Disclaimers : Personnages de Gundam Wing appartennant à Sunrise, Bandai, Sotsu Agency.

Genre : UA, léger Angst, Shonen ai.

Rating : K

Résumé : J'ai 17 ans et je viens de perdre mes parents.

Note : Bouah, je suis désolée du retard, énorme soit dit en passant, mais m'a fallut genre trois semaines pour retrouver le mot de passe de ma session ^^" J'aime bien en changer alors je me fais souvent avoir, bref, voici le chapitre trois, j'espère que ca vous plaira, chapitre quatre normalement demain (chez moi, c'est à dire dimanche soir chez vous, voir lundi matin ^^) parce que c'est pour me faire pardonner, mais comme j'aime pas tout donner en même temps, ce sera demain, à part ça bonne lecture et bisous à tou(te)s !

Chapitre trois

Je me suis attaché à Heero. Très vite.

Autant je connaissais peu de lui, autant c'était exactement ce qui m'eut attiré vers lui, fortement, il n'était pas la dernière personne qui me restait au monde, il était seulement la seule grâce à qui je flottais au dessus de l'eau, mais je me sentais encore en sursis, incapable de sortir complètement de l'eau, incapable d'échapper à ma plus grande menace, la noyade.

Je ne me sentais pas prêt à nager seul et Heero nageait juste assez pour moi pour ne pas que je coule complètement. Il était assez occupé avec ses propres projets et ses ambitions d'évolution constante dans son métier d'architecte, que je comprenais parfaitement que le minimum qu'il faisait pour moi était le maximum qu'un homme comme lui pouvait faire pour un gosse comme moi.

Après tout, famille ou pas, autant il était un inconnu à mes yeux avec un visage distinct, autant moi je n'avais que le visage de son frère, il ne me connaissait qu'à travers mon père et s'il m'aidait pour cette unique raison, je lui en étais reconnaissant quand même.

Et je devenais dépendant de lui. J'en suis même venu à devenir paranoïaque, Heero avait ses routines, quand il les quittait, il était rarement là à m'informer du fait, il le faisait en bon homme célibataire qui n'avait de compte à rendre à personne et surtout pas à moi, et quand il en arrivait là, je paniquais seul dans ma chambre.

Comme un merdeux qui aurait pas eu sa dose.

Il m'était devenu indispensable pour mon bien-être psychologique, il ne le savait surement pas et ne le saurait probablement jamais, jamais je ne lui confierais cette faiblesse toute nouvelle qui venait s'ajouter aux autres de plus en plus lourdes à trainer, mais de le savoir ailleurs qu'à la maison me faisait peur, mal, et quand il était à la maison, j'avais besoin de savoir où il était, j'était devenu psychotique.

Je me suis sentit de plus en plus attiré par lui, comme une mouche sur une sucrerie, j'éprouvais le besoin, la nécessité absolue de le sentir près de moi, et j'ai fini par devenir de plus en plus invivable, hystérique, énervant, et pourtant il en fallait beaucoup pour l'énerver et ce soir il est partit pour ça, en colère, une petite colère mais en colère quand même, son premier ras le bol de moi, la première discorde et la douleur dans mes entrailles.

J'errais dans la maison, trop grande, trop froide, Heero n'utilisait que quatre pièce dans tout le manoir, sa chambre, sa salle de bain, son bureau et la cuisine, éventuellement il passait par le salon mais ce qu'il pouvait faire dans ses quatre pièces là il le ferait sans avoir besoin de venir au salon, du moins celui du rez-de chaussée.

Je n'aimais pas aller au premier étage, c'était celui des souvenirs de Heero, de grands cadres étaient plaqués au mur et pour la plupart, des portraits familliaux, le plus récurrent était les portraits de sa mère à qui il semblait vouer un vrai culte et le portrait que je détestais le plus était celui du fond du couloir, placé sur le mur perpendiculaire au couloir, de façon à ce que ce soit la première chose que l'on puisse voir quand on montait, un portrait fraternel, le seul dans toute la collection et le plus déchirant à mon sens, photos de leur simple jeunesse, où mon père avait surement eu mon âge et Heero beaucoup plus jeune et moins sur à ses côtés, pourquoi une photo comme ça dans la demeure de Heero ? Je me posais encore la question.

Ce portrait m'empêchait de retourner à l'étage, je n'y étais plus aller depuis la seule fois ou j'ai eu le courage d'aller déranger Heero dans sa chambre, et ce jour là je n'ai dérangé personne à part la femme de ménage qui aurait eu envie de me foutre un coup de balais dans le derrière à force de déranger ce qu'elle venait de ranger.

Sans m'en rendre compte j'étais resté cloué devant l'escalier qui menait à ce fameux étage, mon coeur tambourinait dans ma poitrine comme ci j'allais le voir descendre, je m'imaginais avec une peur féroce de me retrouver là-haut, de le voir sortir du cadre et de s'avancer vers moi, l'angoisse me cloua sur place et je commençais à suffoquer, comme la première fois que j'eus vu cette photo géante, taille réelle.

Je voulus sortir mon téléphone portable, il m'échappa des mains, j'eus un violent vertige qui m'obligea à rester droit et à m'appuyer sur la rampe d'escalier et puis je fermais les yeux, je serrais les paupières à m'en faire mal, bloquant mes larmes, ma respiration irrégulière, erratique oxygénait mal mon cerveau, mon corps vacillait et avant même de m'en rendre compte je perçus l'odeur du parquet ciré et la sensation froide du bois lisse sur ma joue, même à terre, le sol tournait, mon angoisse se renflua.

J'avais une profonde sensation qui aggripait mon coeur, quand Heero n'était pas là, je me sentais étranger à cette maison, je me sentais étranger à ma vie, mal vu, mal venu, il n'y avait que Heero qui me regardait normalement.

Je restais postré au sol jusqu'au retour de mon oncle, je me forçais à me lever avant qu'il ne passe le seuil de la porte d'entrée et j'essuyais mes larmes, mon angoisse me quitta progressivement, mon vertige s'envola et mon besoin de lui s'atténua, sauf qu'il n'était pas revenu seul et cette personne là je ne la connaissais pas, je connaissais pas toutes ses connaissances, mais je savais au moins que celle là n'était pas une connaissance de travail, vu d'ailleurs comment elle était habillé c'était loin même d'être dans le but de travailler.

Cette personne était outrageusement sexy, je serrais les dents, jaloux, oui, deja que je me sentais étranger à cette maison, en plus Heero me le faisait bien comprendre en invitant une personne que je ne connaissais pas, j'avais la nausée, elle me donnait la nausée, aussi belle soit-elle, provocante, sérieuse de sa beauté, cette personne qui était un homme, je le détestais sans le connaître.

Duo ?

Comme si ma présence était gênante.

Je voulus m'enfermer dans ma chambre, mais mes jambes ne me supporterais plus si je cherche à les brusquer, je voulais les fuir, mon coeur me faisait mal, je reculais alors doucement, c'est Heero qui m'en donna la force en s'avançant vers moi, et plus il venait vite, mieux je pus retrouver la véritable motrocité de mes jambes, une fois à ma chambre je verrouillais la porte, une fois dans ma chambre mon coeur saigna, je ne voulais pas qu'on me prenne Heero, pas lui, non, non, non...

Qui c'était lui d'abord ? Heero devait s'occuper de lui, uniquement de moi, qui était-il ? Pourquoi était-il là ? Pourquoi il l'avait invité ?

Je voulus m'endormir et faire une pause, adoucir mon coeur, nettoyer mon esprit, je n'entendais pas les appels de Heero, les coups légers à ma porte, juste le lit, les draps, le sommeil ne vint pas vite mais je cherchais à me bloquer du monde et à force de lutter contre l'extérieur j'ai fini par le trouver, ce sommeil.

Plus tard, c'est à dire, deux jours après et un tournevis pour démonter la poignet de ma porte, j'appris que l'homme que Heero avait invité n'était que son demi-frère, frère par leur mère, faut croire qu'on était volage aussi chez les Yuy, Wufei Chang avait à un an près le même âge que Heero, Heero était le plus âgé. Il était là hier soir sur la demande de Heero, mais jamais Heero ne m'a dit pourquoi il avait été là, juste que cela avait un rapport avec moi. Mais j'étais jaloux quand même de cet homme et je ne voulais pas qu'il revienne, j'étais même d'autant plus jaloux de savoir qu'ils étaient plus proches tout les deux que Heero et moi.

Je ne remonterais pas ta poignée, je ne veux plus que tu t'enfermes à clef.

Je ne lui répondis rien, d'ailleurs tout le long de son histoire je suis resté allongé en lui faisant dos, il a ouvert la pièce pour l'aérer, il s'est assit près de moi mais je ne lui ai montré aucun signe de vie, il s'est redressé au dessus de moi pour écarter des mèches de cheveux qui cachaient mon visage et son regard prusse me réchauffa.

Tu n'as pas faim ?

Je n'avais pas mangé depuis deux jours, ni pris de douche, pour faire simple je n'avais pas bouger de mon lit, je savais égoistement que Heero réagirait à cette attitude et que son attention serait toute tournée vers moi, seulement vers moi.

Tu ne veux pas sortir ?

Je l'entends soupirer doucement et se lever complètement, cette fois-ci je me tournais vers lui, il me regadait comme s'il s'attendait à cette réaction, un léger sourire aux lèvres, j'ai été pénible avec lui, paranoïaque, agressif, égoiste, gamin, j'ai fais ma victime et mon jaloux, mais il était toujours là avec son sourire chaleureux, ses attentions douces, sa colère était passée et je ne persevais aucun ressentiment, j'ai pensé avec douleur que cela devait être dur pour lui de m'avoir, qu'avec moi il venait de se fermer à toutes possibilités de famille, d'amour, d'enfants pour les prochains mois à venir au moins, voir les prochaines années, combien de temps me faudrait-il ?

Non... Aurai-je envie de quitter Heero un jour ? C'était la vraie question. Le laisserais-je partir ou l'emprisonnerais-je toute ma vie ? Cette idée me fit mal mais c'était plus fort que moi, il était mon garde-fou, je ne voulais pas qu'il me quitte.

Heero...

Hn ?

Je suis désolé...

Moi aussi

Je ne savais pas de quoi il s'excusait mais je ne demandais pas non plus, il y avait une raison, j'en avais une aussi, on s'était excusé, les excuses avaient été acceptées, je ne voulais rien d'autre.

Ca.

Et lui.

Juste.

Tsuzuku !

Bon une petite review ? Ca me fait du bien et ca vous fait pas de mal xD

Bisous quand même si vous voulez pas lol

Djaaaaa !

Sham'