NA : Savez-vous combien il est difficile d'obtenir une traduction français-arabe sur Internet et pouvoir l'écrire dans l'alphabet romain? Donc ma connaissance médiocre de l'arabe (qui constitue en gros au 'al' qui veut dire 'le' ou 'la') ne vise pas à offenser personne!
Le secret dans la pyramide
« … Un an après la révolution égyptienne et du départ de Housni Moubarak, la tension demeure vive en Égypte où quelques attaques ont été proférées contre des civils au Caire. Ces attaques ciblant particulièrement des étrangers et des partisans de l'ancien président mettent en danger le voyage de l'équipe internationale d'archéologues appuyée par le gouvernement de l'Égypte visant l'excavation de 17 pyramides et de plusieurs milliers tombeaux ayant été découverts via satellite par l'archéologue Sarah Parcak. Les gouvernements égyptiens, américains et britanniques ont engagés des impressionnantes équipes médicales et de milices pour assurer la sécurité des scientifiques sur place. Hannah Burley, place Tahrir, Le Caire. »
Elle demanda son avis à son caméraman et lui tendit son micro avant de retourner à la camionnette. Le soleil printanier de l'Égypte plombait sur le centre de la vie urbaine cairote et pour une femme qui avait passé le clair des derniers mois dans l'hiver frisquet du désert Afghan, cette chaleur était pratiquement insupportable. Mais Hannah Burley n'était pas de ses femmes qui se laissaient arrêter par la chaleur.
Après être retourné sur le terrain, il y a près d'un an, ses patrons avaient été agréablement surpris de toute l'intensité avec laquelle elle plongeait dans ses enquêtes. Son entêtement n'avait jamais été plus grand et elle osait maintenant prendre des risques qu'elle n'osait prendre auparavant. Ce qu'elle ne dirait pas, par contre, était que chaque jour, elle pensait à son ex qu'elle avait laissé à Washington DC et se demandait si elle avait fait le bon choix en refusant sa main. Peut-être aurait-elle pu faire son bonheur après tout.
Lorsqu'elle avait été appelée pour suivre cette histoire de fouilles archéologiques, elle avait demandé à son superviseur s'il était tombé sur la tête. Elle était une des journalistes les plus audacieuses du métier. Elle avait survécu à des explosions, à des tirs de mortiers et de balles et on lui demandait de couvrir des fouilles ennuyantes et assommantes? Pour qui il la prenait? Une journaliste scientifique? C'est au moment où il lui avait dit qu'on soupçonnait que ces explorations archéologiques étaient peut-être le prétexte pour quelques opérations de nature illicite de la part des gouvernements de ces trois pays qu'elle changea d'avis. On parlait même de la préparation d'un possible coup d'État contre le conseil militaire en place dans le pays.
« Ce n'est pas normal, avait-elle dit à son caméraman. Une équipe de quelques miliciens et un médecin, je peux comprendre, mais une équipe médicale entière? Un bataillon de milice complet provenant de trois pays différents? Non! Ça ne va pas! Il y a quelque chose qui cloche.
- Ces rats de labo vont vivre dans le désert pour je-ne-sais combien de semaines, avait dit l'homme bedonnant. Je m'amènerais un ou deux médecins aussi. Quant aux soldats, on ne les blâmera pas de vouloir être sécurité. Le pays risque d'exploser à tout moment!
- Mais tu ne comprends pas, disait Hannah. C'est justement le problème : ce genre d'équipe de recherche amène habituellement un ou deux médecins et infirmières, pas une équipe médicale entière! Ils sont cinq là-bas! Cinq! Ça et un cortège complet de Rangers? Ça ne marche pas! Il faut aller vérifier!
- Hé! Si tu veux y aller, vas-y, mais je ne vais pas m'enterrer dans le désert pour aller voir des maisons en terre cuite. Il y en a assez ici! » S'exclama l'homme ventru en roulant ses derniers câbles avant d'entrer dans le véhicule pour rouler jusqu'à leur hôtel.
Pas moins de quinze minutes plus tard, elle avait contacté les responsables du projet et une douzaine de journalistes locaux et internationaux pour une petite visite du site archéologique. Malgré qu'elle ait été surprise de la facilité avec laquelle la visite s'était organisée, elle se doutait maintenant davantage que quelque chose clochait. C'était comme si on attendait sa visite.
Il était courant dans le journalisme qu'un organisme accepte ou organise lui-même une visite des lieux pour les médias. Souvent ces visites-guidées ne montraient que la pointe de l'iceberg et en cachaient les véritables activités. Elle le savait; elle avait, après tout, visité des palais présidentiels du Pakistan et des usines nucléaires d'Iran. C'était aux journalistes comme elle de découvrir la vérité et de la révéler au monde entier.
C'est ainsi que le lendemain matin, une douzaine d'autres journalistes, leurs caméramans et elle se déplacèrent avec un guide vers le nord-est du désert saharien à l'endroit où on avait fait une des découvertes archéologiques les plus importantes du siècle, enfin c'est ce qu'on lui disait. Elle avait bien l'intention de découvrir ses secrets cachés et enfin gagner le Pulitzer qu'elle attendait depuis si longtemps. Son plan était bien simple : suivre quelques minutes le groupe, se cacher et explorer le site par elle-même et retourner au groupe avant même qu'on s'aperçoive qu'elle avait disparu. Les autres journalistes lui servaient de couverture; il lui serait plus facile de s'infiltrer sur le site si elle n'avait pas un guide collé aux basques en tout temps.
Un voile autour des cheveux lui tombant pratiquement sur les yeux, elle voulait passer le plus inaperçu possible. En entrant sur le site, l'équipe fut accueillie par deux ou trois soldats armés jusqu'aux dents et dut identifier chaque journaliste et individu qui se tenait dans le bus.
« Bonjour, dit la guide alors qu'ils sortaient de l'autobus. Bienvenus sur le site de Saqqarah. Nous sommes surpris mais très heureux de votre intérêt pour nos recherches. Comme vous le savez déjà le professeur Sarah Parcak a découvert il y a quelques moins l'existence de dix-sept pyramides enfouies sous terre ici dans le désert du Sahara. Après avoir trouvé le financement nécessaire pour payer cette expédition, notre équipe s'est déplacée ici afin d'excaver ces pyramides. Il y a quelques semaines, nous avons réussi à complètement découvrir le tombeau d'un homme qu'on soupçonne être un membre de la famille royale de la quatrième dynastie, peut-être même un pharaon. Nous avons présentement une experte dans le domaine en train de vérifier l'authenticité de la découverte ».
Une femme à côté d'elle leva la main.
« Nous allons pouvoir visiter les sites archéologiques que vous avez découverts?
- Certains oui, d'autres non. Nos découvertes en sont encore en mode exploratoire. Nous voulons éviter au maximum la contamination des sites. J'espère que vous comprenez ».
Elle pouffa de l'intérieur. Éviter la contamination des sites? C'était un prétexte aussi inacceptable qu'invraisemblable.
« Alors, dit la guide, si vous voulez bien me suivre, nous allons commencer notre visite ».
Après de longues minutes ennuyantes, l'équipe avait exploré trois maisons de terre cuite, quelques couverts d'argiles décrits avec un peu trop d'enthousiasme et une sculpture de ce qui pourrait être un prince ou quelque chose comme ça. Alors qu'on les déplaçait vers la prochaine maison de terre cuite, d'un mouvement subtil, observant bien autour d'elle si on ne la regardait pas, Hannah se cacha un moment, laissant le temps au reste du groupe de s'éloigner.
Avec une vigilance aiguisée par des années d'expérience, elle sortit de sa cachette et commença à explorer les allées entre les tombeaux et les maisons. Elle cherchait ce qu'elle était venue pêcher : une histoire, un article, un scandale, quelque chose comme ça. Tournant le coin d'une maison, elle avançait tranquillement vers le bout de l'allée où elle espérait découvrir un gros secret d'État.
Le clic-clic d'une arme-à-feu qu'on armait derrière elle l'arrêta brutalement.
« TAWAKAFI !
- Merde, se dit-elle en elle-même se tenant dos droit et elle leva les mains, effrayée de s'être fait prendre dans une position compromettante.
- Istadiri nahwa l hait wa la tataharaki! Elle connaissait cette voix.
- Je ne… je ne comprends… pas l'arabe…
- Tournez-vous vers le mur et ne bougez plus, dit la voix dans un français parfait. Elle connaissait définitivement cette voix.
- Seeley? Demanda-t-elle avec appréhension.
- Taisez-vous, ordonna-t-il. C'était définitivement Seeley.
- Seeley, c'est moi! Dit-elle en se retournant.
- Hannah? Elle retira son voile. Mais qu'est-ce que tu fais ici? Tu es folle? J'aurais pu te tuer!
- Et toi? Tu t'engages dans la milice privée maintenant?
- Hé! C'est moi qui pose les questions ici!
- C'est une situation familière, tu ne trouves pas? Demanda-t-elle, flirtant en souriant. Toi qui m'arrêtes dans une zone interdite, t'as la même impression de déjà vu que moi? »
Il la regarda un instant. Il laissa transparaître un très bref instant un léger sourire au coin des lèvres avant de la retourner et de lui passer les menottes à sa grande surprise.
« Hé! Tu sais que ce n'est pas nécessaire, Seeley!
- Qu'est-ce que tu faisais là? Ton groupe était en direction de la pyramide, lui demanda-t-il en la guidant vers le bureau de la sécurité.
- Je voulais faire une petite exploration personnelle.
- Tu aurais pu te faire tuer, j'aurais pu te tuer et je ne veux même pas savoir ce que les fouines ici t'aurais fait si elles avaient découvert que tu étais sur le point de compromettre leurs recherches.
- Les fouines? L'équipe du Jefferson est ici?
- Il y a plus qu'une sorte de fouines. Allons ».
Il l'amenait d'un pas rapide jusqu'à la sécurité et l'assit abruptement sur une chaise toujours menottée derrière le dos.
« Je sais que tu as toujours aimé jouer brusquement Seeley, mais je ne suis pas vraiment dans l'esprit pour le sado-maso aujourd'hui », blagua-t-elle alors que Booth l'ignora et s'enferma dans un bureau.
Elle pouvait le voir par la fenêtre pendant qu'il passait un coup de téléphone, ne la quittant jamais des yeux. Il parlait de vive voix et semblait quelque peu irrité par la conversation qu'il avait. Les regards qu'il lançait vers elle étaient de plus en plus durs et elle regrettait soudainement avoir fait ces mauvaises blagues sur leur relation quelques minutes plus tôt. Il parla au téléphone quelques minutes de plus avant de sortir de son bureau pour venir la chercher. Lorsqu'ils y pénétrèrent, il la laissa tomber sans grande cérémonie sur une chaise et lui enleva les menottes.
« On vient de me dire que c'est toi qui as organisé l'expédition des médias ici. Ça fait trente minutes que vous êtes entrés et tu cherches déjà à te séparer du groupe. Quelque chose à me dire?
- Je ne suis pas de celle qui suit le troupeau, tu le sais ça! Chuchota-t-elle sensuellement en haussant les épaules.
- Que fais-tu ici, Hannah?
- Je venais explorer les ruines d'une société disparue depuis trois millénaires, dit-elle avec sarcasme.
- Pfff! Je ne sais pas pourquoi, mais je ne te crois pas.
- Peut-être que je cherchais simplement un prétexte pour venir te voir? Flirta-t-elle et l'air de dégoût qu'elle pouvait lire sur son visage lui disait que ces blagues étaient peut-être un peu mal placées.
- Eh bien, tu cherches au mauvais endroit, dit-il avec recul, je ne suis plus intéressé. Crois-moi, Hannah, je ne suis plus le même homme que celui que tu as laissé l'an passé.
- On dirait! Se surprit-elle à dire. L'homme que j'ai rencontré l'an dernier était beaucoup plus amusant. Mais si je me souviens bien, c'est toi qui m'as plaquée après que j'aie refusé ta main. Je serais restée si tu m'en avais laissé la chance. Je serais probablement même toujours là!
- Qu'est-ce que tu fais ici, Hannah? Demanda-t-il ignorant son dernier commentaire. Tu cherches une histoire? Ton prix Pulitzer que tu attends depuis toujours?
- Ici? Feignait-elle l'ignorance.
- Tu crois que je ne sais pas pourquoi tu es ici? Que je ne connais pas les rumeurs qui courent sur le continent à propos de la mission?
- Quelles sont les rumeurs qui courent?
- Que l'exploration du site n'est qu'un prétexte pour la création d'une base militaire secrète au nord-est de l'Égypte.
- Tu es prêt à confirmer que cette histoire d'archéologie n'est qu'une couverture pour l'établissement d'une base visant à la formation de soldat dans le but de renverser le gouvernement provisoire égyptien et d'implanter l'homme qui plait le plus aux États-Unis?
- Waouh! Ça c'est un grand panier de salades! On dirait entendre Hodgins! Non, je ne confirme pas. Le fait est que nous sommes ici afin de découvrir 17 pyramides enfouies sous le désert du Sahara.
- Balivernes!
- Tu sors ton vocabulaire! Écoute Hannah! Je sais que tu penses que la sécurité ici est excessive et que l'équipe médicale est beaucoup trop importante pour un petit centre de recherche comme celui-ci, mais il y a une raison à tout ça…
- Ah ha!
- … et ce n'est pas celle que tu crois.
- C'est quoi cette raison alors!
- C'est moi qui ai demandé toute cette sécurité et l'équipe médicale. C'est moi qui ai engagé ces gars-là.
- Quoi? Pourquoi? Dit-elle en s'affalant sur son siège.
- Tu veux savoir pourquoi? Demanda-t-il alors qu'elle hocha la tête. Suis-moi ».
Il enfila son casque et plaça son arme contre sa poitrine d'une manière plus qu'intimidante. D'un signe de tête, il lui demanda de se lever et aussitôt sortis du bâtiment principal, il se dirigea vers un endroit précis. Passant une barrière gardée par des soldats armés jusqu'aux dents et trois postes de sécurité, elle le suivait jusqu'à une petite inclinaison dans le sol laissant voir une porte gardée par deux soldats. Sans échanger plus qu'un regard avec les deux hommes, Booth et elle les passèrent et pénétrèrent le tombeau.
« Il s'agit de l'entrée de la première pyramide qui a été déterrée. Ne t'éloigne pas, c'est un véritable labyrinthe ici ».
Après une série de virages dans des couloirs semblant tout droit sortis d'un film d'Indiana Jones, ils atteignirent une grande pièce vivement illuminée où on pouvait voir des milliers d'artéfacts d'une valeur inestimable observés, dépoussiérés et minutieusement identifiés par une équipe de scientifique. Au centre de la pièce, on pouvait voir un sarcophage, sarcophage sur lequel travaillait minutieusement…
« Tempérance », chuchota Hannah.
Complètement absorbée par son travail, Brennan contourna le sarcophage et fit signe à l'équipe qu'elle était prête pour qu'on ouvre le couvercle. Elle s'éloigna un peu alors qu'on le soulevait avec soin et se tourna légèrement. Hannah ne put empêcher une petite inspiration de surprise à la vue de son abdomen gonflé. Tempérance était fortement enceinte.
« Oh! Fit Hannah, surprise.
- Tu vois pourquoi j'exige l'équipe médicale la plus compétente? Elle risque d'accoucher d'un moment à l'autre. Je ne voulais pas qu'elle vienne. Elle a elle-même formé cinq des anthropologues judiciaires les plus compétents du monde, mais elle tenait à venir! Cette recherche est importante à ce point pour elle. Le pays n'est qu'un grand baril de poudre, 95% des personnes vivant autour sont si pauvres qu'elles ne mangent pas tous les jours, mais elle voulait s'enterrer dans cet endroit, avec toutes ces richesses, à trois semaines de sa date prévue pour l'accouchement. J'ai exigé personnellement que les investisseurs engagent une équipe de mon choix pour la sécurité et la venue des médecins les plus compétents au cas où le bébé déciderait de se pointer le bout du nez à quelques jours trop tôt! On est à 300 km de l'hôpital le plus proche. Elle n'a aucune idée de ce qui se passe à l'extérieur de la base et elle a à peine une idée de ce qui s'y passe à l'intérieur. Tout ce que je souhaite, c'est qu'elle emballe monsieur Croustille là-bas au plus vite, qu'on le renvoie au pays, qu'elle accouche sans problème et qu'on ait six semaines de paix familiale avant qu'on en revienne aux meurtres et aux momies.
- C'est toi le père? »
Il ne lui lança qu'un regard accusateur comme s'il lui disait 'évidemment que c'est moi le père'.
« Ce n'est pas tôt? Il y a à peine un an…
- Avant c'est avant. Avant n'a plus d'importance depuis qu'elle m'a dit qu'elle était enceinte. Tout ce qui est important maintenant est là, dit-il en pointant Brennan qui observait l'intérieur du sarcophage avec un tel enthousiasme qu'elle bondissait pratiquement sur place.
- Tu es dur à suivre, Seeley. Un moment, tu me demandes de t'épouser, le suivant tu n'as d'yeux que pour elle.
- Il y a six ans de cela, Cam m'a demandé ce que je ferais si elle congédiait Bones. Je lui ai répondu qu'il n'y avait que Bones, jusqu'au bout, pour toujours, de ne pas en douter une seconde. Aujourd'hui, je te dis la même chose, Hannah. Il n'y a que Bones, pour toujours. N'en doute pas une seconde, avait-il dit avec une voix grave. Allons, je t'escorte jusqu'à ton groupe. Je ne veux pas un mot de tout ça dans ton journal. Ce que tu viens de voir est confidentiel. Tu m'entends? »
Elle hocha la tête.
« Viens », ordonna-t-il alors que Brennan se retournait vers l'entrée de la pièce. Elle croisa le regard de son amant, ignorant complètement la présence de la blonde à ses côtés, et lui sourit. Il ne put s'en empêcher, il lui sourit à son tour. Son air de gamine qui illuminait son visage à la vue de sa fameuse momie était si mignon qu'il serait tombé amoureux d'elle sur-le-champ s'il ne l'était pas déjà. Il lui leva la main en signe de salutation et se retourna pour sortir de la pyramide suivi par son ex un peu troublée par ce qu'elle venait de voir. Seeley était amoureux, mais ce n'était pas pour elle qu'il était tombé. Elle dut empêcher un petit haut-le-cœur.
Comme par hasard, le groupe de journalistes étaient à la porte lorsqu'ils sortirent.
« Je vous ramène une brebis perdue, dit Booth à la blague en dirigeant Hannah vers le groupe.
- Je m'étais perdue, dit Hannah innocemment.
- Je vais vous laisser continuer votre visite, dit Booth avec une grande affabilité alors que le groupe continuait sa marche vers la prochaine ruine.
- Je me perdrais dans une pyramide avec ce soldat n'importe quand, dit une journaliste à ses côtés. Quelle chance!
- Croyez-moi, il est pris! Dit Hannah en laissant sortir un rire jaune.
- Alors, c'était comment à l'intérieur? Demanda une jeune journaliste d'un magazine de vulgarisation scientifique. Y a-t-il des sculptures et des artéfacts? Avez-vous vu des momies, un pharaon. La guide nous a dit qu'il n'y avait rien, mais on en garde l'entrée bien serrée pour un endroit où il n'y a rien.
- Il n'y a rien à voir, mentit-elle. Même architecture ennuyante que celle que nous avons vue depuis le début de la visite. Désolée.
- Dommage. Une nouvelle comme celle-là aurait pu changer ma vie!
- Et la mienne, dont! » Ajouta Hannah en regardant avec nostalgie et amertume l'entrée de la pyramide.
Elle était venue à la recherche d'une nouvelle qui changerait le monde; elle sortait avec une nouvelle qui avait changé sa vie.
Lorsqu'elle revint à l'hôtel ce soir-là, elle fut accueillie par son caméraman qui lui demanda comment s'était déroulée sa visite. Elle ne jeta qu'un bof qui reflétait son humeur et se retira dans sa chambre en ignorant le rire de son collègue.
Assise sur un lit inconfortable d'un hôtel médiocre du Caire, elle plongea sa main dans un de ses sacs de voyage dans lequel elle gardait tout ce qu'elle avait. Elle y ressortit une petite boîte qu'elle plaça sur le lit et l'ouvrit. Le visage illuminé de Seeley la regardait en lui souriant. Avec amertume, elle observa que même avec son plus beau sourire de l'époque, le Seeley d'avant n'avait pas l'air aussi heureux que le Seeley qu'elle avait vu aujourd'hui et elle ne put s'empêcher de verser une larme en comprenant qu'elle n'était et ne serait jamais le secret de son bonheur.
Fin
NA : Merci encore une fois pour tous vos commentaires. Je finis ce chapitre un peu triste en vous en promettant un beaucoup plus léger et heureux à Oslo la prochaine fois.
