Transformation
Je courrais tout en séchant mes larmes. Pourquoi ont-ils réagis comme ça ? Si ils ne l'acceptent pas, je ne veux plus les revoir.
Sans m'en rendre compte, je me retrouvai dans la clairière ou moi et Reine nous nous sommes rencontrés le matin même. Seulement cette fois, c'était la nuit et il faisait froid. J'entendais seulement le bruit du vent dans les arbres et mes sanglots étouffés.
Soudain, j'entendis un grondement. Cessant de respirer, je me retourna sans geste brusque et me pétrifia, surpris et apeuré
Un homme, d'environ la vingtaine, grand, blond, d'une beauté certaine avec un teint de lune, figé dans une position d'attaque qui me fixai tout en grondant. Tout mon corps, ma conscience, mon instinct de survie me criait de fuir. Mais, malgré son attitude hostile, je ne pouvais bouger, hypnotisé.
Quant à cette étrange personne, elle paraissait aussi partagé par un dilemme. D'un coup, je me retrouva par terre, l'homme au dessus de moi, mes bras emprisonnés de ses mains. Je ne voulais pas réagir, car j'étais fasciné, attiré par lui, savoir ce qu'il était. Puis, il fondit sur ma gorge, et me mordit
Alors je sentis une douleur insoutenable m'envahir, venant de la morsure de l'étranger. Je sentis d'abord mon sang quitter mon corps. Puis, un feu, intense et inimaginable me brûla jusqu'à la moindre parcelle de moi-même. Je cria ma douleur, voulant que la souffrance s'en aille, par tous les moyens, mais qu'elle s'arrête. Je n'avais plus conscience de rien, si j'étais mort, ou vivant, si j'étais toujours dans la clairière ou en Enfer, seule la douleur était là. Je sentis alors une infime diminution de la souffrance. J'entendis alors des voix, étrangères mais très belles.
-Jasper, mais qu'as-tu fait ? Comment as-tu pu…dit la première, ressemblant à un carillon de clochettes
-Désolé, je suis désolé, je n'ai pas pu résisté, désolé… répondit la deuxième voix, d'un baryton impressionnant, au ton torturé
-Je l'emmène à la maison pour voir ce que Carlisle peut faire dit la première voix
Carlisle…je connaissais ce nom étrange. Je reperdis conscience, gagné par une nouvelle vague de souffrance. Je n'en pouvais plus.
Mais la douleur s'amenuisa de nouveau, plus nettement cette fois. La souffrance se concentra à ma poitrine, me brûlant le cœur.
-Il va se réveiller, le venin a bientôt fini son œuvre. Entendis-je de la voix carillonnante.
Soudain, je ne ressentis plus rien. Plus de douleur. Je pus ouvrir les yeux, et je ne pus articuler que ces trois mots là:
-OH, MON, DIEU !!
Ce que je vis me fis comprendre trois choses: Premièrement, que je n'étais plus humain. Deuxièmement, que j'étais un vampire. Et trois, que certaines histoires de vampires sont réels.
