Disclaimer: Hidekazu Himaruya

Persos: France/Francis, Angleterre/Arthur

Paring: Aucun pour le moment...

Genre: Alternate History, Friendship, Angst


Chapitre 2: Larmes


Le soleil se levait, mais pas dans un climat doux et charmant mais dans une atmosphère où l'agitation, les projets, on sentait bien que la guerre était proche, que des terres à peu de distances étaient encore un champs de bataille ou des territoires occupés. La guerre n'était pas finie, était même sans doute loin de l'être. Même si un élément survenu la veille allait sans doute tout changer.

Arthur ouvrit les yeux, se massant les tempes. Ses pensées encore embrumées ne le laissaient pas penser à l'endroit où il se trouvait.

Puis il se souvint.

Il était dans un petit château à la frontière entre la Normandie et la Bretagne, à quelques kilomètres d'une abbaye construite sur un bout de rocher. Magnifique endroit soit dit en passant, il y retournerait de temps en temps. Et s'assureraient que les gens continuent à y travailler. L'idée que ce lieu devienne une des plus belles abbaye du continent lui plaisait, surtout que ces terres seraient bientôt à eux.

Tandis qu'il se levait et qu'il se remémorait les événements passés, la mémoire lui revint. Il s'était passé quelque chose d'important hier.

Mais quoi?

Sur le coup il ne se souvint pas. Puis ça lui revint: la nation du royaume de France avait été capturé par les anglais.

Hier soir il l'avait soigné, lavé, nourri et donné comme habits propres les seuls qui avaient été trouvé à une telle heure: une longue tunique bleue.

D'ailleurs où était le gamin? Cette question le frappa et le fit se redresser d'un coup dans le lit, surpris. Personne en vue. Il fronça les sourcils, un peu agacé mais aussi étonné.

Mais il n'y avait personne dans la pièce. Pourtant...porte et fenêtres étaient bien fermées, non? Où était-il?

Il se leva du fauteuil où il avait passé la nuit, écartant la couverture dans laquelle il s'était enroulée, car il avait laissé le lit à l'enfant. Un court silence régna sur la grande chambre.

«Bien où es-tu?»

Il alla ouvrir l'armoire mais il n'y avait rien dedans. Un bruit derrière lui indiqua que le lit était la solution de cette partie de cache-cache mais l'anglais fit mine de ne rien voir, allant voir sous le bureau où il était pourtant évident qu'il n'y avait rien. Il fit ainsi mine de chercher un peu partout sauf à l'endroit d'où venait le bruit. Il se rapprocha lentement, pour ne pas l'effrayer.

«Alors...»

Il marcha jusqu'au lit et s'accroupit, soulevant la couverture. Il se pencha. Et croisa un regard bleuté soudain effrayé, tandis qu'un cri de surprise (et un peu de peur) retentit. La jeune nation recula jsuqu'au mur, l'air soudainement sauvage. Il tenta alors de le rassurer, pour qu'il se calme et accepte de venir avec lui.

«N'ai pas peur...je..» Angleterre tendit lentement la main pour attraper le petit mais celui-ci mordit son bienfaiteur, jusqu'au sang. «Aie!» L'envahisseur retira son bras, grimaçant en voyant les traces de dents sur sa peau. «Je vois, tu ne m'aimes vraiment pas!»

Du fond de sa cachette, l'enfant-nation réalisa sans doute l'erreur qu'il avait faite. Il était à la merci de ce pays presque adulte et avait osé le défier de la sorte.

Qui sait comment il allait réagir? Rome aurait rit de cette attitude rebelle mais ce pays n'était PAS Rome.

«Viens...»

Arthur soupira devant l'absence de réponse. Il n'allait pas avancer comme ça. Il décida de se préparer en attendant que l'autre sorte de lui-même de dessous le lit. Il retira sa chemise pour en passer une nouvelle, et continua ainsi jusqu'à ce que ses riches atours soient passés sur son corps. Il attacha ses cheveux sans les peigner (pas la peine) puis se retourna. «Comptes-tu rester là-dessous toute la journée?»

Un mot, sans doute une insulte en français, fut son unique réponse. Il eut un sourire impuissant (mais tout de même un peu amusé) et chercha la conduite à tenir. Se penchant, posant un genou au sol, il regarda à nouveau sous le lit et tendit cette fois vivement la main pour saisir le bras de l'autre nation et le tira de sa cachette. Il récolta d'ailleurs une nouvelle morsure et même un coup de pied quand il souleva le petit dans les bras. Cette attitude devait venir du peu de stabilité, de ce sentiment d'être toujours menacé ou attaqué.

«Tu me déteste vraiment, n'est-ce pas?»

Vu le regard noir de ces yeux azur, la réponse était sans aucun doute positive. France se débattit comme un petit diable, criant presque de colère sous ce ''câlin'' qu'il ne voulait pas.

«Bien...bien! On va finir par s'entendre tout les deux non? Dès qu'on pourra communiquer plus facilement, ça ira mieux tu verras!

- …»

Francis le fixa avec surprise. Malgré les morsures, griffures et coups de pied, l'autre ne lui criait pas dessus, ne le frappait pas? Troublé il s'arrêta, lançant un regard étonné à l'autre nation, se demandant ce qu'il cachait. Il n'avait plus vu d'autres pays depuis longtemps et ne savait pas vraiment comment agir avec ses semblables. C'était un envahisseur non? Il devait être aussi brutal que Germania, il lui ressemblait en plus! Comme les autres, ceux qui ne l'attaquaient pas l'ignoraient, ignoraient sa souffrance et sa solitude...c'était du moins ce qu'il pensait à l'époque.

Mais cette fois, plus personne n'allait protéger ou le sauver! Rome et Gaule n'étaient plus là depuis longtemps et ses frères étaient tous occupés par des nations plus puissantes.

Il n'était qu'un faible, incapable de se protéger, de protéger son peuple et d'avoir pu grandir seul pour accomplir cela. Il aurait été totalement incapable d'affronter cette nation anglaise dans un duel. Les larmes lui montèrent aux yeux, et un profond désespoir l'envahissait, alors qu'il réalisait sa situation. Alors qu'il réalisait qu'il était faible, impuissant, captif...qu'il ne pouvait rien faire.

Il n'était même plus libre cette fois.

Il ne savait même pas ce qui allait lui arriver.

Arthur vit la rage et la peur de France se changer en désespoir, en douleur. Ces yeux bleus s'emplirent de larmes de colère, de rage, de frustration. Cet enfant n'avait même pas eu le droit de tenter sa chance pour se défendre. Son pays était attaqué sur deux fronts différents et lui était prisonnier, impuissant à protéger son peuple.

Il n'avait jamais ressenti cette impuissance.

Il avait toujours été protégé, entrainé, entouré...il était devenu (très) fort.

Mais il n'y avait pas que ça chez cet enfant. Il ne semblait pas savoir comment réagir face à une autre nation. D'où la question presque dérangeante qu'il se posa alors:Depuis combien de temps n'avait-pas vu l'un de ses voisins? Qu'il a même VU une autre nation? Sans doute pas avant un bon moment...après tout leurs rois n'avaient peut-être pas eu envie de nouer des relations avec un pays aussi instables, avec tant de crises dynastiques? Ou si peu...il devait être seul depuis longtemps, trop longtemps. Lui même lors des deux (ou trois? Il ne savait plus) mariage royaux entre la France et l'Angleterre, il n'avait pas vu son voisin lorsqu'il venait avec la délégation chercher la princesse de sang pour son roi.

Il crut entendre des mots entre les larmes, et cette fois ce c'était pas du français. Mais un mélange entre du celtique et du latin. Et ces mots suffirent à briser le cœur de la nation insulaire. Il resserra sa prise, tentant de consoler son jeune compagnon. Il le berça, murmurant des paroles rassurantes dans le peu de celtique qu'il savait encore.

Il est seul depuis bien trop longtemps! Je suis arrivé à temps je pense!

Qui sait ce qui lui serait arrivé si les germanique avaient mis la main dessus en premier?

Arthur dit alors une phrase simple, calmement «Sois sans crainte, je ne te ferais pas de mal, je te le promet!» il maudit de ne pas avoir appris quelques mots de français avant, ça aurait été plus simple. L'autre ne semble pas comprendre mais s'arrêta de pleurer pendant quelques instants pour le regarder, comme s'il hésitait.

Tout lui soufflait de se méfier!

Mais personne ne s'était tant préoccupé de lui avant.

Aucune nation avant...depuis si longtemps.

Il était fatigué, il en avait assez.

Lentement il passa ses petits bras autour du cou de l'anglais, posant sa tête sur son épaule. Simple geste qui signifiait en lui-même la confiance. Pour le moment du moins, ou parce que tout de suite il n'en pouvait plus.

C'était à Arthur de faire en sorte qu'elle soit gardée maintenant.


A suivre.