centre de leurs attentions » dit négligemment le voyageur.
« Tu n'avait jamais connu cela avant ta rentrer ? » fit, curieux, Harry.
« En faite non, j'ai vécu dans le monde moldu durant mon enfance » répondit d'un ton qu'il espérait détaché. Il ne devait rien révéler du futur.
« Malefoy ? Chez les moldus ? » s'étrangla Harry.
« Cela t'étonne » fit Ed en rigolant
Ils finirent par monter ensemble à la tour des rouge et or et tombèrent sur Ron.
« Tu as du courrier » dit Ron d'un ton brusque en les voyant entrer.
Il montra l'oreiller de Harry où une chouette effraie de l'école l'y attendait.
« Ah, très bien » dit le brun.
« Et on devra faire nos retenues demain soir, dans la classe de Rogue » ajouta Ron.
Puis il sortit du dortoir sans un regard pour son meilleur ami ni pour Edward.
Alors que Harry s'approcha de la chouette, détacha la lettre de son parrain, il avait complètement oublié qu'il lui avait écrit avec les récents événements, et la déroula.
« Je ne comprend vraiment pas oncle Ron ! Comment peut il croire que tu ai mis volontairement ton nom dans la Coupe de Feu ? Décidément tout cela me dépasse »
Le commentaire eu au moins l'effet de faire sortir Harry de sa rêverie.
« Je ne te jette pas dehors mais j'ai du travail supplémentaire à faire sur les sortilèges d'Attraction »
« Bonne nuit, alors » fit le voyageur en se dirigeant vers la sortie et murmurer : « Papa »
Murmure bien évidement entendu par le concerné.
