CHAPITRE 2.

Il est temps de changer…

POV Charlie.

-Je rêve mon vieux ou t'es totalement raide dingue de cette fille ?

-Euh, Ron, c'est qui le plus vieux ici ? C'est qui qu'a mis 7 ans à embrasser la fille qu'il aime. C'est qui qu'est censé donner les conseils ?

-Charlie, arrête. Si George n'était pas totalement déprimé, que Bill ne serait pas en train de batifoler avec Fleur{k} et que Percy ne s'en foutait pas royalement des filles, on serait tous autour de toi pour te secouer comme un prunier.

-Evite de parler de Bill et Fleur comme ça, tu me donne la nausée.

-T'as qu'à pas avoir des idées tordus.

-Avoue que tu les as eus aussi.

-La ferme Charlie !

-Arrête d'âtre aussi gamin. J'ai 25 ans, je sais quoi faire. Va t'occuper d'Hermione au lieu de me faire la morale.

-Evite de trop la brusquer. Après tout, elle est grecque.

-Et alors ?

-Attends, je rectifie, les Grecs ont des réputations de Chauds Lapins. Peut-être même plus que les italiens.

-Ron, tu ferais mieux de courir avant que je t'étripe !

-C'est bon, c'est bon, je m'en vais ! Je vais voir Hermione ! Dit Ron en levant le bras.

-Evite de t'engrumeler avec elle tant qu'il y a Ambre !

-Non, t'inquiète pas, on ne fera rien devant ta petite chérie...

-Tu cherche vraiment ta mort, toi !

J'avais jeté un sort d'impassibilité sur la porte de la chambre de Ron quand ce dernier m'avait tiré de la cuisine pour, comme il l'a dit « discuter sérieusement ». Il était 5 heures de l'après-midi, et il restait encore 3 heures avant qu'ils mangent... Ça allait être les trois pires heures de ma vie. On avait beaucoup parlé ce soir-là, et je lui avais raconté des trucs un peu...Intime sur moi. Et elle avait fait de même. J'avais appris qu'elle avait laissé tomber la magie pour Kustos car elle avait peur qu'il parte si elle lui révélait qui elle était vraiment et qu'aujourd'hui elle n'arrivait pas à utiliser certains sortilèges.
Elle m'avait dit en riant que Kustos lui avait plu parce qu'il avait des muscles et qu'il avait de beaux cheveux bouclés et un peu trop long. Tout tournait autour de ce moldu. Elle aimait aussi son boulot. Etre journaliste lui plaisait. Pendant un long moment elle s'occupait de la rubrique « La vie des moldus. » car elle les côtoyait chaque jour. J'étais un peu paniqué à l'idée de passer trois heures à chercher un sujet de conversation intéressant pour ne pas qu'Ambre s'ennuie. Je sortais donc de la chambre et je retournais au salon pour voir si Ambre n'était pas traumatisée par ma famille de dingue. Mais dès lors que je passais un pied dans la cuisine, Ginny me hurla dans les oreilles pour me proposer une partie de quidditch. Ambre avait l'air enthousiaste. Pas l'air le moins du monde traumatisée...

« Les équipes, les équipes ! Moi, je me mets avec Harry ! Et avec Ron ! Et Georges !

-Euh Gin, tu favorise Harry à moi, ton frère adoré ?

-Tu seras avec Ambre et Percy, t'inquiète pas !

-Je veux que Georges joue avec moi. Bill sera ton batteur. Hermione jouera l'arbitre. Mais Ambre occupe quelle place ?

-Poursuiteuse. Dit l'intéressée.

-Parfait. C'est partit ?

-C'est parti !

La partie se termina rapidement. Harry était bien trop fort pour moi. Malgré cela, l'équipe d'Harry gagna de peu car Ambre était une poursuiveuse d'enfer. Ginny et elle se battaient la balle constamment. Quand Harry me tendit la main, en guise de fair play, il me glissa dans l'oreille:

« Elle est parfaite pour toi. »

J'eu du mal à comprendre la signification de ses paroles. Mais lorsque j'eu compris et que je voulu répliquer, Harry et tout le reste du groupe avait disparu. Sauf Ambre, qui me souriait.

« Tu es plutôt doué au quidditch !

-Merci. Je tiens ça de ma mère. »

Blanc. Il pleuvait depuis le début de la partie et les cheveux d'Ambre commençaient à onduler.

« Tes cheveux bouclent.

-C'est pas vrai ? Oh non, je déteste ça ! »

Elle prit une de ses mèches de cheveux avec deux de ses doigts et l'observa.

« Tant pis. Je crois bien que dans ce pays, je n'arriverais jamais à avoir des cheveux lisses une journée entière.

-Il arrive de faire beau, tu sais.

-J'espère bien !

-Allez viens, on doit nous attendre. »

Et naturellement, comme si de rien, je l'entourais de mon bras et la serra contre moi. Elle posa sa tête contre mon épaule et nous marchâmes ensemble, côte à côte pour rentrer au terrier. Je me sentais bien auprès d'elle. Mais la pluie se fut bien plus forte d'un seul coup. Nous nous mîmes à courir mais elle trébucha dans la boue et éclata de rire. Elle essaya de se relever, sans succès, avant de retomber sur les fesses. Je l'aidais à se remettre sur pied. Mais elle eut du mal à marcher. Elle avait dû se fragiliser la cheville en tombant. Elle sautillait sur un pied, et je l'aidais comme je pouvais.
Je la taquinais légèrement sur sa chute et nous arrivâmes hilare dans la maison. Bien évidemment, tout le monde nous regardait.

«Je crois que je me suis fait mal à la cheville. »

Elle était si jolie avec son air coupable... Dès que cette pensée traversa mon esprit, je compris.
Elle me plaisait. Physiquement et moralement. Il y avait une sorte d'alchimie qui nous reliait. Dès le premier soir où je l'ai rencontrée, elle m'a charmée. Je ne dirais pas que je suis amoureux, non. En tout cas, pas encore.

« Charlie, tu aurais dû la porter. Elle a peut-être eu encore plus mal en marchant ! Me disputa ma mère. Porte-la sur le canapé !

-Ok. »

Je soulevais Ambre, un peu gêné et la déposait sur le canapé. Ma mère discuta rapidement avec elle, parole que je n'écoutais pas, ou alors, qu'à moitié. Puis ma mère fit apparaître une potion qu'Ambre avala sans broncher. Elle tomba dès lors dans les bras de Morphée.

*
POV Ambre

Nue, je m'observais dans le miroir. Rien n'avait changé, mais je me sentais étrangement bizarre sans savoir pourquoi. J'enfilais ma chemise de nuit en soie, attacha mes cheveux avec une des pinces qui trainait sur la coiffeuse et souleva la couette de mon lit pour aller dormir. Je me tournais, et je retournais encore et encore sans trouver le sommeil. J'étais pourtant fatiguée... Mais rien n'y faisait, je ne dormais pas. Quand tout à coup, un résonnement venant de la fenêtre m'interpella. Quelqu'un frappait au carreau. Je sortais de mon lit et alla ouvrir. C'était Charlie. Je ne pus me retenir de sourire. Il me rendait heureuse, que je le veuille ou non. Il était trempé sur son balai, et son tee-shirt moulait ses muscles. Je devais le reconnaître, le mauvais temps en Angleterre avait ses avantages ! Mon dieu ce qu'il était sexy !

« Je peux ? »

De pire en pire. Sa voix était basse, langoureuse et obligeante. Comment refuser ?

« Bien sûr » Dis-je avec un sourire magnifique.

Il pivota et entra dans la pièce du chaudron baveur. Charlie descendit du balai et posa ce dernier à terre.

« Retire ton tee-shirt, je vais le sécher. »

C'est moi qui ai dit ça ? Mais je voulais souffrir ou quoi ? Je suis masochiste, c'est ça. Déjà que j'avais du mal à ne pas lui sauter dessus et lui arracher ses vêtements à ce moment précis, comment allais-je faire lorsqu'il sera torse nu ?

« Je peux le faire, tu sais.

-Non, je vais te montrer la méthode moldue. »

Ambre, arrête. Mais le voir torse nu…

« Comme tu veux. »

Il souleva son haut et comme prévu, des sublimes tablettes de chocolats m'apparurent. Il me tend le tee-shirt et je fis apparaître un feu dans la cheminée, un fil au-dessus ainsi qu'une pince à linge. J'accrochais le tissu, non sans avoir pu m'imprégner de sa délicieuse odeur avant.

« Viens te réchauffer près du feu avec moi Charlie.

-J'arrive Amb'. »

Il me rejoignit, s'assit en tailleur et regarda les flammes danser dans la cheminée. Je pris place sur ces jambes, non sans réprimande de la voix intelligente, il m'entoura de ses bras, étaux de protections autour de moi, et caressa mes cheveux de sa main grande et douce. Ma pince le gênait. Il la retira donc et laissa ma cascade de cheveux bruns tomber sur mes épaules.

« Tu es tout mouillé Charlie. Me permis-je de remarquer.

-Je sais, c'est pour ça qu'on est là.

-Je préférais retourner dans mon lit. Viens si tu veux. »

Je me relevais et retourna sous la couette...

Je me relevais brusquement et ma respiration se hacha. Je fermais les yeux rapidement et les rouvrit. Je m'asseyais sur le bord du lit, revenant à la réalité. Je soupirais et posa une main sur mon front: Ce n'est qu'un rêve, ce n'est qu'un rêve. Puis, j'entendis un léger rire: Charlie m'observait, le sourire au lèvre.