Note de l'auteur: Salut tout le monde! Avant de lire ce chapitre vos devez impérativement regarder votre horoscope. Pourquoi ? Et bah vous verrez, on ne sait jamais ce qui peut nous arriver il peut avoir des imprévus. ^^
En collaboration avec Wolfierengs
Disclaimer: Les personnages ne m'appartiennent pas .
Rating : T/M
Bonne lecture!
L'histoire d'horreur la plus courte est le lundi 13.
Le calme de la nuit s'en était allé pour laisser place à de doux gazouillis qui parvenaient de l'exterieur. Une brise douce et chaude vint me caresser les joues encore rougies de sommeil. Je plissai les paupières, le temps de me réhabituer à la lumière pourtant faible, qui régnait dans la pièce. Je regardai autour de moi et constatai que ma chambre avait changé. Elle était beaucoup plus spacieuse, le plafond était très haut et devrait même dépasser les trois mètres compter depuis le lit. Un lustre en cristal étincelant de mille feux pendait au dessus de ma tête. La lumière s'étendait sur la table à manger, éclairant la pièce naturellement.
Mais, comment, pourquoi y avait-il ce grand lustre ? Et, pourquoi le rai de lumière, filtrant entre les rideaux de ma chambre me semblait si bizarre ? La réponse paraissait évidente: ce n'était pas mes rideaux. Et cet endroit n'était pas ma chambre.
Ce n'est pas possible.
J'envoyais ma main, à tâtons dans le lit et sentis une présence à mes côtés.
Putain.
Ce n'était donc pas un rêve. J'avais bien couché avec cet homme, la veille.
Je me retournais pour faire face à l'homme en question. Il était réveillé, déjà depuis un moment, à en voir son sourire. Ses traits étaient tirés, il avait des cernes sous les yeux et le teint plus pâle.
Il a dû passer une mauvaise nuit.
Je lui fis un petit sourire et demandai s'il avait bien dormi.
Il me regarda longuement, me caressa les cheveux puis m'embrassa sur le front avant de me répondre:
- Non.
Je le regardai perplexe, sourcils froncés.
- Pourquoi?
- Tu ronfles comme un ivrogne .
Je restai étonné par cette réponse que je tournai dans tous les sens pour lui en donner un sens ! Mais oui, je savais! Cette dernière phrase m'énervait plus au point. Je sentais en moi un flot de contradictions m'envahir.
Monsieur ne manquait jamais une occasion de se moquer.
Je lui lançai un regard noir auquel il ne réagit pas. Il avait toujours ce sourire narquois qui trônait au coin de sa bouche. Mais qu'est ce qui m'avait pris d'accepter de passer la nuit avec ce prétentieux?
- Pourtant, mes ronflements n'ont pas empêché monsieur de me serrer contre lui, la nuit.
Il réprima un sourire, ce qui m'énerva encore plus
- Justement, j'avais besoin de ta chaleur.
Laissant échapper un gémissement de plaisir, je sentis ses mains fermes parcourir mes flans, mes hanches et mes cuisses. Je n'avais jamais éprouvé une telle sensation : je me sentais fondre littéralement, comme si, dans mes veines, coulait non pas du sang mais du plaisir. J'allais mourir sur-le-champ s'il interrompait ses caresses, mais redoutait tout autant qu'il continue.
- Arrêtes de faire ça. Dis-je.
- J'arrête quoi?
- Putain.. ... Tu.
Zoro frotta doucement mon gland puis descendit embaumer mes bourses avant de monter et descendre le long de mon sexe. J'avais calé ma tête sur l'oreiller et rivé mes yeux au plafond. J'essayais de penser à autres choses, de penser à autres choses, mais il y'avait rien d'autre qui m'intéressait à part lui.
Zoro s'arrêta et je lachai un soupir d'aise. L'arrogant se redressa du lit et repoussa la couette de nous. Je frissonnai de froid et regardai les muscles de son bras et de son torse se contracter, tandis qu'il venait se mettre en califourchon sur mes cuisses. Je le trouvais vraiment beau, chacun de ses traits, chaque courbe de son corps étaient magnifiques. Il prit mon visage entre ses mains et déposa ses lèvres sur les miennes. Il immisça sa langue, presque brutalement, dans ma bouche qui s'entrouvrit sous ses baisers. Je refermai doucement les paupières afin de me concentrer sur ce baiser.
Le dernier avec lui.
C'était humide, doux, brûlant, parfait. Je ne pouvais plus me détacher de cette langue qui dansait langoureusement avec la mienne. Le baiser avait réveillé en moi des sensations, je sentais sa chaleur irradié tout mon corps. Tandis que sa langue faisait l'amour avec la mienne une de ses mains descendit sur mon torse et alla caresser du bout des doigts mon téton dans des lents effleurements. L'autre main s'aventura plus bas et empoigna mon sexe avec fermeté. Je gémis dans sa bouche alors qu'il caressait ma langue de la sienne m'excitant encore plus . Je repondais à son baiser avec la même-
Sanji!
A l'énoncé de mon nom je sursautai violemment, incapable de retenir un léger cri. Je me retournai vivement et croisai le regard furieux d'une femme aux longs cheveux roux ondulés. Elle était grande et mince d'une émouvante beauté, la taille fine et souple. Son visage était séduisant mais sévère. Elle avait les poings posés sur les hanches adoptant une posture hautaine.
- Oui. Nami ? dis je non sans craindre de m'être trompé de personne.
La jeune femme leva les yeux au ciel et me répondit pertinemment:
- Non...Arrête de rêvasser au milieu de la pièce, Monsieur Roronoa arrive.
Nami s'approcha vers moi, tapota légèrement du dos de la main mon épaule.
"Du courage" Souffla t-elle. Puis, elle partit s'installer derrière son bureau près de l'entrée, pour feuilleter sûrement des revues.
Je soupirai de lassitude et me frayai un chemin parmi la multitude de gens assis sur leurs chaises roulantes. Leurs yeux étaient rivés devant leur écran et ils tapaient machinalement leurs doigts sur le clavier.
La même routine.
Tirant ma chaise, je m'installai un goût amer sur les lèvres.
La journée ne faisait que commencer et j'en avais déjà marre.
Mon bureau était isolé des autres et se trouvait devant une grande vitre sale. Je regardais pensivement par l'une de ses fenêtres où j'admirais des pigeons qui me dévisageaient de leurs yeux rouges. Ces sales bêtes s'amusaient même à lâcher leurs merdes sur ma fenêtre!
Je déteste ma vie, je déteste ce travail.
Je soupirai une nouvelle et fis mine de taper sur mon clavier.
Monsieur Roronoa, monsieur Roronoa, j'ai pas besoin d'être en contact avec lui qu'il m'épuise déjà, ce vieux croûlon à deux balles. Bizarre.. A force d'entendre parler de ce vieux, j'en venais à redouter une quelconque rencontre avec lui, comme si quelque chose allait se passer.
" Mais de quel vieux tu parles ? "
Je sursautai de peur de ma chaise et me tournai pour voir Nami à nouveau, tenant un mug de café entre les mains. Elle me fixait avec une telle de curiosité que je me sentais presque flatté. Et moi qui croyais qu'elle ne s'intéressait pas à moi.
- Monsieur Roronoa.
Elle éclata de rire.
- Mais tu.. es ...mal...ade Sanji. Reussit-elle à articuler. Le boss a le même âge que nous.
J'aquai un sourcil, ne comprenant pas le sens de ses mots.
-Regarde par toi même, continua Nami avec persistance.
Elle désigna l'entrée avec son mug. Je suivis du regard la tasse et remarquai
Zo...Zoro...
À la porte dans un costume sombre, toutes les filles de la pièce se trouvaient autour de lui. Elles étaient comme des charognards qui attendaient un moment d'inattention de sa part pour lui toucher le corps. Non, même pas, elles le touchaient carrément le cul. Le choc! J'étais pétrifié et pris d'une envie soudaine de me cacher sous la table ou de m'enfuir en courant.
- Non, mais je rêve...
- Toi aussi. La première fois que je l'ai vue, j'ai eu la même réaction, affirma Nami.
- Non, Non. Tu vois la même chose que moi. Pinces moi. Dis-moi que c'est un rêve.
Elle me regarda d'un air incrédule et me répondit:
-Eh non. Tu vois bien ces connes autour de lui qui essaient de lui draguer .
Mon dieu, dites-moi que ce n'est qu'un rêve, que je vais me réveiller, par pitié...
J'avais rejoins mes mains, eus les yeux clos et regardais le plafond.
-Il vient vers nous, Sanji.
Quoi !? Mais qu'est ce qu'elle raconte ?
J'ouvris les yeux pour constater que les paroles de la jeune femme s'avéraient être vraies. Zoro venait vers nous, les cheveux lissés vers l'arrière, mettant en valeur sa mâchoire carrée et ses yeux émeraude . Et son allure etait juste élégante
- Caches moi Nami.
Sans qu'elle ne réagisse, je lui pris autour de la taille et la plaçai devant moi. Je cachai ma tête dans ses épais cheveux. J'osais à peine relever la tête pour voir s'il était parti. J'étais tétanisé à l'idée de faire du bruit, et qu'il me remarque.
-Dis-moi s'il est parti.
- Il est devant moi, répondit la rousse.
Hein ?
- De qui essaies-tu de te cacher ?
Je reconnus tout de suite la voix grave et posé de Zoro, et mon sang fit plus d'un tour dans mon corps. Je me redressai et fis un demi-sourire à l'homme qui se tenait devant moi.
Je bafouillais, j'avais du mal à trouver mes mots, j'étais totalement désemparé.
- Mais de personne... Boss.
-Suis- moi dans mon bureau.
0oo0
La salle était petite mais correcte, avec un distributeur de café et une petite armoire noire où l'on rangeait des feuilles blanches. Installés autour d'une petit table ronde, au milieu des restes de petits déjeuners tardifs - café renversé, gobelet en plastique, éclairs de chocolats-. Sabo était entrain de siroter son thé tout en lisant son roman. Thacht lui, assis en face du blond, pianotait le clavier de son portable et jetait des regards discrets de temps en temps, sur la porte.
"Qu'est ce qui s'est passé entre Ace et toi la nuit dernière? Questionna t-il le regard toujours rivé sur son engin.
- La version longue ou la courte ? demanda Sabo d'un air intéressé. Il avait posé son livre sur la table et observait l'homme châtain.
- La version courte.
Le blond but une petite gorgée de sa boisson et répondit avec calme et précision.
- Il m'a demandé de sortir avec lui et j'ai dit non.
Thacht s'arrêta.
- Tu ne l'aimes pas ? Demanda t-il avec surprise en laissant glisser son regard sur le blond. Ce n'est pas ton genre ? Tu ne lui trouves pas beau?
Sabo fronça les sourcils. Le problème était bien plus grave, il ne pouvait pas être le petit ami de l'homme qui l'avait fait énormément souffrir auparavant. D'ailleurs il ne l'aimait pas donc pourquoi devrait il être avec lui ?
- Non, Thacht . Il est gentil mais c'est que...
Sabo s'interrompit, en sentant son portable vibrer dans la poche de sa veste. Le front plissé, il sortit l'appareil de sa poche pour consulter le message.
De: Sanji
A: Sabo
13h 15, le lundi 13 janvier.
Sabo je te conseille vivement de faire très attention aux prochaines heures qui arrivent, l'horoscope n'annonce rien de bon pour les blonds aujourd'hui. Ils ont dit "Mauvais Karmas et mauvaises rencontres". Passes ce message à tous les blonds que tu connais. Au revoir, je vais en enfer.
Sabo resta stupéfait par l'absurdité du message. De sa vie, il n'avait jamais lu quelque chose d'aussi peu littéraire ? Mêmes les blagues de son cousin paraissaient plus ingénieuses que les siennes. Sanji devenait fou, c'était ca ?
Thacht qui avait remarqué, la contraction de son visage au moment où il lisait le message lui demanda la raison de cette soudaine réaction.
- Non rien. Sanji m'a écrit que cette journée s'annoncerait mal pour les blonds. Tu ne penses pas qui devient fou? Il-
- Ne dis pas ça Sabo. Coupa Thacht, il avait pris un air triste et posé ses mains sur sa poitrine. Marco s'est pris une porte ce matin, une voiture l'a renversé une flaque d'eau. Tu crois que c'est une coïncidence?
Le blond devint plus sérieux et regarda attentivement le Chatain dans son discours digne d'un grand orateur.
- Je suis chatain, continua le grand homme. Il m'arrivera moins de malheur par rapport à vous. T'aurais dû rester chez toi, boucles d'or. Termina t-il en essuyant la larme qui perlait sur sa joue.
Sabo commençait vraiment à avoir peur de la soi-disante malédiction du lundi 13 et de ses amis qui devenaient fous, les uns après les autres.
- Non c'est la fatigue souffla le jeune homme.
Il prit sa dernière gorgée de thé quand-
" Salut tout le monde "
Il recracha la boisson, à l'entente de la voix du nouvel arrivant.
Oh non, pas lui.
Il tourna la tête lentement et vit Ace devant lui . Le brun portait des vêtements très sombres, une chemise blanche et une sorte de tissu rouge pendouillait autour de son cou.
- Tu fais quoi ici?
Ace prit une chaise, s'installa posément dessus et répondit :
- Je travaille maintenant ici, avec vous .
Les mots "travaille " et " vous" titèrent pendant un long moment dans la tête du blond. Et ce fut ce moment qui comprit le message de Sanji. " Blonds & Mauvais karma. "
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Je me sentais petit face à cette immensité. C'était une grande pièce décorée et remplie de meubles utilitaires . Le sol était revêtu d'un grand tapis orange, finement tissé. Au milieu de la salle il y avait un grand bureau en arc de cercle derrière lequel une grande baie vitrée donnait, sur une forêt d'immeubles.
Zoro était assis sur son confortable fauteuil, les jambes croisés. J'étais debout, le regard perdu dans la pièce, évitant de croiser mon regard avec ceux de l'homme devant moi. J'étais très mal à l'aise et avais les mains crispés dans mes poches.
Qu'avais-je fais au bon Dieu pour mériter ce tel malheur ? Même si en ce moment il n'était plus bon.
Le silence qui régnait dans le bureau était si grande que je croyais entendre pleuvoir . Mais le son soudain de la voix grave de zoro brisa ce confortable silence auquel je m'étais habitué.
"Qui aurait cru qu'on se reverrait plus tôt ? "
Pourquoi j'ai toujours l'impression que tout ce qu'il dit est satirique ?
- Mais quelle coïncidence ! M'exclamai-je. Je pensais à la même chose .
- On est liés, ce n'est pas du hasard.
A peine...
- Oui. Mais pourquoi j'ai ce pressentiment que tout ça a été un coup monté ?
-Tu me vexes là répondit-il en prenant un air faussement triste . Je ne connais ni les noms, ni les visages de tous mes employés.
- Tu mens.
Zoro parut surpris un instant et fronça les sourcils. Ma réponse ne fut pas à son goût. Il se leva brusquement, prit entre ses doigts ma cravate noire et l'amena vers lui. Tous proches, nos fronts se collaient, nos lèvres s' effleuraient et nos souffles se caressaient.
- Ai-je l'air d'un menteur ? demanda Zoro, ses yeux ancrés dans les miennes.
- Qu'est-ce que moi j'en sais ? Je suis pas un détecteur de men ..
Des bruits provenant de l'entrée m'arrêta dans mon explication et la porte s'ouvrit violemment. Une jeune femme fit son entrée. Ses cheveux bleus l'arrivaient aux épaules, elle portait un tailleur noir, et des lunettes rouges .
" Monsieur Roronoa."
Le dénommé soupira et relâcha ma cravate. J'en profitais pour reculer très rapidement.
- Oses encore une fois entrer de cette façon et je te licencie Tashigi.
La jeune femme balaya ses paroles d'un geste de la main et continua à avancer jusqu'à son bureau.
- Je viens vous informer que votre père est là.
-Pardon ?
Je regardai l'homme brun qui arrivait dans la pièce . Il était grand d'un teint pâle, avait une courte barbe noire et des favoris qui pointaient vers le haut. Ses yeux étaient dorés, il portait un jean noir et une chemise rouge avec un crucifix comme pendentif lui donnant l'apparence d'un escrimeur espagnol. Le grand homme avait également un chapeau aux rebords larges décoré avec un grand panache.
C'est le père de Zoro !? Aucune ressemblance à part... Leur expression du visage.
Remarquant les signes que faisait Tashigi à l'entrée, je sortis discrètement de la pièce et elle referma la grande porte derrière elle. J'attendis qu'elle soit hors de ma vue puis je collai mon oreille contre la porte en bois.
Par pur curiosité, bien sûr.
"Zoro, je te laisse pas jouir de ta liberté pour que tu fasses ce que tu veux.
- Ta première responsabilité est cette entreprise. Tu en es le PDG, n'est ce pas ?
- Oui père.
Zoro est maintenant docile comme un chien !? Ça change de son arrogance en permanence.
- Et depuis quand tu as une amante.
Une amante ?
Pourquoi il ne l'a pas invité hier soir!? On aurait fait un plan à trois.
"Les employés écoutent au porte maintenant."
Je tressaillis et fis volte face pour découvrir une belle femme, debout aux cheveux bleus qui me dévisageait comme une snobe.
Trois fois dans la même journée, mon coeur est fragile. Et c'est qui cette fille ?
On se regardait dans les yeux , cherchant je ne sais quoi chez l'autre quand la secrétaire vint vers nous.
" Mademoiselle Kuina, votre fiancé est dans son bureau avec votre beau père, annonça Tashigi qui s'était placé derrière la jeune femme et me lançait des regards meurtriers.
La snobe est la fiancée de Zoro ? Mais alors, j'ai rencontré toute sa famille. Ah non. Mais j'y penses il y'a pas souvent un-
- Wouf, Wouf!
Un chien dans toute famille riche qui se respecte .
Putain de mauvais karma!
Voilà.
Merci à wolf.
