Bonjour ou Bonsoir ! Tout le monde va bien ? Pas trop chaud ?

Au menu du jour : du Clint énervé, du Clint Badass, du Clint boudeur, du Clint, du Clint, beauuuuucoup de Clint, et puis aussi du Tony moqueur et bagarreur, saupoudré d'une pointe de Natasha, de Bruce et de Steve sur lit de Paint-ball. J'espère que le plat du jour sera à votre convenance ^^


Paint-ball

Depuis la dispute qui avait éclatée entre Steve et Tony, l'ambiance était plus que tendue. Bruce avait été le premier à essayer de « rabibocher » les deux hommes. Il y avait deux raisons à cela. La première était qu'il ne voulait pas voir les personnes qu'il considérait désormais comme ses amis être en guerre à cause d'une incompréhension totale des deux parties. Banner savait qu'il se lançait dans une mission presque impossible car l'égo de Stark l'empêcherait de faire le premier pas. Et Steve, bien trop embarrassé d 'avoir blessé Stark, n'osait même plus l'approcher.

La deuxième raison était cependant un poil plus égoïste. Cette ambiance n'était guère propice au calme et à la sérénité dont il avait besoin pour éviter de s'Hulkiser.

Et croyez-le ou pas, personne n'avait envie de voir Hulk se charger de régler toute cette histoire !

Bruce avait donc parlé aux deux hommes séparément. Ce qui en était ressortit : Steve acceptait d'avoir une discussion avec Stark. Quant à Tony, il voulait bien faire toutes les expériences scientifiques possibles et inimaginables avec Bruce mais il était hors de question de parler de Steve ou de la dispute. Bruce avait quand même tenté une fois l'expérience mais il ne recommencerait pas de sitôt.

Natasha, de son côté n'avait rien fait pour fixer les choses. Les ambiances tendues, elle en avait l'habitude et elle savait vivre avec. De plus, elle s'était plus ou moins rangée du côté de Tony. Elle comprenait sa douleur et était quelque peu contrariée que Roger soit « parti en guerre » contre l'ingénieur sans avoir toutes les données en mains. Pour un soldat, bon stratège comme lui, il avait mal joué son coup !

Au final, c'est Clint qui avait pris les choses en mains. Il était allé voir Tony qui n'avait pas daigné lui ouvrir la porte de son atelier. L'espion fort vexé de cet affront, avait fait sauté la porte grâce aux sympathiques bombes portatives made in Stark.

A l'intérieur, l'ingénieur ne semblait pas être plus perturbé que ça par l'entrée fracassante de Barton. Sans doute Jarvis avait-il prévenu son créateur.

« Stark, vous allez sortir vos fesses de playboy, génie, philanthrope, milliardaire de votre atelier et venir faire du paint-ball avec moi pour vous défouler.

- Je…

- Vous n'avez pas le droit de refuser, j'ai déjà réservé une salle et vous allez y aller. Si vous ne venez pas de votre plein gré, je serais obligé de vous y emmener par la peau des fesses !

- Je ne savais pas que tu t'intéressais à mes fesses, Clint. »

Le dit Clint, leva les yeux au ciel.

« Et c'est idiot d'avoir réservé une salle de paint-ball alors qu'il y en a une au sous-sol. Fit remarquer placidement Tony.

- Y a une salle de paint-ball à la Tour ? S'étonna Barton, cassant son effet « espion en colère ».

- Ainsi que deux piscines, dont une olympique, des terrains de tennis, plusieurs salles de cinéma, une discothèque, une patinoire et d'autres trucs. Enuméra t-il.

- Vous vous moquez de moi !

- Non. Et c'est mignon ta manie de me vouvoyez quand tu es énervé. » Nargua Tony.

Clint le jaugea quelques instant avant de fondre sur l'ingénieur et de le tirer par le bras à l'intérieur de l'ascenseur.

« Où se trouve exactement la salle de paint-ball ?

- J'sais pas. Dit Tony en haussant les épaules.

- Jarvis, tu peux m'indiquer où elle se trouve ?

- Au sous-sol, troisième porte à votre droite, Agent Barton.

- Merci Jarvis. Quant à toi, tu vas arrêter de faire ta tête de cochon et t'amuser un peu ! C'est toi qui es censé être le fêtard et le mec drôle dans l'équipe alors arrête de te comporter en vieux grognon rébarbatif.

- Moi rébarbatif et grognon ? Et VIEUX ? Je vais te botter les fesses pour avoir osé dire ça ! Personne ne traite Tony Stark de vieux grognon rébarbatif !

- Ah ouais, tu penses pouvoir battre un agent entrainé à tuer ? C'est ce qu'on va voir, vieillard ! »

Les deux hommes se jaugèrent façon western. Face à face, yeux plissés, prêts à dégainer. Concentré à toiser Clint, Tony ne vit pas l'agent envoyer un sms sur son portable.

Quand ils arrivèrent devant la salle de paint-ball, Natasha, Bruce et Steve s'y trouvaient déjà. En voyant le soldat, Tony fit demi-tour. Mais c'était sans compter sur l'espionne qui le rattrapa par le bras et lui mit une tape à l'arrière du crâne.

« Arrête de faire ton bébé et entre là dedans, régler tes problèmes en homme ! Et on en profitera pour botter ensemble les fesses de Monsieur Rogers et de Monsieur Barton en beauté, qu'en dis-tu? » Murmura Nat ' à l'oreille de Tony.

Le milliardaire la regarda quelques instant, un peu surpris avant de lui serrer la main en signe d'assentiment.

« Ok les jeunots, je vais vous mettre la raclée du siècle ! Banner, je suppose que tu participes pas au massacre ?

- Ah moins que quelqu'un veuille d'Hulk dans son équipe, je ne pense pas participer en effet.

- Dans ce cas, tu fait l'arbitre»

Et c'est ainsi que débuta la partie de paint-ball la plus épique de tous les temps.

Tony, Natasha et Clint étaient à fond. Steve était par contre un peu plus réservé, n'ayant pas l'habitude de « jouer » à la guerre. Mais au bout d'un moment, il finit par se prendre au jeu.

De son point d'observation, Bruce observait les deux équipes se faire la chasse, un café à la main et appréciant manifestement le spectacle. Le résultat était imprédictible. D'un côté, il y avait un super soldat et stratège associé à un super espion, de l'autre une super espionne et un génie.

Au vu des capacités de chacun, chacune des équipes avait des chances de gagner. C'était un vrai jeu du chat et de la souris. Ou plutôt du tigre et du lion. Les quatre adversaires se battaient férocement et sans relâche. Même Tony qui, physiquement était le plus faible, ne se laissait pas facilement abattre. C'était même le plus coriace des quatre !

Au bout de plus d'une bonne heure cependant, le jeu devint plus calme. Natasha et Tony semblaient épuisés, du moins, c'était ce qu'ils voulaient faire croire à Steve et Clint qui tombèrent dans le panneau comme des bleus.

Allongé par terre, Tony prenait de grandes inspirations.

« Ah ! J'en peux plus ! Je suis trop vieux pour ses conneries !

- Allez lève toi ! Tu vas pas laisser Steve et Clint gagner quand même !

- Laisse-moi ici et part ! Sauve ta vie, je vais les retenir. Déclara théâtralement Tony.

- On n'est pas dans un film ! Soupira Natasha.

- Dommage car ma performance mériterait un oscar.

- Oscar de la pire performance, oui ! Railla Clint en tenant en joue Tony. Alors le vieux ? Tu penses toujours me foutre une raclée ?

- Hey, quand j'ai dis ça, je pensais pas que j'allais te battre aujourd'hui hein !

- Ouais c'est ça ! Avoue que j'ai royalement battu ton fessier métallique !

- Tu as vraiment un problème avec mon postérieur, Poussin.

- Le Poussin t'emmerde.

- Un Poussin grossier, qui l'eut cru !

- Je ne vous pensais pas du genre à abandonner comme ça ! Fit remarquer Steve, silencieux jusqu'ici.

- Il faut savoir s'avouer vaincu parfois.

- Le Grand Tony Stark, bon joueur, qui l'eut cru ! Railla Clint.

- Pour un piaf, tu es bien moqueur ! Chaton, tu veux bien m'aider à me relever ? »

Clint, toujours un peu jaloux de la proximité dont faisaient preuve Tony et Natasha, regarda l'espionne aider le génie à se mettre debout. Et tout se déroula très vite. D'un mouvement rapide, Tony projeta Natasha sur Clint qui se retrouva à terre en moins de temps qu'il n'en faut pour dire « Poussin », deux balles colorées sur le torse. Tony, lui, s'était chargé de Steve, qui se retrouva avec une balle dans la tête et une en plein dans le cœur, avant de tomber à terre, fauché par un coup de pieds circulaire de Tony.

Les deux «perdants » se regardèrent, hébétés.

« C'est de la triche ! S'offusqua Clint.

- Tu dis ça parce que t'as perdu. Se moqua Tony.

- Je retire ce que j'ai dis, vous êtes quelque chose sans votre armure ! Je dois dire que je ne m'attendais pas à ce que vous sachiez si bien vous défendre, ni même manier une arme aussi habilement.

- Hey ! J'ai construit des armes la plus grande partie de ma vie, alors heureusement que je sais m'en servir un minimum ! » Déclara Tony en tendant une main secourable à Steve, qui l'accepta volontiers.

Une fois, tout le monde debout, Bruce les rejoignit et les félicita de ce magnifique combat.

« Je continue à soutenir que votre attaque était vile et sournoise et que c'était de la triche. Ronchonna Barton.

- Le Poussin est un mauvais perdant, à n'en pas douter !

- Il l'a toujours été. Confirma Natasha.

- Sale traitresse ! Et arrêtez de m'appeler Poussin, Stark. Grogna l'espion.

- Ok, Moineau. »

Clint, piqué au vif se jeta sur Tony mais Natasha s'interposa.

« Je lui ai promis tout un tas de nouveaux gadgets si elle devenait mon garde du corps personnel. Sourit Tony.

- Ah ouais et bien quand j'en aurais finis avec votre garde du corps, soyez sûr que je vais venir vous assassiner dans votre sommeil, Stark ! » Lança Clint à Tony qui s'éloignait.

Surtout n'allez pas croire que Clint aurait réellement assassiné Tony. Non. Ils aimaient juste se lancer des piques voir se menacer, mais ce n'était que pur camaraderie !

« Oh non, un Poussin va venir me picorer dans mon sommeil ! « Trembla » de peur Tony.

- Comme ça, tu penses pouvoir me battre, hein ! » Déclara Natasha, prête à en découdre avec l'espion.

Steve, Bruce et Tony montèrent dans l'ascenseur, laissant les deux agents se battre gentiment dans leur coin.

Steve les yeux rivés sur ses chaussures, prit la parole.

« Stark, je vous dois des excuses.

- Laissez tomber, ce qui est dit est dit de toute façon…

- Non, je vous dois réellement des excuses. J'ai voulu vous comparer à votre père et c'était idiot de ma part. »

Tony faillit répliquer que oui, il était un idiot comparé au génie qu'il était, mais il s'abstint. Oui même le Grand Tony Stark arrivait parfois à tenir sa langue. Rarement mais cela arrivait de temps à autre.

« Malgré vos…défauts, vous êtes un homme bien et je n'aurais pas dû en douter. Je…

- Wooooh du calme Rogers, trop de bons sentiments d'un coup et je vais finir par vomir des arcs-en-ciel. Pas besoin d'en rajouter plus, j'ai compris le message : je suis un type génial blablabla. Et puis, je ne vous en voulais pas de toute façon. »

Bruce lança un regard qui disait « Oui c'est ça et moi je me transforme en Winnie l'Ourson !» à Tony.

« Ok je vous en voulais un peu ! Oublions cet incident et n'en reparlons plus jamais ok. » Sourit Tony en tendant sa main.

Steve l'attrapa dans une poignée de main virile.

« Et à l'avenir, évite de me broyer la main. » Grimaça l'ingénieur.

Bruce émit un petit rire à cette déclaration.

« Oh pardon. Dit Steve d'une voix contrite

- Et maintenant qu'on est devenu les meilleurs potes du monde, on va pouvoir s'amuser comme des petits fous ! En premier, je vais te donner quelques cours sur la technologie d'aujourd'hui parce que j'ai vraiment peur que tout Captain America que tu es, tu finisses par t'électrocuter avec le grille-pain. Et deuxièmement, il faut vraiment qu'on fasse quelque chose pour ta garde robe, on dirait mon grand-père ! Soupira Tony. Et enfin, dernière chose, on arrête de se vouvoyer, parce que c'est chiant et trop formel. Et si jamais tu continue à m'appeler Stark, je serais obligé de te refoutre une raclée, ok ?

- Entendu, Monsieur Stark..»