Proscratination : tendance à toujours remettre au lendemain une tache ou une décision difficile(s). Conduite d'évitement.

Bella PDV

J'étais angoissée, bien sur, en attendant mes règles qui tardaient inhabituellement, mais je réussissais à ne pas y penser en permanence, surtout au début.

J'attendais, tout simplement.

J'avais Edward au téléphone plusieurs fois par jour.

On parlait de nos projets pour le mois d'août.

Rien de bien extraordinaire, mais j'étais invitée à passer au moins une semaine chez eux.

Je me concentrais là-dessus.

Mi juillet, j'ai commencé à avoir mal aux seins. Ils avaient gonflé aussi.

L'angoisse a commencé à prendre plus de place.

J'allais souvent vérifier si mes règles étaient arrivées.

Ce n'était pas le cas.

Le 16 juillet, j'ai fait part de mes peurs à Edward.

Comme moi, il a essayé de se voiler la face:

« C'est peut-être parce qu'on a fait l'amour, parce que c'était ta première fois…je sais pas, une réaction de ton corps ? »

« Peut-être… »

Puis, on a parlé de la semaine qu'on allait passer ensemble.

Seule Alice savait qu'on avait fait l'amour. Edward le lui avait dit.

Moi je n'en avais parlé à personne.

Le lendemain matin, au réveil, j'ai eu des nausées.

J'ai réussit à avaler un peu de compote, mais j'ai vomit une demi heure après.

Je me suis sentie mieux, après avoir vomit.

Alors ça m'a réconfortée. J'ai essayé de me convaincre que ce n'était pas « ça », que je m'en faisais trop.

L'après-midi au téléphone, Edward m'a dit qu'il avait cherché sur internet, et qu'il avait lu des témoignages de femmes qui avaient sauté un ou plusieurs cycles parce qu'elles étaient angoissées.

Je lui ai parlé de mes nausées et il s'est tendu.

« Je sais pas quoi te dire… »

« J'ai peur »

« Moi aussi…Tu devrais faire un test? »

« J'ose pas aller à la pharmacie »

« Parles en à ta mère? »

« Non! Si je fais ça mes parents me laisseront pas venir chez toi en août »

« Tu as raison, on verra à ce moment là, OK? En attendant décompresse! »

« Oui! J'ai hâte de te voir! »

« Moi aussi, tu me manques… »

J'ai continué à avoir des nausées tous les matins, tout mon séjour à Jacksonville.

Je le cachais du mieux que je pouvais.

Je me levais tard, et je prenais un paquet de gâteaux dans ma chambre. J'en mangeais un, et après je vomissais, et je me sentais mieux.

Ma mère s'est rendue compte que j'avais prit de la poitrine.

« Tes seins ont bien poussé ma chérie! Tu auras plus de poitrine que moi! Tu auras du succès auprès des garçon!s »

J'ai fondu en larmes.

Je ne savais pas vraiment pourquoi.

Ma mère a mit ça sur le compte des hormones adolescentes.

Elle m'a questionné, en riant presque:

« Ça te gène d'avoir de la poitrine? »

« Non mais…Mes soutiens gorge ne me vont plus! Et je n'ai pas assez d'argent pour en racheter! »

Elle m'a immédiatement amenée au centre commercial et m'a acheté 3 nouveaux soutiens gorge.

En sortant du magasin de lingerie, on est passées prêt d'un magasin de puériculture, et j'ai détourné le regard, affolée.

Puis, incapable de m'en empêcher, j'ai regardé à nouveau. J'ai vu du coin de l'œil d'adorables petits vêtements et j'ai senti une boule d'angoisse se former dans ma gorge.

J'étais quasiment sure d'être enceinte.

Mais je ne savais pas comment en parler.

Je me suis dit que ce serait plus facile d'attendre d'être avec Edward.

Ses parents ne me gronderaient pas comme les miens.

Ils étaient très sympas, très ouverts.

Nos conversations téléphoniques se faisaient plus angoissées.

Il m'appelait plusieurs fois par jour, et on ne parlait plus que de ça.

De nos doutes. Du fait que « ça » pouvait être autre chose.

Mais jamais on a prononcé les mots « bébé » ou « grossesse ».

Evidement, ma mère a comprit que j'avais un petit ami.

J'ai eu droit à LA conversation mère/fille sur la contraception.

J'étais mortifiée.

J'ai même finit par pleurer, et ma mère a cru que je me sentais gênée.

Elle m'a proposé d'en parler avec une de ses amies, ou une conseillère du planning mais je lui ai dit que je lui dirai à elle, quand je voudrai prendre la pilulle.

« Je sais que tu es une fille sérieuse Bella, j'ai confiance en toi, je sais que tu ne feras pas de bêtises! »

Impossible de me confier à elle après ça…

J'avais hâte de rentrer, à présent.

Le 31 juillet, quand l'avion s'est posé à Tacoma, j'étais totalement épuisée.

Je m'étais levé tôt, et depuis plusieurs jours, je dormais sans cesse.

Je commençais à penser que j'étais réellement malade.

J'avais vomit dans l'avion, plusieurs fois, et la honte mélangée à la violence des nausées m'avaient encore plus épuisée.

Mon père m'attendait et j'ai dormit dans la voiture.

Edward m'attendait devant chez moi.

Il avait passé le permis début juillet et il avait emprunté la voiture de sa mère.

Il s'est jeté sur moi et m'a soulevée dans les airs en riant.

On s'est embrassés.

Son regard était angoissé.

Il m'a aidée à défaire ma valise, et à la refaire pour chez lui.

Pour le repas de midi, mon père a fait cuire du thon au barbecue et, dès que j'ai posé un pied dehors, l'odeur m'a retournée et j'ai vomit dans le massif de fleurs que Sue avait installé en mon absence.

Mon père était inquiet.

Mais je lui ai dit que l'avion m'avait rendue malade.

J'ai croisé le regard d'Edward.

J'y ai lu la même angoisse que dans mes yeux, quand je me regardais bien en face.

Je n'ai pas pu manger de thon, alors que j'adorais ça.

Par contre, j'ai bu presque toute la bouteille de jus de raison, alors que je détestais le raisin, en temps normal.

Vers 18h00, Edward est reparti.

Il était prévu que je passe une soirée et une nuit chez mon père, avant d'aller passer mon séjour chez les Cullen.

Edward m'a longuement embrassée devant sa voiture.

Il a caressé mes seins, et il m'a soufflé :

« Hé ! Ils ont vachement grossis ! »

« Oui, je sais… »

Il m'a fixé :

« Tu crois que ?... »

« J'en ai peur… »

« Qu'est ce qu'on va faire ? »

« Je sais pas ! »

Je me suis mise à pleurer et il m'a serrée contre lui.

« C'est peut-être pas ça ? »

« Ben je sais pas ! »

On s'est dit à demain et je suis rentrée chez moi, les yeux rouges.

Mon père a levé les yeux au ciel :

« Tu vas le revoir demain Bella ! Rah là là ! Ces amoureux ! »

J'ai rit, mais je ne savais pas quoi faire, vraiment pas.

Ma priorité, à ce moment là, c'était de pouvoir aller chez les Cullen comme prévu. Edward était mon premier amoureux, et je tenais incroyablement à lui. Lui aussi ne souhaitait que ça: qu'on soit ensemble. Il tenait à moi! Ca me paraissait extraordinaire, merveilleux. Ca eclipsait tout le reste...

Le lendemain à 9h00 Edward était en bas de chez moi.

Il a transporté ma valise dans le coffre et j'ai dit au revoir à mon père.

A peine dans la voiture, il m'a tendu un sachet de pharmacie.

C'était un test de grossesse.

« Il faut être surs ! »

« Oui tu as raison ! Mais il faut le faire le matin tôt, je le ferai demain ! »

« OK ! »

On était heureux de se retrouver.

Quand on est arrivés chez lui, ses parents m'ont très gentiment accueillie.

Son père a entraîné Edward dans son bureau, et sa mère m'a parlé dans son bureau à elle.

« Bella…Vous êtes très jeunes, mais très amoureux. Je veux te dire que, si vous devez passer à l'acte, il faut absolument que vous vous protégiez ! Carlisle va donner des préservatifs à Edward, ce qui ne veux pas dire que vous devez avoir des rapports, hein, mais si vous en avez, ce sera en toute sécurité ! »

Je me suis dandinée d'un pied sur l'autre, écarlate.

« Ça va Bella ? »

« Hum, oui ! »

Je savais que j'aurais du en parler à ce moment là.

Mais je n'y suis pas arrivée.

Elle m'a sourit, très gentiment :

« Si tu as des questions, n'hésite pas ma chérie ! Ta mère est loin, je ne prétends pas la remplacer, mais en cas d'urgence, je peux t'aider, d'accord ? »

« Merci, Mme Cullen ! »

« Ah non ! Pas de Mme Cullen ! Appelle moi Esmée ! »

Je suis remontée dans la chambre d'Edward.

Il n'était pas encore là. Je me suis allongée sur son lit et je me suis endormie immédiatement.

Edward PDV

Je refusais d'y croire.

Ce n'était pas possible !

Je sentais que Bella était de plus en plus inquiète, au fur et à mesure que le mois de juillet passait.

A la fin, on ne parlait plus que de ça, au téléphone.

J'ai fait des recherches sur google.

Les symptômes de la grossesse.

Elle les avait tous.

Malgré ça, je refusais de penser que ça pouvait être ça.

Ca me paraissait injuste.

Je ne pouvais pas envisager que nous, qui étions encore des enfants, puissions avoir un enfant.

De toutes façons, pour moi, il était hors de question d'assumer.

Pas question d'avoir un…bébé.

Je savais que Bella était du même avis.

Si ça s'avérait être…ça, alors il n'y avait qu'une seule issue : l'avortement.

Je savais, parce que ma mère nous l'avait dit, à mon frère,ma sœur et moi, qu'un avortement était quelque chose de violent, psychologiquement et physiquement.

J'avais une grosse boule qui se formait dans ma gorge, en pensant que Bella devrait peut-être subir ça.

Mais que faire d'autre ?

Quand je l'ai vue, le 31 juillet, j'ai vu le changement.

Elle était fatiguée. Elle avait un peu bronzé, mais elle était angoissée, ses traits étaient tirés.

Sa poitrine avait beaucoup grossit.

Elle était belle. Une espèce de beauté intèrieure qui l'illuminait.

J'étais amoureux d'elle. C'était facile à ce moment là. On ne voyait personne, rien que nous, et nos familles. Rien pour nous rappeller nos differences. On était juste un garçon et une fille, trés amoureux.

Mes parents l'aimaient beaucoup.

Bella n'était pas une idiote, ou une bimbo.

Rosalie était furieuse.

Elle avait de la concurrence.

Rose était quelqu'un de très sensible, et d'apparence froide et méchante.

Mais nous avions découvert que ce n'était qu'une façade.

Mais elle avait peur qu'on lui préfère Bella, dans la famille.

Ma mère lui a même offert un cadre humoristique « diplôme de la meilleure belle-fille » pour la rassurer.

Quand je suis reparti, après avoir vu Bella vomir tripes et boyaux devant un malheureux steak de thon, je suis allé à Port Angeles.

J'ai acheté un test de grossesse.

D'une façon ou d'une autre, il fallait savoir.

Je n'avais pas envie d'en parler à nos parents.

Je voulais passer le mois d'août avec elle, tranquilles.

C'était les vacances, et je voulais qu'on en profite.

J'étais amoureux d'elle.

Vraiment amoureux.

J'étais insouciant. Je me disais qu'on avait le temps.

Quand j'ai ramené Bella chez moi, triomphalement, mon père m'a longuement parlé.

De contraception, évidemment.

J'étais hyper gêné.

« Edward, Bella est très jeune, toi aussi d'ailleurs, mais la fécondité est très élevée aux alentours de 17 ans (ndla : vrai…) alors il est vraiment important que vous utilisiez des préservatifs, si vous passez à l'acte ! »

J'ai fait oui de la tête, mortifié.

« Et puis…Je pense qu'elle est, hum, vierge…Ne te conduis pas en bourrin, hein, qui veut aller loin ménage sa monture, si tu vois ce que je veux dire… »

Je voyais très bien…

J'ai dit oui à tout et il a finit par me laisser y aller.

Il était visiblement heureux d'avoir eu une conversation avec moi.

La pensée de tout lui raconter m'a bien traversé l'esprit, mais on était pas surs, et je ne voulais pas déclencher de cataclysme pour rien.

Bella dormait, roulée en boule sur mon lit.

Mon cœur s'est gonflé de bonheur.

Je me suis allongé à coté d'elle, et je l'ai regardée dormir.

Je ne voulais pesner qu'au bonheur d'avoir une petite amie. On avait le temps, de se préoccuper d'éventuels problèmes.

A midi, ma mère nous a appelés pour manger, et j'ai du la réveiller.

Elle a grignoté un peu de poulet puis elle a voulu aider mes parents à débarrasser mais elle tombait de sommeil et ma mère l'a envoyée faire la sieste.

Mes parents ignoraient qu'elle avait dormit une bonne partie de la matinée.

Le soir, Emmett, Alice, Rosalie et Jasper sont arrivés.

Ils avaient passé une semaine à Houston, avec les parents de Jazz et Rose, qui étaient originaires de là-bas.

Alice nous a fait rire avec ses bottes de cow boy, qu'elle refusait de quitter.

Bella a rit de bon coeur avec nous.

On est allé se coucher tôt.

J'attendais ce moment depuis le 28 juin, et on a enfin refait l'amour.

J'ai consciencieusement déroulé un préservatif sur ma queue engorgée, aidé par Bella.

On a pas commenté, mais c'était un peu tard, et on le savait…

On a prit notre temps.

Elle gémissait, tandis que je tachais de me contrôler pour ne pas venir tout de suite.

Quand j'ai joui en elle, elle a un peu râlé :

« Oh ! J'y étais presque je crois ! »

J'ai embrassé son cou :

« La prochiane fois, promis ! »

On a recommencé une demi heure plus tard, dès que j'ia été dur à nouveau.

Elle est venue sur moi, et j'ai caressé ses seins, tandis qu'elle donnait le rythme qui lui convenait.

Elle a joui en se mordant la main.

J'étais fier et heureux.

On s'est endormis, collés l'un à l'autre.

Je ne pensais plus au lendemain.

C'est elle qui m'a réveillé, vers 5h00 du matin.

« Edward…Je viens de vomir...Il faut que je fasse le test ! »

On s'est enfermé dans la salle de bain, et on a lu la notice ensemble.

Ce n'était pas difficile.

Elle a fait pipi sur le bâtonnet et a refermé le test.

Elle l'a posé à l'envers sur la vasque et je l'ai regardée se laver les mains.

Elle tremblait, et moi aussi.

On a surveillé l'heure, à ma montre, et au bout de 3 mns je lui ai dit de regarder.

« Non regarde, toi ! »

« Ah non ! TOI ! »

On a attendu qu'un de nous deux se décide.

Elle a finit par tendre la main et le prendre.

Je l'ai vue devenir pale et elle m'a tendu le test.

Dans chacune des deux fenêtres, un trait bien bleu apparaissait.

Enceinte. Elle était enceinte.

Elle a fondu en larmes et je l'ai prise dans mes bras, sous le choc.

On est retournés dans ma chambre et on a pleuré tous les deux, effondrés.

Au bout d'un moment je lui ai dit :

« Écoute, c'est fait, inutile de se lamenter ! Il faut que tu voies un médecin et que tu aies un... un..."

Le mot n'était pas facile à dire. C'est elle qui s'en est chargée :

« Un avortement ! »

« Oui, voilà ! Ma mère viendra avec toi, j'en suis sur ! »

« Et toi ? »

J'ai paniqué. Moi ?

J'avais une trouille bleue…

« oauis ! »

J'ai quand même dit.

On s'est recouché.

La peur de dire ça à mes parents me paralysait.

Et je savais que Charlie allait mal réagir.

On ne pourrait plus se voir, tous les deux…

Bella m'a regardé :

« On a le temps, on peut attendre le mois de septembre, sinon, on va nous séparer et … »

J'ai fait oui de la tête.

On était bien tous les deux, je ne voulais pas qu'on nous gâche nos vacances.

Alors on a attendu.

Finalement, Bella a passé tout le mois d'août chez moi.

On passait beaucoup de temps à faire l'amour. On avait pas besoin d'utiliser des préservatifs.

On s'est habitué à garder ce secret pour nous.

J'adorais ses seins.

Ils étaient de plus en plus beaux.

On se baignait dans la piscine, avec mes aprents et le reste de la famille mais on ne voyait rien, encore.

De temps en temps, on se regardait dans les yeux, à la fois fiers et honteux.

J'appréhendais la rentrée.

Ca allait être dur de dire la vérité.

Bella est retournée chez elle, la veille de la rentrée, mais elle venait passe les WE chez moi.

Elle a repoussé l'annonce à après la rentrée.

Le retour au Lycée s'est bien passé.

On était tout le temps ensemble, et les autres avaient du se faire à l'idée pendant l'été, on a pas eu de remarques désagréables.

Une fille ou deux ont regardé Bella de travers, sans doute par jalousie, et plusieurs gars reluquaient ma Bella, qui était encore plus belle, bronzée par les baignades et sa poitrine généreuse était incroyable. Je voyais dans les yeux de pas mal de garçons qu'il regrettaient de ne pas avoir remarqué ma Bella avant moi. Je tenais mon bras serré autour de sa taille. J'étais le premier à avoir su voir en elle la fille extra qu'elle était, elle était à moi et je partageais pas!

Alice lui avait fait acheté des tee shirts plus décolletés. Bella avait prit une taille au dessus de celle qu'elle prenait habituellement, mais seul moi était au courant...

Puis, le 3 septembre, elle m'a dit :

« On peut attendre après mon anniversaire, sinon, je pourrai pas le fêter… »

J'ai approuvé :

« Oui, mais après, il faudra le dire ! »

« Oui, je sais… »

Elle avait eu des nausées matinales tout le mois d'août, mais on avait réussit à les cacher. Et on dormait tous beaucoup la journée : on se couchait tard, on faisait la grasse matinée et la sieste alors son hypersomnie était passée inaperçue.

Fin août, je trouvais qu'elle avait prit un peu de ventre. Elle ne rentrait plus dans certains jeans, elle ne pouvait plus fermer le dernier bouton et elle mettait mes tees shirts, pour masquer son petit bedon.

Le 13 septembre, elle a eu 16 ans.

Alice m'avait obligé à lui préparer une fête en cachette.

Bella et elle s'étaient beaucoup rapprochées, pendant le mois d'août.

Bella n'aimait pas spécialement les surprises, mais je ne savais pas dire non à ma sœur.

Alors, le soir même, après les cours, j'ai amené Bella chez moi.

Son père et Sue étaient déjà là.

Bella a un peu râlé, mais elle était quand même contente de l'attention.

Elle avait prit une décision : elle voulait en parler à sa mère, par téléphone, un peu plus tard dans la semaine.

Ce serait plus facile.

Du moins, on l'espérait.

Alice a entraîné Bella à l'étage, pour lui faire enfiler une robe.

J'ai entendu Bella protester mais Rosalie a prêté main forte à Alice et Bella a du céder.

Elle est ressortie, vêtue d'une robe verte, très jolie, moulante.

On est descendus et je lui ai tendu mon paquet devant toute la famille.

Elle l'a ouvert et a rit en trouvant un CD. Je jouais du piano, étant enfant, et durant le mois d'août elle m'avait demandé tous les jours de lui jouer quelque chose. Du coup je m'étais remit au piano pour de bon, à la grande joie de ma mère, et je lui avais enregistré un CD.

Elle avait les larmes aux yeux.

Emmett, Jasper et Rosalie lui offraient un auto radio.

Elle a eu l'air surprise en ouvrant le paquet, puis a dit :

« C'est pour quand j'aurais une voiture ? »

Son père lui a alors tendu un écrin, et elle y a trouvé des clés de voiture.

Elle a poussé des cris de joie, même en apprenant qu'il s'agissait d'une vieille camionnette.

Je l'avais vue, et elle avait un charme fou.

Mes parents lui ont offert des bijoux fantaisies et Alice une jupe, déclenchant les rires de tout le monde.

Sue affichait un air soucieux.

Elle fixait Bella, et j'ai commencé à me sentir mal à l'aise.

Elle s'est finalement penchée sur ma mère, lui a murmuré quelques mots à l'oreille et ma mère a changé de visage, son regard s'est fixé sur la taille de Bella.

Quand elles ont prit Bella par le bras pour l'entraîner vers la cuisine, j'ai su que notre secret avait été découvert.