Auteur : Shin'
Base : Gundam Wing
Titre : Steale my heart
Genre : Shônen, triste au début, POV
Petite note de l'auteur : D'abord… Je suis HORRIBLEMENT DSL DE MON RETARD ! Seulement, comprenez-moi, je n'ai le net que pendant les vacances – très peu souvent donc – et fais donc tout ce que je peux ! De plus, n'ayant reçues qu'une review en plus des avis de mes bêtas chéries, ça ne m'encourage pas des masses non plus – attention, je ne suis certainement pas en train de vous faire du chantage au reviews – preuve en est que je publie un nouveau chapitre – simplement, un peu plus d'avis – même négatifs – ne me déplairait pas ! J'aime écrire cette fic, vous la faire partager et la continuerais donc dans la plus grande mesure possible ; mê si je n'ai pas beaucoup d'avis. Je voudrais juste je sais, c'est égoïste et prétentieux p-ê un peu plus de reconnaissance face à mon travail d'écriture, et ce, même si c'est pour m'adresser des critiques, que j'accepterai et prendrai en compte autant que possible ! )
ENSUITE, par la lecture très pointilleuse de ma 'Chan ( ) je me suis aperçue d'un défaut temporelle ds le précédent chapitre ! En effet, je dis qu'Heero sort depuis 5 ans ac Réléna. Ce qui est théoriquement impossible, de plusieurs points de vues. Donc, rectification faite… Deux ans seulement E partant bien sûr, comme moi, du fait que la guerre dure depuis bientôt bien deux ans ! ( sinon, c'est pareil, c'est pas crédible ! )
Disclaimer : Les persos de Gundam Wing ne sont heureusement pour eux pas à moi, pas d'pot pour moi…
Ariane M-Shinigami :
Merci ma puce pour cet aviiiis ! Je sais que la conscience d'Hee-chan en sait bcp… Ms justement ! Heero sait tout ça ! C'est simplement qu'il le refuse ! Sa conscience n'agit tout simplement que pour lui rappeler et l'obliger à faire face à tout ça.
Gros bisous ma puce, et voici donc la suite
Babou :
Ton enthousiasme fait plaisir à lire ! Merci de m'avoir adressé un petit mot, ça fait diablement plaisir ! La suite arrive donc, presque uniquement pour toi. Bien sûr que ce sera une happy end, mais, bien sûr également, qu'il y aura beaucoup d'obstacles…
Merci bcp, et bonne lecture de cette suite, qui, j'espère, te plaira autant que le début !
Bizzzzz… !
STEALE MY HEART
Chapitre 2 : Colmatage de brèches
Deux heures.
Deux heures qu'il pleure toutes les larmes de son corps sur son lit.
Deux heures que c'est le désespoir le plus complet.
Il n'aurait jamais dû lui dire, non, vraiment…
Jamais…
Où en est-il, maintenant ?
Il n'est pas plus avancé, si ce n'est qu'il sait qu'Heero est dégoûté de lui à jamais, et qu'il n'a aucune chance de remonter dans son estime. Jamais, au grand jamais il n'aurait dû lui avouer. Il vient de faire la plus grosse connerie de sa vie – et pourtant, il en a déjà fait des pas mal !
Mais pourquoi diable Heero a-t-il réagit aussi durement ?
Duo comprend bien que se voir l'objet de la flamme d'un autre garçon doit être difficile – lui-même a eu du mal à admettre la choses lorsqu'il s'est rendu compte de son amour pour son coéquipier suicidaire – mais pourquoi être si virulent dans ses propos, et lui signifier implicitement qu'il ne voulait plus jamais le voir !
Il croyait pourtant que le brun n'avait pas de préjugés sur les autres… quels qu'ils soient… Il croyait être arrivé à s'octroyer un peu de la confiance du pilote misanthrope… et peut-être même un peu de son amitié… Il a cru que…
Oui, il a cru. Mais ses suppositions n'étaient pas la réalité. Il vient d'en avoir la preuve.
/ Heerooooo… ! /
¤-¤-¤-¤
Une main se pose soudain sur sa hanche. Un corps chaud et étrangement réconfortant se presse contre lui, et il reconnaît le toucher apaisant et la peau veloutée du petit chérubin du groupe.
« Quatreeeeeeeeee…
- Chhhh, Duo, chhh… Je suis là… murmure le blond en caressant doucement la tête du natté. Chhhh…
- Tu vas avoir mal à la tête, vas-t'en…
- Je ne te laisserai pas, triple idiot ! Si je suis venu, ce n'est pas pour repartir de sitôt !
- Plainte suraiguë Quatreeeeeee…
- Chhhh… Explique-moi… odronne-t-il gentimment en coinçant une mèche de cheveux derrière une oreille du pleureur.
- Je… Non, il… refusé… hurle… dégoûtes, tu… je ne veux plus avoir à… Oh Quatreeeee…
- Chhh… Je suis là, je ne pars pas, je reste avec toi, je suis là… Calme-toi, et expliques-moi… Voilà, comme ça, inspires profondément, souffle… Inspire, expire… Inspire, expire… Voilà, encourage Quatre, continues… Tu veux un mouchoir ? Tiens, en voilà un. Il y a un paquet sur le bureau, je vais te le chercher.
Le garçon se lève et marche rapidement jusqu'au petit bureau coincé sous la fenêtre, où il ramasse un paquet de mouchoirs ouvert. Il revient ensuite vers son ami, et la vision de cette masse confuse de châtain, de noire et de violet lui brise le cœur. Duo semblait tellement désemparé…
Quoi de plus naturel, pense-t-il, lorsque l'amour se refuse violemment à vous ? Car nul doute que Duo, acceptant enfin ses sentiments et prenant confiance en lui et en eux, est allé tout avouer à Heero. Quatre comprend parfaitement bien sa réaction, mais malgré tout, il ne peut s'empêcher de se dire que Duo n'a pas fait dans la finesse ! L'Arabe s'assoit aux côtés de son meilleur ami, décidé de l'obliger à entendre raison et à lui faire comprendre ses erreurs face au beau pilote farouche.
« Tiens, voilà le mouchoir. Calme-toi, c'est bien… Voi-lààà… ! Qu'est-ce qu'il se passe ? Tu lui as dit, c'est ça ?
- Yes…
- Enfin, Duo, tu devais te douter qu'il ne le prendrai pas comme une rose, non ?
- Yes, but… No so… badly… ! Plainte suraiguë Pleurs redoublés
- Chhh... Duo-Duo-Duo Duo-Duo... Duooo... Écoutes-moi… Écoutes-moi, allez, fais l'effort...
- … ?
- Voilà, c'est bien.
Le jeune pilote laisse une petite pause, le temps pour Duo de se concentrer exclusivement sur ses paroles. Puis il explicite sa pensée, d'une voix ferme, claire et douce, pour que Duo ne se sente pas rabroué.
« Duo… Tu sais bien – et toi sûrement plus que n'importe qui d'autre – qu'Heero n'a pas eu une enfance facile. On lui a apprit à renier ses sentiments depuis tout jeune. Il s'ouvre, il prend le temps de laisser ses envies et ses goûts s'exprimer, et tout à coup, toi en qui il a confiance, il se dit qu'il peut se laisser à ta volonté les yeux fermés, que jamais tu ne lui porteras préjudice, que tu fais tout pour qu'il se sente mieux, tu lui dis que tu l'aimes d'amour. Il… s'est peut-être sentit trahi, tu ne penses pas ?
- Tra-hi… ?
- Tu n'a jamais rien demandé en retour de ton amitié et de ton aide, tu prenais toujours soin de lui même s'il était parfois dur avec toi, tu précédais souvent ses désirs pour qu'il n'ait pas à les formuler, tu n'as jamais rien exigé de lui pour toi, et là, tout à coup, il te faut une réponse, là, maintenant, tout de suite, un oui ou non parce que je sais pas ou laisses-moi y réfléchir un moment, s'il te plaît ça suffira pas, alors qu'il n'a jamais soupçonné ce que tu ressens pour lui. … Tu viens peut-être de lui demander l'impossible… ?
- …
- Heero est très fort, mais… tellement fragile à la fois… Je ne pense pas que ce soit vraiment de la colère, plutôt… une véritable terreur. Il a soudain prit une importance démesurée pour toi, alors qu'il n'a rien fait pour, et il ne sait pas du tout comment gérer. Il a soudain entre ses mains, soit ton bonheur le plus parfait, soit ton malheur absolu. Quiconque ne s'y attend pas et n'a jamais eu connaissance de ça en serait effrayé, non ?
- But… I've never ask that… ! I'not understand !
- Pour toi, tu viens de lui dire ton amour, tu attends une réponse, c'est tout. Mais inconsciemment… C'est tout autre chose. Heero a tout comprit d'un seul coup. Il a comprit qu'il t'avait entre ses mains, qu'il pouvait te rendre plus fort ou te briser en mille morceaux. Et, crois-moi, même le plus parfait des soldats aurait peur devant l'énormité de la responsabilité… Il a déjà eu du mal à s'habituer à ton amitié, alors à ton amour…
- … … … … … …I didn't want that ! I didn't know I… he… it… Fucking shit ! I didn't know !
- Ce n'est pas si grave que ça, chhhh... Il faut juste que tu ailles lui parler quand il rentrera, et que vous vous expliquiez… Ok ?
- Fhlmnjw…
- Hm ? OK ? insiste le blond.
- Yes… Sorry…
- Pas grave… Allez, viens-là…
Le petit blond ouvre les bras, et Duo vient s'y réfugier avec plaisir, pleurer tout son saoul sur l'épaule de son meilleur ami.
Il fixe le papier avec des yeux ronds, et retourne la feuille, histoire de voir s'il n'y a pas écrit
« POISSON D'AVRIL ! »
au dos de la feuille. Mais non. C'est bien… sérieux. Sérieux… Hm… ! Avec un point de vue étrange, cela peut l'être, mais du sien… Enfin bon… les ordres sont les ordres, n'est-ce pas ?
Il descend lentement l'escalier, la feuille à la main, la retournant dans tous les sens possibles et imaginables, inimaginables aussi, du reste, avant de se résigner : ce n'est indéniablement pas un canular. Autre preuve : c'est le 18 octobre et il est approximativement 14 : 03 : 56. Je dis, bien approximativement. Il trouve Quatre, ce cher petit Quatre, dans le salon, qui serre contre lui un gros coussin. Bien étrange, ce coussin, se dit-il en le voyant agité d'une respiration saccadée. Et qui, en plus, est pourvu d'une natte comme celle de Duo… Duo aurait-il joué avec u… ? DUO ?
« Yes man… Pas en très bon état, mais c'est bien moi…
Oups, il a pensé tout haut…
« Qu'y a-t-il, Trowa ? demande Quatre avec un petit sourire.
- Mission.
- Pfffff… Fais chier… commente bien intelligemment le natté en se redressant un peu contre son soutient blond.
- Duooo…
- Hn ?
- Arrête de jurer.
- Oui Mr. le petit curé musulman.
- N'empêche !
- Mission, répète neutralement Trowa.
Les deux adolescents se calment instantanément. Le silence se fait entendre un instant, puis
« WU-FYYYYYYYYYYYYYYYYYY ! braille Duo.
- C'EST WUFEI, MAXWELL !
- Meuuh voui, moi aussi ze t'aime mon Wuffynounet !
Et ledit Wuffynounet de dévaler les escaliers à une vitesse fulgurante, katana en main, et de débouler au milieu du salon prêt à tuer ce petit imbécile tout en cheveux. Il se plante, le regard ardent, juste à côté de Trowa, et donc, bien en face de Duo parfaitement calme, les yeux fermés, reposant sur l'accoudoir du canapé.
« Mission.
- Hn…
- Mission.
- Hn…
- Mi-ssion… !
- Hm...
- Oh, Wufei ! J'ai dit qu'on avait une mission, tu vas te calmer ?
Le regard meurtrier se pose sur le Français, qui, impassible, comme d'habitude, ne sourcille pas. Finalement, le Dragon se calme, et va « tranquillement » s'asseoir dans le fauteuil, loin du natté.
« On n'attend pas Heero ?
- Pour le briefing, si. Mais… là, c'est juste la présentation, alors…
- Ok… Alors ? relance habilement Quatre.
- Infiltration sur une base mobile.
- Un tank ? suggère le blond. Non, plutôt un avion ou quelque chose de volant, non ?
- Euuh… Non, pas ça.
- … !
L'Arabe fronce les sourcils. Comment ça, non pas ça ?
« … ( Wufei)
- ( Duo)
- C'est… un bateau de croisière… souffle Trowa, visiblement légèrement gêné (son sourcil droit est largement – deux mm ? – plus bas que le gauche).
- Un bateau de croisière ?
- …
-
- Oui.
- Armé ?
- Non.
- Bondé d'Ozies ? tente encore Quatre.
- Oui et non.
- Hu ?
- Il y a des Ozies, mais ils ne sont pas en plus grand nombre…
- Tu veux dire que…
- Oui.
- Non !
- C'est un bateau de croisières de lune de miel.
- …
-
- Pour des couples, donc…
- … !
- …
-
- … !
- …
-
- Hors de question ! Je ne tolèrerais jamais ça !
- Mais je suis musulman !
-
- Les ordres sont les ordres. Nous nous devons d'effectuer cette mission. Briefing dans deux heures. Merci, Trowa.
Surpris par le passage éclair inattendu du Perfect Soldier ( c'est Heero qui vient de parler, au cas où vous auriez pô compris ), les adolescents restent figés premièrement, puis :
Duo se tourne sur le canapé vers les coussins, dos aux autres ;
Wufei grogne quelque chose comme quoi son honneur était bafoué, qu'il devrait se faire seppuku pour éviter ça, etc, etc, etc… ;
Trowa désigne d'un mouvement du menton Duo recroquevillé sur lui-même dans le canapé, Quatre lui répond d'un hochement de tête assuré rassurant, et enfin, le brun sort aussi.
Aussitôt, Quatre se penche sur le natté pour calmer ses sanglots silencieux. Il console patiemment son ami, répétant différemment ses affirmations d'avant, calmant la panique du garçon à l'idée d'avoir terrorisé son coéquipier.
Une fois cela fait, il l'envoie prendre un bon bain chaud dans la petite salle de bains, prétextant que la grande a une fuite d'eau depuis la veille au soir.
Direction uniquement proposée par la conviction qu'Heero occupe à cet instant la grande. Et par le fait qu'il n'est pas contre le fait d'aller lui soulager la conscience à lui aussi. Aucun doute qu'après une telle déclaration, et prit totalement par surprise, Heero est un peu beaucoup paumé dans l'obscur pays des sentiments.
Une fois assuré que son ami est bien parti vers la petite salle de bains située un étage plus haut, près de la chambre de Trowa, Quatre monte les escaliers, réfléchissant au meilleur moyen d'amener le Japonais à se confier à lui. Finalement, revenant toujours au fait que l'adolescent est homme d'action, il décide d'y aller franco. Advienne que pourra. Avec un peu de chance…
Comme il l'a pensé, il trouve la porte de la salle de bains fermée – mais pas verrouillée. Prenant son courage à deux mains, il ouvre la porte sans frapper.
« Tu as sept secondes de retard, l'informe une voix calme.
- Imagine-toi qu'un Duo en larmes n'est pas aisé à reconstruire, réplique-t-il tout aussi calmement, quoiqu'un peu plus sèchement.
- …
Apparemment serein, le Japonais fixe un point devant lui, immergé jusqu'aux épaules dans son bain. Pourtant, et ce grâce à son empathie largement développée ses derniers temps, l'Arabe ressent son incompréhension, sa peur, ses doutes… Sa terreur aussi, et cela, il s'en étonne plus. De la terreur ? De la peur, ok, il aurait compris naturellement, après tout, c'est tout nouveau pour Heero… Mais de là à ce que la déclaration de Duo l'ait terrorisé…
Pensif, Quatre s'assoit par terre près de la baignoire occupée. Heero doit être sacrément chamboulé pour le laisser entrer si près de lui, pense-t-il.
« Comment as-tu su que je viendrais te voir ? demande-t-il finalement, ne sachant pas par quel bout amener ses belles phrases bien préparées.
- Duo est ton meilleur ami, il était obligé de tout te raconter, quelle que soit ma réponse. T'inquiétant sûrement pour moi, il était également probable et des plus logiques que tu viennes.
- Quelle que soit ta réponse ? Tu sais donc que tu lui as fait beaucoup de mal… ?
- Oui.
- Et ? le pousse le blond.
- Et il a mal, et il pleure, et moi aussi. A part ça ? réplique le garçon d'une voix acerbe.
- Mais alors, pourquoi ne pas lui dire oui ?
- Parce que j'ai peur, tout simplement ! répond le garçon d'une voix agacée, comme si c'était naturel, logique.
- Duo ne te fera jamais de mal, affirme justement Quatre. Il t'aime trop pour ça.
- Pas de Duo.
- Oh, de tes sentiments ? demande fraîchement l'empathe, enfonçant bien le clou, volontairement. Il t'aiderait à les gérer, dit-il judicieusement.
- Je sors déjà avec Réléna, fait remarquer Heero.
- Ce n'est pas la même chose, contre aussitôt Quatre.
Le fils Winner voit parfaitement bien où veut en arriver Heero. Le garçon joue au jeu du chat et à la souris, éludant sciemment une partie de ses questions, se contentant de sortir quelques phrases adaptées à la demande sans vraiment y répondre ni tout dire. Mais à ce jeu-là, l'héritier Winner a plus d'expérience et plus de maîtrise qu'Heero Yuy, et le premier compte bien le démontrer à son challenger.
« Qu'en sais-tu ? attaque soudainement Heero.
- Je ressens tout ce que tu ressens, et, contrairement à toi, je sais interpréter ces sentiments.
- Je sais ce que je pense et ressens tout seul.
- Je ne crois pas, non.
- Alors éclaire ma lanterne si sombre, puisque tu as de meilleures ampoules, le tance le brun, pas cynique pour deux sous.
- Tu aimes Réléna comme une petite sœur, tu aimes Duo comme une femme amoureuse l'aimerait, explique simplement Quatre.
- Comparaison très avantageuse, le pique le pilote du Wing.
- Tu pourrais apprendre beaucoup de chose sur les femmes, et ce, dans pas longtemps, assure le blond.
- Non merci, je n'en ai pas besoin.
- Crois-tu ?
- Oui.
- Bien.
Décidant de pousser Heero dans ses derniers retranchements, Quatre se tait, se contentant de fixer intensément son reflet. Il voit l'œil d'Heero se forcer à ne pas bouger, mais quelques signes corporels indiquent au prédateur que sa proie n'est pas si à l'aise qu'elle veut lui faire croire. Heero va craquer, il en est sûr.
Et en effet, Heero craque.
« A quoi veux-tu m'amener, Quatre !
- Moi ? Oh, nulle part… répond innocemment le blond.
- Et moi je suis Treize Krushrenada.
- Enchanté, M.
- Cesse-là ton jeu. Que veux-tu !
- Le bonheur de deux amis.
Sans plus de mots, l'Arabe se lève et file vers la porte.
« Quatre !
- Hm… ?
- … Il… est si malheureux que ça… ? demande piteusement Heero.
- Il est… pas malheureux, mais… il s'en veut énormément de t'avoir fait peur et mal, et il a très peur de te perdre. Il t'aime quoi… conclut finalement Quatre d'une voix plus douce.
Heero baisse les yeux, et tout au fond de son cœur, le blondinet sent sa douleur de blesser le natté.
« Et toi, l'aimes-tu ? demande-t-il au garçon d'une voix si basse qu'on l'entend à peine.
- Je sais pas…
Le brun lève les yeux vers son compagnon. Dans ce regard bleu perdu, Quatre lit tant de détresse et d'incertitudes qu'il sent la migraine le prendre.
Doucement, il s'approche de la baignoire, et s'accroupit pour être à la hauteur d'Heero. Celui-ci, se recroqueville, les jambes sous le menton et les bras noués fermement autour, laissant apparaître ses doutes sur son visage.
Quatre lui sourit gentiment, se voulant rassurant. Comme il l'a sentit précédemment, malgré son calme olympien apparent, Heero est complètement perdu. Les sentiments, tout le monde sait que ça n'a jamais été pour lui. Ce n'est vraiment pas son fort.
« Qu'est-ce que tu ressens avec lui ? interroge-t-il tout doucement.
- Oh pitié, pas ça… gémit le garçon en enfouissant brusquement son visage entre ses genoux. Ma conscience tarée me l'a déjà fait, te fatigue pas…
- Ta conscience tarée ?
- Hn.
- Ta conscience tarée ?
- Elle est SM… explique le pilote.
- … ! Ta conscience ?
- Hn…
Quatre jure doucement à voix basse. Une conscience SM ? Tarée ? Mais c'est quoi, ce bin's ?
« Mais on parle pas à sa conscience !
- Ben moi, si.
- … !
- Comme quoi, tout peut arriver… !
- … !
- C'est bon Quatre, remets-toi, ça va… Les lecteurs vont se lasser de tes points d'exclamation, fais un effort, quoi…
- Oui, désolé…
- Hn…
- Donc, ta conscience t'a déjà fait le topo de sa présence avec toi, c'est ça ?
- Ouais.
- sort un petit livre qu'il cache soigneusement 2em étape : « Laisses parler ton cœur, laisses-le te guider, fais-lui confiance… patati et patata… » OK. range le petit livre Tu sais Heero… dans ces cas-là… je pense que le mieux, c'est de laisser parler ton cœur… Débrider tes envies, tes souhaits. Essayer de les comprendre. Suit ce que veut te dire ton cœur. Il saura mieux que personne d'autre faire son choix, et trouvera ton bonheur… Que ce soit avec ou sans Duo… Mais… m'est d'avis que ce sera plutôt la première solution… ajoute Quatre avec un léger sourire amusé.
- Pourquoi…
- Pourquoi quoi ?
- Pourquoi pensez-vous tous que Duo et moi formerions un couple ?
- Tu n'as toujours pas remarqué ? demande brusquement Quatre.
- Hn ?
/ Ben visiblement, non… /
« Tu es celui avec qui Duo est le plus… Il cherche à te couver, à être près de toi… Il t'embête tout le temps pour que tu t'intéresse un peu à lui, pour capter un peu de ton attention et que tu passes un peu plus de temps avec lui ; il te câline dès qu'il peut ; il fait très attention à tout ce que tu pourrais souhaiter pour te le procurer, à tes demandes et tes attentes – implicites ou explicites – etc… Et il me semble que c'est la même chose de l'autre côté… Tu cherches à être avec lui, tu veux qu'il te parle le plus souvent possible – et ne me dis pas que ce n'est pas vrai, parce que je lis en toi – même si tu dis que tu n'aimes pas son bavardage, et ce uniquement pour lui cacher ce petit faible… Y a qu'à te voir en mission !
- Hn !
- Format Papa Poule très discret. Il ne s'est aperçu encore de rien, rassures-toi. Mais moi, si. Et peut-être Trowa aussi… Wufei, sûrement pas. Mais tu ne peux nier que tu recherches sa présence près de toi, Heero… Duo te manques lorsque l'un de vous est en mission, et c'est inversement vrai. Il me l'a dit à son retour de sa mission de deux mois. Il m'a sauté au cou, mais j'ai sentit une petite pointe de déception lorsqu'il m'a reconnu. C'est toi qu'il voulait voir en premier. Et si mes souvenirs sont bons, il est monté directement te voir après, et j'ai ressenti une grande joie et un immense soulagement – des deux partis. Et pour tout dire, cela ne m'a pas surpris outre mesure, même pas du tout…
- …
- Réfléchis-y, Heero, réfléchis-y sérieusement. Plus tu attendras pour donner ta réponse – positive ou négative – et plus vous souffrirez tous les deux…
- Hm…
- Je vais te laisser…
- Quatre ? Tu pourrais lui dire que… de me laisser le temps d'y réfléchir… ?
- Non. C'est à toi de le faire. Tu es un grand garçon, et Duo n'est pas le Grand Méchant Loup.
- Mais… !
- Y a pas de « mais » qui tienne, Heero ! Tu sais parfaitement bien qu'il vaut mieux avancer dans la vie. Prends les devants, va toi-même lui demander de te laisser un peu de temps pour y réfléchir. Il n'a pas changé, il ne mord toujours pas !
- Mais je vais lui faire mal…
- Qu'est-ce qui est le mieux ? De lui faire voir que tu y réfléchis très sérieusement, ou le laisser croire que pour toi, ce n'était rien de plus que des mots sans valeur lorsqu'il est presque désespéré ? Quelle solution est la meilleure ?
- …
- Heero… Tu as plein de qualités, tu es un type vraiment bien, mais… tu es beaucoup trop timide lorsqu'il s'agit de toi. Je sais que pour toi, c'est très dur, d'affronter tes sentiments. Mais justement… ! C'est en faisant des efforts, en montrant à Duo que tu travailles sur toi, qu'il aura la force de t'attendre.
- Hn ?
- Si Heero travaille sur lui, pourquoi j'en fais pas autant ? C'est la meilleure solution pour lui prouver que je l'aime vraiment… Que je tiens à lui, assez pour faire des concessions…Pour lui prouver que je ne joue pas avec lui et que je l'aime vraiment… C'est en faisant preuve de force qu'il trouvera la sienne pour te laisser tout le temps nécessaire. A condition aussi d'y réfléchir sérieusement et pas de jouer à l'autruche, genre « J'aurais le temps plus tard ». Tu es en droit d'exiger un moment pour remettre toutes tes idées en ordre, mais par contre, tu n'as absolument pas le droit d'en profiter et de ne rien faire pendant ce temps où il se restreindra. Tu comprends ?
- Haï…
- C'est bien… Alors… ? Ton choix… ?
- Je… vais travailler… !
Quatre sourit devant la détermination du garçon. Lui seul a le pouvoir de les rendre tous les deux, soit merveilleusement heureux, soit atrocement malheureux.
Redevenu hésitant, Heero relève la tête vers Quatre.
« Tu m'aideras… ? Tu… nous aideras… ?
- J'essaierais. Mais le plus gros du travail, ce sera à vous de le faire.
Heero acquiesce avec précipitation.
Quatre sent tout au fond de lui que le garçon est prêt à travailler vraiment sur lui pour faire plaisir à Duo, pour trouver une réponse franche et sincère. Mais il sent aussi, comme une angoisse, une ombre accrochée à la mémoire du garçon. Quelque chose qui, plus encore que la perspective d'aimer et d'être aimé par un autre homme, lui fait avoir peur et freiner les quatre fers en l'air devant Duo.
/ Mais qu'est-ce que ça peut être… ? /
« Qu'y a-t-il, Heero ? Je sens que tu me caches quelque chose depuis que je suis arrivé.
- Non, je…
- Heerooooo… gronde sourdement Quatre.
- T'en parleras pas, hein… ?
/ Ah, on touche le cœur du problème… ! /
« Non, bien sûr que non.
- Je… J'ai peur d'aller plus loin avec Duo… parce que c'est tout nouveau, ses sentiments pour moi, mais c'est surtout… parce qu'il y a un domaine où je pourrais pas le satisfaire…
- … ?
Heero lui jette un bref regard apeuré, et Quatre, en but de le rasséréner un petit peu, lui adresse un regard encourageant, et une petite onde toute douce. Le brun cligne des yeux, puis soupire, faisant bouger les mèches mouillées de sa frange rebelle, puis ferme les yeux et se recroqueville sur lui-même.
« Je… Dès qu'on me touche, j'ai peur…
- Peur… ? Comment ça ?
Un sourire triste apparaît sur les lèvres du garçon.
« Quand j'avais… sept ans, Odin Lowe m'a envoyé au centre aéré de la ville voisine, pour que je prenne un peu de repos, pour que je me sociabilise. J'étais déjà un enfant très dur, à l'époque, et il voulait que j'apprenne à me détendre lorsqu'il le fallait… Les moniteurs et les enfants étaient gentils avec moi, et je m'amusais bien, j'étais heureux d'être avec des personnes douces qui jouaient avec moi. Les petites filles adoraient mon air un peu revêche qui cachait un gros nounours qui les laissait faire ce qu'elles voulaient avec lui, et, très souvent, elles m'embrassaient sur les joues, ou se couchaient sur et/ou près de moi quand elles étaient fatiguées. Les garçons me provoquaient gentiment, on jouait au foot, au basket, on faisait des bras de fer que je gagnais souvent. Tous tous ensemble on jouait à cache-cache dans la forêt, ou à colin-maillard, on grimpait dans les grands arbres. On faisait des cabanes, aussi… C'était bien… Je m'étais adouci considérablement pendant ces vacances, ajoute doucement Heero avec un léger sourire. Et puis un soir,… continu-t-il avec un frisson cette fois-ci, et Quatre sent que la suite ne va pas du tout lui plaire, un des surveillants a… demandé à me voir… Il… a recommencé… Tous les soirs. Je n'ai jamais rien dit à Odin Lowe… J'ai gardé tout ça pour moi… Je veux plus en entendre parler, ça fait trop mal… finit le garçon en s'enfonçant dans l'eau chaude de son bain.
- Mais… Il y a des thérapies pour ça, tu sais… dit doucement Quatre d'une voix rassurante. On pourrait facilement t'en octroyer une, pas contraignante et efficace… Je peux te faire ça, si tu veux…
- Hn ! Voir un psy ? Et à la question : Avez-vous un exutoire à cette schizophrénie ? La réponse : Oui, je défonce à coup de mécha de seize mètres des centaines de Ozies bien gras pour pas devenir fou de terreur, et vous ? Nan merci, très peu pour moi !
- Schizophrénie… ?
- J'ai développé une seconde personnalité plus agressive et plus forte que la mienne pour pouvoir me défendre lorsque… lorsqu'il… m'agressait et ne pas subir complètement. C'était lui qui supportait, pas moi.
- Oh… Alors c'est pour ça que tu hésites autant… ?
- Haï…
- Tu sais Heero… le mieux, je pense, c'est de lui en parler, de lui expliquer comme tu viens de me le faire. Il comprendra. Duo est tolérant, tu sais… Il l'acceptera, et j'en suis sûr, t'aidera à surmonter cette terreur et ce pénible souvenir.
- Tu crois… ?
- J'en suis sûr. Il comprendra d'autant mieux ton besoin de temps, et même sans cela, pour faire ton choix, il faut que tu lui en parles.
- Mais je vais le dégoûter… Il va avoir honte de moi, il voudra plus me parler… je veux pas qu'il me haïsse… Même si je l'aime pas – je suis pas sûr – je veux pas qu'il me déteste…
- Comment peux-tu penser ça de Duo ? s'indigne vivement Quatre. Tu le connais aussi bien que moi, il ne penserait jamais ça ! assène-t-il fortement en levant la voix. Ce que tu as subi, tu l'as pas voulu ! C'est pas ta faute ! Duo te reprochera absolument rien ! Il est pas du tout comme ça, et quand bien même il le serait, il t'aime beaucoup trop pour penser ça de toi ! affirme-t-il d'un ton qui ne souffrait aucune contradiction en tapant fortement sur l'email de la baignoire.
Devant le brusque écart d'Heero face à son geste et son regard bleu écarquillé de terreur, Quatre interrompt sa tirade moralisatrice. Aplati contre le rebord opposé de la baignoire à la manière d'un félin apeuré, les yeux fixés sur sa main, les iris étrécis au maximum, Heero a tout d'une victime terrifiée.
Se calmant instantanément de par cette constatation, l'Arabe tente de voir lequel de ses actes a déclanché cela. Le haussement de voix ? La main levée ?
« Heero… ?
- T'approche pas, souffle le garçon d'une voix basse et tremblante.
- D'accord, je reste là, ne t'inquiète pas…
Pour preuve qu'il ne veut pas faire de mal au garçon, Quatre s'éloigner, poussant sur ses pieds et ses bras.
« Il te battait, lorsque… ?
Aucune réponse. Mais un frisson significatif qui se passe de mots. Oui, Heero a été battu pendant que l'on le violait. Et il en garde les inévitables séquelles.
Alors, ne cherchant qu'à l'apaiser, Quatre se concentre pour émettre des ondes de douceur et de tendresse qui emplissent la pièce et résonnent sans fin sur les murs parfaitement lisses.
Se sentant lui-même partir sous l'effet de ces ondes, il se concentre sur ses sensations pour amplifier encore lesdites ondes. C'est un cercle délicieux. Plus il se concentre et plus a de bien-être, et plus il en envoie donc plus il en reçoit et…
Les yeux mi-clos et à moitié perdu dans son plaisir, il voit Heero se détendre très lentement devant lui, muscle après muscle, et fermer à moitié les yeux, comme lui. Il attend encore un peu, laissant à Heero le soin de se calmer entièrement, puis, à moitié stone, reprend en un murmure.
« Je suis désolé Heero, je ne voulais pas t'effrayer…
- …
- Je ne savais pas que je te ferais peur, sinon je ne l'aurais pas fait …
- Ce n'est pas grave, c'est moi, t'excuses pas… murmure piteusement le garçon en évitant son regard.
- C'est entièrement de ma faute, c'est moi qui n'ai pas fait attention. Excuses-moi.
Devant le regard étonné d'Heero, Quatre sourit avec douceur.
Il ressent la surprise d'Heero, et n'a aucun mal à la traduire : surprise d'être toujours considéré comme un être humain et pas un objet bon à faire hurler de plaisir un autre homme.
Heero est-il aussi désabusé par la vie ?
Cette constatation brise le cœur du blondinet.
« Tu vois… ? dit soudain Heero, d'une voix basse, si basse… Duo ne pourra même plus lever la main s'il en a envie sans que je me plaque contre le mur comme un fou… ! Je veux pas lui faire subir ça… Tout le temps se surveiller pour moi… Ça serait très dur pour lui, je sais bien… Et j'en mérite pas tant…
- Dis pas de bêtises, Heero… Vois comment Duo est avec toi… ! Toujours doux et patient. Il ne se fâchera pas parce que tu as peur, que non ! Au contraire… Il préfèrerait pouvoir te consoler et te voir te confier à lui plutôt que ne pas t'avoir près de lui et ignorer tout ça…
- Comment tu sais, tu n'es pas lui…
- C'est vrai. C'est pour ça que le mieux, c'est d'aller lui dire toi-même.
- Iie !
- Oh si ! De toute façon, si tu n'y vas pas aujourd'hui, je vous forcerais demain. A toi de choisir.
- Pourquoi tu fais ça… ? Je veux pas lui dire ! Je peux pas ! Je veux pas qu'il… qu'il ait honte de moi, je veux qu'il continue à me parler… ! Je… Iie… !
Et sans prévenir, Heero éclate brusquement en sanglots.
« Heero…
- Je veux pas qu'il me laisse !
- Heero, Heero, Heero… ?
- Je l'aime, j'veux pas qu'il s'éloigne de moi !
- Heero… ! tonne dangereusement quatre.
Brusquement, Heero se fige, et lui lance un regard paniqué, ses yeux débordants de larmes.
« Heero écoute-moi, reprend Quatre plus doucement. Tu connais Duo aussi bien que moi, et jamais il te laisserait tomber pour ça ! Il t'aime, Heero. Il t'aime d'amour. Même s'il ne voulait plus te parler à cause de ça, son amour le pousserait à revenir vers toi ! Peut-être pas entièrement, mais tout du moins à continuer à te parler…
Mince, ça marche pas !
« Heero, murmure-t-il doucement au garçon sanglotant désespérément dans son bain maintenant sûrement froid. Heero, s'il te plaît, écoutes-moi… Est-ce que toi, tu abandonnerais quelqu'un pour ça ?
- …
/ Ils m'écoutent pas, mrde ! Encore un essai ! /
« Heero… Quand tu t'es autodétruit avec le Wing, Trowa s'est occupé de toi, non ? Il a bien dû voir que tu avais peur quand il te touchait… ? Il a dû comprendre, non ? Est-ce qu'il ne te parle plus pour ça ? Non ! Alors tu vois ! Et Duo est trois fois plus ouvert que Trowa…
/ Ah ! Ça marche ! /
Heero relève la tête légèrement, fixant un œil bleu entrouvert et embué de larmes sur Quatre. Celui-ci sourit avec douceur au Japonais. Il intensifie ses ondes apaisantes, se voulant rassurant. Le garçon semble réceptif à ses vibrations.
« Heero… Tu sais qu'on t'aime pour toi. Ce que tu as pu faire ou subir dans le passé, on s'en fiche. Ce qu'on regarde, c'est ce que tu es devenu maintenant. Il faut que tu me croies, parce que c'est la vérité.
- Mais vous, vous voulez pas me le refaire ! échappe brusquement Heero en recommençant à pleurer.
- Te le refaire ? Mais Heero, Duo ne veut pas te le refaire !
- Si ! Il me l'a avoué lui-même ce matin !
/ Mais qu'as-tu dis, Duo, qui puisse être si mal interprété par Heero… /
« Duo t'aime, Heero, il veut pas te faire de mal ! Il sait pas ce que tu m'as dit, il pouvait pas savoir comment tu allais interpréter ses propos ! Mais… Si Duo a dit qu'il voulait… te le refaire comme tu dis, il parlait pas de… de te ''forcer'', mais plutôt de ''t'aimer physiquement''. Je suis persuadé à cent pour cent que Duo ne rêve que de te faire l'amour, te donner de la tendresse et du plaisir par l'intermédiaire de vos corps.
/ Il répond ! Enfin ! Pourvu que ce soit positif… /
« Comment tu peux savoir, t'es pas dans sa tête !
- Si, justement, plus que tu ne le crois. E…
- Et si lui ne sait pas tout ce qui se passe dans ma tête, moi, si !
/ Ouiiiiii… ! /
/ Oh non, pitié ! /
Et voilàààà… un chap assez long ( 12 pages ) mais pour tout ce qu'il y avait à faire et à dire, fallait bien ça ! Pis faut dire que j'aime bien donner des détails et décrire précisément les sentiments. Maintenant, vous savez tout ( ou presque, niark niark niark ! ) sur moi et sur la fic, lol !
Qui est cette mystérieuse personne ? ( C'est pas trop dur de deviner, vous me direz ! ) Duo va-t-il rejeter Heero ? Heero va-t-il avouer à Duo ? Que va-t-il se passer ?
Vos avis, commentaires, critiques, encouragements, questions, suppositions… ? Onegaï très fort !
Gros bisous à tous !
Shin' (1x2)
