Ziva

Le chauffeur du taxi qui nous avait pris en charge, Katia et moi à ma sortie de l'hôpital avait eu la courtoisie de rester discret devant mes manifestations d'affection envers ma compagne. Le trajet dura à peine une demi-heure et une fois à destination, je payais notre chauffeur avec largesse pour le remercier de sa retenue. Lorsqu'il repassa les grilles en fer forgé de cette villa parfaitement restaurée de l'époque coloniale, une fois débarquées, je laissais à Katia quelques secondes pour admirer l'endroit où elle se trouvait. Je voulais qu'elle retrouve ses esprits.

J'ouvrais ensuite la lourde porte de bois massif que laissait découvrir un patio bien caché. J'avançais avec prudence jusqu'au salon d'entrée, où je posais mes affaires, lançant mes clés sur le guéridon. Ensuite, je me suis affalée sur le canapé en cuir pour enfin me reposer. L'influx nerveux commençait à redescendre légèrement.

Bienvenue chez moi Katia. Surtout fais comme chez toi !

Mon épaule recommençait à me faire mal. L'effet des antalgiques commençait à s'estomper. J'essayais d'enlever mon blouson de cuir sans y parvenir. Décidément cette blessure commençait à montrer quelques inconvénients qui commençaient à m'énerver. Je devais me résoudre à ce léger handicap temporaire. Je commençais à me rembrunir en essayant de ne pas le montrer. Dans le même temps j'attendais que Katia prenne un peu ses marques.

Katia

L'enchaînement des événements du jour avait de quoi me surprendre. Si on m'avait dit ce matin que je retrouverais Ziva et que je rentrerais avec elle à sa villa, je ne l'aurais tout simplement pas cru. J'étais assez impressionnée par son lieu d'habitation alors que je n'en avais vu qu'une toute petite partie. J'ai volontairement laissé mon regard vagabonder autour de moi avant de me concentrer à nouveau sur Ziva qui m'invitait à faire comme chez moi. Sans plus attendre, je me suis départie de mes chaussures qui commençaient à me faire souffrir atrocement.

- J'aime bien l'endroit...

Je m'étais surprise à commenter à mi-voix tout en me rapprochant du canapé. Je voyais bien qu'elle avait du mal à se mettre à son aise étant donné sa blessure à l'épaule. Sans un mot, je me suis approchée et je l'ai aidée à se départir de sa veste tout en la distrayant avec un léger baiser au creux de son cou. J'avais envie de reprendre les choses là où nous les avions laissées quelques heures plus tôt. La balade en taxi n'avait fait qu'amplifier le désir que je ressentais à son égard. Maintenant que nous étions en sécurité chez elle, plus rien ne pourrait nous interrompre.

Ziva

Katia semblait impressionnée par l'endroit dans lequel elle pénétrait. J'étais en train de me souvenir que lorsque j'avais visité la maison, la majesté de l'endroit m'avait saisie également. J'avais attendu de l'avoir examinée pour me décider, mais j'avais eu un coup de cœur instantané pour cette bâtisse. Ma compagne s'était évidemment rendue compte de ma difficulté à enlever mon blouson de motarde. J'ai ri silencieusement quand j'ai vu ses chaussures glisser de ses pieds, qui je le savais bien, sont une souffrance sans nom pour les pieds.

Même si elle ne le montrait pas énormément pour l'instant, je ressentais par vagues entières le désir qu'elle avait pour moi. Un désir réciproque, car dès l'instant où je m'étais réveillée et que j'avais pleinement conscience de sa présence à l'hôpital, le feu s'était rallumé instantanément. Et cette fois, pas question d'être interrompues. Jamais.

Lentement pour éviter de me faire mal, j'ai pris Katia par les épaules pour l'allonger sur le canapé. Au dessus d'elle, je me suis penchée pour l'embrasser avec fougue. Mélange de douceur et de fermeté. A cause de ma blessure, je ne pouvais pas être aussi dirigiste que je le voulais. Mais je ne doutais pas que Katia prendrait les choses en main à un moment ou à un autre. J'avais les yeux en feu. Toute la frustration de ces dernières heures allait bientôt déferler sur elle. Tous mes muscles, mes nerfs, de la tête aux pieds la désiraient. Elle est à moi.

Je te veux Katia. Je te veux maintenant.

De ma main valide, j'enlevais le haut de la belle italienne d'un coup sec, en usant de mes jambes pour bien la tenir sous moi. Je te jure que tu ne vas pas t'enfuir, mon adorée…

Katia

La douceur dont j'avais fait preuve envers Ziva n'était pas pour autant synonyme de retenue. J'avais toujours apprécié le fait d'éveiller le désir chez mes partenaires... Dans le cas qui m'occupait aujourd'hui, le simple fait d'effleurer la peau du cou de Ziva avait suffi pour que je me retrouve prisonnière sous elle. Ce revirement de situation ne me déplaisait pas. Aussi, c'est instinctivement que je lui rendais chacun de ses baisers en y mettant la même intensité qu'elle.

Je sentais qu'une vague de chaleur était en train de m'envahir. La belle israélienne avait réveillé l'animal en moi. D'ailleurs, c'est avec un grognement des plus intéressé que j'avais répondu à l'affirmation selon laquelle elle me désirait ici et maintenant.

Même sans grande liberté de mouvement, je me débrouillais très bien pour lui rendre la pareille et je n'avais qu'une seule envie : la débarrasser de ses vêtements sans plus attendre. Seulement, pour y arriver entièrement, je devais d'abord retrouver l'usage de mes membres. Fermement, je l'ai empoignée par la taille de manière à m'assurer qu'elle ne se blesse pas davantage alors que je passais au-dessus d'elle. Une fois la manoeuvre complétée, c'était à son tour de se retrouver à ma merci. Mes caresses étaient plus qu'insistantes. J'avais atteint un stade avancé de gourmandise et je ne pensais qu'à me délecter de sa peau et de son corps.

- Je crois plutôt que tu es à moi, Ziva...

Sans plus attendre, je me suis laissée glisser vers le bas de son corps tout continuant de la couvrir de baisers au passage. La femme posée que je pouvais être avait fait place à une sauvage qui n'arrivait nullement à se contenir. Mon envie et ma soif d'elle étaient pour le moment intarissable.

Ziva

Comme je l'avais pressenti, Katia n'avait pas tardé à reprendre le dessus sur moi. Et même si elle avait fait très attention à ne pas me blesser, le changement de position m'avait donné une douleur vive, mais que je n'avais aucun mal à ne pas prendre en compte. Katia savait parfaitement ce qu'elle faisait. Et je ne regrettais absolument pas d'avoir dû attendre d'être rentrée pour profiter de ses mains expertes, ses baisers brûlants m'arrachant déjà des soupirs d'aise.

Je voyais bien qu'elle se transformait sous mes yeux. Heureusement pour elle, mon haut s'enlevait facilement. Je voulais lui offrir ma peau qui se réchauffait à vue d'œil. Je la laissais continuer à descendre, mes soupirs se transformant peu à peu en gémissements étouffés. Je voulais que tout ce tissu disparaisse, que je considérais comme une prison insultante au corps de ma compagne. Mes mains s'affairaient tellement fortement que le tissu cédait. Je me fichais totalement de déchirer ses fringues. Elle n'était pas la seule à devenir prisonnière de ses plus bas instincts.

J'ai fini par croiser son regard, aussi étincelant que le mien. Tous mes muscles se tendirent face à ce boa à qui tu demanderais de t'étouffer de plaisir jusqu'à ce que mort s'ensuive ! Tout le haut de son corps était à nu à présent même si elle s'affairait à mi-corps. Mes gémissements étaient si difficiles à contenir...

Tu me rends complètement dingue Katia ! Et je t'interdis de t'arrêter !

J'avais fini par le crier, la tête renversée en arrière. Bon sang, qu'est-ce qu'elle était douée. Et le pire c'est que c'était que le début.

Katia

Les soupirs d'aise et les gémissements étouffés qui sortaient de la bouche de Ziva étaient comme une douce musique à mes oreilles. L'israélienne me donnait la sensation d'être en train de jouer du plus précieux instrument de musique qui existe en ce bas monde.

Décidement, je n'étais pas la seule qui était assujettie à ses pulsions animales... Les coutures de mes vêtements étaient en train de céder et ce n'était pas plus mal. C'est avec un sourire diabolique aux lèvres que j'ai acquiescé à sa demande de ne surtout pas m'arrêter. En fait, elle m'interdisait de cesser de lui faire du bien. Madame allait donc être servie. En guise de réponse, je me suis propulsée vers son visage, m'arrêtant momentanément sur sa poitrine. Je lui ai ensuite pris à nouveau ses lèvres si douces. Il n'y avait plus aucune retenue dans nos baisers. Ce n'était ni le temps de parler, ni celui de réfléchir... Seules les actions avaient de l'importance.

J'avais de plus en plus envie de découvrir et d'explorer ce qui se cachait sous sa ceinture. Ma main droite s'est d'ailleurs aventurée sous son jeans avec empressement. Il fallait un certain temps pour que mon cerveau réalise que l'idéal était de défaire sa boutonnière avant de poursuivre. J'y arrivais de peine et de misère avec mon autre main. En me redressant à moitié, sans retirer ma main d'entre ses cuisses, j'ai une fois de plus croisé le regard intense de Ziva. Je me demandais si elle attendait la suite avec autant d'impatience que moi... La tension sexuelle était si forte dans la pièce que j'avais l'impression de vibrer. À moins que...?

Ziva

Katia faisait tout pour que je ne sache plus où donner de la tête. Aux gémissements étouffés succédaient des cris, d'abord cachés par ma main et mes lèvres mordues. Je ne voulais pas céder aussi facilement. Sans que ce soit un affrontement, je ne voulais pas m'offrir facilement, que mon corps soit une conquête, une bataille qu'elle aurait à gagner.

J'essayais par tous les moyens de tenir le choc, tout en cherchant le plus de contact possible entre nous, nos poitrines offertes l'une à l'autre lorsque Katia est revenue vers moi avec sa main si aventureuse mais tellement délicieuse... J'ai fini par crier à plein volume en sentant ses doigts fins entre mes cuisses brûlantes de désir pour elle. Et alors que je comptais l'aider à me défaire de mon jean, je sentais une série de vibrations dans ma poche droite. Mon téléphone ! Pas question d'être interrompues encore une fois !

Je l'ai arraché de ma poche, et j'eus un bref regard sur l'importun qui osait m'appeler : c'était Tony ! Dans un grognement sauvage, je lançais le téléphone de toutes mes forces au dessus du canapé. Mon smartphone alla s'écraser avec une violence inouïe contre le mur du fond, où il éclata en mille morceaux. Au moins, j'étais tranquille ! Ceci fait, je revenais vers Katia. Jouant de mes jambes pour faire glisser mon jean sur mes chevilles, il a fini par atterrir au pied du canapé pendant que j'enlevais le pantalon de toile de Katia. Soyons égaux voyons.

Et voilà deux femmes en sous-vêtements, complètement consumées par le désir de l'autre. J'attirais ma belle italienne contre moi. Je voulais me fondre en elle. Que chaque centimètre carré de ma peau communie avec elle. Je l'embrassais à nouveau pendant que mes mains exploraient une fois encore ses courbes parfaites, ma main gauche finissant par s'aventurer à son tour entre ses jambes. Je n'allais plus être la seule à crier désormais.

Katia

J'étais assez perspicace pour comprendre ce qui se passait. Un portable vibrait de manière incessante... D'un coup, Ziva s'était brusquement agitée pour l'arracher de sa poche. Le smartphone avait fait un vol plané avant de se fracasser contre le mur. Je ne doutais pas une seule seconde que nous serions tranquille à présent puisque mon propre portable était éteint. La situation n'allait donc pas se répéter et je pouvais remercier notre visite à l'hôpital pour ça.

Toujours est-il que j'ai fini par obtenir ce que je désirais. Ziva se montrait plus que coopérative lorsqu'il s'agissait de nous dénuder. Ce n'était pas moi qui allais m'en plaindre, loin de là. Mine de rien, je me sentais de plus en plus détendue. Les caresses de ma belle y étaient pour quelque chose. Considérant que le simple fait de sentir sa peau contre la mienne me ravissait, je dois bien avouer - par pur souci d'honnêteté - que j'étais aux anges à partir du moment où elle avait osé s'aventurer au cœur de mon intimité. J'étais d'ailleurs assez démonstrative, ne faisant aucun effort pour étouffer mes soupirs et mes cris. Je voulais que Ziva ressente à quel point elle s'y prenait bien avec moi.

Une petite dizaine de minutes avait dû s'écouler depuis qu'elle m'avait invité à faire comme chez moi. J'aurais difficilement pu me mettre plus à mon aise. Mon corps s'arquait légèrement alors que mon amante s'affairait toujours à me conquérir. Avant qu'elle ait la chance de gagner cette bataille, je me suis délicatement dégagée de sa main en l'attrapant par le poignet. Dans un véritable corps à corps avec Ziva, elle l'aurait sans doute emporté sur moi... Son entraînement y aurait été pour quelque chose. Pour éviter un éventuel tollé de protestation de sa part, j'ai rapidement pris en main la suite des choses. Je lui ai retiré sa culotte tout en me laissant doucement glisser sur le parquet. Ce nouveau point de vue, un peu en contre-plongée, s'avérait tout aussi intéressant que le précédent. J'ai donc pris un petit instant pour admirer la splendeur de ses courbes avant de me rapprocher d'elle suffisamment pour enfouir mon visage entre ses cuisses. L'odeur qu'elle dégageait me rendait complètement folle, si bien que je n'arrivais plus à bien me maîtriser.

Ziva

Après l'épisode du portable explosé, on aurait pu croire que je serais énervée. Il n'en était rien. J'étais subjuguée par ce qui m'arrivait. Des vagues entières de sensations me parcouraient et j'avais bien du mal à les identifier toutes. Katia était tellement douée pour me donner ce plaisir blanc, pur et violent que je ne voulais pas voir cet océan de folies s'arrêter. Ma belle avait fini par me libérer de ma dernière prison, puis par se glisser au bas du canapé pour s'occuper de moi.

Cette fois, je ne pouvais plus retenir quoi que ce soit. Je criais de toutes mes forces, à en faire vibrer les murs. Je ne savais absolument pas que je pouvais réagir à ce point-là. J'étais agitée en plus du son vibrant qui sortait de mes entrailles. La langue acérée de Katia me faisait littéralement bondir. J'étais complètement obnubilée par le plaisir que ma belle me donnait.

J'arrivais enfin à relever les yeux pour me rendre compte qu'elle portait encore quelque chose. Et ça c'était intolérable. J'attrapais deux coupes papier qui se trouvaient sur la petite table près du canapé, puis je les lançais à plat de chaque coté de ses jambes pour que les élastiques lâchent.

Maintenant on est à égalité ! Soufflais-je entre deux soupirs. L'adrénaline me faisant totalement oublier la douleur, je fis revenir Katia vers moi puis je la faisais asseoir en face de moi pour que nos corps se frôlent encore. Mais cette fois, je mêlais mes jambes aux siennes afin que nos intimités se touchent. Mes reins hurlaient de vouloir bouger, et je m'exécutais sans plus attendre. La bataille allait être gagnée mais ensemble.

Katia

Je n'étais certainement pas au bout de mes surprises. Alors que toute mon attention était concentrée sur les sensations que je donnais à ma partenaire, j'avais senti la froideur du métal tranchant contre ma peau. La dextérité de Ziva lorsqu'il s'agissait de manier les armes n'était plus à prouver. Le concept d'égalité semblait très important chez elle. Depuis le début, elle s'était fait un plaisir fou à rétablir l'équilibre entre nous. Pas question qu'elle s'offre à moi si je ne me donnais pas à elle également. Sans le vouloir, je crois bien avoir légèrement appuyé mes dents contre sa chair humide. Elle était si délicieuse que c'est avec un petit pincement au coeur que je me suis laissée arracher à ses effluves.

S'il fallait être équitable en tout, je devais aussi lui laisser la chance d'exprimer ses désirs et de les mettre en oeuvre. Aussi, je lui ai fait le plaisir de m'allonger à nouveau sur le canapé en lui faisant face cette fois. Je lui ai agrippé les jambes fermement avant de me décider à l'accompagner dans ses mouvements. Rapidement, mon corps s'est mis à être parcouru de dizaines de décharges électriques. Nos prouesses atteignaient des sommets jusque là inégalés. Bien que je laissais le plaisir déferler par vagues, j'étais loin de considérer en avoir fini avec elle. Je voulais qu'elle se souvienne de cette journée pour le reste de ces jours. J'ai fini par hurler son nom, comme je l'avais si souvent fait dans mes rêves. J'ai continué à fournir tous les efforts nécessaires pour qu'elle en fasse de même et que je sente la délivrance s'emparer de son corps. C'est uniquement après tout cela que je me suis à nouveau hissée sur elle, un peu difficilement vu la fatigue qui me gagnait, pour aller l'embrasser langoureusement. Il s'agissait à la fois d'un remerciement et d'une promesse de recommencer. Parce qu'effectivement, j'avais toujours autant envie d'elle.

Ziva

Katia avait obtempéré en revenant vers moi. Un peu avant, j'avais effectivement senti une légère morsure sur ma peau, ce qui avait eu pour effet de décupler encore plus mes sensations, si tant est que ce soit possible. Ensuite elle avait consenti à me faire face et à suivre le pas de danse que je lui proposais. Avec puissance et maîtrise, en nous regardant droit dans les yeux, la danse s'intensifiait, nos bassins respectifs totalement à l'unisson. Une danse orientale magnifiquement exécutée. Nos cris respectifs se répondant parfaitement.

Une telle osmose semblait impossible à atteindre. J'aurais presque voulu me pincer pour vérifier que je ne rêvais pas. Aussi, quand j'ai entendu ma belle crier mon nom, je l'ai accompagnée instinctivement en criant le sien, sans me retenir. J'étais complètement folle d'elle, et rien n'aurait pu m'arrêter. Lorsque l'extase avait fini par avoir raison de nous, dans un élan commun, un dernier cri de jouissance d'une puissance infinie nous prenait toutes les deux. Deux voix puissantes et cristallines dans un dernier accord inaltérable.

Katia revint ensuite sur moi pour m'embrasser langoureusement. Je l'entourais de mes bras, le visage rayonnant, plein de reconnaissance. Mais mes yeux l'interrogeaient. J'avais envie d'entendre ces mots magiques de sa bouche. Pour m'assurer que je ne rêvais pas, une fois de plus. Je sentais que le moment était venu cette fois-ci. Je voyais aussi qu'elle en voulait encore. J'étais loin d'être contre. Malgré tout avant de continuer, il faudrait certainement soigner ma blessure vu mon agitation récente. Vingt à trente minutes d'effort intense, ça laisse des traces. Et comme je la regardais intensément, je ne me rendais pas compte que le bandage laissait apparaître du sang. Il était plus que temps de le changer.

Mais j'avais envie d'un second round, aucun doute là-dessus. Elle allait se souvenir de son étreinte avec moi. Gravée en lettres d'or dans nos cœurs et nos têtes. Pour toujours et à jamais.

Katia

Cette étreinte avec Ziva relevait de l'exceptionnel. Le contact avec sa peau frôlait la perfection. Quelque chose de magique s'était produit entre nous. J'avais l'impression d'avoir enfin pu ouvrir une porte que l'on m'aurait interdite pendant longtemps. J'étais ravie, voire triomphante, et ça pouvait sans doute se lire sur mon visage. Tout semblait se dérouler comme dans un rêve, si ce n'est que Ziva m'interrogeait du regard. Ses yeux si expressifs m'avaient toujours fait craquer. Il était très rare qu'elle y laisse transparaître de l'incertitude. La Ziva que je connaissais arrivait assez bien à masquer ses véritables émotions.

Appuyée sur l'un de mes avant-bras, j'ai laissé mon autre main aller et venir dans ses cheveux maintenant humidifiés de sa sueur. Mon regard ne voulait absolument pas se détacher du sien. J'avais quelque chose de plus qu'important à lui dire. Ça faisait des heures que ça me hantait.

- Ziva David, il faut que tu saches que j'ai visité beaucoup d'endroits sur Terre. Par contre, tu n'as absolument rien à envier à tous ces lieux merveilleux. Tu es la plus belle création sur laquelle j'ai eu la chance de poser mes yeux. Je t'aime à la folie, depuis le premier jour où nos chemins se sont croisés. Vivre sans toi a été une torture. Alors cette fois-ci tiens-toi bien, car je ne vais pas te lâcher.

J'avais laissé mon coeur parler et je sentais qu'un poids était en train de quitter ma poitrine. Plus question de revenir en arrière maintenant. Elle devait encore me faire savoir si mes sentiments étaient réciproques. Dans l'attente, j'ai continué de la contempler. Sa plaie s'était remise à saigner et il faudrait bien entendu remédier à la situation.

- Chérie, tu m'indiques où est ta salle de bain...

Mon intention première était d'aller chercher ce qu'il fallait pour la soigner. Après tout, je m'étais proposée d'être son infirmière personnelle. Si les choses dérapaient vers autre chose, je n'allais pas m'en plaindre non plus. Mon appétit pour Ziva était encore béant.

Ziva

Après la magie de cette étreinte qui avait mis tant de temps à arriver pour Katia, et de longues heures à mes yeux, elle avait fini par le dire. Katia Fortini m'aimait. Et vu son expression faciale, il était impossible que cela soit feint. Elle ajoutait par ailleurs qu'elle avait ressenti ça depuis le premier jour. Une fois encore je me rendais compte qu'elle avait gardé ça pour elle pendant presque dix ans... Cela me subjuguait complètement. J'étais totalement sous le charme.

Ajoutez à ça qu'elle me l'avait dit de la plus belle des manières, et vous obtenez le plus impressionnant des tableaux sentimentaux. Dans mon interrogation, c'est exactement ça que j'attendais. Evidemment, elle devait attendre avec impatience que je lui réponde. Et je n'eus pas à chercher longtemps les mots justes pour lui ouvrir mon cœur.

Je dois reconnaître que je ne l'ai pas compris tout de suite. S'il est vrai que les moments que l'on a passé toutes les deux à Londres sont ceux que je considère comme les plus précieux souvenirs que j'ai pu vivre, je me suis longtemps interdite de penser à ce genre de sentiments. Même si j'ai versé beaucoup de larmes en décollant d'Heathrow, je n'ai compris pourquoi qu'en te revoyant aujourd'hui à quel point j'étais attachée à toi. Je t'aime Katia, de tout mon cœur et je te rassure je ne vais pas te lâcher. C'est hors de question.

J'avais dit tout cela sans quitter un seul instant ses yeux couleur noisette qui me rendaient complètement dingue. Furtivement, j'ai tout de même aperçu qu'elle avait regardé ma blessure en me demandant où se trouvait la salle de bain. Je baissais les yeux à mon tour pour m'apercevoir que le sang se répandait sur mes bandages. Délicatement, je l'ai prise par la main.

Viens mon amour, je t'y emmène...

Je me suis doucement levée du canapé en prenant Katia avec moi. Je me fichais totalement que nous nous déplacions entièrement nues dans la maison puisque je savais que nous étions seules. J'ouvrais ensuite lentement la porte de la salle de bain, qui se trouvait dans un ancien cellier que j'avais fait réaménager.

La salle de bain s'ouvrait sur une immense baignoire en cercle, pavée de marbre. Elle était aussi capable de se transformer en bain à remous si je le désirais. A droite se trouvait une cabine de douche pour les jours où j'étais plus pressée. D'immenses miroirs couvraient deux pans de la pièce et deux lavabos en obsidienne faisaient face aux miroirs. De grands placards contenaient une pharmacie très fournie ainsi que tous les produits dont j'avais besoin.

Nous y voilà Katia. Je te laisse me soigner...

Je me suis assise sur le bord de la baignoire en attendant que Katia soigne cette blessure, qui, au final, m'avait permis de vivre un des moments les plus beaux de mon existence.

Katia

À la différence de moi, Ziva avait mis bien longtemps avant d'admettre les sentiments qu'elle éprouvait pour moi. En fait, si je n'étais pas apparue dans sa vie à nouveau, elle vivrait encore dans le déni. Pourtant, la seule chose qui importait désormais était qu'elle s'autorise enfin à m'aimer ouvertement. Je sentais non seulement toute la sincérité qui émanait de sa déclaration, mais aussi que les prémices de notre histoire étaient bel et bien solides. J'aurais très bien pu rester là, immobile au-dessus d'elle, à la regarder dans les yeux pour l'éternité. Sauf que j'avais rompu ce silence la première. Il fallait s'occuper de son bandage.

Sa main dans la mienne, elle me menait vers sa somptueuse salle de bain. Je n'avais jamais mis les pieds dans un endroit pareil. Le centre d'intérêt de la pièce était bien évidemment l'immense baignoire circulaire. Ziva s'était installée sur le rebord alors que je me dirigeais vers son armoire à pharmacie. J'avais un peu de mal à rester concentrée, sachant qu'elle se trouvait si près de moi dans le plus simple appareil. D'ailleurs, je n'ai pas cherché à masquer l'effet qu'elle produisait chez moi. Mon regard avait de la peine à se détacher des courbes de son corps. À une certaine époque qui me paraissait très lointaine, je l'aurais courtisée uniquement pour pouvoir immortaliser son image en dessin ou en peinture.

Quittant un peu mes rêveries, j'ai enfilé des gants stériles afin de pouvoir m'occuper de sa blessure. Il fallait d'abord enlever le bandage souillé avant de pouvoir nettoyer la plaie. Le personnel soignant de l'hôpital semblait avoir fait un beau boulot. À en juger par ce que je voyais, la guérison de la lésion laisserait une très légère cicatrice. Après avoir soigneusement désinfecté l'épaule de Ziva, il ne restait plus qu'à lui refaire son bandage.

- Ça ira comme ça ? Je ne t'ai pas trop serré ?

C'était plus fort que moi, je devais m'assurer de son bien-être avant toute chose. Ensuite, nous pourrions reprendre là où nous en étions avant cet interlude dans sa salle de bain, en espérant qu'elle avait le même genre d'idées en tête que moi.

Ziva

Katia était très précautionneuse lorsque il a fallu me soigner. Des mains agiles, précises, mais toujours avec une douceur que je commençais à appréhender et à apprécier. J'avais également remarqué qu'elle avait eu du mal à être concentrée sur ce qu'elle faisait. Inutile de sortir d'une grande école pour comprendre l'origine de ce trouble, que je trouvais d'ailleurs délicieux à voir et à ressentir. Je savais qu'elle ne se cachait pas et j'adorais cette sensation de véracité extrême.

Une fois les soins terminés, je m'assurais que le bandage tenait sans trop m'entraver. Mon adorée s'inquiétait de savoir si elle avait trop serré les bandes. Pour toute réponse, je me suis levée pour lui faire face et l'embrasser délicatement. En ayant avoué mes sentiments, je ne me doutais pas à quel point je me sentirais libre, libérée même. La délicatesse de mon propre baiser me surprenait, car j'avais rarement expérimenté la douceur avec quelqu'un.

Rassure toi, ton bandage est parfait. Tu es une infirmière de haute volée, ma chérie.

Bien évidemment, maintenant que j'étais à nouveau fraîche et dispo, j'avais, moi aussi, envie de reprendre la danse où elle s'était arrêtée. Sauf que cette fois j'entendais surprendre ma belle. C'était à mon tour de faire preuve d'imagination. Et Mademoiselle allait être servie.

D'un seul pas je me dirigeais vers la porte pour la verrouiller. Avec un sourire carnassier, je regardais cette beauté évanescente qui me faisait face. Sa peau blanche, sa silhouette fine, je n'aurais jamais pu rêver une meilleure partenaire qu'elle. Mes sentiments récemment éveillés me faisaient me rendre compte à quel point j'avais perdu mon temps. Et je voulais absolument le rattraper.

Te voici ma prisonnière mon amour...

En la regardant dans les yeux, je frappais des mes mains. Les stores sont descendus instantanément, et une ambiance tamisée avait pris la place de la lumière du jour. En m'approchant de Katia, j'ouvrais les robinets de la baignoire en ouvrant un rangement en creux du marbre. Je récupérais des perles parfumées qui allaient mousser ou contact de l'eau qui remplissaient rapidement leur office. Je tendis ensuite la main vers Katia pour l'inviter à me suivre.

C'est ici, dans ce bain, que je veux danser à nouveau avec toi...

Les remous se déclenchèrent automatiquement lorsque le niveau d'eau était suffisant. Il ne me restait plus qu'à fermer l'arrivée d'eau. Une fois que ce fût fait, puisque Katia semblait hésiter, je suis montée dans la baignoire en l'entraînant doucement avec moi.

Katia

Les lèvres de Ziva étaient venues à la rencontre des miennes. Elle y était allée tout en douceur, comme si son geste reflétait en fait la délicatesse dont j'avais fait preuve à son égard. D'ailleurs, elle me confirmait verbalement que j'avais bien rempli mon rôle d'infirmière. J'allais aussi avoir droit à une autre forme de récompense d'ici peu. Je le pressentais au sourire que m'avait fait ma douce moitié. Je me demandais tout de même en quoi il était nécessaire d'aller verrouiller la porte. Après tout, nous étions seules dans cette immense baraque.

La réponse n'allait pas tarder à venir de sa part. Elle avait fait de moi sa captive. Une vague de désir supplémentaire était en train de m'envahir, si bien que j'arrivais à peine à suivre ce qu'elle était en train de faire. L'ambiance était en train de devenir plus feutrée. Je pouvais entendre l'eau couler alors que la baignoire se remplissait lentement... Ziva reprenait la parole pour expliciter ce qu'elle désirait faire : reprendre cette danse qui nous avait tantôt occupées au salon. Seulement, cette fois, un élément aquatique viendrait s'y ajouter. Je me faisais un peu désirer, si bien que Ziva avait fini par m'entraîner à sa suite dans la baignoire.

Le changement de température me faisait légèrement frissonner. Bien sûr, j'aurais pu m'installer immédiatement au fond du bain pour me réchauffer. Avant tout, je désirais l'enlacer et sentir sa peau contre la mienne. Je ne pouvais pas empêcher mes mains d'explorer chaque centimètre de son corps en prolongeant un peu cette étreinte. Je lui avais un peu tourné autour, si bien que je me trouvais maintenant dans son dos. En appuyant légèrement sur son épaule valide, je l'ai invitée à s'asseoir contre moi. Une fois immergée, je me suis mise à lui masser la nuque, histoire de relâcher les tensions potentielles chez elle. J'étais totalement amoureuse de cette femme qui allait se donner à moi pour une seconde fois. Je ne pouvais pas faire autrement que d'aller embrasser la peau de son cou, tout juste derrière son oreille, et de lui murmurer en même temps à quel point j'avais envie d'elle en ce moment.

Ziva

La petite mise en scène que j'avais mise en place avait eu l'effet escompté puisque Katia réagissait au quart de tour. Je ne m'étais pas rendue compte que ma belle avait virevolté autour de moi après l'avoir entraînée dans l'eau. Avec un mélange d'autorité et de douceur, elle m'avait fait asseoir contre elle, me massant ensuite la nuque et je pouvais aussi sentir ses lèvres sur ma peau, proche de mon oreille. Elle en profita d'ailleurs pour me dire à quel point elle me voulait.

Je n'avais pas encore l'habitude de susciter une telle envie chez quelqu'un. Je me savais jolie, je ne vais pas mentir, mais ce mélange d'amour véritable et d'envie animale de sa part m'électrisait. Ses baisers me faisaient fondre et sentir sa poitrine dans mon dos accentuait ce désir d'elle qui semblait ne jamais vouloir s'arrêter. Et je n'allais surtout pas m'en plaindre.

Je penchais légèrement la tête sur le côté pour laisser un bel accès à mon cou. Je me suis souvenue que mon doux amour avait légèrement planté ses dents dans ma chair un peu plus tôt. Juste avant je lui ai murmuré une phrase de défi :

Si tu as tant envie de moi chérie, il va falloir venir me chercher...

Avec ma main gauche encore valide, je caressais très lentement les jambes de l'élue de mon cœur. Il s'agissait de faire monter le désir extrêmement doucement. L'eau exacerbe aussi les sensations, et vu la place dont nous disposions, l'apnée ne serait pas à exclure...

J'évitais soigneusement les zones les plus sensibles de la peau de Katia, je voulais qu'à terme elle me supplie de la satisfaire. Bien calée contre elle, je profitais de tout. J'étais tellement bien. Si le paradis existait sur Terre, c'était ici et maintenant.

Katia

La peau du cou de Ziva s'était tendue davantage lorsqu'elle avait penché sa tête. Mon terrain de jeu s'en était ainsi trouvé agrandi. Je continuais donc à promener mes lèvres et ma langue contre sa peau tiède et satinée. J'avais pourtant l'impression qu'elle s'abandonnait à moi tout en cherchant à me déconcentrer. L'une de ses mains effleurait doucement mes jambes. Mes sens étaient tous en train de s'éveiller et bientôt, je me suis rendu compte que des soupirs étouffés sortaient de ma bouche. J'avais envie que ses caresses s'intensifient et ne s'arrêtent jamais.

Sur un air de défi, ma compagne m'indiquait que je devrais venir la chercher et lui démontrer que j'avais envie d'elle. À ce moment-là, je ne croyais pas qu'il était possible d'être plus près d'elle. Ziva croyait avoir fait de moi sa prisonnière, alors que c'était plutôt moi qui m'étais transformée en boa constricteur. Mes membres l'enserraient totalement, la maintenant plus ou moins immobile. Elle était mienne. Il n'y avait aucun doute là-dessus.

- Qu'est-ce que tu dis de ça, Ziva David?

Ma voix était quelque peu sifflante. Je m'amusais presque autant qu'elle à la narguer de la sorte. Sans attendre de réaction de sa part, j'ai appuyé mes mains plus fortement au niveau de son buste. Le but n'était pas de lui faire mal, bien au contraire. Du bout des doigts, je m'affairais à l'allumer encore plus. D'expérience, je savais que la douceur pouvait s'avérer doublement agréable lorsqu'il s'agissait de toucher cette zone érogène.

Tenant fermement ma belle contre moi, je me suis lentement laissée glisser vers une position plus horizontale. L'eau me recouvrait presque entièrement désormais. Les remous du bain remplissaient très bien leur fonction thérapeutique puisque les muscles de mon corps étaient tous en train de se relâcher. Je bénissais intérieurement Ziva d'avoir eu l'idée de faire couler ce bain et d'avoir transformé sa salle de bain en un lieu propice à la volupté. Force est de constater qu'en me détendant de la sorte, j'avais un peu desserré mon étreinte. Ziva pourrait donc s'échapper de mes bras si elle en avait envie...

Ziva

Et voilà deux femmes qui profitaient de la volupté d'une pièce faite pour ça, tout en cherchant tous les moyens possibles pour atteindre une félicité inégalée. Katia s'était enfoncée dans l'eau et tentait de me tenir contre elle. Mais les jets masseurs la détendaient tellement qu'elle avait fini par desserrer son étreinte. Me fichant totalement que mon bandage prenne l'eau, j'en profitais pour me libérer et lui faire face. Toujours avec un petit sourire conspirateur je me plongeais une nouvelle fois dans ses yeux noisettes... Avant de plonger pour de bon.

Une fois sous l'eau, je déposais des baisers brûlants sur sa peau. Elle pouvait clairement voir remonter les bulles d'oxygène que je consommais sans retenue. Puis vint le moment de déposer mes lèvres entre ses cuisses. Là, je voulais prendre mon temps. Je remontais rapidement pour reprendre de l'air avant de replonger. Ma belle italienne avait de la chance, j'avais des poumons en or. Une fois revenu à l'entrejambe de Katia, mes lèvres s'affairaient à la rendre folle. Des baisers puis une langue agile s'amusaient à vouloir la faire hurler de plaisir.

Je reprenais ma respiration encore une fois avant d'y retourner. Mes doigts se sont aventurés une fois de plus au cœur de son intimité. Je voulais la faire hurler, l'entendre crier à travers l'eau et les remous. J'attrapais ensuite une de ses mains pour la mettre sur ma tête pour accentuer la pression. Cette fois, j'avais ma compagne en mon pouvoir. Et je restais encore sous l'eau, repoussant mes limites en apnée.

Katia

L'espace d'un moment, j'avais fermé les yeux de sorte à mieux apprécier le moment. Lorsque je les avais rouvert, Ziva me faisait face. Elle avait donc profité de cet instant où j'avais faibli pour changer de position. J'appréciais de sentir ses rondeurs contre les miennes. Au sourire sur son visage, je savais qu'était sur le point de prendre les choses en main. J'avais à peine eu le temps de lui sourire en retour qu'elle était déjà disparue sous l'eau.

Sous l'effusion de ses baisers, mon corps s'éveillait pleinement. J'en voulais toujours plus de sa part, mes cris étaient là pour en témoigner. Plus elle descendait le long de mon corps, plus le crescendo de ma voix se répercutait dans la pièce. Alors que Ziva se devait de contrôler sa respiration, la mienne s'accélérait de plus en plus. Un effort de concentration s'avérait nécessaire pour ne pas m'abandonner au plaisir trop rapidement. L'une de mes mains enserrait le rebord du bain avec tellement de force que je savais, sans même regarder, que mes jointures avaient blanchi. L'agilité de mon israélienne était sans pareil. J'étais aussi agréablement surprise par sa capacité à retenir son souffle.

Comble du bonheur, après avoir repris sa respiration une dernière fois, Ziva m'avait agrippé la main pour que je lui maintienne la tête en place... J'appuyais donc contre le dos de sa tête de manière à nous rapprocher encore plus l'une par rapport à l'autre. J'avais de plus en plus de mal à taire l'animal en moi. Je la suppliais avec des hurlements de continuer. Il s'en fallait seulement d'un peu plus pour qu'elle me procure ce bonheur suprême que rien au monde ne peut égaler. Quand c'est finalement arrivé, je lui ai rendu sa pleine liberté de mouvement. L'amour avec elle était si bon que j'en venais à me demander comment j'avais pu m'en passer pendant près de dix ans.

Ziva

Honnêtement, je ne pensais pas m'en sortir aussi bien. Bien sûr, j'espérais que Katia réagirait et prendrait un plaisir grandiose face au traitement que je lui infligeais, mais là ça a dépassé toutes mes espérances. Je pouvais tout voir, tout sentir et surtout tout ressentir. Entendre ses cris, qu'elle ne retenait même pas, sentir sous mes doigts et ma langue chaque contraction de ses muscles intérieurs, subir chaque spasme de plaisir était un ravissement qu'aucun autre acte de bonheur ne saurait égaler.

A partir de ce moment là, je savais que tant que ma compagne n'atteindrait pas l'extase pure et simple, je ne sortirais pas la tête de l'eau. Guidée par ces cris et ses encouragements à continuer mon œuvre érotique, je m'acharnais, même si l'air commençait à me manquer. Mes poumons commençaient même à me brûler, mais je refusais obstinément de ne pas aller jusqu'au bout. Puis vint alors l'extase de mon adorée. Je pris tout de même le temps d'embrasser une dernière fois son intimité offerte avant de ressortir de l'eau avec violence en reprenant une énorme quantité d'air, avant de m'écrouler dans les bras de ma belle, à bout de souffle.

Malgré tout, en posant ma tête contre sa poitrine, je voulais, moi aussi, toucher à nouveau ce ciel d'extase. Je ne voulais pas rester sur ma faim, surtout que les cris de Katia m'avaient émoustillée encore davantage. La question étant de savoir à quel point elle pourrait me surprendre et jusqu'où pourrait-elle aller pour me rendre complètement folle, ivre de ce plaisir qu'elle seule pouvait me donner ?

Je me faisais la réflexion également que j'avais eu, bien sûr, des aventures avec des hommes mais avec aucune autre femme. Et je me rendais compte que c'était la première fois que je ne jouais pas à un jeu, que je ne me cachais pas et que je ne jouais pas la comédie dans l'intimité. En retrouvant un souffle plus régulier, je découvrais comment je me sentais vraiment.

Katia

Les dernières secondes m'avaient procuré un immense bonheur. C'était indéniablement l'une de mes meilleures expériences à vie, même si une petite voix tapie au fond de moi se révoltait de voir dans quel état le bandage de Ziva se trouvait maintenant. Tous mes efforts pour la soigner adéquatement avaient été anéantis dans cette folle étreinte. Je ne pouvais tout simplement pas lui en vouloir d'avoir saboté mon travail. Alors que je reprenais peu à peu mes esprits, elle était venue se lover dans mes bras, la tête bien appuyée contre ma poitrine.

En attendant d'elle que ses poumons s'oxygènent normalement, j'avais tentativement pris son menton entre mes doigts de sorte à établir un contact visuel entre nous. J'aurais voulu savoir ce qui se tramait dans sa tête en cet instant précis. Toujours est-il que j'avais encore envie de lui rendre la pareille. Elle méritait d'atteindre cette extase, surtout après la preuve d'amour qu'elle venait de me donner. Sans la lâcher du regard, je lui ai dit :

- Ma chérie, c'est l'heure du décollage...

La voilà prévenue. Cette fois-ci, j'allais me donner à fond pour qu'elle puisse vivre une expérience équivalente à la mienne. L'empoignant par la taille à deux mains, je l'ai fait glisser vers le haut de sorte à ce que mes lèvres puissent conquérir son intimité à nouveau. Je n'avais peut-être pas autant de souffle que Ziva, mais je ferais au mieux pour ne pas la lâcher tant qu'elle ne hurlerait pas de plaisir. C'est avec intérêt que je la goûtais à nouveau et que je lui faisais passer un excellent quart d'heure.

Ziva

J'avais mis quelques minutes pour récupérer de mon immersion. Au visage rayonnant de Katia, j'avais compris je l'avais envoyée dans un paradis qu'elle n'avait jamais encore touché du doigt. Par la suite elle avait repris mon menton entre ses longs doigts fins. Je pouvais à nouveau me perdre dans ses yeux pendant quelques instants avant de l'entendre parler d'un décollage que j'imaginais être imminent. Vu le regard enflammé de ma compagne, je me doutais que le calme ne régnerait pas dans cette pièce pour longtemps.

En me relevant vers le haut de la baignoire, Katia me permettait de prendre appui contre la faïence en sur couche du marbre blanc. Ensuite avant que j'aie le temps de dire ouf, elle disparaissait à son tour sous l'eau pour littéralement me prendre d'assaut. Mon intimité ne tarderait pas à prendre feu et je ne voulais absolument pas me retenir. Je criais de plaisir de toutes mes forces m'abandonnant à ses sensations incroyables. J'étais emportée par un tourbillon d'émotions et de sensations indescriptibles.

Ne t'arrête surtout pas mon amour ! Je t'aime Katia !

J'avais réussi à formuler cette phrase, mais honnêtement, je ne savais pas comment. J'essayais de résister encore un peu, histoire que ce feu d'artifice ait droit à un magnifique bouquet final. Ensuite, il serait probable qu'il faille envisager des choses plus terre à terre comme de savoir ce que deviendrait mon doux amour dans les jours qui viennent. En attendant mon corps subissait des spasmes de plaisir inégalés. Katia m'avait complètement soumise avec un langage que j'apprenais à découvrir.

Katia

La rareté d'oxygène dans mes poumons commençaient à m'affecter plus que j'osais me l'admettre. Il était pourtant hors de question que je m'arrête alors que je pouvais entendre Ziva me supplier ainsi. Une seule solution s'imposait à mon esprit. Je devais mettre les bouchées doubles tout en lui faisant profiter de mon expertise en la matière au maximum. Je devais frôler l'évanouissement alors que je donnais le coup de grâce qui libérait totalement ma belle. En vitesse, j'ai refait surface et j'ai pris une bonne inspiration. Un bref regard vers Ziva me confirmait ce que je savais déjà : elle venait de faire un très beau voyage. Doucement, je me suis installée près d'elle le temps de récupérer de ce deuxième round qui nous en avait fait voir à toutes les deux.

En attendant de voir ce que Ziva avait en tête pour la suite, je suis venue lui déposer une série de baisers sur ses lèvres. Je venais de passer un instant magique en sa compagnie. Chaque fois que je mettrais les pieds dans cette salle de bain, je ne pourrais pas m'empêcher de me rejouer notre scène d'amour.

- Je t'aime à la folie...

Je pensais tellement ce que je disais qu'en cet instant même, j'aurais pu céder à n'importe lequel de ses caprices. L'attente avait creusé le désir que j'avais pour elle, si bien qu'aujourd'hui il n'était pas question que je la laisse filer à nouveau. J'avais trouvé mon âme soeur, celle qui me faisait vibrer au-delà de toute espérance...

Ziva

Alors que Katia était encore immergée, je sentais qu'elle mettait encore plus de cœur à l'ouvrage puisque mes sensations s'intensifiaient terriblement. Mon corps tremblait, je bougeais énormément mais je ne coordonnais plus mes mouvements. Je pensais que j'avais atteint des sommets tout à l'heure dans le salon mais il n'en était rien. Mes cordes vocales donnaient tout ce qu'elles avaient dans le ventre, si les miroirs résistaient à de tels cris, ce serait un miracle. Toute la pièce était emplie de mes cris de jouissance, un chant unique que seule Katia pourrait me faire entonner. Heureusement que je n'avais pas de voisins proches...

En voyant ma belle sortir de l'eau très rapidement, je comprenais qu'elle avait dû aller au bout de ses capacités respiratoires, mais mon visage rayonnant serait une belle récompense. Alors qu'elle revenait vers moi avec ses doux baisers, j'entendis une phrase qui me fit chavirer de bonheur. Je lui ai répondu instantanément :

Je t'aime au-delà de toute folie mon amour...

Cette suspension tenait plus de l'aspect solennel de mes paroles qu'autre chose. J'avais tellement envie de vivre de belles choses auprès de ma belle italienne que je pesais mes mots comme jamais. Comme si chaque minute était importante. Il faut dire aussi que j'étais passée près de l'échec et mat quelques heures plus tôt, ce qui devait jouer dans mon comportement. Je voulais arrêter de courir après la vie. Me poser et enfin vivre heureuse. Et je savais que ce serait auprès de cette femme.

Alors que je prenais doucement Katia dans mes bras, ce fût à mon tour de prendre délicatement son menton entre mes doigts pour la regarder dans les yeux, mes bras autour d'elle.

Chérie, il n'est pas question que l'on soit séparées à nouveau. Je sais aussi que comme tu viens d'arriver à Washington, tu n'as pas encore de cocon à toi où tu vivrais heureuse. Par conséquent, j'aimerais que tu vives ici, avec moi.

J'avais fait cette déclaration avec une infinie tendresse. Je ne voulais absolument pas qu'elle se sente obligée d'accepter. Mais pour moi, c'était une évidence de vivre avec la femme que j'aime à mes cotés. Je reconnais aussi que j'en avais assez de vivre seule dans cette immense bâtisse. J'espérais de tout cœur que mon doux amour accepterait cette proposition car je voulais vraiment me réveiller à coté d'elle chaque matin. C'était mon vœu le plus cher à présent.

Katia

Notre histoire d'amour était peut-être de la folie... Après tout, quel être sensé n'y réfléchirait pas à deux fois avant d'accepter la proposition que je venais d'entendre. Pourtant, j'avais l'intuition que c'était la bonne chose à faire. Comme elle le disait, je n'avais pas encore de pied-à-terre à Washington. Toutes mes affaires étaient soit à l'hôtel, soit en transit quelque part dans un cargo qui faisait route vers le nouveau continent. Il serait donc assez facile de me relocaliser à la villa. Sans attendre, ayant toujours mon regard plongé dans le sien, je lui ai donc fait part de ma réponse.

- J'aimerais beaucoup vivre avec toi... Je l'ai toujours souhaité au fond de moi. Même si ça demandera un brin d'adaptation, je suis persuadée de pouvoir trouver l'équilibre qui m'a toujours manqué.

C'était peut-être une douce folie de s'engager aussi rapidement, mais certainement pas une connerie. Après cette journée que nous venions de passer ensemble, j'étais d'autant plus convaincue de mes sentiments envers Ziva. Je savais très bien que je serais prête à tout donner si cela pouvait lui apporter ne serait-ce qu'une infime parcelle de bonheur.

- Je sais qu'on aura tout le temps pour ça... J'aimerais bien que tu me fasses visiter notre nid d'amour.

Avec précaution, je me suis levée dans le bain avant d'en sortir. Une pile de serviettes était posée à proximité. J'en ai donc attrapé deux : l'une pour Ziva et l'autre pour moi. Après m'être sommairement séchée, je me suis enveloppée dans la ratine chaude. Étant donné les événements qui s'étaient produits au salon, j'osais espérer que ma compagne m'offrirait de piger dans sa garde-robe. Sinon je risquais de prendre froid à la longue.

Ziva

Ainsi donc, Katia avait accepté sans réfléchir. Du moins je le pensais ainsi, car ma belle m'avouait qu'elle avait toujours souhaité vivre à mes cotés. J'en étais extrêmement heureuse. Mon visage s'était illuminé en l'écoutant me répondre. Katia s'est ensuite levée pour sortir de la baignoire. J'en profitais pour admirer une fois de plus la grâce dont elle faisait preuve. Je la suivais avec mon bandage en bataille. Je me suis séchée avec un zeste de difficulté, mais j'y parvenais seule. En m'emmitouflant dans une des serviettes, épaisses, blanches et chaudes je m'approchais ensuite de mon doux amour pour la mener dans une autre pièce.

Pour commencer, chérie, vu que j'ai mis tes fringues en charpie volontairement, je vais commencer par te prêter de quoi te vêtir. On poursuivra la visite après !

Je me rappelais avec délice avec quelle facilité et quelle envie je l'avais débarrassé de ses vêtements. En particulier avec les coupes-papier. Je me rappelais tout ceci avec délectation. Ce que je ne dissimulait pas du tout à Katia. Je profitais de ma libération. Je me sentais légère à ses cotés.

Je l'ai menée vers ma chambre, voisine de la salle de bain. On pouvait y voir un magnifique lit à baldaquin tiré avec des tentures bleu nuit. Sur la droite une autre porte donnait sur un dressing géant. Mais il n'était rempli qu'à moitié, même si j'avais déjà une garde robe conséquente. Au moins, Katia n'aurait aucun mal à investir l'autre partie qui lui serait réservée. En la plaquant doucement contre la porte du dressing, je l'embrassais tendrement.

Ce qui est à toi est à moi. Prends ce dont tu as besoin mon amour.

Je tenais ensuite son visage dans mes mains pour lui dire quelque chose de simple mais très important.

Bienvenue chez toi Angelo mio.

Katia

Ma chère Ziva avait de la suite dans les idées. Elle s'était bien rendue compte qu'il me serait impossible de reporter les vêtements dans lesquels j'étais arrivée à la villa. Alors qu'elle me montrait le chemin vers la chambre des maîtres - la nôtre - je n'arrêtais pas de me répéter dans ma tête que tout ceci devait être un songe. En fait, c'était encore mieux que tout ce que j'avais pu imaginer dans mes rêves les plus fous.

Quelque chose avait changé chez ma compagne. Elle semblait plus légère et le sourire qui se dessinait sur son visage en disait long. J'aimais penser qu'elle était en train de revivre les dernières heures dans sa tête tout comme j'étais en train de le faire. Pour moi, le plus beau moment avait été lorsqu'elle avait plongé sous l'eau pour assaillir mon intimité. Mon petit doigt me disait que je n'étais pas au bout de mes surprises avec Ziva.

En entrant dans la pièce, j'avais bien entendu aperçu l'immense lit de princesse, ou dans le cas qui nous occupe de reine. Je nous y voyais déjà en train de passer un moment agréable toutes les deux... Il fallait que je me sorte ce genre d'idées de la tête! En laissant vagabonder mon esprit ainsi, Ziva avait pu me prendre par surprise et me plaquer contre la porte de sa salle-penderie. Cette étreinte surprise était pleine de tendresse et j'en savourais chaque instant.

- Je te remercie pour tout mon amour.

Sur ces paroles, je suis allée me choisir une tenue. Les vêtements de Ziva n'étaient pas tout à fait à ma taille, si bien que j'avais décidé d'opter pour quelque chose qui pourrait s'agencer avec mes chaussures : un pull bleu pâle et une jupe blanche à motifs. Le tout me donnait une allure plutôt sage.

Étant désormais présentable, je suis allée m'asseoir au pied du lit pour expliquer à Ziva comment j'envisageais de passer le reste de la soirée. Après nos dernières péripéties, je voulais qu'elle se repose. Elle en avait déjà fait bien assez pour moi. J'allais donc passer un coup de fil à mon hôtel pour que l'on me livre mes effets personnels ainsi qu'on bon repas à partager, le tout aux frais des contribuables britanniques. Avant que ma compagne ne proteste, j'avais posé un doigt sur ses lèvres.

- Chut... C'est le minimum que je puisse t'offrir en retour... Tout ce que tu as à faire est de m'indiquer le chemin de ton cellier et je m'occupe de tout le reste.

Ziva acceptait que je prenne les choses en main. Le reste de la soirée s'annonçait donc tranquille et me laisserait le temps de faire des plans pour les jours à venir. Officiellement, je reprenais le service dans 5 jours et je comptais bien profiter de mes temps libres pour découvrir un peu la région de Washington au bras de ma belle israélienne...