Bonsoir chers lecteurs ! Continuons à suivre notre petite Koiko dans ses retrouvailles ! Je remercie les personnes qui me suivent dans mes écrit. Je fais un gros bisous et dit un grand merci à deux personnes en particuliers : Rinne-chan et Ameko-chan pour leur reviews qui me font chaud au coeur et leur enthousiasme à suivre mes fictions ! Un grand merci à vous deux ! Evidemment je n'oublies pas les autres :) !
Sur ceux, je vous souhaite une bonne lecture et laisser vos avis !
Chapitre 3
Il enlève les derniers mètres qui les séparent pour l'enfermer dans son étreinte. Ses deux bras serrent ce corps, de peur qu'il disparaisse. Mais elle ne partira pas, elle est bien réelle. Comment ? Pourquoi ? Sa fille, sa petite fille est là, dans ses bras. Lui qui ne pensait plus jamais la revoir, la toucher, lui parler. Il n'aurait jamais du se retrouver. Leur destin avait été tracé, il y a maintenant 23 ans. Koiko est heureuse. Les larmes de joie coulent lentement. C'est cette étreinte, cette chaleur qu'elle recherche depuis si longtemps. La sécurité éprouvée dans ces bras. L'impression d'être à l'abri du malheur. L'étreinte de cet homme qui est son père. Naruto se dégage et attrape le visage de sa fille entre ses mains. Il veut détailler son enfant, regarder l'incroyable beauté et force qui s'en dégage. Une peau pâle, aux allures de poupée des cheveux d'un doux blond, fins et longs et ses yeux. Ses deux orbes bleu translucide. Frappant, attendrissant, fantomatique, inoubliable. Un regard qu'il a gravé dans les moindres détails. Koiko aussi dévisage son père. Mettre un visage sur le mot « papa », quelle sensation ! Quel âge a-t-il maintenant ? Surement quarante-cinq ans, peut-être un peu plus. Son visage rond aux traits chaleureux, sans aucune once de sévérité un teint mat qui fait parfaitement ressortir la blondeur de ses cheveux chevelure indomptable au passage des traits qu'on pourrait assimiler à des moustaches trônent sur ses joues enfin son regard. Bleu océan, emplis de joie et de malice. Elle pourrait rester des heures à les détailler.
- Tu as tellement grandi… murmure Naruto
- Enfin je vois l'homme que j'appelle « papa ». Dit-elle d'un soulagement.
Naruto ne peut s'empêcher d'éprouver de la peine pour son enfant. Alors le sceau est toujours en place. Il distingue parfaitement la petite ombre sur le cou de Koiko. Il doit bien reconnaître que le travail a été fait avec soin. Il est même étonné qu'il n'y ait aucune fissure. Avec le temps, il n'aurait pas été surprenant de voir le sceau se fragiliser. Mais il ne devrait pas être surpris. Après tout, ELLE a tout fait pour que ça n'arrive pas. Si Koiko ne s'était pas entêtée à les retrouver, elle n'aurait même pas cet échange. Il présente une chaise à sa fille, elle y prend place. Lui s'assoit dans son siège en lui offrant un sourire éblouissant. Un sourire qui donnerait la joie à n'importe qui. Un rayon de soleil dans les ténèbres. Naruto reprend l'observation des traits de son enfant. Cette dernière regarde le paysage au travers de la baie vitrée. Son teint pâle avec une peau de porcelaine, une longue chevelure délicate, son visage doux et calme… il pourrait presque calquer leur image. Il laisse échapper sa pensée dans un murmure.
- Tu lui ressembles tellement…
La jeune femme reporte son attention sur son père, un sourcil haussé de surprise. Il a prononcé sa phrase avec une extrême tendresse et nostalgie. De la passion tout en douceur. Parlerait-il de sa mère ? Elle ne pensait pas trouver de tels sentiments dans sa voix. Dans ses souvenirs, ils étaient déchirés. Leur relation ne tenait qu'à un fil, extrêmement faible. Koiko a bien entendu remarquer l'alliance de son père, et se doute qu'il a refait sa vie avec une autre. Elle avait beau n'avoir que cinq ans, elle avait parfaitement compris qu'il n'y aurait plus rien.
- Vraiment ? Je me disais le contraire.
- La couleur de tes cheveux et de tes yeux sont de moi, je dois l'avouer. Néanmoins, tes traits sont les siens et tu l'appelles. Je me souviens, à tes cinq ans, vous étiez inséparables. Rigole-t-il. Je me rappellerai toujours de cette image…
- Laquelle ? S'extasie sa fille
- Le jour où toutes les deux jouez sur la mare, vos pouvoirs ont résonné. Tu avais neuf petites queues adorables et ta mère illuminait de son pouvoir.
- Je ne me souviens pas… A quoi peut-elle bien ressembler ? Déclare-t-elle tristement.
- La technique… je peux y mettre un terme. Mais cela m'étonne que tu n'aies pas tenté quelque chose. S'acquitte Naruto
Koiko arbore une moue gênée et se lève de son siège. Elle s'approche de la fenêtre et pose une main sur le verre. Son regard semble se perdre dans le ciel. Ses doigts sont légèrement crispés. Naruto devine que quelque chose la perturbe. La jeune femme respire un bon coup et répond à la question implicite de son père.
- Quand j'ai été en mesure de comprendre la raison de cette perte de mémoire, je me suis renseignée. J'ai étudié l'art du Fuinjutsu et j'ai essayé mais je n'ai pas pu aller jusqu'au bout… s'étrangle-t-elle
- Pour quelle raison ?
- Sa voix, son odeur. Ses paroles. Déchirement et désespoir. Elle me dit que c'est la dernière fois que mon corps sera contre le sien. Elle ne cesse de me demander pardon que je ne devrais pas me sentir, en aucun cas, responsable. Elle finit par me dire qu'elle ne veut que mon bonheur. Depuis… je n'ai… plus jamais tenté… quoique ce soit. Finit-elle en sanglot
L'Uzumaki encercle sa fille pour la coller contre son torse. Il essuie les pleurs de son enfant, sa petite fille. Pourtant un sourire narquois s'étire sur ses lèvres. Cette femme est cruelle mais vigilante. Elle se doutait bien que Koiko essaierait une action, elle avait donc mis toutes les chances de son côté. Sa mère avait placé sa confiance en sa fille et ses sentiments. Naruto fait tourner l'anneau à son doigt. Elle avait bien eu raison. Koiko aurait été malheureuse à Konoha et en danger. La jeune femme fixe aussi l'anneau… avec qui son père a refait sa vie ?
- Papa…
Elle ne finit pas sa phrase. Un danger vient d'arriver. Il est juste derrière la porte. Ce sont ces trois-là ! Ils ont fait le plus vite possible. Essoufflés, ils entrent sans frapper. Mais ils s'arrêtent en apercevant l'inconnue près de leur Hokage, encapuchonnée. Alors sans hésitation, ils s'apprêtent à l'attaquer mais elle est plus rapide. L'Uzumaki a senti le frôlement du déplacement. Sa fille a disparu pour menacer de sa lame, le garçon aux yeux métalliques. Naruto rigole intérieurement du choix de sa fille, elle a deviné qui était le plus dangereux. La fierté l'envahit aussi. Il a de suite analysé le mouvement net, rapide et précis. Il baisse l'arme de Koiko d'un geste calme.
- Alors les jeunes, que vous arrivent-ils ?
- Hokage-sama ! Cet individu s'en est pris à nous ! s'exclame le second garçon
- Il faut apprendre à calmer vos ardeurs, les enfants. Plaisante Naruto
- Mais père…
- Elle est mon invité alors soyez sage. Termine-t-il
Koiko a essayé de se contrôler, de ne rien montrer. Mais ça été bien difficile. Il a suffis qu'elle prononce cette interpellation pour la déstabiliser. Elle recule légèrement pour se rapprocher de la bibliothèque. Le blond observe du coin de l'œil son comportement. Il ne souhaitait pas qu'elle l'apprenne de cette manière. Pas comme ça. La jeune femme dévisage la kunoichi. Maintenant, elle voit parfaitement la ressemblance. L'épouse de son père serait rousse aux yeux verts ? En tout cas, elle ne doit pas avoir de contact avec cette kunoichi. Hors de question. C'est l'une de ses règles.
Agacement, colère et tension. Voilà ce que le corps de cette femme exprime. Il a bien vu l'attention que lui porte l'Hokage. Ils se connaissent bien voir très bien. Et on dirait qu'elle n'apprécie pas sa coéquipière. L'invitée de l'Hokage n'approuve pas sa présence. Qui est-elle ? Naruto écoute distraitement le rapport de l'équipe. Il sent qu'il va passer un moment bien difficile. Le trio quitte enfin le bureau, l'Uzumaki patiente un instant. Le visage de sa fille est de nouveau découvert et son regard en dit long.
- Cette kunoichi est ma demi-sœur…
- Elle s'appelle Sakurako et à vingt ans. La renseigne-t-il. Je ne voulais pas…
- Est-elle seule ? L'interrompe Koiko
- J'ai aussi un fils qui se prénomme Minato, dix-neuf ans. Il me ressemble pratiquement !
L'étincelle dans le bleu océan de ses yeux est signe de sa fierté et de son amour. Nouvelle vie avec une femme et des enfants. Et il est nage en plein bonheur. Sakurako… ce nom sonne familièrement. Elle doit se concentrer. Il a une signification bien précise. Faire un effort. Des détails remontent. Cheveux roses… yeux émeraudes… cheveux roses… yeux verts… Sakura ! Sa mère… a attenté à sa vie.
- Tu t'es marié avec Sakura ? La femme que maman haïssait !
Naruto fronce les sourcils sur le ton dur employé par sa fille. Koiko n'a pas pu s'en empêcher. Il lui était déjà difficile de savoir que ses parents n'étaient pas ensemble. Alors en plus, elle apprenait que l'épouse de son père était une des causes de la tension entre ses parents. Non, elle n'apprécie pas spécialement.
- C'est exact, les choses ont changé en vingt-ans. Et ta mère nous a approuvés.
- Bien… de toute façon je n'ai pas mon mot à dire. Je ne demanderai qu'une seule chose. Je ne veux aucun lien avec eux, ils ne doivent pas savoir que j'existe.
Il ne peut qu'être choqué de la demande de sa fille. Lui qui croyait qu'elle aimerait les connaître… il se trompait. Il est déçu. Naruto aurait aimé assister à une scène familiale, où ses trois enfants riraient. Et Koiko ne semble pas du tout enclin à parler à Sakura, loin de là. Cela le peine, mais il doit respecter le choix. Qui sait, avec le temps peut-être changera-t-elle d'avis ?
- Je comprends…Bon, je présume que tu vas t'atteler à trouver ta mère.
- Elle est ici, tout près. Viendras-tu avec moi ?
- Non. Ce sont vos retrouvailles. De toute manière je serai de trop, je le sais. Nous nous reverrons plus tard, peut-être pour une conversation à trois. Allez va ! Ton corps te démange. La nargue-t-il
- Merci papa !
Elle lui donne un sourire éblouissant avant de quitter en courant le bureau. L'Uzumaki étouffe un rire. La voilà repartie et elle lui manque déjà. Et son expression, elle a comme même hérité de son sourire. Lui qui avait désespéré face à sa petite fille qui avait tout pris de sa mère. Naruto ferme les yeux et tente d'imaginer les retrouvailles. Une fille qui part rejoindre sa mère. Récupérer l'amour maternel qu'on lui a retiré. Il est certain que leur rencontre sera aussi belle que la première.
