Bonjour tout le monde !
Me revoici pour la suite de ma petite fic', en espérant que celle-ci vous plaise. J'ai pas mal d'idées pour la suite, alors j'espère ne pas trop tarder à la publier. Cependant, je tenais à vous préciser une chose : je ne prends pas en compte Assassin's Creed Unity, pour la seule raison que je n'y ai pas encore joué. Je me base uniquement sur Assassin's Creed III. Alors s'il y a quelques petites incohérences avec notamment le personnage de Jennifer Scott, je m'en excuse par avance. Bonne lecture
TP98 : Hey ! Merci pour ta review qui fait toujours aussi plaisir (-: J'ai tenté de continuer sur la même lancée, en espérant que cela te fasse plaisir. Merci encore, en tous cas, car ton message m'a motivé à écrire la suite. Bonne lecture, alors ^-^
Disclaimers : Non, rien de rien, non, je ne possède rien ! Et encore moins Edith Piaf XD. Seuls Edward et Elisabeth sortent de mon imagination.
Décembre 1781, Londres
En toute sincérité et malgré toute la fierté dont je sais parfois faire preuve, je dois bien reconnaître qu'au son du métal heurtant la porte en bois, mon cœur a fait une embardée énorme. Apeurée bien contre ma volonté, je jette un regard d'animal blessé au jeune templier qui m'accompagne. Ce dernier, avec un sourire rassurant, hoche la tête lentement tout en serrant davantage ma main dans la sienne, ce qui a pour effet d'apaiser un petit peu mes peurs. Il est gentil, Edward, quand j'y pense. Certes pas autant que Père, mais il n'y peut rien. Il fait déjà tout son possible pour me rendre les choses plus faciles.
- A qui ai-je l'honneur ? Demande soudain une voix de majordome parfaitement neutre et posée.
Je ne dis rien. Ce n'est pas à moi de répondre et quand bien même ce serait le cas, un tel nœud s'est formé dans ma gorge que je peinerais à le faire. Je préfère donc attendre que mon protecteur s'en charge tandis que je me complais à observer silencieusement l'homme qui est sorti de l'intérieur de la maison. Un rapide coup d'œil me permet de constater qu'il est bien plus vieux qu'Edward, tandis que son ventre légèrement proéminent et son allure débonnaire me laissent penser qu'il doit s'agir d'un bon serviteur de maison, mais d'un bien piètre sportif. Autre détail qui m'interpelle presque immédiatement : ses cheveux bruns. Comme Papa. A cette pensée, je déglutis difficilement et retiens les larmes qui menacent de dévaler mes joues.
- Je me présente : je m'appelle Edward Faith et voici la petite Elisabeth. Nous sommes attendus par la maitresse de maison Jennifer Scott.
- Je n'ai pourtant rien entendu de tout cela. Lance à son tour le vieux majordome d'un air pincé. Je vous prierai donc de partir d'ici en vitesse.
A ces mots, je relève brusquement la tête pour regarder le visage d'Edward. Comment ça, repartir ? En Amérique ? Retrouver Père ? Je veux bien, moi !
- Ecoutez ! Renchérit le subalterne de mon géniteur. Il doit y avoir une erreur ! Demandez donc à votre patronne !
- Mais puisque je vous dis que...
- Un peu de silence ici ! Je n'arrive même plus à lire. Que se passe t-il donc ?
La voix qui vient brusquement de mettre fin à la dispute naissante entre Edward et le vieux bonhomme est une voix féminine. Plutôt douce, du peu que j'en ai entendu, mais aussi très ferme, car elle est parvenue à se faire obéir sans trop lever le ton. D'un naturel inlassablement curieux, j'oublis un instant mes peurs de l'avenir et m'écarte de mon protecteur pour observer l'intérieur de la maison par la porte laissée ouverte. Et ce que je vois me fige sur place.
Une femme, effectivement, se tient un peu en retrait derrière l'homme de maison. Sa beauté m'éblouit un instant. Si je ne voulais pas déjà devenir une templière de renom, j'aimerai être une princesse aussi jolie qu'elle. Et pour cause, je n'ai jamais vu de cheveux blonds aussi soyeux que les siens, d'aussi bien coiffés et de tenue plus soignée. Je ne peux empêcher un grand sourire de naitre sur mes lèvres en songeant qu'elle me rappelle une femme magnifique que j'ai vu un jour sur un tableau. Je ne me souviens certes plus du nom de ce dernier, mais seulement que...
Mon sourire disparaît automatiquement. Je ne me souviens juste que je l'avais vu avec mon Père.
- James, qu'est-ce donc que ce raffut ? Demande t-elle de nouveau, apparemment outrée.
- Rien, Madame. Répond le domestique avec une politesse exquise. Seulement des vaga...
- Je m'appelle Edward Faith... Tente tant bien que mal de dire mon protecteur.
- Bons qui viennent nous embêter pour...
- C'est la fille de Maitre Kenway ! S'exclame soudain le jeune templier, passablement énervé par les paroles du majordome.
Les derniers mots d'Edward sont telle une pierre lancée au beau milieu d'un lac. Plus personne ne semble savoir quoi dire, car un grand silence s'installe malgré les propos du majordome.
- La fille de Maitre Kenway. Mais pourquoi ne pas l'avoir dit plus tôt ? S'exclame à son tour la dame d'âge mur. Laissez-les donc entrer, James, ces personnes sont les bienvenues chez nous.
La curiosité reprenant de nouveau le pas sur la tristesse, je m'élance alors et pousse le vieil homme pour m'approcher de celle qui semble être la maitresse de maison. Ne me démontant pas, je me poste devant elle, tout en levant bien haut la tête pour compenser mes quelques trente centimètres de moins.
- Vous êtes qui, Madame ? Je lui demande, véritablement intriguée.
Ma réaction pour le moins puéril arrache un léger rire à la dame en question. Derrière nous, je ne remarque pas qu'Edward est entré, au grand désespoir du dénommé James, qui referme la porte sur ses invités.
- Je m'appelle Jennifer Scott. Me dit notre hôte avec une affection apparemment naturelle.
- Ah ! Je m'exclame, me souvenant soudain. La sœur de Père !
- Demie-sœur. Corrige t-elle gentiment. Mais...Allons donc dans le salon, nous y serons mieux pour parler.
Et sitôt dit, la belle femme répondant au nom de Jennifer Scott se dirige à travers un dédale de couloir, une petite gamine de 9 ans sur les talons poursuivie par deux hommes qui se jettent des regards noirs. Quelques instants plus tard, après quelques tournants suffisants pour me perdre dans cette demeure, nous arrivons dans un salon qui me semble gigantesque, et luxueusement meublé.
Instinctivement, je m'assois sans la moindre gêne sur un canapé, le regard toujours rivé sur la femme qui nous a accueillit. Je meurs d'envie d'en savoir plus sur elle. Je ne doute pas que Madame Scott ne l'eut vu, car immédiatement après nous être installés, Edward et moi, elle enchaine sérieusement.
- Mon frère m'avait écrit pour me prévenir qu'il m'enverrait très certainement sa fille en cas de problème majeur. Je m'attendais donc à te voir, même si je regrette que ce soit dans ces circonstances.
- Ces circonstances ? Je m'exclame, me levant brusquement. Vous avez donc des nouvelles de Père ?
- Je suis navrée de t'apprendre que non. M'avoue notre hôte, l'air sincèrement désolée. Mais ce ne devrait plus tarder. Après trois mois de silence, je m'attends à savoir ce qu'il en est.
- Rassure-toi Elisabeth, les choses vont s'arranger. Me lance à son tour Edward d'une voix compatissante.
- Bien sûr. Renchérit ma "demie-tante" avec un sourire triste. D'ici là, vous allez simplement rester à l'abri ici, loin du conflit. Ce n'est qu'une affaire de semaines.
Je dois bien avouer que ces paroles, bien que douces et attentionnées, ne font que relancer la douleur en fond de mon cœur. Je veux mon Père. Depuis trois mois que je l'ai quitté, je ne veux que le revoir. Je ne pense qu'à lui tous les jours. Il me manque. Et ignorer ce qui lui est arrivé me rend malade.
- James va prendre vos...Affaires. Nous explique Madame Scott, tout en jetant un regard apitoyé sur les maigres biens personnels que j'ai pu emporter avec moi. Il vous montrera aussi où se trouvent vos chambres. Ma nièce est la bienvenue chez moi et même si je ne cautionne pas les actions de mon frère, un jeune homme fidèle comme vous semblez l'être, Edward, l'est aussi. Sur ce, je vous souhaite une bonne nuit, car il se fait tard. A demain.
- A demain Madame Scott. Je lance en me mettant en marche derrière le majordome pincé.
- Jennifer, cela me suffit. Me réplique cette dernière d'un geste négligent de la main.
- A demain, Jennifer. Je me corrige donc.
Le lendemain matin, ce n'est ni Edward ni James qui me réveillent de leurs voix, mais le soleil qui a incrusté doucement ses rayons par la vitre de la fenêtre. Cependant, bien que réveillée dans mon grand lit de draps blancs, je ne bouge pas. Les yeux fermés, le souffle tranquille, je savoure cette douce sensation d'être dans un lit propre, ce qui me change radicalement des conditions de vie que j'ai enduré à bord de l'Atlantide ces trois derniers mois. Je suis bien ici, et même si je ne suis dans cette chambre que depuis cette nuit, je m'y sens déjà comme chez moi.
Le soir dernier, le majordome -James- m'a conduit ici, tout en indiquant à mon ami Edward la chambre d'à côté. Ni lui ni moi n'avons fait de vieux os, ne nous intéressant que très peu à tout ce qui n'était pas un lit où dormir. D'ailleurs, je remarque en ce début de matinée que je me suis endormie toute habillée, preuve de ma fatigue évidente.
Ce n'est donc qu'en ce lendemain matin que je peux observer avec soin tout ce qui m'entoure dans cette chambre. Hormis du lit, elle se compose du jolie armoire en bois finalement taillé, d'un miroir qui a du coûter une fortune et d'une chauffeuse tout aussi luxueuse. Comme la vraie petite fille que je suis, je finis par me lever pour aller contempler mon reflet dans le miroir, chose que je n'ai pas faite depuis trois mois. Et ce que j'y constate me consterne.
Comme aimait à le répéter Edward, je n'ai plus 9 ans. Enfin, dans la mesure où mon corps semble avoir pris quelques années en quelques mois. Ainsi, mes petites joues de fillette ont disparue et se sont creusées tandis que mon front s'est un peu élargie, apparemment signe de maturité. J'ai aussi pris quelques centimètres, ainsi que je le ressens au travers des douleurs dans mes articulations. Du reste, mes cheveux ne sont pas beaux à voir, car négligés durant notre dur voyage.
J'aurais pu rester ainsi à me contempler pendant des heures si Edward n'était pas venu m'arrêter en toquant à ma porte. Immédiatement, je m'écarte du miroir qui a suscité tant d'intérêt pour moi et vais ouvrir à mon protecteur. C'est bien lui.
- Bonjour Miss, bien dormi ? Me demande t-il affectueusement.
- Bien mieux que durant toutes ces nuits sur la frégate ! Je réponds avec un sourire non feint. J'avais presque oublié ce qu'était un drap !
Ma réflexion fait sourire mon bon ami à son tour. Puis, il me propose d'effectuer un brin de toilettes avant de le rejoindre dans la salle à manger, où se trouve déjà Jennifer. J'acquiesce presque avec joie, et vais faire ce qu'il m'a demandé. Dix minutes plus tard, me voilà au rez-de-chaussée, cherchant tant bien que mal le chemin de la salle à manger. Je me fais d'ailleurs la réflexion que j'aurais mieux du redemander où elle se trouvait à Edward, mais c'est trop tard.
Je passe bien cinq bonnes minutes à ouvrir de nombreuses portes me menant à des pièces farfelues, mais aucune d'entre elles n'est la salle à manger tant désirée. Je crois, au passage, avoir remarqué une autre chambre, une penderie, un bureau...C'est d'ailleurs au moment de revenir sur mes pas après cette dernière découverte que quelque chose m'intrigue. Une épée est suspendue au mur opposé à l'entrée, et me rappelle douloureusement celle de mon père. Je note alors mentalement que je devrai interroger Jennifer sur ce qu'elle sait de lui.
Tout comptes faits, je finis par retrouver la salle à manger après toutes ces déambulations. Comme prévu, Edward et ma tante y sont déjà et semblent m'attendre depuis un bon moment. Pour cela, je me sens un peu obligée de présenter mes excuses, rouge comme une tomate :
- Je vous demande pardon, mais...J'ai eu du mal à retrouver...La salle à manger. Je bafouille ridiculement.
Mes paroles font rire les deux adultes en face de moi. Apparemment, ils ne m'en tiennent pas trop rigueur. Et pour cause, Jennifer est la première à dire :
- Ne t'en fais pas, tu t'orienteras vite dans cette grande maison. Et si tu te perds, dis toi que James n'est jamais très loin.
Je m'installe donc à table, face à un énorme plat rempli de muffins absolument appétissants. Sans plus de cérémonie, je me mets à manger, car mon estomac produit actuellement des sons proches de l'inhumain.
- James est le domestique de la maison ? Je demande entre deux bouchées de gâteau.
- En effet. Me confirme gentiment ma tante. Et le seul. Il me sert à la fois de majordome et de cuisinier. Il gère aussi le ménage et le rangement. Un homme de bien et très travailleur en plus de cela. Je vous demande juste pardon pour la façon un peu cavalière dont il vous a reçu hier. James peut paraître parfois un peu...Bourru. Mais il veut simplement qu'on me laisse en paix.
- En paix ? Je demande de nouveau, ma curiosité ne connaissant pas de limite.
- En effet. J'ai décidé de ne pas me mêler des affaires de mon frère, et me suis retirée du monde pour cela. M'avoue mon hôte non sans quelques gênes.
- Oh.
La discussion ne va pas plus loin, et je me dis que j'aurai bien le temps d'en savoir plus à un autre moment. Pour l'instant, il me reste à découvrir le reste de la maison, à tenter de sociabiliser avec James, à aller trier mes affaires qui sont restées dans mon sac. Une fois mon petit déjeuner fini, je sors poliment de table avant de déclarer cette journée comme étant réservée "à l'aventure".
Cependant, il n'est pas onze heures qu'il me semble entendre quelqu'un frapper à la porte. Entre Edward et moi, ainsi que ce visiteur, Jennifer en a de la visite, pour quelqu'un retiré du monde ! Enfin qu'importe, j'y prête peu d'attention et demeure à explorer l'étage tel Christophe Colomb explora l'Amérique.
Ce n'est que lorsque j'entends la voix d'Edward m'appeler qu'un vilain pressentiment se saisit de moi. Et pour cause : il me semble deviner un soupçon d'inquiétude dans la voix de mon protecteur et ce pour une raison que j'ignore. Je n'ai d'ailleurs pas trop envie de savoir pourquoi. Mais apparemment, je n'ai pas le choix, car le jeune templier me répète de venir le rejoindre en bas. Je m'exécute donc, quoi que peu sereine. Peut-être ai-je fait une bêtise après tout ?
En arrivant dans le salon, la première chose que je remarque est le visage ravagé de ma tante. Ses yeux sont tous rougies, tous bouffis, comme si elle avait beaucoup pleurer. Assise dans l'un des fauteuils, elle ne me regarde d'ailleurs pas lorsque je fais mon apparition. De son côté, Edward semble perdu dans ses pensées, un regard totalement inexpressif ancré sur moi. Ce dernier détail me choque, car je ne l'ai jamais vu comme cela auparavant ; aussi ferme, aussi...Inexpressif, c'est le terme. Comme si une grande douleur le ravageait de l'intérieur, mais que les circonstances l'obligeait à l'endiguer.
- Ma petite Elisabeth, viens donc t'assoir avec nous. M'invite t-il avec un triste sourire forcé.
- Quoi ? Qu'est-ce qui se passe ? Je réplique, intiment persuadé qu'il se déroule quelque chose de grave.
- Elisabeth, viens t'assoir. Insiste t-il gentiment.
- Non. Que se passe t-il ?
Edward ne répond pas à ma question. Ma tante non plus. Je reste seule plantée à l'entrée du salon, ne sachant pas trop à quoi m'attendre. Qu'est-ce qui a bien pu les mettre dans un état pareil ?
- Nous...Nous avons reçu la visite d'un messager. Continue mon ami, pressé par mon insistance.
- Et ? Et, alors ? Je m'entends l'agresser, le corps crispé d'angoisse.
Edward soupire, prenant un visage profondément navré, avant de cracher le morceau.
- Il nous a avoué que...Ton père aurait affronté ton demi-frère et...
- ET QUOI ?! Je rugis, au comble de la tension.
- Il n'y a pas survécu, je suis désolé.
A ce moment précis, c'est tout mon monde qui s'écroule sur moi. Un éléphant m'aurait écrasé le cœur que je me sentirais mieux qu'à cet instant. Une partie de moi refuse de croire ce que l'agent de Père vient de m'annoncer. Père, mo... Non ! Mille fois non ! Il m'avait promis de tuer les méchants ! Il était prévu que je retourne auprès de lui ! Père ! Mon papa ! Ce n'est juste pas possible ! Charles Lee, à la rigueur, mais pas le Maitre de l'Ordre ! Pas...
- Vous mentez. Je lâche alors sèchement, tentant moi-même de m'en convaincre.
- Elisabeth, je... Tente doucement de me répliquer Edward.
- NON ! VOUS N'ETES QUE DES MENTEURS ! Je hurle littéralement, à me briser mes propres tympans.
L'instant suivant, j'ai fait volte face et je me jette sur la porte en bois qui donne dehors. Je veux m'en aller, je veux retrouver mon père. La porte cède, comme les larmes que je tentais de retenir, et je m'engouffre dehors. Je me mets alors à courir comme si ma vie en dépendait, comme une folle furieuse. Je crois que j'appelle papa, que je regarde le ciel en lui demandant de venir me chercher, que je répète son nom indéfiniment. Ce n'est qu'après de longues minutes de course, ayant semé Edward dans les rues de Londres, qu'un dénivelé dans le pavé me fait tomber la tête la première dans la boue. Je n'essaie même pas de me relever, et reste là, recroquevillée sur la chaussée, à pleurer toutes les larmes de mon corps.
Voilà pour aujourd'hui. La fin de ce chapitre n'est pas très joyeuse, mais il en est ainsi, et je ne pouvais pas faire autrement. Cependant, Haytham n'est pas tout à fait disparu, puisqu'il demeurera encore longtemps dans l'esprit de sa fille.
Je vous remercie de m'avoir lu, n'hésitez pas à me laisser une petite review, comme je le disais plus haut, ça fait toujours plaisir.
A bientôt
XXX
