Hey hey !

Bien le bonjour :)

Je m'excuse du retard de publication ... Une petite chute à mon entrainement m'a mis mon genou et mon coude en vrac ...

Merci à ma petite Lyly et à vous, qui reviewer !


Lilijoy : Merci pour ta review, n'hésites pas à faire partager si tu aimes toujours ;)


- Et Brice ?

- Je suis sûre qu'il ne va pas me tromper, il reste avec son père dans le Bronx !

- Et les rats seront où ?

La tête de mon amie restera pendant très longtemps dans les annales. Rien de tel qu'une bonne soirée entre amis pour bien rigoler et reprendre son train- train quotidien avec plus de sérénité.

Je salue mon amie pour reprendre la route vers mon logis. Une fois chez moi, je m'installe dans mon coin paisible pour essayer de réfléchir tranquillement. Mon regard se perd vers Central Park où la neige recouvre les conifères.

Je la regarde voltiger et se loger sur toutes les surfaces. Malgré toutes mes tentatives, rien n'y fait, le regard glacial de Volturi de cet après-midi me tourmente encore.

Chapitre 3 (Alice)

La semaine de Noël est l'une des plus importantes à la galerie d'art. Tous les plus grands ont besoin de cadeaux originaux, alors pourquoi pas une toile ?

Je conseille au mieux les habitués comme les nouveaux en quête de nouvelles sensations. Pour moi, les tableaux sont les miroirs de l'âme du peintre. Il y exprime une émotion qui fait vibrer nos cœurs. Certaines personnes sont plus sensibles que d'autres face à ces assemblages de perceptions peintes à nues sur des toiles auparavant immaculées de blanc.

- J'ai une très bonne nouvelle, s'exclame Jacob de bon matin.

Tanya, Sulpicia et moi-même arrêtons nos activités pour s'approcher de notre collègue. Toujours aussi class et sensuel, il arbore un sourire commercial, signe d'une bonne affaire.

- Regardez ce que je ramène.

Il tire un rideau qui protégeait une toile, la dévoilant à nos yeux.

- Oh mon dieu, un Alonso ! Mais comment ? Hurle notre patronne, hystérique.

Jacob nous explique que durant ses recherches de tableaux, il l'a trouvé dans une brocante dans le Connecticut.

Tanya semble totalement désintéressée, la pauvre, elle n'y connait vraiment rien. Personnellement, je suis aussi excitée que ma chef. Un Alonso! Je m'approche pour mieux admirer sa technique. Ce peintre, disparu il y a plus de 30 ans, a laissé derrière lui une magnifique collection. Toutes ses œuvres sont pleines de couleurs et de paysages de l'époque. Bien évidemment, plus l'artiste est renommé et en plus décédé, plus ces œuvres ont de la valeur.

J'observe chaque coup de pinceau qui a fait sa célébrité. Le paysage, la campagne du Connecticut, région dont il était originaire, me semble familière. On y découvre un champ avec des animaux typiquement de la ferme et au loin le début d'une forêt sombre. Une petite cabane semble enclavée dans la noirceur des arbres.

Les couleurs s'harmonisent parfaitement mais quelque chose m'intrigue. Pourquoi tant de douleur et de désespoir dans ce chef d'œuvre, lui qui a toujours rempli ses tableaux d'amour et de joie ?

Je me retourne vers Jacob, fier comme un paon de sa trouvaille. Je lui fais part de mes doutes qu'il balaie d'un « C'est confirmé par un expert, c'est bien de lui ».

- Je pense qu'on peut le vendre dès cette semaine, qu'en penses-tu, Sulpicia ? Ajoute-t-il d'une voix mielleuse.

- Non, j'ai une meilleure idée, nous allons le vendre durant le gala de début d'année. Cela fera grimper les enchères pour une bonne cause.

Pendant un instant, j'ai cru lire une fugace colère dans le regard de mon ami. Cependant, il sourit à notre chef en indiquant que c'est une excellente idée et que cela permettra d'amener du monde à ce gala.

La soirée en question n'est rien d'autre qu'un rituel de début d'année pour Sulpicia qui présente des œuvres et qui les fait enchérir pour reverser la moitié à une association d'enfants malades. Des personnalités artistiques ou politiques comme le préfet et même le maire de New York viennent pour le plus grand bonheur des organisateurs. C'est devenu, au fil des années, un événement incontournable pour les amoureux des arts, les personnes de pouvoir et les excentriques de la mode. Jane était excitée comme une puce à l'annonce de cette soirée. Elle avait déjà prévu nos tenues de soirée, les cousant elle-même. Elle me l'avait offerte il y a quelques jours et j'avais hâte de la porter à cette occasion.

Sulpicia demande à un de ses hommes de sécuriser ce bien extrêmement rare et précieux. Je jette un dernier regard à cette toile qui me laisse perplexe. Je tente de poser d'autres questions à Jacob qui finalement me demande sèchement d'arrêter de mettre en cause son professionnalisme.

Je me mords la lèvre et laisse tomber. Je dois surement me faire des films. Durant la semaine, je n'ai pas revu mon meilleur ami. Vient le soir du 24 Décembre où Sulpicia nous annonce qu'en deux jours, nous avons fait un meilleur chiffre d'affaire qu'en un mois, nous félicitant chaleureusement.

Je rentre chez moi, lessivée par cette semaine. Heureusement que demain est un jour férié car je n'aurais pas pu me lever.

Cette année, mes parents m'invitent avec James dans un restaurant New Yorkais pour le déjeuner. J'espère juste qu'il sera à la hauteur. Quand je pense à la première rencontre de mes parents avec James, l'été dernier dans central Park, je me sens encore honteuse.

James était arrivé, sortant tout juste du travail, dans sa salopette bleue de travail, dégoulinant d'huile de moteur avec un vieux t-shirt blanc troué sur l'épaule tandis que je portais une belle robe mauve, que ma mère était vêtue d'un ensemble perle très chic et que mon père resplendissait dans un costume bleu. Je ne peux m'empêcher de rire en repensant à la tête des principaux intéressés. Il n'avait pas eu le temps de se changer, un travail urgent de dernière minute qui l'avait même mis en retard, au grand désarroi de ma mère qui est à cheval sur la ponctualité. Celle-ci m'avait réprimandée de longues heures au téléphone, presque à me supplier de rompre avec James. Elle avait tout de suite arrêté quand je lui avais indiqué que je l'aimais et que si elle continuait comme cela, je ne reviendrais plus à la maison. La menace est parfois la seule réponse à un problème. C'est sur ces pensées que je finis par m'endormir.

Quand je me réveille à 9h, je commence à me préparer avec une robe cintrée rouge, un maquillage sans défaut et une fleur rouge en broche dans mes cheveux. Je scrute le moindre détail de mon petit appartement qui est prêt à accueillir mes invités pour un apéro ainsi que l'échange des cadeaux.

Mes parents, toujours ponctuels, arrivent les premiers. Mon père me serre fort contre lui, me complimentant toujours sur ma tenue. Ma mère, plus en retenue, me félicite pour la propreté et la décoration de mon logement. Nous échangeons quelques banalités quand la sonnette résonne une seconde fois. Mon homme, vêtu de son plus beau t-shirt noir et d'un jean bleu sans trou, se tient face à mon avec un magnifique bouquet de fleurs.

- Joyeux Noël, Alice, arrive-t-il à prononcer sans bafouiller.

Je le remercie en l'embrassant chastement. Il se tend immédiatement en voyant mon père arriver vers lui pour lui serrer la main. J'ai bien peur que ces deux mots restent les premiers et les derniers de la journée.

Ma mère lance un disque de jazz pour mettre une ambiance cosy pendant l'apéro. Nous rions beaucoup, mes parents rapportent des ragots du village tandis que je blague sur mes clients.

Un peu plus tard, après l'échange de cadeaux, nous nous préparons pour aller au restaurant. J'ai bien fait d'acheter une chemise à mon homme. Bien qu'il ne semble pas très à l'aise dedans, il est beaucoup plus présentable.

Le repas se passe mieux que je ne le pensais et j'avais tort, James commence à se dérider et à discuter avec mes parents. Plus sereine, je m'excuse auprès de la tablée pour me rendre aux toilettes avant que le dessert arrive. Une remise en beauté s'impose. Mon rouge à lèvres colore une deuxième fois mes lèvres et je m'étonne d'être si heureuse, surement l'effet de noël.

Alors que je m'apprête à regagner la table, je bouscule un homme. Je m'excuse immédiatement avant de regretter mes paroles.

- Alors, Brandon, il serait peut-être temps de t'acheter de magnifiques lunettes comme ton homme.

- Volturi, je commence à croire que tu ne peux pas t'empêcher de me suivre comme un brave toutou. Tu veux un nonos ? Répliqué-je d'une voix enfantine.

Il me saisit le bras violemment, m'attirant contre lui. Ma main sur son torse, je devine aisément son corps musclé, son parfum s'infiltre dans mes pores et j'ai l'impression de perdre pieds.

- Ne me parle plus jamais sur ce ton, Brandon, me menace-t-il.

Mon souffle s'est coupé au moment où mon regard s'est plongé dans le sien, orageux. Ma gorge est sèche, impossible de rétorquer quoi que ce soit. Sa poigne se desserre lentement de mon poignet sans pour autant me lâcher.

- Alice ? Ma chérie ? Ces mots étaient suivis de pas rapides. Je reconnais la démarche de mon ami et je m'écarte brusquement de Volturi pour apercevoir James s'avancer vers moi.

- Ah ! Tu es là, tes parents commencent à s'impatienter.

- Oui, euh, j'étais, euh… Je cherche mes mots, honteuse qu'il m'ait vue avec un autre homme.

- Tu étais avec quelqu'un ? M'interroge James.

Je me retourne pour remarquer qu'une nouvelle fois, Volturi était parti. Un peu plus loin, je distingue sa silhouette marcher à pas tranquille vers une table. Je me demande alors avec qui il a pu venir. Mon investigation est stoppée par mon petit ami qui glisse sa main dans la mienne pour m'accompagner vers nore table où le dessert m'attend.

Je m'excuse auprès de ma famille, prétextant avoir fait la rencontre d'une vieille amie. James me sourit, confiant, et commence à boire son café.

Malheureusement, je n'ai pas dupé ma mère qui me regarde avec suspicion. J'élude ses interrogations muettes par un sourire et me penche vers cette tarte au citron meringuée qui me supplie de la dévorer. Une fois mon dessert fini, je me surprends à parcourir la salle à la recherche d'une autre tête blonde que celle à côté de moi.

Sur la route du retour, James glisse sa main sur ma jambe, à moitié découverte.

- Tout va bien ma chérie ?

- Oui, oui, pas de soucis. Par contre, je pense rester à la maison ce soir.

- Ah bon ? Dit-il surpris

- Oui, je suis fatiguée.

-Oh, je vois, je l'indiquerai à ma mère dans ce cas.

- Tu m'excuseras auprès d'elle, j'espère qu'elle ne m'en voudra pas.

- Elle t'adore, donc pas de soucis.

Je souris à mon cher et tendre, heureuse d'avoir pu échapper au second repas familial de la soirée. Mes parents nous déposent en face de mon appartement et je vois James prendre son vélo pour aller chez ses parents. Au moins, sa mère sera fière de le voir en chemise, c'est tellement rare.

Une fois seule dans mon appartement, je m'affale sur le canapé. Le silence me réconforte un moment pendant que je me laisse aller dans mes réflexions.

Je repasse le film de cette après-midi. Je serre contre moi mon oreiller retrouvant la sensation d'être collée contre Volturi. Son odeur, ses gestes, sa voix, son regard, mon dieu, Alice, arrête ! Je me sens sale, je trompe James par ces pensées.

Je suis réveillée par mon téléphone.

- Allo ? Murmuré-je en découvrant l'heure, 20h.

- Alice ? Ne me dis pas que tu dormais ! Me sermonne Irina

- Très bien, donc je ne te le dis pas, ris-je

- Voyons, un jour de fête comme celui-ci ! Il faut profiter et non roupiller.

J'éclate de rire et lui raconte mon repas très long de cette après-midi et mon besoin de digérer. Bien évidemment, je terre l'affaire Volturi.

- Allez, j'arrive d'ici 20 minutes, sois prête.

- Comment ça tu arrives ?

- Allez ma biche, ce soir, on soooort !

- Ooh, Irina.

- Pas de négociation possible, je te préviens !

Et elle raccroche. Elle a toujours su avoir le dernier mot. Mollement, je me lève de mon canapé pour me préparer. Lorsque mon amie arrive à la maison, je suis vêtue d'une robe noire moulante et de mes chaussures Louboutin préférées.

- Tu es magnifique !

- Tu l'es tout autant que moi, lui souris-je.

C'est vrai, elle est radieuse dans cette robe verte qui fait ressortir ses yeux émeraude. Ces cheveux blonds ont été ramenés en un chignon compliqué qui fait à la fois sérieuse et déjantée, ce qui colle parfaitement à sa personnalité.

On boit quelques verres pour être dans l'ambiance avant d'appeler un taxi qui nous emmène à notre bar préféré, le « Jack's Bar ». La première fois que je suis rentrée dans ce bar, c'était la semaine de mon arrivée à New York. Jane m'avait assuré que c'était le bar le plus chic et le plus tendance de tout New York. De l'extérieur, il ne paie pas de mine, il a l'air d'être aussi vieux que ma grand-mère, mais l'intérieur est juste incroyable. Volumineux, un parquet ciré, des meubles récents, c'est le contraste avec la devanture.

On peut y aller en journée pour déguster un chocolat chaud ou en soirée pour oublier tous nos problèmes. Depuis le temps que j'y vais, je connais très bien Jack, le barmaid et propriétaire. C'est d'ailleurs ici même que Jane, Bree et moi-même avions rencontré nos petits amis.

Lorsque James boit de l'alcool, il se transforme en un dragueur très charmeur, je n'avais pas mis longtemps à craquer. Le lendemain avait juste été une énorme plaisanterie en voyant le beau gosse flambeur devenir un petit enfant cherchant ses lunettes pour mieux voir.

La musique forte retentit dans mes oreilles, me rendant presque sourde sur le coup. Des hommes et des femmes dansent sur la piste comme pour oublier qu'ils sont vraiment là. Irina prend ma main et on se laisse guider par le flux des personnes et leur énergie.

Les minutes et les heures se confondent et quand je vois Irina embrasser un homme, je sais que je vais rentrer toute seule ce soir.

Je m'approche tant bien que mal du comptoir pour crier dans l'oreille de Jack que je souhaite un mojito.

Il me sourit et refuse ma carte quand je la lui tends. J'arrive à lire sur ces lèvres « Cadeau de la maison ». Ah, ce Jack, il est aussi vieux en apparence que sa boutique mais jeune dans sa tête, il sait comment conserver sa clientèle.

Je lui fais un clin d'œil pour le remercier. Je trempe mes lèvres dans le breuvage qui est devenu mon meilleur ami de la soirée. Un peu plus loin, je remarque un beau brun qui me sourit, il s'approche de moi lentement, comme un félin. Je rigole en l'observant me draguer piètrement et surtout lourdement. Soudain, un mouvement de foule me fait perdre l'équilibre et je tombe directement sur lui. L'alcool ne m'aidant pas, je mets quelques secondes pour me remettre d'aplomb.

Je m'excuse, lui fais comprendre que je suis en couple, reprends mon verre et retourne m'installer à notre table. Etrangement, je me sens frustrée. Pourquoi je pense à Volturi plutôt qu'à James. De rage, je bois cul sec ma boisson.

L'alcool me fait tourner la tête et je me sens de plus en plus lourde, comme vidée de toute pensée. Mon corps fonctionne, quelqu'un me guide mais tout semble si flou.

Le lendemain matin, je me retrouve chez moi, dans mon lit. Je n'ai aucun souvenir de la soirée, si ce n'est où j'étais et avec qui j'étais.

Je me lève, complément amorphe. Quelle étrange sensation de vide en moi. Il est 9h30 du matin et je me prépare pour aller donner mon sang. Petit rituel de fin d'année, c'est une bonne action que tout le monde devrait faire au moins une fois dans sa vie.

Une tunique et un slim font parfaitement l'affaire. C'est surtout histoire d'être confortablement installé pour ce moment.

Arrivé devant le stand, je relis les différentes conditions pour donner son sang :

- Etre âgé de 18 à 70 ans, c'est bon.

- Ne pas être à jeun, c'est bon également.

- Etre en forme ? Je me sens un peu engourdie mais je pense que c'est d'avoir dormi tout habillée dans le canapé qui me rend stone.

- Peser au minimum 50 kilos, c'est bon également.

- Ne pas être enceinte, aucun risque de ce côté tout comme les relations sexuelles. La dernière fois que James m'a touchée, il s'est évanoui en voyant mes sous-vêtements sexy achetés pour l'occasion.

- Pas de piercing, ni de tatouage ni de traitement médical et encore moins de drogues.

Parfait ! Je replis le questionnaire et attends qu'une infirmière me prenne en charge. Je la regarde poser la perfusion et mon sang couler dans une poche transparente.

Peut-être que grâce à cela, je pourrais sauver des vies. Je garde mes réflexions qui me tirent un léger sourire.

Une fois ma bonne action faite, j'observe l'infirmière prendre la poche de sang et l'étiqueter comme un précieux trésor.

Je me sens légère et un peu nauséeuse après cette opération. Alors que je vais pour prendre un taxi, mon téléphone sonne. Je souris en voyant le nom d'Irina s'afficher.

- Alors, tu as serré hier soir ? Dis-je en préambule

- Alice, j'ai une mauvaise nouvelle.


Pensée du jour : Salut toi, je t'offre un cocktail de Reviews ?