Hello tout le monde! Je n'ai pas grand chose à raconter sur ce chapitre-ci donc je vais tout de suite vous laisser avec le chapitre ! Bonne lecture!

Dramione love (prologue): C'est cool que l'effet que voulais faire en intriguant mes lecteurs soit réussi. Merci beaucoup pour ton commentaire, j'espère que tu continueras à donner ton avis.

dramione love (chapitre un) : Merci pour tes compliments ! Surtout, continue à commenter, ça m'encourage beaucoup pour la suite !

Chapitre 2: deux ans.

Je me doutais que Narcissa allait être bouleversée en apprenant qu'Hermione rêvait. Mais il n'y avait rien d'étonnant: je savais que ma fille serait comme moi. Et puis je voulais qu'Hermione ait l'enfance la plus normale possible: elle serait ainsi à l'abri de tous les dangers qui la menaçaient. Ignorer tout d'elle-même et de moi serait le meilleur moyen de la protéger, de nous protéger. Je suis persuadée qu'elle et le fils de Narcissa vont très bien s'entendre. Je ne voulais pas imposer Hermione à qui que ce soit, mais Narcissa et Lucius semblent enchantés de l'accueillir, même si je sais qu'ils se sentent parfois coupables de me « voler » ma fille. Mais c'est mon choix et je ne leur en veux absolument pas.

OoO

Alors qu'ils finissaient leur petit-déjeuner, Lucius et Narcissa aidaient leurs enfants à manger. Ceux-ci avaient maintenant grandi et étaient quasiment capables de manger tous seuls, même s'ils avaient encore un peu tendance à éparpiller la nourriture autour de leur assiette.

Les deux adultes regardaient avec amour et tendresse leurs deux enfants, comme s'ils étaient la plus belle chose au monde. Ce qui était sûrement le cas, à leurs yeux. Le couple semblait vraiment heureux et épanoui. Voldemort n'était plus et ils avaient une famille, une magnifique famille.

Le manoir avait bien changé depuis la chute du Seigneur des Ténèbres. A son époque, il était froid et sombre, tel un gigantesque et sinistre sous-sol. La discrétion y avait été le maître mot, pour que personne ne soupçonne le bâtiment d'abriter le quartier général de ce tyran.

A présent, il était lumineux, décoré de couleurs vives que Lucius et Narcissa n'auraient autrefois jamais pu voir sur les murs. Après cette lugubre époque, ils avaient entièrement refait le manoir, dans l'espoir de passer à autre chose et d'être le plus heureux possible avant le retour du Mage Noir. Les anciens Mangemorts savaient qu'il finirait par revenir. Tout le monde avait entendu l'histoire de Peter Pettigrow qui avait trahi ses amis et tous ceux qui l'aimaient, pour rejoindre une seule et unique cause : celle de Voldemort. Mais ce dernier avait été vaincu par un bambin, sauvé grâce à l'amour de sa mère. Quant à Peter Pettigrow, il n'abandonnerait jamais son maître et trouverait un moyen de le ramener parmi eux.

Autrefois, Narcissa aimait que tout soit bien droit, bien carré, mais aujourd'hui, la vue des jouets qui traînaient çà et là la remplissait de bonheur. Leur intérieur n'en était que plus vivant, et avec tous les cadres accrochés au mur, il ne faisait nul doute que des enfants vivaient ici. Des tableaux de toutes sortes ornaient les cloisons. Des paysages, français notamment, où la petite famille aimait se rendre pendant l'été, des portraits de Drago seul ou avec Hermione. D'autres encore où la petite fille était seulement représentée avec ses parents adoptifs. Toutes sortes d'œuvres plus jolies et vivantes les unes que les autres trônaient ainsi sur la table, la cheminée, la commode, le buffet ou tout simplement au mur du salon. Et enfin, dans un coin de la pièce était posé un tout petit cadre, où une femme bougeait et observait la famille.

« -Tu aimes notre nouvelle maison ? Demanda Lucius à sa femme en brisant le silence.

-Évidemment, elle est tellement belle et joyeuse. Comment faisions-nous avant, pour vivre dans cette noirceur ?

-Je n'en ai aucune idée, tout était si triste. »

Les deux parents se regardèrent en souriant, les yeux brillants.

Pour Lucius, ce serait bientôt l'heure de partir au travail tandis que sa femme resterait au manoir pour s'occuper de leurs enfants.

Comme chaque jour depuis deux ans, Narcissa ne se demandait même plus ce qu'elle allait bien pouvoir faire de sa journée : elle savait que même sans rien prévoir, elle allait être bien remplie et surprenante, comme toutes les autres. La vie de maman réservait bien des surprises.

Un jour, alors qu'elle venait d'installer Hermione et Drago à table, elle était allée aux toilettes et avait retrouvé la cuisine sens dessus dessous, saccagée par les deux petits diablotins, qui souriaient gaiement comme si de rien n'était. Elle avait passé son après-midi à tout nettoyer. Narcissa était le genre de mère qui donnerait tout pour ses enfants et pourrait se sacrifier pour eux. Elle était, comme disaient les moldus « une mère poule ».

Jamais ses journées n'étaient ennuyeuses ou routinières. Elle n'avait plus le temps de lire ni même de prendre un bain. Ce n'était pas facile, mais elle n'aurait changé de vie pour rien au monde. Avec deux enfants, chaque journée pouvait receler une montagne d'imprévus, mais avant cela, elle devait d'abord choisir par quoi elle allait la commencer.

Elle décida que ce serait par la toilette des deux bambins, car bien qu'ils commencent à être grands, la présence de Narcissa dans la salle de bains demeurait indispensable.

Avant que Lucius ne parte au Ministère de la Magie, Narcissa parla longtemps avec son mari, tout en surveillant du regard ses enfants qui finissaient d'accomplir leur premier défi de la journée : terminer seuls leur assiette. Quand Lucius décida qu'il était l'heure pour lui d'aller travailler, il embrassa sa femme, puis son fils et sa fille sur le front. Les petits faisaient à présent la course, pour savoir qui serait le plus rapide à finir son déjeuner. Ils étaient aussi concentrés que deux chasseurs aguerris à l'affût d'un Botruc*.

Quand ils eurent enfin fini leur compétition, remportée haut-la-main par Drago, Narcissa les emmena d'abord dans leur chambre pour choisir leurs vêtements du jour. C'était une très belle chambre, meublée de commodes, d'une armoire et de deux lits d'enfants. Elle se dirigea vers l'armoire pour y saisir deux tenues propres et passa ensuite dans leur salle de bains équipée de deux grandes bassines, qui servaient de baignoire aux enfants. Elle les remplit d'eau chaude et lorsque ce fut fait, Narcissa déshabilla les deux petits qui plongèrent instantanément dans les bassines.

Pendant que Drago se faisait laver, Hermione barbotait. Le garçonnet grogna lorsqu'un peu de mousse gicla dans ses beaux yeux bleus avant d'éclater en sanglots bruyants, jusqu'à ce que Narcissa le rince à l'eau claire. Ce fut ensuite au tour d'Hermione. Drago était propre comme un sous neuf, et Narcissa esquissa un sourire en pensant que la couleur de ses cheveux mouillés lui rappelait étrangement celle des Gallions. Hermione ne reçut ni savon, ni shampoing dans les yeux et Narcissa ne remarqua rien d'anormal chez elle. Ce fut seulement en la rinçant, lorsque toute la mousse parfumée qui la recouvrait fut dissipée, qu'elle s'aperçut avec effroi que les deux premiers orteils de son pied gauche avaient disparu. Elle passa sa main plusieurs fois sur l'endroit où auraient normalement dû se trouver les orteils : ils étaient bien présents, simplement et étrangement invisibles.

Narcissa, qui avait laissé un instant la panique l'envahir, s'efforça de souffler, car, après tout, il n'y avait sûrement rien de grave : ce n'était peut-être que la magie de l'enfant qui était en train de se développer. Après tout, elle connaissait bien une amie dont l'enfant avait perdu une main entière, avant que celle-ci ne refasse son apparition quelques secondes plus tard, comme par magie (ce qui était effectivement le cas).

Narcissa perdait son temps à regarder le pied de son enfant. Se disant qu'il ne servait à rien de rester en plan, attendant de voir réapparaître la partie manquante d'Hermione, Narcissa prit Drago dans ses bras, lui fit un bisou sur le front en passant, et le sécha avec une serviette toute douce et tiède. Elle habilla ensuite son fils à l'aide des vêtements qu'elle avait choisis, avant de l'emporter dans sa chambre pour qu'il puisse jouer le temps qu'Hermione soit prête à son tour. Elle répéta la même opération avec cette dernière, n'oubliant surtout pas de l'embrasser pour la récompenser d'avoir été sage.

Quelle ne fut pas sa surprise en voyant que les orteils d'Hermione n'étaient pas réapparus. Pourtant, elle était persuadée que son hypothèse était la bonne. Désemparée, elle décida qu'il était peut-être nécessaire de consulter Lucius.

« -Dobby ! », cria-t-elle d'une voix inquiète.

Il ne fallut que quelques instants à l'elfe pour Transplaner devant elle, glissant presque sur le sol humide de la salle de bains lorsqu'il s'inclina sous les yeux de sa maîtresse.

« -Dobby est là, maîtresse Narcissa. Que peut-il faire pour vous ?

-J'aimerais que tu surveilles Drago et Hermione pendant que je vais chercher Lucius. J'ai besoin de lui, de sa présence pour me rassurer.

-Tout ce que vous voulez, maîtresse Narcissa. Dobby est enchanté de pouvoir vous être utile. »

Dobby resta dans la chambre des enfants pendant que sa maîtresse retournait dans la salle de bains pour finir de préparer Hermione. Quand cette dernière fut fin prête, Narcissa transplana sans attendre plus longtemps au Ministère de la Magie.

OoO

En arrivant au Ministère, Narcissa trébucha en atterrissant, à l'instar de son elfe quelques minutes auparavant, mais évidemment pas pour la même raison. Elle se reprit aussitôt, gênée à l'idée que toutes les personnes présentes auraient pu la voir. En se redressant, elle reprit contenance, son visage à nouveau froid et sans émotion.

Derrière son masque, elle se sentait bien : les gens autour d'elle la regardaient avec respect, mais aussi avec une once de jalousie. Car oui, les Malefoy étaient enviés. Ils étaient beaux, riches, intelligents et surtout heureux. Leur famille avait tout pour elle… mais un immense secret pesait sur leurs épaules. Personne ne connaissait la vérité et il ne fallait surtout pas que quelqu'un l'apprenne. Les seules personnes qui étaient au courant, étaient la famille Malefoy elle-même et une poignée d'autres. Leur secret était bien gardé, l'existence d'Hermione devait rester secrète et ils avaient donc pris toutes leurs précautions : tous ceux qui étaient dans la confidence avait dû se soumettre au serment inviolable. Même si Narcissa et Lucius avaient confiance en leurs amis, on n'était jamais sûr de rien. Peter Pettigrow l'avait bien prouvé.

En traversant l'immense hall, beaucoup de visiteurs, de connaissances ou bien d'employés du ministère la saluèrent.

Elle se demanda dans un premier temps, à qui elle pourrait demander où était son mari. Elle ne trouva le nom de cette personne que quelques minutes après avoir commencé à réfléchir : madame Zabini. Elle travaillait dans le même département et la quasi-totalité de leurs travaux s'effectuait en commun. Si elle trouvait madame Zabini, elle trouverait Lucius.

Après plusieurs dizaines de minutes de recherches infructueuses, Narcissa commença à perdre patience. Où Lucius pouvait-il bien être ? Elle traversa le Ministère, en passant par le département des aurors, des mystères et beaucoup d'autres.

Cela faisait maintenant près d'une heure que Narcissa était arrivée, et perdant espoir de trouver son mari, elle entreprit de retourner dans le hall pour rejoindre sa maison.

Alors qu'elle allait traverser les flammes vertes, un bras la retint, lui faisant presque mal. Son mari était enfin là, devant elle, mais maintenant qu'elle l'avait trouvé, plus aucun son ne semblait vouloir sortir de la bouche de Narcissa. Alors que Lucius attendait une explication, sa femme ne bougeait pas d'un poil, consciente qu'il n'aimait pas qu'elle vienne le voir au ministère.

« -Narcissa ?! Que fais-tu ici ? Tu ne t'occupes pas des enfants à la maison ? Tu ne les as quand même pas laissés seuls ? Quelle est la raison de ta visite à mon travail ? »

Estimant que les premières questions n'étaient pas importantes, elle ne répondit, bien qu'indirectement, seulement à la dernière interrogation.

« -C'est au sujet de..., commença Narcissa, de... hum... tu sais, d'Hermione... » acheva-t-elle en baissant d'un ton au moment de prononcer ce dernier mot.

Aucune expression étonnée ne vint troubler le visage impassible de Lucius et pour cause : il savait pertinemment qu'un nuage de mystère planait au-dessus de cette enfant. Sa mère n'avait rien dit à ce sujet, les suppliant simplement de ne révéler à personne qui était sa famille, sa mère. Le reste, c'était à eux de le découvrir.

Lucius prit la parole, adoptant le même ton que sa femme quelques secondes plus tôt :

« -Viens dans mon bureau, j'imagine que c'est au sujet de son secret. »

Ils montèrent ensemble, sans un mot, jusqu'au lieu de travail de Lucius. Une fois à l'intérieur, ce dernier ferma la porte à clé et se tourna immédiatement vers sa femme avec un regard interrogateur.

Sans attendre que son mari prenne la peine de poser une question, Narcissa commença à raconter ce qu'il s'était passé après le départ de Lucius, un peu plus tôt dans la matinée :

« -Commençons par le commencement : après que tu sois parti, j'ai emmené Hermione et Drago dans leur salle de bains pour les laver. Jusque-là rien d'anormal, c'est après que ça devient étrange : alors que je rinçais Hermione, je me suis aperçue que ses orteils étaient devenus invisibles. Je ne me suis pas inquiétée, pensant que c'était sa magie qui se développait. J'ai donc fini de préparer Drago et Hermione et alors que j'étais en train de l'habiller, j'ai vu que ses orteils n'étaient pas réapparus. Ils sont bien là, on peut les sentir, mais ils sont complètement transparents. Qu'en penses-tu ? Pourquoi ses orteils ont-ils disparu, oh, Lucius, je suis si inquiète. Et s'il était arrivé quelque chose à Hermione depuis que je suis partie ? Je n'aurais jamais dû les laisser.

-Attends, tu as laissé nos enfants tous seuls ?

-Mais non voyons, j'ai demandé à Dobby de les surveiller en attendant mon retour. Je ne suis pas assez sotte pour les laisser seuls.

-Écoute, je ne sais pas ce qu'il se passe, je n'en ai aucune idée. Nous allons rentrer et tu vas te reposer, je prends ma journée et je m'occuperai de Drago et Hermione. »

Narcissa acquiesça d'un signe de tête, tout en se demandant si ce n'était pas une façon de lui dire qu'elle devait prendre soin d'elle. Et si Lucius ne l'aimait plus parce qu'elle ne prenait plus de temps pour elle ? Peut-être la trouvait-t-il moins belle qu'avant ? Non, elle devait arrêter de se poser ce genre de questions : Lucius aimait sa femme plus que tout au monde, il suffisait de voir comment il se comportait avec elle.

Narcissa se posta près de la fenêtre, attendant que son mari finisse d'écrire le mémo volant qu'il enverrait au Ministre. Quand ce fut fait, ils transplanèrent sans remarquer qu'un étrange scarabée avait pénétré dans la pièce par la porte ouverte.

OoO

Narcissa arriva directement dans sa chambre. Elle souffla un bon coup, en essayant d'assimiler tout ce qu'elle avait vécu, mais ce n'était pas évident. Elle savait cependant qui allait pouvoir l'éclairer à ce sujet. Au lieu d'aller dormir comme son mari le lui avait conseillé, elle s'assit au bureau de sa chambre. Avant de prendre le parchemin et l'encre qui allaient lui servir à rédiger sa lettre, elle réfléchit à une manière correcte de retranscrire ses sentiments. Après quelques minutes de réflexion, Narcissa finit par trouver les mots adéquats et avant d'oublier ce qu'elle avait en tête, elle se saisit rapidement de sa plume et la posa sur le papier.

Ma chère amie,

j'espère que tu te portes bien.

Je suis très inquiète pour Hermione, ce matin, en lui faisant prendre son bain, je me suis aperçue que les premiers orteils de son pied gauche étaient transparents, totalement invisibles, cependant toujours palpables.

Je me sens totalement impuissante et chamboulée.

Dis-moi que c'est normal, malgré son jeune âge et que c'est seulement sa magie qui s'exprime.

Comme d'habitude, retrouvons-nous à la cheminée, je ne quitterai pas ma chambre.

Affectueusement, Narcissa.

Après avoir écrit ces quelques mots, elle envoya sa lettre. Ne sachant plus quoi faire pour se changer les idées, Narcissa décida de suivre les conseils de son mari et partit s'allonger.

Cependant, elle ne trouva pas le sommeil : trop de questions tourbillonnaient dans sa tête.

Les orteils d'Hermione allaient-ils réapparaître ? Et en premier lieu, pourquoi avaient-ils disparu ?

Narcissa ferma les paupières, espérant de tout cœur que son amie soit en mesure de répondre à ses questions.

Voilà, c'est tout pour ce chapitre-ci. J'espère que vous avez pris du bon temps à lire, et que vous allez commenter vos impressions. A bientôt !

*Botruc (Bowtrukle) :

Classification du Ministère de la magie : XX (Inoffensif/ Peut être domestiqué)

Le Botruc est une créature gardienne des arbres, présente principalement dans l'ouest de l'Angleterre, le sud de l'Allemagne et certaines forêts scandinaves. Elle est extrêmement difficile à repérer en raison de sa petite taille (vingt centimètres de hauteur maximum) et de son apparence semblable à un mélange d'écorce et de brindilles, avec des petits yeux marron.

Le Botruc, qui se nourrit d'insectes, est un animal paisible et extrêmement timide, mais, si l'arbre dans lequel il vit est menacé, il arrive qu'il bondisse sur le bûcheron ou le forestier qui tente de s'en prendre à son logement et qu'il lui crève les yeux à l'aide de ses longs doigts pointus.

Une offrande de cloportes suffira à calmer le Botruc.

Informations sur la mère de Blaise Zabini :

La mère de Blaise Zabini est une sorcière célèbre pour sa beauté. Elle a été mariée sept fois et chacun de ses époux est mort mystérieusement en lui léguant toute sa fortune.

Son nom est totalement inconnu.

P.S. : Est-ce que ça vous intéresse de mettre, comme plus haut, des informations sur ce que j'écris au cours des chapitres ?