Les membres de l'expédition se levèrent et tous partirent, sauf John.
Liz ne l'avait pas vu et rangeait ses dossiers. Lorsque le militaire lui parla, elle sursauta.
J (riant) : Pardon, je ne voulais pas vous effrayer.
E : Non, ce n'est rien. Que voulez-vous ?
J (se faisant charmeur) : Je me demandais si vous vouliez que je vous ramène quelque chose de spécial de cette planète. Un plante en pot, une plante grimpante…
Liz rit.
E : Non, je vous remercie. J'ai déjà une plante dans mes quartiers.
John était encore plus près d'elle à la fin de la conversation. Et cette situation ne fit plus rire Liz qui sentait que son cœur s'emballer.
E : Autre chose ?
J (presque en murmurant) : Non.
E : Bien, dans ce cas, vous pouvez disposer.
John lui sourit une dernière fois et se retira. Il partit en souriant. Pourquoi ne l'aurait-il qu'en rêve finalement ? Il avait bien vu qu'il venait de la déstabiliser. Et si… Peut-être qu'elle ressentait quelque chose envers lui finalement ? Et si… Le militaire rejoignit ses quartiers.
Lucius, lui, avait déjà rejoint les « siens » et avait tout raconté à Voldemort de l'expédition projetée et des rapprochements qu'il avait observés entre les membres d'Atlantis.
V : Bien. Tu iras et tu me rapporteras tous les détails. Je veux tout connaître de ces moldus. Je veux connaître tous leurs points faibles ! Et voilà ce que je veux que tu leur soutires comme informations…
Voldemort lui énuméra ses exigences.
Quelques heures plus tard, tous étaient sur la planète.
John était en tête, suivit de près par Rodney, la tête dans ses « trucs scientifiques » comme le disait si bien le colonel. Venait ensuite Lucius. Teyla et Ronon fermaient la marche.
J : Alors Rodney, qu'indiquent vos trucs scientifiques.
M (énervé) : Mes trucs scientifiques, comme vous dites, pourraient bien vous sauvez la vie alors un peu de respect.
J : Mouais, je vois. Teyla vous ressentez la présence d'un wraith ?
T : Pas la moindre colonel.
M : Mais je le savais ça ! J'allais vous le dire !
J : Mais Teyla est plus rapide. Taren ? Ca va comme vous voulez.
Lucius ne réagit as tout de suite.
J (se retournant vers lui) : Taren, ça va ?
L : Euh, oui, très bien.
J : Vous êtes ailleurs. Concentrez-vous, on ne sait pas ce qui traîne dans le coin.
M : Mais puisque je vous dit qu'il n'y a rien ! Mais c'est dingue ça. Est-ce que quelqu'un m'écoute quand je parle ?!
R/J : Non !
Et c'est avec un Rodney outré au plus haut point que la troupe continua d'avancer. Elle arriva bientôt devant un vaste champ constitué d'une multitude de fleurs de toute taille, de toute formes et de toute couleur.
T : Cet endroit est vraiment merveilleux.
J : Ouais, pas mal ! Bon, écoutez moi. On va faire deux groupes. Teyla et Ronon d'un côté, les scientifiques et moi de l'autre. Rendez-vous ici dans une heure. Et restez sur vos gardes.
R/T : A vos ordres.
M : Oh !! Entre le grand ténébreux téméraire ou Xéna et Conan le barbare, j'ai vraiment pas de chance !
Qu'est-ce que ces moldus pouvaient être stupides pensa Lucius !
J : La ferme McKay ! En route.
Lucius le suivit. Rodney resta un moment en arrière, bouche bée par temps d'audace venant d'un petit cerveau de militaire.
Ils cheminaient depuis une bonne vingtaine de minutes lorsque Rodney s'arrêta.
M : Je meurs de chaud et il fait un soleil de plomb ! Il faut que je m'arrête !
J : Non Rodney, il faut avancer.
Lucius vit sa chance :
L : Partez devant colonel. Je vais rester un peu avec le Docteur McKay. Nous vous rejoindrons dans quelques minutes.
J : Bon, très bien, merci de faire le baby sitting, ça me fera une pause.
Rodney ne releva même pas, trop heureux de pouvoir reposer ses petits petons.
Quand le militaire se fut suffisamment éloigné, Lucius attaqua son plan.
L : Docteur McKay, je peux vous poser une question ?
M (les yeux fermé et agacé) : Allez-y.
Lucius se retint de tuer sur le champ ce scientifique qui lui manquait de respect. Il fallait qu'il lui soutire des informations.
L : Vous n'avez pas peur que les Wraith reviennent ?
M (avec un petit rire) : Bien sûr que si !
L : Mais vous savez s'ils sont proches de nous ou pas ?
M : Ne vous en faites pas. Notre radar peut les détecter 2 mois à l'avance. Et on les repousserait, comme la dernière fois.
L : Mais vous avez une idée de l'endroit où ils sont ?
M (ouvrant les yeux et commençant à être soupçonneux) : Pourquoi voulez-vous le savoir.
L (prenant un air dégagé) : Simple curiosité. Au fait, je me demandais si je pourrais aller sur le continent demain. Un jumper serait-il disponible ?
M : Docteur, je vous signale que vous n'avez pas le gène.
L : Je le sais bien. Je disais ça dans l'hypothèse où un des possesseurs du gène irait sur les lieux.
M : Et bien, le jumper trois est prévu pour une excursion sur le continent demain. Vous pourrez vous joindre au groupe si Elizabeth vous en donne la permission.
L : Bien, bien, c'est une bonne nouvelle.
McKay le regardait un peu en biais. Quelque chose clochait ave Taren aujourd'hui.
M : Vous êtes sûr que ça va ?
L (soudain agressif et sortant sa baguette) : Ca suffit ! La comédie a assez duré ! Legilimens !
Et Lucius put voir dans l'esprit de Rodney que ce dernier pensait que les vaisseaux ruches pouvaient se réfugier dans plusieurs endroits de la galaxie. Il relâcha son emprise. Rodney était à terre, les yeux exorbités !
M : Mais, mais…
L : Oubliettes !
M : Mais qu'est-ce que je fais par terre ?
L : Vous avez eu un petit malaise.
M : Oh non, je suis en pleine hypoglycémie !
L : Rejoignons le colonel.
M : Oui, bonne idée.
John marchait en flânant. Il n'était pas très concentré et il s'en voulait. Mais ses pensées étaient accaparées par quelque chose d'autre, ou plutôt quelqu'un d'autre : le Docteur Elizabeth Weir. Depuis quelques temps il rêvait d'elle et pensait à elle de façon différente. Il la considérait davantage comme une femme que comme sa supérieure. Il pensait à son corps à présent au lieu de faire ce que la bonne morale exigeait de lui, c'est-à-dire : ne pas penser à elle du tout. Le militaire secoua la tête. Elle l'avait eu…en beauté ! Il ne l'avait pas vue venir ! Elle avait réussi à emprisonner ses sens, et même pire, son cœur.
John entendait les deux scientifiques se rapprocher. Il se retourna et regarda de nouveau devant lui lorsque son attention fut attirée par une fleur pourpre, aux somptueux pétales, lui rappelant les lèvres de Liz. Il attendit que les deux docteurs arrivent à sa hauteur.
J : Alors McKay, ça va mieux ?
M : Oui, merci de votre sollicitude plus que suspecte.
J : Docteur Tare, d'après vous, st-ce que cette fleur est dangereuse ?
Le militaire posa cette question en désignant la fleur du doigt. Lucius n'en savait strictement rien mais fit toutefois semblant d'étudier la plante.
L : Je n'ai pas les instruments nécessaires pour en être certain. Peut-être que le Docteur McKay pourrait vous être davantage utile que moi.
J : McKay ?
M : Utiliser des instruments aussi pointus pour savoir si on eut respirer une fleur sans tomber dans e coma, je vous jure !!
J : Je vous dispense de vos commentaires !
Rodney s'approcha de la fleur en maugréant et pointa ses instruments vers elle. Au bout de quelques minutes :
M : R.A.S.
J : Bon, très bien continuons notre progression. Après vous messieurs.
Les deux hommes passèrent devant le colonel. Lorsqu'ils furent assez loin de lui, John se baissa et cueillit la fleur avant de la dissimuler dans un recoin de sa veste. Puis il prit un air dégagé et rejoignit son groupe.
Quelques temps plus tard, l'équipe rentra à la base.
E (descendant les marches) : Tout s'est bien passé ?
J : Oui, sans problème.
E : Parfait, en salle de briefing dans une demi heure.
Le groupe se dispersa, sauf John, qui suivit Liz jusque dans son bureau.
Lorsque la jeune femme fut entrée, elle s'installa à son bureau et se plonge dans les dossiers, sans remarquer le beau colonel qui la suivait.
J : Elizabeth ?
E (levant la tête) : Oui John ?
J : Je peux entrer ?
E (avec un sourire) : Oui, évidemment.
John lui rendit son sourire et s'avança vers elle. Liz ne put s'empêcher de constater que le militaire jetait des regards vers la salle de contrôle, comme s'il voulait éviter que ces gestes soient vus.
Ok, personne ne regardait dans sa direction ! Ca lui faciliterait la tâche. Pas besoin de la pression des autres ! Déjà que son pouls était à 300 !
J (d'une voix trahissant son émotion) : J'ai quelque chose pour vous.
Liz ne sut pas quoi dire. Devant sa surprise, John reprit un peu d'assurance et s'avança vers elle. Il sortit de sa veste une fleur et la lui tendit.
J : Tenez, c'est pour vous.
Liz resta immobile quelques secondes, tentant tant bien que mal de calmer les battements de son cœur qui commençait à s'accélérer de manière alarmante.
E (rosissant légèrement) : Elle est très belle, merci John.
La jeune femme se leva, contourna le bureau et prit délicatement la fleur dans ses mains. Les deux amis étaient très proches, plus proches que dans n'importe quelle circonstance antérieure.
Liz contemplait la fleur. Elle était vraiment magnifique.
E (ne cessant de la regarder) : Ses pétales sont d'un rouge profond.
Comme vos lèvres pensa John. Mais, ça, il ne lui dirait jamais, en tout cas pas maintenant. Pour l'instant, il était en reconnaissance sur un terrain dangereux. Il passerait à l'action peut-être plus tard. Liz releva sa tête vers le militaire. Leurs visages étaient à quelques centimètres l'un de l'autre. Le regard du colonel avait pris pour l'occasion une teinte verte foncée. Il la regardait intensément, ce qui troubla Liz comme jamais. Elle détourna le regard.
E : Il faut trouver un vase pour cette magnifique fleur. Je vais demander à Teyla si elle en a un. Allez vous préparer pour le briefing.
Liz sortit presque en courant de son bureau, laissant sur place un John mi amusé mi frustré. Il y arriverait !
Pendant ce temps, dans les quartiers de Voldemort…
Lucius entra dans « ses » quartiers.
L : Maître ? Maître ?
Voldemort apparut à quelques pas du mangemort. Lucius sursauta.
V : Qu'as-tu appris ! Parle.
L : Nous avons la possibilité de voler ce que ces moldus appellent un « jumper ». Le jumper n°3. J'ai également pu apprendre où pouvaient se trouver les vaisseaux ruches Wraith. Je croyais que j'avais à faire au scientifique le plus intelligent des deux galaxies. J'ai été bien déçu.
Voldemort sourit à a cette remarque. Lucius expliqua au Seigneur des Ténèbres les différentes destinations possibles pour atteindre les vaisseaux ruches.
V : Nous prendrons ce jumper ce soir.
L : Maître, il y a une ombre à votre plan.
Lucius baissa les yeux devant le regard noir de son maître.
L : Pour conduire cet appareil il faut avoir le « gène ».
V (dans un sourire mauvais) : Ah tu crois ?
Lucius releva la tête. Voldemort le regardait avec un air content de lui.
Liz frappa à la porte de Teyla. La jeune athosienne alla ouvrir.
T : Docteur Weir ? Entrez je vous en prie.
Liz s'exécuta.
E : Je ne voudrais pas vous embêter Teyla. Je voulais juste savoir si vous auriez une récipient pour y mettre cette fleur.
La jeune femme montra à son amie la fleur que John venait de lui offrir. Teyla l'admira un moment.
T : Oh, elle est vraiment splendide. Elle ressemble aux fleurs que nous avons vues sur la… Oh.
E : Que se passe-t-il ?
T : C'est le colonel Sheppard qui vous l'a offerte ?
Liz baissa les yeux un instant et rougit.
E (d'une petite voix) : Oui.
Teyla sourit. Enfin il prenait les choses en mains !
T : Je crois avoir ce qu'il vous faut.
L'athosienne alla fouiller dans un de ses placards et sortit ce qui ressemblait le plus à un vase. Elle le remit à Liz.
E : Merci Teyla. Bon, euh, je vais vous laisser.
Teyla lui sourit et Liz sortit.
T : Bonne chance à vous Liz.
Plusieurs minutes plus tard, le briefing commença.
Tous s'installèrent à la table. John jetait de rapides coups d'œil à Liz qui faisait semblant de l'ignorer. Et les rares fois où elle croisait son regard, elle le détournait aussitôt. John gagnait du terrain. A la fin du briefing, tous sortirent, sauf… John.
E : John ? Qui y' a-t-il ?
Malgré elle, Liz sentait son cœur battre de plus en plus vite.
J (s'approchant) : Je voulais savoir comme se portait la fleur que je vous aie offerte ?
E : Elle va très bien.
J : Elle le mérite. Elle est si belle. Elle mérite d'avoir le plus bel écrin, le meilleur compagnon qui puisse exister.
Liz avait la nette impression que John ne parlait plus de la fleur et ça la mit très mal à l'aise. Elle tenta donc de détourner la conversation.
E : Teyla a eu la gentillesse de me dépanner d'un vase. Et votre fleur est à présent dans mes quartiers. Ne vous en faites pas elle est à l'abri de tout danger.
J (se rapprochant encore plus) : Vous en êtes sûre ?
E (cachant mal son trouble) : Oui, … Tout… tout à fait sûre.
John lui sourit, se pencha à son oreille et murmura un :
J : Je suis rassuré.
Le militaire tourna les talons et sortit, laissant une Liz sous le choc. Le colonel partit vers ses quartiers en espérant que bientôt ce serait lui son écrin.
L'après midi se déroula sa heurt, chacun vaquant à es occupations habituelles : John s'entraîna avec Teyla et Ronon, Liz parcourut d'interminables dossiers et Rodney grignota quelques sandwichs entre deux bidouillages technologiques.
Vers 20h, Voldemort et Lucius étaient près à passer à l'action.
V : Je n'ai plus de polynectar à te donner. Il faudra nous frayer un chemin dans cette base d'immondes moldus pour accéder au hangar contenant leurs vaisseaux.
L : Oui maître.
V/L : Accio cape d'invisibilité !
Les baguettes des deux sorciers se transformèrent en cape d'invisibilité dont ils se drapèrent aussitôt, puis ils se dirigèrent et arrivèrent enfin devant le hangar à jumper. Ils y pénétrèrent. La salle était vide. Le jumper 3 était face à eux.
V : Garde ta cape Lucius, ces maudit moldus ont de quoi nous espionner dans cette salle.
L : Bien maître.
V : Suis moi.
Les deux sorciers contournèrent le jumper pour se retrouver derrière lui. Ils entrèrent dedans.
V : Tu peux enlever ta cape.
Lucius s'exécuta.
L : Maître, comment allons nous faire pour conduire ce vaisseau jusqu'aux wraiths ?
Voldemort sourit d'un sourire mauvais.
V : Comme ceci : Portus !!
Voldemort venait se transformer un jumper en portoloin. Le jumper décollé sous les yeux ahuris du contrôleur qui n'eut pas le temps de fermer le sas du hangar.
Homme : Le docteur Weir avez-vous autorisé un jumper à sortir du hangar ?
E : Non ! Pas à cette heure-ci.
H : Dans ce cas, nous avons un problème Madame.
Les deux sorciers s'envolèrent ainsi en direction d'une partie de la galaxie où était susceptible de se situaient les Wraith. Et… tel fut bien le cas. Le jumper arriva bientôt à hauteur d'un imposant vaisseau ruche.
V : Les ennemis de ces satanés moldus ont l'air d'être puissants. Ascensio !!
Le jumper se dirigea vers le centre du vaisseau ruche alors que plusieurs darth fonçaient sur eux. Mais le jumper fut plus rapide et se posa sur une passerelle prévue pur les darth. Sitôt que les deux sorciers sortirent de leur vaisseau, deux wraiths les pointèrent avec leurs armes.
V/L : Impero ! Vous allez nous mener à votre chef !
E (arrivant dans la salle de contrôle) : Que se passe-t-il ?
H : Un jumper est sorti il y a à peine dix minutes dans une sorte de tourbillon, à une vitesse hallucinante !
J (venant d'arriver) : Quelle direction a-t-il prise ?
H : Je ne sais pas colonel. Le tourbillon a brouillé les pistes.
E/J : Ca ne présage rien de bon !
Les deux leaders se regardèrent, inquiets et surpris. Liz détourna les yeux en premier. Oui, ils étaient toujours en phase, même dans les situations critiques.
E : Rodney ! Contactez le DocteurMcKay, il pourra peut-être nous éclairer.
C'est un Rodney énervé qui surgit en salle de contrôle.
M : Vous avez intérêt à m'avoir dérangé pour une bonne raison là parce que j'étais sur le point de changer la face du monde.
J (sarcastique) : Oui comme la semaine dernière quand vous avez découvert ce truc ancien qui servait à … Ah oui, à sucrer l'eau.
Le scientifique lui jeta un regard noir.
E : Rodney, un jumper est sorti sans autorisation et nous ne savons pas où il est allé. Un tourbillon le suivait et a brouillé les pistes.
L'intérêt du canadien fut aussitôt renouvelé.
M : Ah oui ? Je vais me pencher là dessus tout de suite.
John se rapprocha de Liz :
J : La phase du monde sera changer une autre fois.
La dirigeante ne put réprimer un sourire.
M (penché sur une console) : J'ai entendu. Ahhhh !! Ne restez pas dans mes pieds, j'ai besoin de calme. Tout le monde dehors ! Non, pas tout le monde. Laissez-moi un militaire au cas où on serait attaqué, et le gars qui surveille la porte et les caméras de surveillance.
J : Oui, l'équipe de nuit quoi.
Le scientifique ne répondit pas.
Les deux leaders se retirèrent en silence, dans la même direction : leurs quartiers. Arrivés à hauteur de la bifurcation :
E : Bon, et bien bonsoir John.
J : Déjà ? Mais il est à peine 21H !
E : Mais je suis épuisée.
J (un peu inquiet) : Vous travaillez trop !
E (touchée) : Oui, sans doute. Bonsoir John.
J : Bonsoir (à voix basse) mon Elizabeth.
E : Qu'avez-vous dit ?
J (soudain confus) : Bonsoir à vous Elizabeth.
La jeune femme lui adressa un signe de tête et s'en fut vers ses quartiers.
N'ayant rien à faire, John se dirigea vers les sens. Une fois à l'intérieur, il lut : « Guerre et Paix » pendant trois bonnes heures. Il éteignit et ferma ses beaux yeux verts. Le visage de Liz peupla ses rêves…
Ce qui ne fut malheureusement pas le cas de Teyla. En effet la jeune athosienne rêva des Wraith. Mais pas seulement. Elle rêva aussi de deux autres personnes qu'elles ne connaissaient pas et qui étaient associés pour les détruire. Il y avait de la magie, des plans diaboliques. Un wraith fit soudain face à Teyla, et la jeune femme se réveilla en sursaut et en sueur. Elle regarda le réveil posé à côté d'elle. Il était à peine 6h. La jeune femme décida de se lever. Elle ne pourrait de toute façon pas se rendormir et il fallait qu'elle fasse part de ce rêve à Elizabeth. Elle se dirigea donc vers le bureau de Liz, non sans avoir au préalable pris une bonne douche chaude. Alors qu'elle cheminait dans les couloirs de la cité vers le transporteur, elle croisa Ronon. Celui-ci lui adressa un sourire auquel la jeune athosienne ne répondit pas, plongée dans ses pensées. Le runner s'arrêta et :
R : Teyla ? Teyla !
Teyla s'arrêta net, comme revenant à la réalité. Elle se retourna vers son ami.
T : Ronon, excusez-moi, je ne vous avais pas vu.
R : Oui, c'est ce que j'ai remarqué.
Il se rapprocha d'elle.
R : Vous n'avez pas l'air dans votre état normal. Ce sont les Wraith ? C'est ça ? Vous en avez rêvé.
La jeune femme était plus que surprise de ce que venait de lui dire Ronon.
T : Oui, c'est exact. Mais comment l'avez-vous su ?
R (avec un sourire) : Je commence à vous connaître.
Il était tout près d'elle maintenant et la respiration de Teyla s'accéléra malgré elle.
R : Je peux vous accompagner au bureau du Docteur Weir ?
T : Oui, oui, bien sûr.
Ronon lui fit un signe lui signifiant qu'il la suivait. Teyla passa donc devant. Ronon sourit intérieurement. La méthode Sheppard était décidément infaillible ! Il faudra qu'il remercie son ami pour les cours du soir.
Liz était, comme d'habitude, plongée dans un dossier. Elle releva la tête lorsqu'elle entendit frapper dans l'embrasure de la porte.
E : Teyla, Ronon, entrez, je vous en prie.
T : Merci Docteur Weir. Vous êtes déjà au travail ?
E : Oui. J'ai des tonnes de dossiers qui nécessitent mon attention. Mais vous n'êtes pas venu pour ça, je me trompe ? Teyla, vous n'avez pas l'air bien.
R : Ce sont les Wraith.
Liz se leva d'un bond :
E : Comment ça les Wraith ?
T : J'ai rêvé des Wraith cette nuit. Mais le plus étrange c'est qu'ils n'étaient pas seuls. Il y avait deux autres hommes avec eux, vêtus d'une étrange façon, un peu comme ceux que nous avons visité récemment. Ils portaient de longues robes.
E : Vous les aviez déjà vu avant cette nuit ?
T : Non.
E : Pourriez-vous faire un portrait d'eux ?
T : Sans aucune difficulté oui.
E (par radio) : Perkins, venez à la salle de contrôle s'il vous plaît.
P (d'une voix ensommeillée) : Oui Madame.
E : Je vous réveille ?
P (toujours la même voix) : Non Madame. J'arrive tout de suite.
Vingt minutes plus tard, ledit Perkins, arriva.
E : Je suis vraiment désolée, je pensais que vous étiez réveillé.
P : Ce n'est pas grave Madame. Je suis au service de la cité 24h sur 24. Que puis-je faire pour vous ?
E : Pourriez-vous faire un portrait robot sous la direction de Teyla ?
P : Oui, sans problème. (Se tournant vers Teyla) : Miss Emmagan, si vous voulez bien me suivre.
Teyla lui adressa un sourire.
T : Au revoir Elizabeth. Je vous retrouverai plus tard.
E : Au revoir Teyla.
Alors que l'athosienne passait à côté de Ronon, elle chuchota :
T : Ah tout de suite Ronon.
Le runner sentit son cœur se gonfler de joie. Sheppard, mon vieux, si je vous vois…
R : Euh, je vous laisse Docteur Weir. On se reverra au mess.
E : A plus tard Ronon.
Le runner choisissait ses mots avec soin depuis la malencontreuse fois où, en sortant de table, il lui avait dit « je vous quitte ».
Ronon alla directement en salle d'entraînement pour expulser son trop plein d'énergie. Au bout de deux heures, il alla dans ses quartiers prendre une bonne douche. Lorsqu'il ressortit, il croisa John, la tête dans le cirage. John l'avait vu de l'autre côté du couloir mais ce qu'il vit dans les yeux du runner lui fit peur. En effet, les yeux de ce dernier brillaient de malice et de joie. Le militaire stoppa net dans le couloir et rebroussa vite chemin lorsqu'il vit Ronon courir vers lui. Mais il ne put aller bien loin et se sentit soulevé par de robustes bras.
J : Ronon, ça va pas ?
R : Merci Sheppard.
Le runner le reposa par terre.
J : Mais qu'est-ce qui vous prend ?
R : Vos conseils pour Teyla : ça commence à marcher !
J (soulagé) : J'ai eu peur, je croyais que vous aviez viré votre cuti.
R : Je comprends pas.
J : Laissez tomber. Je suis content pour vous. Mais il ne faut pas relâcher l'effort. Bon, si cela ne vous fait rien, je vais aller manger un morceau. Je viens juste de me lever. Mais au fait vous, vous êtes levé depuis combien de temps ?
R : Un moment. Teyla a fait un cauchemar à propos des Wraith.
J (soudain sur le qui vive) : Les wraith ?
R : Allez voir Elizabeth, elle vous expliquera. Moi je vais… faire un tour du côté ouest.
J : C'est près des quartiers de Teyla ça.
R (d'un air innocent) : Ah oui ?
John arriva dans le bureau de Liz, deux tasses de café à la main.
J : Toc toc.
Liz leva la tête et sourit automatiquement à la vue du beau militaire.
E : John ? Comment allez-vous ?
J (s'approchant) : Bien merci. Tenez, une tasse de café bien chaud.
E : Merci John.
Le colonel s'installa sur le siège en face de son leader et l'observa. Elle buvait son café.
Elle avait les yeux fermés. La douceur de l'arôme et la chaleur du breuvage la détendirent. Lorsqu'elle rouvrit les yeux elle le vit la dévisager. Elle baissa les yeux.
E : Alors, pourquoi venir me voir de si bon matin ?
Le militaire avait cru déceler dans sa voix une sorte de sarcasme.
J : Pour ma défense, je dirais que j'ai mal dormi et que, étant le militaire le plus haut gradé de cette cité et bien… j'ai le droit à un traitement de faveur.
Devant l'air abasourdi de Liz,John sourit.
J : Plus sérieusement, je suis venu vous voir à cause du rêve de Teyla. J'ai croisé Ronon dans les couloirs et je venais vous demander un complément d'information.
E : Et bien Teyla a fait un cauchemar relatif aux Wraith, mais pas seulement. Elle a vu deux autres hommes avec eux. Elle est partie faire un portrait robot de ces individus. Il se pourrait qu'ils fassent parti du peuple que vous avez visité récemment.
J : Ah oui, les rois mages.
E : Les… oui, enfin le peuple habillé un peu bizarrement comme le dit si bien Ronon.
J : Et où en sont ces portraits ?
P : Les voilà colonel. Miss Emmagan et moi venons de finir, non sans mal, les portraits de ces gens.
Le portraitiste vint poser le résultat de son travail sur le bureau de Liz.
E : Et bien, quel coup de crayon admirable Perkins.
Liz tendit les feuilles à John.
J : Wahou ! Quel talent.
Le pauvre Perkins ne savait plus où se mettre. Il n'avait jamais reçu autant de compliments de toute sa vie.
P : Merci. Si vous n'avez pas besoin de moi, je vais aller manger un morceau.
E : Bien sûr, merci Perkins.
Quand il fut sorti :
E : John, ces têtes vous disent-elles quelque chose ?
J : Non, vraiment rien. Mais je n'ai pas rencontré tout le monde. Rodney et Ronon ont visité une autre partie du village. Ils vont peut-être nous éclairer.
E : Allez leur montrer ces visages et espérons qu'on perce vite ce mystère. Je n'aime pas ça.
John vit que son amie était réellement inquiète.
J : Ne vous en faites pas, ça va aller. Ca va toujours. Et puis je suis là pour vous.
Liz le regarda.
J : Je veux dire… Euh, je suis votre ami. Vrai ? Oui, bon alors c'est normal que je vous protège, que je sois là pour vous… Euh, j'ai faim,je vais aller tenir compagnie à Perkins. J'adore ce gars. En fait je l'ai rencontré pour la première fois aujourd'hui, mais je sens qu'on va devenir inséparable. Bon, alors à plus tard Elizabeth.
John sortit en trombe du bureau, rouge comme une tomate. Mais quel abruti !! C'est nul ! T'es nul mon pauvre John ! Elle doit te trouver totalement idiot ! Elle aura raison.
Quel amour, pensa Elizabeth. Mais je me demande quand il aura le courage de venir me voir pour me dire ce qu'il ressent.
John se dirigea vers le mess où il trouva … Rodney.
J : Bonjour Rodney.
M (mâchant) : mponmpour.
J : Je vous en prie, finissez de manger. Euh, non, je reformule : arrêtez-vous à cette bouchée.
Rodney plissa les yeux d'un air de dire : Haha, très drôle. Il arriva tout de même au bout de l'énorme morceau de gâteau au chocolat qu'il avait ingurgité.
M : Qu'est-ce que vous voulez ?
J : Regardez ces deux portraits et dites moi si ça vous dit quelque chose.
M (après quelques secondes) : Non, désolé. On devrait les connaître ?
J : Teyla a fait un rêve cette nuit et nous a dit qu'ils étaient avec les Wraith ?
M (inquiet) : Les Wraith ?
J : Oui, les Wraith. Vous pouvez arrêter l'écho, c'est pénible.
M : Allez voir Ronon. Il pourra peut-être vous aider.
J : J'y vais. Au fait, vous avez une miette de chocolat là.
M : Mais bien sûr !
Il n'allait pas se faire avoir deux fois de suite. Le militaire partit du mess. Rodney se leva et se dirigea vers les présentoirs pour prendre une autre portion de gâteau. Il entra dans le Docteur Brown.
TBC
