Petite note de l'auteur :

Coucou tous le monde, désolé du retard ! Voici le 3e chapitre de here to stay ! J'espère que vous apprécierez.

Les petites étoiles à côté de certains mots signifient qu'il y a une explication sur ce mot à la fin du chapitre, histoire d'expliquer ce que ca veut dire ;)

Au passage je remercie Shimizu-sama, Ryoka-chan, Chiru-chan, Nuage de neige et Sekaï-no-yume pour leur reviews qui m'ont fait très plaisir et qui sont les toutes premières que je reçois sur cette fic. Merci de m'encourager et de poster vos commentaires, ça me donne la motivation pour continuer ! Et croyez moi la motiv' pour moi c'est vital !

Shimizu-sama : tes commentaires m'ont fait bien rire, t'inquiète je finirait bien par convaincre Ichigo de changer de bords :p , et au passage, t'as raison Rukia était pas un très bon coups, y'aura peut être un chapitre sur elle tu pourra le constater ;)

Place à la lecture ! 3

Here to stay

Chapitre 3 :

POV Ichigo

Un leger courant d'air apportant l'air frais de la nuit s'engouffra dans le supermarché à l'ouverture de la porte.

Je faisais l'inventaire du rayon sport situé juste devant la porte d'entrée derrière les caisses, de cette façon j'avais l'impression que chaque nouveau client me signalait son arrivée en me gelant la peau avec ce froid de Novembre ! Sympa les mecs, merci ! Seul la présence de mon patron dans le rayon d'à côté m'empêchait hurler sur les clients, j'avais vraiment les nerfs à fleur de pot ce soir…

Quelques heures auparavant j'avais conduis ma petite Yui chez Orihime, une très bonne amie d'enfance qui adore les gamins. Il fallait que je la fasse garder le temps de mon service, j'aurais pus l'emmener chez mon père qui n'habite pas très loin mais la simple peur de croiser ma sœur et cette sal… pardon, cette '' CHARMANTE '' Rukia m'avais dissuadé de m'approcher du domicile familiale.

De plus la seule idée que mon père ait si vite accepté le fait que mon ex me quitte pour se taper ma sœur en me laissant un enfant m'avait quelque peu dégouté.

Mais je sais qu'Orihime adore Yui, quoi de plus normale c'est sa marraine après tous, et ne rechigne jamais quand il faut la garder, ça m'à évité de payer une baby-sitter.

Allez, plus qu'une demi heure et ce serais fini….. Les cours m'avaient épuisés et je pouvais entendre d'ici les appels désespérés de mon lit qui me manquais tant ! Faut croire que grandir ne signifie pas aimer bosser pour autant…..

« Passez moi un ballon de foot s'il vous plait »

Une voix froide et autoritaire résonnant dans mon dos me sortit de mes pensées et eu pour effet de m'agacer au plus haut point. Sans même voir qui en était le propriétaire je pouvais, rien qu'au ton, deviner que ce client me prenait ouvertement de haut. Je crois pas avoir marqué '' bonniche '' sur mon badge….

Je retins cette envie sortie de je-ne-sais-ou de regarder ledit badge accroché à mon tee-shirt, histoire de vérifier….on sait jamais mes collègues aiment ce genre de blague.

Il pourrait l'attraper tous seul comme un grand son ballon.

Ce n'étais même pas une demande mais bien un ordre, et dieu sait que j'ais horreur des ordres.

Je me retournai pour faire face à l'emmerdeur en question mais ne vit personne….

Par reflexe, je baisse la tête, et une tignasse d'un blanc irréel apparut dans mon champs de vision. Je me pétrifiais, une seule personne à ma connaissance arborait des cheveux pareils.

« Toshiro ?! »

« Professeur Hitsugaya pour vous »

Je faillit éclater de rire mais le regard noir du petit professeur m'obligea à me retenir. Quand je disais qu'il pourrait attraper le ballon tous seul '' comme un grand ''…..euh nan il peut pas….. Ni atteindre l'étagère des ballons, ni mes yeux d'ailleurs. Je me demande bien ce que ça doit être son quotidiens avec cette taille là quand même, il doit lui falloir un escabeau pour atteindre genre le haut de son frigo ou rien que le lavabo !

Heum…. Mauvaise langue.

Mais tout de même comment ai-je fais pour ne pas reconnaître sa voix ? ce ton grave et sérieux m'avait pourtant marqué la semaine dernière quand on s'est rencontrés, il contrastait tellement avec son allure juvénile.

En le voyant sans lui parler n'importe qui lui accorderais une petite voix aigüe dans le style de tous les ados prépubaires, genre le gamin dans les choristes. Quoique la dureté de son regard peut faire comprendre que l'on a vraiment affaire à un adulte.

Un sourire me glissa sur les lèvres, ce type de sourire que l'on a quand on prépare un mauvais coup dont on est fier. Je n'avais même pas à aller le chercher il venait à moi de lui-même, une nouvelle occasion de commencer notre '' amitié ''.

« C'est vrai vous avez répondu à mes questions la dernière fois, alors je tiens ma promesse Professeur Hitsugaya ».

Il sembla se dérider légèrement à l'entente de cette appellation plus formelle.

« très à cheval sur les formalités hein …. » Pensais-je intérieurement.

Les grands yeux océans du petit professeur vinrent croiser les miens, posant sur moi un regard qui semblait fait de glace.

Bon ok il a de beaux yeux mais un caractère de merde

« Bon alors, tu me le passe ce ballon ? »

Qu'Est-ce que je disait.

« Et tu veux quel genre ? En mousse, normal ? »

« Normal »

J'empoigna le premier de ces fichus ballons pour le lui tendre, mais tandis que j'allais entamer une phrase d'approche Toshiro se détourna immédiatement et partit en direction des caisses.

Ca c'est-ce qui s'appelais se prendre un vent…un gros…

Bien décider à poursuivre ma phase '' d'approche '' je me lançai à la suite du gamin, euh professeur.

« Eh dis moi c'est impoli de la part d'un prof d'ignorer un parent d'élève » Lançais-je en cachant de mon mieux l'agacement qui montait.

« Et harceler quelqu'un c'est poli peut être. »

Lui par contre ne cachait absolument pas son énervement. Je sent que l'amitié sera longue à venir, va falloir faire preuve de beaucoup de patience.

« Si c'est du harcèlement de s'intéresser à ce que tu fais, alors oui je te harcèle. »

« en quoi ce que je fais te regarde ? »

« Ne m'en veut pas si je trouve qu'acheter un ballon de foot à presque 22h est bizarre. »

« J'ai un match ce soir »

Enfin une réponse ! Certes donnée de mauvais cœur mais tout de même !

Puis ce fut le déclique ! Match égal équipe égal la rousse à grosse poitrine ! Je ferais d'une pierre deux coups, accompagner Toshiro à son match pour tenter encore de sympathiser et rendre visite à sa charmante coéquipière !

« je peux venir ? »

« Non. »

« allez ! Je ne gênerais pas »

« ta simple présence serait une gène »

« pourquoi je te perturbe ? »

Toshiro eu un léger frissonnement, je pus voir la chair de poule parcourir ses bras nus pour remonter jusqu'à son cou laissé à découvert.

« maintenant que j'y pense, c'est vrai qu'il est habillé vraiment léger pour une nuit de Novembre » pensais-je.

On est presque en hiver mais ses habits faisaient plutôt penser à un début d'été. Des vêtements léger mais de matières chaude comme on en porte souvent quand on sort d'une saison froide et que les premiers rayons de soleil réchauffe notre peau.

Son débardeur bleu-marine exposait toute l'épiderme blanche de ses bras et son cou était laissé à découvert par un bouton ouvert sur le haut.

« tu compte faire un match dans cette tenue ? »

« je supporte bien le froid » répondit-il ayant deviné le sens de ma question.

« tu ne m'as toujours pas autorisé à venir »

« pourquoi tu y tient tant ? »

« Je voudrais bien voir comment se débrouille un mec qui ose critiquer la technique des joueurs de l'OM et qui se prétend plus performant qu'eux. »

Ma remarque taquine avait atteint sa fierté, je m'étais aperçus bien assez vite qu'il ne valait mieux pas mettre en doute ses compétences devant lui, question d'honneur. Mais j'étais de nature manipulatrice et chatouiller légèrement son ego sans dépasser les limites s'était avéré payant.

En effet je vis sa main se crisper sur le ballon qu'il tenait encore et ses sourcils se froncer sur son visage d'enfant.

Cependant il ne répondit rien et continua son chemin jusqu'à la caisse.

Il fallait juste laisser le temps à la frustration de monter jusqu'à ce qu'il se décide. Je ne préférais pas prendre le risque de parler maintenant et de gâcher le débat interne qui devait se faire en lui.

Allait-il me balancer d'aller me faire voir et me planter là ou me laisser venir juger de ses compétences ?

Enfin '' juger'' c'était ce qu'il pensait, moi mes seuls vrai intentions n'étaient que de pouvoir mater en toute légalité le corps en sueur et bondissant de la charmante demoiselle rousse que Toshiro avait appelé Matsumoto !

Il paya son achat et se dirigea vers la sortie, moi je ne bougeais pas, toujours dans l'attente d'une réponse.

La porte s'ouvrit sur son passage mais juste avant d'en franchir le seuil il se stoppa, restant quelques secondes immobile me tournant le dos.

Lentement il tourna la tête vers moi, le reste de son corps restant parfaitement immobile, et murmura plus qu'il ne parla :

« Terrain du 16e arrondissement, 22h30 »

Puis fit volte face et disparu dans l'obscurité de la nuit.

Je ne put empêcher un sourire d'étirer mes lèvres, j'avais réussis !

Jetant un coups d'œil à ma montre, je vis que mon service était finis depuis plus de quinze minutes.

Je sortit mon portable de ma poche et chercha presque tremblant le numéro d'Orihime. Mon petit bout de chou me manquait mais l'occasion était trop belle pour la laisser filer, je commençais enfin à sympathiser avec le froid professeur de ma fille et construisait peut être déjà son avenir.

Bientôt les problèmes scolaires de Yui seraient finis, Toshiro était réputé pour être un des professeurs les plus influents de l'établissement. Il ne faisait cours aux maternelles qu'une semaine sur deux, histoire de changer la routine comme il m'avait dit. Le reste du temps il enseignait l'histoire aux lycéens de terminal et de 1e, un tel avantage à mes côtés sauverais ma fille !

Et cette charmante Matsumoto avait vraiment attiré mon attention, elle me plaisait physiquement et semblait avoir un caractère jovial et enjoué, pile ce que je recherchait. Et puis qui sait peut être allais-je pouvoir reconstruire ma vie comme je le rêvait depuis si longtemps, Yui a besoin de l'amour d'une mère que Rukia lui avait refusé. Et moi aussi la chaleur des bras d'une femme me manquait.

Le combiné contre mon oreille, j'entendis la sonnerie en echo jusqu'à ce que la voix rieuse d'Orihime résonne.

« Allo, Kurosaki-kun ! Tu as finis le boulot ? »

« Salut princesse* ! Oui à l'instant, mais j'ai quelque chose à faire ce soir qui ne peut pas être reporté. Je peux te laisser Yui pour la nuit ? »

« Ouah ! Pour que tu me laisse ton petit ange toute la nuit c'est que ça doit vraiment être important ! Il n'y a pas de problèmes tu sais que je l'adore ! »

« Merci beaucoup princesse ! Je passerais la reprendre demain à 7h30 pour l'emmener à l'école »

« Ok ! Tu veux lui dire bonne nuit ? »

« Bien sûre, merci Orihime »

« Pas de quoi, je te la passe »

J'entendis Orihime appeler ma fille, la petite voix de Yui résonna en écho lointain. Quelques secondes plus tard elle était au bout du fil.

« coucou 'pa ! Tu rentres bientôt ?! »

« Coucou mon ange. Désolé Papa à une affaire importante à régler ce soir. Tu restes chez tata Hime ce soir et je viens te chercher demain, d'accord ? »

« T'es pas gentil, tu m'avais dit que tu viendrais ce soir ! »

J'imaginais sa petite tête boudeuse de l'autre côté du fil et me sentis pris de culpabilité.

« Je t'aime fort ma chérie mais je suis occupé ce soir. Demain je t'achète des bonbons pour me faire pardonner »

« Pour de vrai ? Alors jte pardonne ! Bonne nuit 'pa ! »

« Bonne nuit ma puce »

Je raccrochai soulagé de l'avoir si vite convaincu ! L'expérience avec les enfants ça s'acquière vite en fait !

Il ne me restais que 15 minutes pour rentrer me changer et me précipiter au terrain de Foot indiqué par Toshiro.

Je partit sans même un au revoir pour mes collègues.

Le 16e arrondissement de Karakura se situait dans une zone industrielle, un petit terrain de foot au milieu d'une demi douzaine d'usine en tout genre et de champs de panneaux solaires. De quoi réfléchir à deux fois avant de venir, la pollution étant omniprésente.

Un simple chemin de gravier conduisait à ce large carré de terre sèche qu'était le terrain, pas d'herbe car l'air environnant manquait d'humidité et la couche de pollution empêchait le moindre végétaux de pousser. On aurait dit que ce petit espace était un survivant luttant contre toutes ces usines.

Pourtant de loin on pouvait distinguer une quinzaine de silhouettes debout dans la poussière, séparées en deux groupes distincts, elles se faisaient face avec défi. A la tête du groupe de droite se détachait une silhouette plus petite que ses camarades avec de grands cheveux blancs répandus en pics souples autour du visage juvénile.

Je n'eus aucune peine à reconnaître Toshiro, il se tenait droit et fière dans un maillot noire enfilé par-dessus son tee-shirt, derrière lui sa petite équipe l'épaulait dans son attitude.

Mon sourire pris forme en reconnaissant le belle rousse de tous mes fantasmes juste derrière son capitaine, le maillot noir, loin de gâcher sa beauté, mettait en avant ses courbes généreuses et ses cheveux flamboyants.

L'équipe adverse portait des dossards jaune pétant qui me faisaient plus penser au plumage d'un poussin et me fit pouffer discrètement.

La tension entre les joueurs étaient presque palpable, je remercia le ciel lorsque à ma vue toutes les têtes se tournèrent vers moi, détournant l'attention des adversaires pour se concentrer sur moi.

« C'est qui celui la ? »

Celui qui semblait être le capitaine de l'équipe des poussins me toisait avec suffisance, sa voix était à l'image de son caractère : pétante et orgueilleuse.

Déjà un que je n'aimerais sans doute pas.

La rouquine me regarda avec une lueur surprise avant de répondre :

« ah ! Mais c'est Ichigo ! Qu'Est-ce que tu viens faire ici ? »

Je répondis d'une voix que je voulait la plus posée et normale que possible.

« On m'a invité »

Toshiro ne daigna pas m'accorder un mot, se contentant de hocher la tête avant de reporter son attention sur l'autre équipe.

« ahhh capitaine ! Vous vous ouvrez enfin aux autres ! »

« Tais toi Matsumoto ! Il restera assis en dehors du terrain et observera juste »

« Mais quand même quel progrès ! »

Je vis la pulpeuse rouquine se pencher à l'oreille de son capitaine et lui chuchoter quelque chose. Le visage du petit professeur s'empourpra à ses paroles, il lui intima avec colère de cesser de raconter n'importe quoi tandis que la jeune femme se redressait en riant.

Le capitaine poussin ( je trouvait que ce surnom lui allait comme un gant ) sembla perdre patience et déclara rageusement que le match allait commencer.

Sans un mot de plus je partis m'asseoir sur une pierre à côté du terrain, passant devant Matsumoto qui m'adressa un petit clin d'œil auquel le répondis par un sourire charmeur.

Les deux équipes se mirent en positions. Toshiro devant face au capitaine poussin, Matsumoto au centre.

Le gamin était désavantager de part sa petite taille face à l'allure imposante de son adversaire. Un des homme de l'équipe de Toshiro, une sorte de punk aux cheveux d'un rouge plus impressionnant encore que le blanc de ceux de son capitaine, se tourna vers moi et me lança le ballon, celui acheté par le petit professeur moins de quinze minutes auparavant.

« Tiens, tu fais l'arbitre »

Bon, j'allais quand même avoir mon rôle à jouer finalement.

Je vins entre les capitaines d'équipe, surveillant du regard le petit professeur. Celui-ci m'observa poser le ballon à terre sans un mot, je me recula et leva le bras. N'ayant pas de sifflet je dus me résoudre baisser le bras un lançant un tonitruant '' Go '' ( pas classe du tout au passage, déformation sportive, je faisais de l'athlétisme au lycée ).

Tout se passa en un battement de cils, à peine avais-je prononcé ce mot que Toshiro s'élança sur le ballon à une telle vitesse que je ne vis qu'un éclair blanc passer sous mes yeux. La seconde suivante il courait la balle au pied en direction de la cage adverse.

Toute son équipe avait suivit le mouvement à la même vitesse, aucun ne fut surpris de l'étonnante réactivité de leur capitaine et couraient à présent chacun jusqu'à la cage, anticipant une possible passe de Toshiro.

L'équipe des poussins n'avait quand à elle pas eut le temps de bouger, aussi interdis que moi par la vitesse impressionnante de l'équipe noire, les joueurs mirent trop de temps à réagir.

Le goal eut à peine le temps de se remettre de sa surprise, Toshiro avait passé le ballon d'un magistral et élégant coup de pied à un homme chauve au visage déterminé qui frappa dedans avec une puissance inhumaine. La position du goal ne résista pas bien longtemps, celui-ci reçu le ballon de plein fouet et fut propulsé dans sa propre cage, la balle allant se figer dans les cordes du but.

Je cria le but avec une seconde de retard, les capacités de cette équipe semblaient surhumaine. Une telle vitesse, une telle puissance et une telle précision étaient-elles seulement possibles ?

Le match dura une trentaine de minutes seulement, l'équipe poussin n'était pas mauvaise mais faisait pâle figure à côté de l'équipe de Toshiro.

Je n'avais jamais vu un score aussi élevé dans un match de foot de toute ma vie, 37 points pour les noirs à 0 pour les jaunes ! Il s'étaient fais ridiculiser. Pourtant les poussins avaient de la technique, c'était un groupe soudé et talentueux mais le groupe du blandinet était tous simplement prodigieux !

Les jaunes tombaient d'épuisement, soufflant comme des bœufs tandis que les noirs semblaient revenir d'une promenade de santé. Je n'avais plus rien à dire, ils étaient LARGEMENT meilleurs que l'OM.

Je n'avais même pas eu le loisir d'admirer la magnifique stature de Matsumoto tant j'étais absorbé par le jeu de jambe de Toshiro, de loin le meilleur de l'équipe. Il bougeait avec tant de vitesse et de précision qu'il m'avait été impossible de décoller mon regard de ses mouvements, tout en lui transpirait la puissance quand il courait.

Nous étions maintenant sur le chemin du centre-ville, aucun des membres de l'équipe n'ayant pris le temps de se changer. Etonnamment je m'étais très vite lié d'amitié avec le punk au cheveux rouges, Renji pour les intimes, et le crâne d'œuf, de son petit nom Ikkaku. Ils avaient l'uns comme l'autre un caractère explosif et affectionnaient particulièrement les défis, surtout Ikkaku qui ne se privait pas de hurler a tout bout de champs à quel point il était fort.

Nous avions abandonné l'autre équipe sur le terrain pour les laisser fulminer sur leur défaite, Toshiro n'avait pas voulu s'attarder plus et était aussitôt partis, tous le monde avait suivi le mouvement comme des bons petits soldats, aucun ne remettaient en doute la suprématie de Toshiro et c'était assez drôle a voir.

Mais bien vite le bruit incessant des cris d'Ikkaku, du rire de Renji ou encore des vantardise de l'autre attardé de Yumichika, meilleur pote d'Ikkaku, finirent par me donner un sérieux mal de crâne. Mieux valait ne pas abuser de leur compagnie ce qui me fit ralentir afin de finalement me retrouver derrière tout le groupe, séparé des autres par un deux mètres histoire d'être un peu plus au calme.

« ils sont fatiguant quand on est pas habitué »

Je tournait vivement la tête à tel point que je cru entendre mon cou craquer, cette voix si tentatrice provenant de Matsumoto elle-même qui m'avait rejoins. Me reconnectant vite avec la situation je lui sortis mon beau sourire genre '' charmeur mais pas trop ''.

« Je comprend vraiment pas comment on peut s'habituer à de tels idiots braillards. »

« Hahaha, tu parles comme le capitaine ! La dessus au moins vous serez d'accord. N'empêche tu as l'air de bien les aimer ces idiots braillards. »

« Ils me correspondent assez bien dans un sens »

Matsumoto était réellement une personne charmante, drôle, joyeuse et parfois niaise, vraiment le genre qui me plaisait. J'avais pu m'en rendre compte pendant les quinze minutes de marche durant lesquelles nous avions discuté de tout et de rien, coupé des autres dans notre petit monde.

Arrivée près du parc du centre-ville, la troupe se sépara à grand renforts de rires et de claques amicales, je n'oubliai surtout pas de prendre les numéros de chacun d'entre eux, y compris de Toshiro qui fut contraint par tous le reste de l'équipe. Eh oui, en me mettant ses amis en poche je m'étais involontairement rapproché de lui, et de la belle rousse qui ne s'était pas fais prier pour me noter le sien. Lui me l'avais donné presque en soupirant mais c'était déjà pour moi une victoire incontestable.

Je proposa a Matsumoto de la raccompagner jusqu'à chez elle, en homme galant et TOTALEMENT désintéressé que je suis, mais elle refusa en prétextant habiter trop loin. Pourtant avant de partir, elle se rapprocha furtivement de mon oreille et me chuchota assez fort pour que je sois le seul a l'entendre :

« Il a vraiment de la chance de t'avoir trouvé, arranges toi pour l'amadouer »

Puis elle me fit un clin d'œil complice auquel je ne pus pas répondre tant ses paroles semblaient ne pas avoir de sens pour moi.

Moi qui m'attendais a un rendez vous discret chuchoté à l'oreille ou d'une phrase sensuel, j'en était resté bloqué. De qui parlait-elle ? Pourquoi ?

Mais je n'eus pas le loisir de lui demander, elle avait disparut dans la ville aussi vite que ses compagnons. Plus aucun d'entre eux n'étaient là, partis aussi rapidement et silencieusement que des ombres, comment n'avais-je pus remarquer le silence soudain autour de moi ? Comment avais-je pus ne pas les voire partir ? Décidément leur rapidité resterait un mystère pour moi.

Seul au milieu du trottoir j'avais l'impression que mes amis n'avaient jamais existé, que j'avais délirer en croyant aller a un match de foot qui n'avait peut être même jamais eu lieu, sortis tout droit de mon imagination. Heureusement que j'avais les numéros sur mon portable comme preuve de leur existence, ils s'étaient tous simplement volatilisés.

Quelques minutes plus tard j 'étais de retour chez moi et m'affalait sur le canapé une bière à la main, comme vidé de toute énergie. Une soirée plus animée que je le prévoyais.

Le silence de la maison me gênait, depuis que Yui était née ce genre de silence était devenu inhabituel, voire très rare. Mon petit bout de chou me manquait déjà, elle n'avait même pas eus son câlin du soir qui devait lui manquer autant qu'à moi, vivement demain que j'aille la chercher chez Orihime. Une montée de culpabilité me pris en pensant à ce que je lui avait fait, que je considérais comme un abandon même pour une simple soirée. Ce genre de petite '' dépressions '' est habituelle chez tous le monde quand on passe un moment mouvementé et qu'on se retrouve d'un coup dans le calme, on a l'impression de s'ennuyer après la tempête.

Le silence de cette pièce me rappelait à quel point une présence féminine me manquait, en ce moment même j'aurais souhaité avoir une femme qui m'aurait accueillit en rentrant et se serais assise avec moi sur le canapé, sa tête sur mon épaule, lovée dans mes bras. Oui les bras d'une femme, l'amour et l'affection qu'elles me donnaient me manquaient cruellement, même Rukia en cet instant me manquait. A chaque fois que je me retrouvais seul, sans Yui ni personne ( ce qui arrivait très peu souvent ) je repensais à elle et à nos moments de bonheur, dire que je n'y goûterais sûrement plus jamais. Etais-je réduit à devoir bosser comme un dingue jusqu'à la majorité de ma fille ? Jusqu'à ce que je devienne un adulte avec un boulot tellement prenant qu'il n'aurais plus le temps de se trouver une femme ? Finir seul chez moi, et pour peu entouré d'une dizaine de chats ?

Non je ne voulais pas de cette vie là, je n'aimerais sûrement jamais plus une femme autant que j'avais aimé Rukia, passionnellement, mais l'amour simple ne m'étais pas interdis. Je retrouverais un semblant de ce bonheur de famille que Rukia m'avait enlevé. Elle qui m'avait tous pris, mon amour, ma famille, ma joie de vivre….. Jamais je ne regretterais Yui mais Rukia resterais un membre à part entière de ma vie.

Ce fut sur ces pensées douloureuse que, ma bière finit, je m'endormis sur la canapé sans prendre la peine d'avoir rejoint ma chambre.

Petits commentaires de l'auteur :

Voilà ! Alors comment vous avez trouvé ce chapitre ? J'attends vos commentaires ;)

Rendez-vous au chapitre 4 tous le monde ! 3

Les étoiles :

Princesse* : à un moment Ichigo appel Orihime '' Princesse '' quand il parle avec elle au téléphone. Pour ceux qui ne le sauraient pas, dans Orihime, Hime signifie princesse en japonais, d'où le petit surnom qu'il lui donne. Donc pour ceux qui y penseraient, ce n'est qu'un surnom affectueux, pas une marque d'amour comme dans un couple ;)

A bientôt !