Aujourd'hui, cela faisait un mois.
Un mois, jour pour jour que Natsu avait disparu.
Un mois qu'ils souffraient de son absence.
Que la guilde n'était plus que l'ombre d'elle-même.
L'ambiance était morose, dans la pièce d'ordinaire bruyante et explosive.
Mirajane servait la dizaine de membre présent, tous réunis autour d'une table où une carte de Fiore s'étalait. Elle marchait à pas lents, un petit sourire triste su les lèvres, ondulant autour de chaqu'un, espérant noyer sa peine à leur contact. Mais personne ne la voyait. Tous étaient en proie à des souffrances similaires et personne n'avait le courage de supporter d'autres peines en plus des leurs. Ce comportement égoïste découlait de leurs cœurs et leurs âmes meurtris.
Autour de cette table, Lisanna, Luxus, Fried, Bixlow, Levy et ses deux compagnons ainsi que Gadjeel, à côté de la jeune mage des mots. Le maître et Gildartz, revenu de mission il y a une semaine et refusant de partir avant d'avoir retrouvé le dragon slayer, était de la partie.
Quelques mages, à l'aide de feutres, quadrillaient sur la carte les zones fouillées. Un quart du royaume-Sud fut recouvert, ainsi que Magnoria et les alentours sur un cercle d'une vingtaine de kilomètres de diamètre. Cette large portion du territoire avait pu être passé au peigne fin grâce à l'aide de Blue Pegasus, Lamia Scale et même Sabertooth qui venait de changer de maître.
Les dragons slayers jumeaux, désireux de se racheter, flairé en ce moment même Crocus et la banlieue. Néanmoins l'opération était longue, à cause de la foule qui avait tendance à brouiller les odeurs, ainsi que les restrictions dû à la présence du Palais. C'était d'ailleurs à cause du Conseil Magique qu'ils n'avaient pu envoyer de magie de traque dans cette zone pour faciliter la tâche au deux mages et gagné du temps.
Mais rien.
Pas la moindre trace, le moindre indice trahissant la présence de Natsu. Même sa magie avait complètement disparue du royaume de Fiore.
Comme si il n'était plus de ce monde.
Comme si il était mort.
Mais cette dernière suggestion n'avait même pas effleuré leurs consciences.
Natsu ? Mourir ? N'importe quoi !
Si il y avait bien une personne dans ce monde qui ne peut pas mourir, c'était bien lui. Sa joie de vivre, sa volonté inébranlable faisait parti de son être et l'empêcherait de sombrer.
Et puis, il leurs avaient promis.
Et Natsu tient toujours ses promesses, quoi qu'il lui en coûte.
Malgré tout, l'angoisse rongée leurs cœurs fragiles.
Sans le mage de feu, ses pitreries, son sourire, les bagarres qu'il déclenchait, sa volonté, sa dévotion et sa bonté naturelle Fairy Tail n'était plus pareil. Il en était devenu le pilier principal, parce qu'à lui seul, il était toutes les valeurs de la guilde.
Mais cette base solide s'était évaporée en quelques minutes.
Pour le retrouver, pour rebâtir leur mur de pierre, pour ranimer la flamme de Fairy Tail.
Pour que tout redevienne comme avant :
Une guilde joyeuse, chahuteuse, bagarreuse et indisciplinée.
Un foyer chaleureux pour les enfants perdus,
Une maison où rentrer pour les autres.
Une famille unie pour le meilleur et pour le pire.
En l'occurrence, plutôt pour le pire...
Il se donneront à fond !
Les deux lourds battants du bâtiment s'ouvrir, laissant pénétrer les rayons brûlants de ce mois d'août. Trois silhouettes s'avancèrent, suivit d'un chat ailé. Grey, Erza, Lucy, et Happy.
-On est rentrés...
Leurs regards fatigués balayèrent rapidement la pièce. Pas d'objets volants, pas de disputes, pas d'éclats de rire. Juste des visages angoissés que l'accablement creusé, de grandes cernes violacé sous les yeux. Des zombies ambulants.
Las, mais pourtant une lueur de détermination farouche animait leurs regards, capturant quiconque la voyant, l'emprisonnant dans ses bras brûlants d'espoir.
« On a tous la même sale tête » songea Grey.
Le jeune homme musclé était pâle, les épaules courbés sous un poids invisible, la démarche traînante. Il arborait de grandes cernes qui mangeaient la beauté de son visage. Ses cheveux noirs ébouriffés renvoyaient les reflets ternes de la lumière éclatante. Ils étaient assez sales, le mage de glace ne prenait plus vraiment la peine de se laver correctement, n'en n'éprouvant pas l'envie.
Pourtant dans ses yeux ébènes, on pouvait lire une étincelle éclatante. Celle de l'espoir.
Grey était extrêmement inquiet pour son rival de toujours. Bien que son amitié se manifeste par des coups et des insultes, le mage aimait beaucoup la tête brûlée qui lui servait de punching-ball révolté. Chaque jour qui passait déprimé un peu plus Grey, mais il cultivait en lui l'espoir, l'apprivoisait doucement.
Il avait toujours prit l'habitude de camoufler ses sentiments derrière un mur de glace, de cloîtrer ses peurs au fond de son esprit. Et maintenant il commençait à le regretter, parce que le poids de ses tourments le hantait.
Le mage perdu aurait voulu que quelqu'un prenne la peine d'écouter son cœur qu'il étouffé lui-même, que quelqu'un le rassure, lui dise que tout ira bien et que Natsu reviendra sain et sauf à la guilde.
Il avait besoin de son sourire à lui, si particulier...
À sa droite, Erza s'assit sur une chaise en silence. Depuis la disparition de Natsu, elle ne parlait que très peu.
Elle qui s'était auto-proclamée la grande-sœur du dragon slayer avait été incapable de le protéger. Pitoyable. Voilà ce qu'elle était.
La Reine des fées culpabilisait énormément. Si elle n'avait pas envoyé Natsu à travers les portes de la guilde ce jour-là, il n'aurait pas disparu. Si pour une fois elle avait calmée ses ardeurs. Si cette fois elle avait mangé un fraisier, rien de tout ça ne ce serait passé.
Et on n'en serait pas là.
Personne n'aurait eut à souffrir comme ils souffraient tous maintenant...
Le remord hantait Titania, il était devenu son compagnon d'infortune. Les nuits d'insomnie, c'était lui qui venait la « consoler ». Et avec le remord, la honte et le dégoût d'elle-même étaient arrivés. Ils l'empêchaient de se regarder dans un miroir. Son reflet lui donnait envie de vomir.
Parce que tout était de sa faute...
Elle se haïssait.
Pourtant elle continuait à vivre dans l'espoir de se racheter.
Et puis, elle le savait au fond d'elle.
Jamais Natsu n'aurait voulu qu'elle devienne comme ça. Jamais il n'aurait accepté les propos qu'elle tenait d'elle-même. Jamais il ne l'aurait laissé se dégoûter.
Et surtout, jamais il ne lui en aurait voulu.
Le dragon slayer l'aurait frappé, puis lui aurait hurlé à la figure que son comportement, c'était du grand n'importe quoi, qu'elle avait intérêt à arrêter immédiatement de se morfondre. Que lui, tout ce dont il avait envie, c'était de la voir heureuse et sourire.
Et à ce stade de son discours, son sourire si unique, si salvateur, éclairerait son visage. Il lui tendrait la main, toujours souriant. Elle sentirait toute sa souffrance s'envoler, comme tout ceux qui croisaient ce bonheur ambulant.
« Reviens, Erza ! »
La jeune femme sursauta. Cette voix...Impossible ! Ça ne pouvait pas être lui... Et pourtant...
Confuse, elle interrompit le flux de ses pensées pour d'intéressé à ce qui l'entourait. Et remarqua enfin quelque chose. Elle n'était pas seul. Autour d'elle, ses amis, plongés dans la même galère qu'elle, se soutenaient mutuellement inconsciemment.
« Je suis là, Natsu. Attends-moi simplement encore un peu ! Je te sauverai ! »
Forte de sa nouvelle résolution, de la flamme de sa volonté qu'elle venait de raviver, la guerrière se redressa. Son regard s'affermit, un brasier ardent l'animait.
Lucy sourit tendrement après avoir observé Erza carrer les épaules et avancer d'un air fier et nullement abattu.
La blonde avait beau être émotionnellement aussi instable qu'une bombe à retardement, prête à exploser en larmes à la première prochaine grosse émotion qui se présentera, elle n'en restait pas moins ouverte aux sentiments des autres.
La constellationniste avait toujours eut ce don hérité de sa mère, celui de percevoir les émotions que les personnes gardaient profondément dans leurs cœurs, barricadant ce dernier à double tour. Elle ressentait avec exactitude tout ce que celui qu'elle observait tentait de cacher.
Malgré son état mental plus que critique, malgré ses nombreuses crises de larmes, Lucy était restée aux côtés de ses amis et les avaient soutenus du mieux qu'elle pouvait.
C'était une oreille attentive, connaissant d'instinct les mots qui peuvent sauver une personne perturbée.
Et cette capacité exceptionnelle qu'elle possédait faisait d'elle la mage de Fairy Tail qui soulageait un peu le cœur des autres. C'est même autres qui admiraient son courage et sa bonté.
Son sourire éclatant n'avait pas le même effet que celui de Natsu. Mais il réussissait tout de même à apaiser le tourbillon d'émotions trop fortes qui assaillaient de toutes parts les âmes désemparées.
Et ils lui en étaient reconnaissant.
Ce qui, curieusement, n'avait jamais effleuré l'esprit de la jeune mage. Celle-ci ne voyait absolument pas l'effet bénéfique que sa simple présence procurait à ceux qui l'entourait.
Pour Lucy, elle était faible, trop faible pour pouvoir protéger ceux qui lui sont chères. Elle se traitait de boulet, d'incapable. Après tout elle n'avait jamais fait de mission seule, et la quasi-totalité de celles qu'elle faisait avec son équipe, elle ne servait à rien.
La blonde secoua la tête pour chasser ses pensées qui la torturait, sans que personne n'en sache rien. Elle se mit à songer que l'unique personne dont elle avait besoin maintenant, c'était de Natsu. Il ne l'avait jamais jugé, ne lui en avait jamais voulu pour ça faiblesse. Mieux encore, il la trouvait forte. Il n'arrêtait pas d'affirmer que sans elle, les missions ne pourrait pas être remplies correctement, que sa présence comptait réellement à ses yeux.
L'émanation chaleureuse du corps du dragon slayer, ses mimiques, ses idioties, son sourire torride et éclatant de joie, de bonté et de courage manquait à la mage des clés.
Elle n'était pas amoureuse. Mais ce qu'elle ressentait pour le mage de feu était plus que de l'amitié. Un lien profond, incassable l'unissait à Natsu.
Un lien magnifique, qu'elle voulait retrouver à tout prix.
Derrière ce voile de bonté et de courage, Lucy se sentait aussi mal qu'Erza.
La culpabilité et le remords d'avoir était la cause de sa disparition.
La honte de son geste.
Le dégoût d'elle-même.
Malgré tout, et contrairement à la chevalière, sa compassion et l'espoir l'empêchait de trop remuer ses pensées désagréables.
Son rôle, c'était de rendre la souffrance des autres moins lourde. De les laisser se confier à elle. D'exorciser leurs tourments. Ce n'est qu'ainsi qu'elle pourra regarder Natsu dans les yeux, quand elle le reverra. Qu'ainsi qu'elle pourra lui demander sans honte son pardon.
La constellationniste s'installa à son tour et prit un Happy tremblant dans ses bras. Elle lui murmura tendrement quelques mots destiné à le soulager, avant de lever ses yeux vers l'assemblée. Elle les dévisagea tour à tour, gravant dans sa mémoire leurs visages. Puis, contre toute attente, elle leur sourit. D'un sourire sincère.
Aussitôt l'ambiance se détendit et dans ses bras, le petit être soupira.
Il appréciait le contact de la peau douce et confortable de la constellationniste, même si il aurait préféré celui chaud, épicé et protecteur du dragon slayer. Mais parfois il lui arrivait de retrouver dans cette étreinte un petit quelque chose qui lui rappelait son père.
La disparition soudaine et violente du mage de feu avait eu les plus lourdes répercussions sur le cœur de Happy. Parce que, si la guilde avait perdu un frère et un ami, lui avait perdu son père, son meilleur ami, son confident, son compagnon de galère, la flamme qui animait sa volonté...
L'être le plus merveilleux du monde, à ses yeux innocents. Celui pour qui il avait toujours vécu.
Celui qui ne l'avait jamais quitté, depuis bienavant sa naissance à il y a un mois. Et son absence était douloureuse, très douloureuse pour son petit cœur fragile.
Son monde innocent et joyeux s'était effondré le jour où Natsu a disparu. En l'espace de quelques instants, il avait connu la peur, l'abandon, l'affliction.
Le petit chat retint difficilement ses sanglots. Il donnerait n'importe quoi pour retrouver l'être qui lui était essentiel. Le voir sourire et bafouiller une excuse incompréhensible pour lui expliquer son absence. L'entendre le réconforter.
Il voulait lui expliquer ses tourments, toutes ses émotions qui l'accablé de leur poids. Poids qui par miracle s'envolera dés que Natsu lui sourira. À lui et à lui seul.
Lucy sentit la peine de son compagnon ailé. Elle raffermit sa prise et le pressa maternellement contre son cœur. Le corps tremblant s'apaisa et les émotions vainquirent les dernières résistances d'Happy, le plongeant dans un sommeil agité.
La constellationniste le berça quelques instants avant de reporter son attention sur la discussion qui s'était engagé. Cette dernière tournait sur une seule question : « Où se trouvait Natsu ? ».
Les avis s'échangeait de façon de plus en plus brusque, le ton montait et la tension qui planait depuis l'événement étiola la patience de chaqu'un. Juste avant que la situation ne dégénère en bagarre de rue pure et dure, le maître calma le jeu.
« Non mais vous n'avez pas honte de vous disputer comme des animaux, bande de gamins idiots ? Hurla-t-il, retenant ses sanglots en pensant à son fils. La disparition de Natsu nous affecte tous, mais ce n'est pas une raison pour vous comporter comme des sauvages !
-Natsu ne l'aurait pas voulu. Il ne voudrait pas nous voir nous chamailler pour lui. Alors ressaisissez-vous, s'il vous plaît. » Les pria Lucy d'une voix ferme et assurée.
Son intervention eut le mérite de calmer les ardeurs de façon plus durable que le sermon du maître. Les mages s'excusèrent auprès de la belle.
Le mage de glace l'observa avec surprise et...envie. Il enviait la force de caractère de la constellationniste, ainsi que sa compassion et sa gentillesse qui lui permettait de se préoccuper des autres avant elle. Lui était trop égoïste pour pouvoir l'imiter.
Et d'ailleurs ce n'était pas le seul à jalouser la jeune mage blonde. Gadjeel, sous ses airs de gros dur indifférent avait été très touché par la brusque absence du mage de feu.
Même si il ne l'avouerait pour rien au monde, le dragon slayer d'acier considérait le mage de feu comme un frère d'arme irremplaçable, un compagnon de magie exceptionnel, un idiot heureux ( çà par contre, il ne manquait jamais une occasion de le faire remarquer ), et un adversaire puissant qu'il aime combattre.
Un être auquel il s'était attaché.
« Un ami... » souffla une petite voix dans sa tête.
Oui, un ami.
Avant de venir à Fairy Tail, le mage ne connaissait pas la signification de ce mot. Pour lui, tout ça n'était qu'une chimère, un rêve inaccessible. Et pourtant, au contact chaleureux de cette famille, il avait appris à faire connaissance avec ce mot, à l'apprivoiser.
Et il avait même découvert l'amour grâce à une petite mage aux cheveux bleus cyan.
Son attention se déporta sur elle, comme attirée par un amant. Sa taille minuscule lui avait valu le surnom de crevette. Sa silhouette était frêle. Pourtant, elle était impulsive et dynamique, une vrai pile ambulante, débordante de joie. Ses yeux brillaient telles des joyaux, emplis de détermination et de volonté. Bien que d'apparence timide, cette fille était d'une force de caractère exceptionnelle, malheureusement voilé par sa gentillesse sans bornes.
Elle se laissait difficilement marcher sur les pieds, et ce trait de caractère avait toujours étonné le dragon slayer.
Lévy se retourna, sentant un regard insistant posé sur elle. Ce fût sans surprise qu'elle tomba sur Gadjeel. Elle avait mit longtemps à s'en rendre compte, mais elle était définitivement amoureuse de ce mage glacial et rebel.
La mage des mots s'était promit que lorsque cette histoire sera réglé, elle se déclarerait à lui.
Sans savoir que de son côté, l'élu s'était juré la même chose...
Finalement, après quelques éprouvantes heures de discutions, les mages convinrent que le mieux à faire pour le moment était de se reposer et de continuer les recherches.
Ce fût sur ces belles paroles que chacun retourna le cœur lourd dans sa demeure.
Happy suivit Lucy, ne supportant plus sa maison sans la présence de Natsu.
Une fois arrivé, la jeune mage prit une longue douche avant de se mettre en pyjama. Lorsqu'elle retourna dans sa chambre, elle trouva sans surprise Grey et Erza, tranquillement installé sur un matelas posé au sol. Elle les contourna silencieusement. Depuis un mois, Happy dormait à ses pieds et les deux autres là où ils pouvaient. D'où l'utilité du matelas qu'elle avait fini par installer, au bout d'une semaine.
À vrai dire, Lucy avait peur de se retrouver seule et la présence de ses amis la rassurait. Elle savait que pour les trois autres, c' était aussi valable.
La jeune mage se promit qu'après avoir retrouvé Natsu, elle se ferait un plaisir de chasser les squatteurs.
Un sourire diabolique étira ses lèvres et Grey frissonna dans son sommeil.
Puis la lumière s'éteignit et tout ce petit monde rejoignit le doux pays des cauchemars...
Le maître et Gildartz étaient restés à l'intérieur de la guilde autour d'un chope de bière. Mais malgré leurs airs indifférents, ils étaient aussi préoccupés que le reste des membres.
« Vous n'avez pas à vous en vouloir, maître. Après tout, si vous aviez choisi de les envoyer sans lui, c'était pour l'aider à grandir et à arrêter ses gamineries. Vous ne pouviez pas prévoir comment ça se passerait, commença le mage le plus fort de Fairy Tail.
-Je le sais, Gildartz. Mais je ne pourrais jamais me pardonner mon laxisme. Après tout, si j'avais ordonner que Natsu soit retrouvé sur le champ, rien de tout cela ne se serait peut-être passé.
Il serait toujours ici, la guilde serait toujours joyeuse et les tourments ne seraient jamais naît dans le cœur des enfants. Je ne peux que m'en vouloir.
Et continuer à aller de l'avant dans l'espoir de le retrouver sain et sauf, soupira Makarov.
-Pourtant vous venez tout juste de le dire. « Peut-être » que rien ne se serait passer. Si çà se trouve, la situation aurait empiré. Qu'est ce qu'on en sait, après tout ? Le raisonna son ami.
-Tu as sans doute raison... »
Après quelques minutes de silence méditatif, à boire à petites gorgées l'alcool, ils allèrent se coucher.
Le destin c'est abattu sur cette guilde fêtarde, changeant la joie en angoisse, les sourires en larmes, le bonheur en détresse, mais faisant flamber l'espoir.
…...
« Sauvez-moi...je n'en peux plus...venez vite. Je ne tiendrais plus très longtemps... » murmura au loin une voix brisée par la souffrance perpétuelle qui était son quotidien, à présent.
