Boijour. Pour moi, bonsoir! Je viens de finir de regarder Harry Potter 3. Vous savez quoi? Je pense que c'est le meilleur! Si si! J'adore Buck, il est trop beau!
Bon, je profite vite avant que mon père ne me rappelle à l'ordre et que je doive rejoindre mes couette pour poster ce troisième chapitre! Je sais, il s'est fait attendre! Mais qu'est-ce que vous voulez, j'ai un bac à passer en fin d'année!
Bon, et aussi, ma bêta va me tuer parcequ'elle a pas pu me corrigée. Elle est en vacances, la veinarde! Donc, vous aurez la versions corrigée quand je posterais le 4eme chapitre. En attendant, je mets une mention spéciale sur celui-ci:
ATTENTION: Il est fait mention de violences et d'abus dans ce chapitre. Je ne parle pas du passage limite gore, mais ceux que ça choc, n'aller pas plus loin. Ou attendez le chapitre suivant. Il sera un peut moins dur.
Donc, comme vous le savez, les perso sont pas à moi, l'histoire est à Bluemoon54, les correction, c'est ma Lawrence et... c'est tout!
Voilà, à présent, read and enjoy!
Ave Voldemort, victori te salutant:
Chapitre 3
- Sirius.
- Mmmmh ?
- Tu crois que c'est normal d'avoir encore du désir dans notre état ?
L'immensité de la nuit refléta la profondeur du silence.
- Tu as du désir ?
Sirius sentit son compagnon basculer sur le flanc pour lui faire face.
- Ça fait cinq ans que je n'ai plus ressentit ça.
Un soupir lui échappa, guidant le murmure de Sirius vers le ciel.
- Tu es dur ?
- Comme jamais…
À son tour, le grand brun roula sur le flanc, face à son compagnon. Il pouvait distinguer ses yeux qui brillaient sous la lumière de la lune et des étoiles. Son corps sale tremblait légèrement et il avait posé ses mains sur ses cuisses. Il y avait comme une supplique dans ses yeux, la prière qu'on le délivre de ce plaisir qui l'opprimait, l'empêchait de faire le moindre mouvement, rendait sa respiration erratique.
Sirius approcha doucement son corps de celui du blond avant de poser une main rassurante sur sa cuisse. Les deux orbes d'argent grandes ouvertes qui l'observaient avec espoir se voilèrent sur un soupir de soulagement. Le brun laissa alors remonter ses doigts sous le tissus abîmé de ce qui servait de pagne au blond. Il frémit lorsqu'il sentit la chaleur du sexe gorgé de sang entre les cuisses puissantes et il enroula ses doigts calleux autour. Le souffle chaud de Draco balaya son visage alors que ses mains aux longs doigts fins se posaient sur son ventre et sa poitrine. Sirius resserra ses doigts sur la verge palpitante avant de la masturber doucement. Ses yeux étaient fixés sur les lèvres serrées de Draco qui tentait de retenir ses cris de plaisir.
Très vite, les soupirs et gémissements retenus du blond rappelèrent à Sirius ceux plus libres de son prêtre égyptien. Les cheveux blond et emmêlés devinrent brun et doux et les yeux d'argent laissèrent place à deux billes d'ambre. Le grand brun sentit son cœur se serrer au souvenir si vivace de son amant. Il aurait tellement souhaité le revoir, lui faire partager le plaisir qu'il sentait imminent chez son compagnon romain.
Un long soupir annonça la délivrance de Draco. Ses muscles se relâchèrent petit à petit et il laissa rouler sa tête contre l'épaule rassurante de Sirius. Il n'arrivait pas à réaliser l'abandon avec lequel il s'était laissé aller dans ses mains. Il se rendait compte que, en cinq ans, celui qui se surnommait le Maraudeur avait su combler le vide qu'avait laissé dans son cœur la mort de ses parents. Il avait un besoin presque vital de la présence du brun à ses côtés et pas seulement parce qu'il le protégeait depuis son arrivée sur la galère. Sirius était devenu plus qu'un ami. Il était comme son frère jumeau. Ils se comprenaient presque instinctivement, ils n'avaient presque pas besoin de se parler et ils savaient tout l'un de l'autre. Cinq années à user son corps sur les rames avait au moins eu cela de bon qu'il avait rencontré un être exceptionnel. Le blond était un peu honteux d'avoir profité de ses mains, mais en même temps, il se sentait rassuré et confiant. Avec un soupir, il releva les yeux pour observer le visage du brun.
- Merci, Sirius.
Un sourire lui répondit.
- Et toi ?
- Il n'y en a qu'un qui peut me rendre mon désir. J'espérais l'apercevoir sur les quais, mais je crois qu'on ne le laisse pas approcher. C'est un prêtre après tout.
- Je suis désolé.
- Tu ne devrais pas. Dis-moi plutôt ce qui t'a mis dans cet état.
Draco baissa les yeux. Ses doigts survolaient légèrement le corps du brun, nettoyant magiquement les traces de son plaisir. Il finit par se retourner sur le dos et croisa les bras sous sa tête. Il laissa son regard se perdre dans les étoiles avant de répondre à son compagnon.
- Ce matin, quand on est arrivé, il y avait un bateau phénicien duquel on déchargeait des marchandises. Il y avait une esclave sur le pont et quand elle a vu arriver la galère, elle est montée au mât du bateau. Tu ne l'as pas remarquée ?
- Si. C'était un garçon.
- Non, c'était une fille.
- Tu as tort. Je suis ton aîné, j'ai donc raison.
Un sourire fleurit sur les lèvres du blond.
- Abrutit. Dit-il tendrement à son compagnon.
Un petit ricanement lui répondit.
- Au lieu de m'insulter, raconte-moi plutôt la suite. Qu'est-ce qu'il a fait pour rallumer le désir en toi ?
- Qu'est-ce qu'elle a fait. Elle était si belle. Vénus et Aphrodite réunies dans le même corps. Elle avait les cheveux noir et les yeux si verts… Mais son regard…
Le ton du blond changea. De tendre et rêveur, il devint froid, tranchant comme il savait si bien le faire avant la galère.
- Elle nous méprise. Elle m'a regardé avec dégoût, comme si j'était la pire chose de ce monde. Elle m'a fait sentir… petit… Je la hais.
- Eh bien.
- J'ai rêvé que je lui faisait ravaler son air de mépris, que je lui faisait sentir toute ma puissance… Qu'elle suppliait pour que je la libère… Et c'était jouissif.
- Par Jupiter ! Prions pour que tu ne lui tombe jamais dessus !
- Oui…
- Mais je maintient que c'est un garçon !
- Et moi, je te dis que c'est une fille ! Je n'ai jamais vu un garçon avec des formes pareilles !
- Tu n'as pas vu grand chose des formes du monde dans tes vingt années de vie à Rome dans ta couveuse ! Je suis prêt à parier que tu n'as même jamais vu les formes d'un être humain en profondeur à par celles de ta mère quand tu es né !
- Pff ! Ferme donc ta grande gueule ! Avant que Theodore ne me trahisse, j'avais une fiancée aux formes plus qu'appréciables et plusieurs maîtresses toujours satisfaites ! Je met cent sesterces que je suis capable autant que toi de discerner un garçon d'une fille !
- Tu parles, tu n'as même jamais visité de garçon, comment veux-tu faire la différence ! Tu ne feras pas le poids contre moi ! J'y met deux cent ! Donne ta main !
Les deux hommes scellèrent leur paris par une franche poignée de main. C'était un jeu entre eux. Ils n'avaient rien à échanger, mais cela leur donnait l'impression de ne pas être encore tout à fait démunis.
°o0O0o°
La lame froide glissa sauvagement sur la peau couleur miel des jambes, écorchant et éraflant le derme soyeux. Le bruit du tissus que l'on déchire avait brièvement envahit la chambre, suivit par le bruit des dents qui claquent les unes contre les autres. Les cordes qui entravaient le corps sur le lit n'avaient pas résisté longtemps sous la pression de la lame et le lin fin du pagne encore moins.
Harry sursauta quand il sentit un courant d'air courir sur ses reins et ses jambes. Sa peau écorchée lui faisait mal et il sentait la présence malveillante de Theodore au dessus de lui. Dès qu'il eut les mains libres, le garçon tenta de se soustraire à l'aura malsaine qui entourait son promis. Il se redressa violemment, arqua le dos et tandis les bras, écrasant brutalement les parties génitales du romain qui émit un glapissement de stupeur. Harry en profita pour le repousser sur le lit et pour s'enfuir, mais il n'avait pas frappé assez fort et le romain se remit très vite du coup. Sa victime avait à peine posé les pieds par terre qu'il tendit le bras et saisit la longue chevelure tressée. Il tira violemment dessus, tordant le cou du garçon et le fit tomber à nouveau sur le lit. Harry eut le souffle coupé par le choc. Son dos avait percuté le cadre de bois du meuble et la douleur avait explosé dans sa colonne vertébrale, empêchant ses poumons de fonctionner. Avant qu'il ait pu retrouver sa respiration, une main de fer empoigna son cou et le tira sans ménagement sur le lit, écrasant sans pitié sa trachée. La vision de plus en plus trouble, Harry commençait à paniquer. Il agrippa la main qui lui maintenait la tête au milieu des oreillers et tenta de desserrer l'étau des doigts du romain. Des larmes de douleur commençaient à perler au coin de ses yeux et il n'arrivait pas à les retenir alors qu'il tentait de respirer à nouveau. Il sentait ses muscles en manque d'oxygène qui se relâchaient les uns après les autres et bientôt, il cessa de lutter. Le noir commençait à envahir son esprit et il se laissa doucement tomber dans cette douloureuse torpeur. Mais Theodore ne l'entendait pas de cette oreille. Il relâcha la gorge du garçon sous lui et lui écarta violemment les jambes pour enfoncer deux doigts dans l'intimité de celui qu'il avait acheté. C'était doux et chaud et il n'avait qu'une envie, c'était détruire cette douceur.
Harry hurla de douleur quand le romain écarta violemment ses chairs. Tout son corps se tendis, se contracta et les larmes se firent plus abondantes à ses yeux. Il sentit les doigts le fouiller sans douceur, déchirant ses muscles et meurtrissant son intimité. Dans un réflexe guidé par la douleur, il replia ses jambes contre son torse et les propulsa dans le ventre du romain sur lui. Harry eut l'impression qu'on lui arrachait ses organes internes, tant la peine que lui infligèrent les doigts du romain était grande. Theodore les avait repliés dans son anus pour l'écarter au maximum et avait planté ses ongles dans la chair élastique.
Secoué de sanglots incontrôlables, Harry sentit le sang commencer à s'écouler entre ses fesses. Le romain, tombé au bas du lit, se redressait déjà. Le garçon commença à paniquer. Il n'avait aucun moyen de s'enfuir et personne ne semblait être dans les parages. Il avait beau hurler, les deux hommes qui accompagnaient Theodore semblaient monter la garde.
Maladroitement, il essaya de se relever sur ses coudes mais la douleur dans son corps était trop insupportable. Elle lui paralysait les jambes et engourdissait son esprit et seul un instinct animal lui ordonnait de bouger et de fuir. Lorsque Theodore posa à nouveau la main sur lui, il se retourna et planta ses dents dans le poignet sur son épaule, arrachant un cri de rage au romain. Il avisa le couteau tombé sur le lit quelques instants avant et s'en saisit, le pointa sur son tortionnaire. Seulement sa vue brouillée par les larmes et la douleur l'empêchait de faire quoi que ce soit avec l'arme. Il frappa dans le vide, plusieurs fois, comme pour dissuader l'autre d'approcher trop près. Mais la voix froide et pleine de sarcasme du romain lui parvint dans son égarement.
- Tu es un être plein de ressources, mon petit Harry, ça me plait vraiment !
La voix était hachée et haletante, mais surtout chargée de désir. Le couteau dans la main de Harry fendis encore une fois l'air et, cette fois, la lame entailla une portion de chair il ne savait où. Peut-être le bras ou la cuisse.
Un grognement se fit entendre dans la chambre, un grognement de plaisir mêlé à la douleur. Puis la voix de Theodore retentit à nouveau.
- Crabbe ! Goyle ! Je crois que notre ami nous réserve encore quelques surprises, mais je crains qu'elles ne soient de mauvais goût ! Venez donc vous assurer que votre chef ne craint rien !
Avec un rire gras, les deux gardes entrèrent dans le champs de vision de Harry. Le garçon s'était replié sur lui-même, la respiration haletante, comme pour protéger son corps nu de nouvelles attaques. Cette fois-ci, il ne put même pas lutter contre la poigne puissante qui l'éjecta hors du lit. Le couteau lui échappa des mains lorsqu'il s'écrasa sur le tapis au pieds du deuxième garde qui le saisit à son tour et le redressa d'une main avant de le jeter violemment sur un haut coffre de bois. Harry sentit une ou deux de ses côtes émettre un petit craquement lorsqu'il atterrit à plat ventre sur le meuble.
À nouveau, son souffle coupé. À nouveau, la douleur. Mais cette fois, trois hommes autour de lui au lieu d'un. Et deux d'entre eux aussi épais que des buffles. Ses poignets couverts de cuir furent bloqués par une paire de mains puissantes et une autre paire souleva ses hanches. La troisième paire, la plus redoutée, souleva les pans d'une toge et dégagea un monstrueux sexe dressé. La troisième paire présenta ce sexe contre les fesses sanguinolentes. Cette troisième paire enfonça ses ongles dans les hanches fragile et poussa l'énorme membre dans le petit corps. Et le petit corps, écartelé, hurla de douleur tandis que ses chairs éclataient sous la poussée monstrueuse. Le sang coula plus encore et bientôt, un liquide blanchâtre se mêla au liquide vital, glissant doucement le long des jambes fines et maculant le corps merveilleux. Les bruits des rires et du plaisir étaient assourdissants dans la petite chambre, mélangés aux cris de souffrance.
Harry avait fini par cesser de lutter. Son corps lui faisait trop mal et les hommes contre lesquels il se débattait étaient bien trop fort pour lui. Il ne pouvait plus que subir cette déchéance, sentir son corps partir en lambeau accompagnés par son âme.
Pourtant, on lui avait toujours dit qu'il était quelqu'un d'important, d'exceptionnel… Pourquoi alors devait-il subir cela ? Les gens importants sont respectés, pourquoi pas lui ? Pourquoi n'avait-il pas le droit de choisir celui qui partagerais son corps, sa vie ? Tout ça à cause de sa mère.
Ce fut la première fois que Harry détesta sa mère. Si elle n'était pas morte, si elle n'avait pas décidé de le confier aux Dursley, sûrement n'aurait-il jamais connu cette déchéance. Et tandis que les trois hommes l'abandonnaient là, dans la chambre froide et baignant dans son sang, il maudit sa mère de tout son cœur, jusqu'à l'évanouissement.
°o0O0o°
Une douce chaleur baignait le visage de Draco. Il se sentait bien, il n'avait pas envie de se réveiller. Ses rêves étaient trop beau pour les laisser filer et il faisait tellement bon, chaud et doux, là où il était…
Un claquement sec aussitôt suivis d'une douleur fulgurante achevèrent de le réveiller. Le jeune homme se retrouva sur ses pieds avant même d'avoir ouvert les yeux. Un nouveau claquement lui éclaircit immédiatement les idées et un troisième lui fit prendre la direction du banc qu'il partageait avec Sirius. Le grand brun le suivait de près, réveillé de la même manière que son compagnon. Ils s'installèrent chacun à leur place, sans échanger un mot, comme tout les hommes autour d'eux. Ils n'avaient même plus besoin de chercher leur banc, de repérer leur marque parmi toutes les autres. La force de l'habitude leur permettait de reconnaître, même endormis, leur place.
Ils avaient posé leurs mains sur la rame et s'apprêtaient à la plonger dans l'eau et à faire travailler leurs muscles quand un dernier claquement les fit sortir de leur habitude. Tous levèrent la tête à l'écoute de leur capitaine, qui annonça les manœuvres. Les détails s'imprimèrent avec précision dans leur tête et ils se préparèrent au départ. Mais rien ne vint. On les avait préparés pour un départ immédiat, mais on attendait encore. Le capitaine retourna dans sa cabine, une toile tendue sur deux cordes sur le pont supérieur, et laissa ses esclaves attendrent sur leur banc. Les légionnaires à bords n'avaient pas quitté leurs postes. Et on attendais. Les esclaves devaient être prêts à tout moments, ils n'avaient pas le droit de relâcher leur attention. Le capitaine voulait des réactions immédiates, des ordres exécutés sur le champs. On n'avait pas le droit de se rendormire, même si la nuit avait été courte.
Le soleil continuait sa course inlassable dans le ciel, dieu indifférent aux peaux qui brûlaient doucement sous l'éclat de ses rayons. La sueur traçait des chemins moites sur les épidermes poussiéreux, dégageait les pores et en bouchait d'autres, liquide désagréable qu'ils ne pouvaient nettoyer. Sur le port, ils entendaient les bruits de la vie quotidienne, des marchands, des esclaves, des putains et des bandits, mais rien qui ne les atteignait. Aucun signe annonçant leur départ ou une quelconque manœuvre.
Soudain, le murmure de la vie sur les quais disparut dans le fracas de la passerelle qui tombait lourdement sur les pavés poussiéreux et du pas cadencé des hommes de la garde du général des armées romaines et de son fils. Les vibrations de la passerelle se répercutèrent dans le ventre du navire, dans les banc des galériens, dans leur corps et les réveillèrent aussi sûrement que le chant du coq au petit matin.
Immédiatement, tout les sens en alerte, Draco laissa sa magie se répandre jusqu'aux nouveaux arrivants. C'était devenu une habitude pour lui d'espionner tout ce qui se disait sur le bateau. Il recherchait la faille, le mot de trop qui pourrait l'aider à se libérer de ses chaînes. Et quoi de mieux que d'écouter les conversation du maître de l'équipage et de son fils ?
- Nous sommes prêts à larguer les amarres, général.
- Bien, allez-y, faites. Nous allons nous installer dans nos quartiers, mon fils et moi.
Jusque là, rien d'important. Draco focalisa son attention sur le mouvement de la rame, tout en glissant quelques mots à l'oreille de Sirius. Rien de nouveau. Le brun donnais le rythme à la rame, le blond lui prêtait ses muscles et écoutait les conversations. Une fois la galère lancée vers la mer, Draco tourna à nouveau son attention vers les quartiers du maître. Cette fois, la récolte fut fructueuse.
- Alors, il est vraiment si bien que ça, ton nouveau mignon ?
- Oh, père, si vous aviez pu le voir, cambré sur ce lit, un vrai chat ! Et tellement doué !
- Je vois qu'une fois de plus, tu as su trouver la perle rare ! Je t'envierais presque, tu sais, de pouvoir profiter de toute cette chair si tendre ! Mais bon, j'ai eu de pareils plaisir de mon temps aussi…
- Je suis sûr que vous seriez encore capable de le satisfaire, malgré votre âge, père ! Il est comme un défis, il lui en faut toujours plus et on se laisse emporter par la passion quand il nous mène…
- Eh bien, eh bien, crois-tu que tu seras capable d'attendre une année complète avant de te précipiter à nouveau en Egypte pour le rechercher et l'épouser ?
- Il le faudra bien, père, nous aurons toute la cérémonie à préparer et notre empereur veut tout d'abord visiter ses colonies du nord. Ma présence auprès de lui sera nécessaire jusqu'à ce qu'il revienne à Rome. Mais à ce moment là, je serais libre de revenir. D'ailleurs, je serais dans l'obligation de vous reprendre cette galère, c'est la plus rapide que nous possédions.
- Cela va de sois ! Je ne saurais priver mon fils de son si beau chat !
Un coup de coude tira Draco de sa petite séance d'espionnage. Le capitaine le regardait d'un drôle d'air, comme s'il soupçonnait quelque mauvaises plaisanteries. Sirius venait de lui épargner quelques coups de fouets. Le blond tourna un regard vide sur le capitaine puis quand l'homme se montra satisfait de ce qu'il vit, il se pencha en avant et murmura un petit merci à son compagnon.
- Alors, qu'est-ce qu'ils racontaient de beau, nos deux maîtres ?
Sirius avait posé la question entre deux coup de rame, en calant sa tête contre son torse, pour que personne ne voie qu'ils étaient en train d'échanger durant leur effort. Draco lui répondit de la même manière, sur un ton tout aussi bas.
- Apparemment, Theodore s'est trouvé une nouvelle victime. Un jeune garçon qui, selon ses dires, serait beau comme un Dieu et très doué au lit. Il l'a laissé à Alexandrie, sous la tutelle d'un quelconque noble à la botte de l'empire je suppose, et il reviendra le chercher dans un an pour l'emmener à Rome et l'épouser. Il utilisera cette galère, puisque selon lui, nous sommes les plus rapides !
- Il est si bon que cela, son nouveau jouet ?
- Il faut croire, il a même presque proposé à son père de l'essayer, c'est dire !
- Jupiter ! Cette vieille carne serait incapable de satisfaire la plus assidue des putains !
- En tout cas, il y aura des étrangers à bord…
Les deux hommes échangèrent un coup d'œil. La même pensée les unissait. Ce serait le moment ou jamais de s'échapper.
°o0O0o°
La douleur était atroce. Le garçon avait du mal à respirer, à avancer. Il faisait noir tout autour de lui et il était seul. Désespérément seul. Sous lui, le serpents Apophis et ses enfants se dressaient, cherchaient à l'attaquer. Sur sa droite, une force divine s'extirpait du marasme des corps serpentesques, poussant un soleil noir devant elle. Ra, sous sa forme matinale Khepri, venait d'apparaître. Le dieux à tête de scarabée se dirigea vers un point en face de lui, d'où émanèrent d'autre puissance. Le soleil que Khepri portait sur sa tête, bien que totalement noir, éclairait étrangement un tribunal de Dieux. Soudain, Khepri se transforma en Ra, dieu à tête de faucon, et pris place sur une barque pour poursuivre sa route à la suite du soleil noir. La progression du dieu était lente, tellement lente et le garçon sentait son corps se dessécher doucement sous la brûlure de ce soleil noir.
Quand enfin il arriva à l'aplomb du tribunal de dieux, une douce mélodie se fit entendre. Le chant, d'abord à peine perceptible par les oreilles du garçon, enfla et grossit, devint de plus en plus assourdissant, pénétra sa chaire et fit se dresser ses poils. Il reconnu soudain l'hymne à Osiris. Aussitôt, le dieu à tête d'homme, le juge des défunt, tomba majestueusement de la barque divine. Le sceptre-heqa et le flagellum-neheh en main, il s'installa calmement et avec toute la majesté d'un dieu dans son trône, surplombant le tribunal de dieux. Sa voix froide et dur s'éleva soudain sur toute l'assemblée. Une longue litanie de noms et de mots sortit de la bouche divine mais le garçon n'en comprenait pas un seul. Il se sentait de plus en plus oppressé et cette voix inhumaine lui semblait hostile. La litanie devenait de plus en plus pressante et enfin, un dieu se détacha du tribunal. Anubis, dieu à tête de chacal s'avança. Il tenait en main une balance. Derrière lui, Mâat, déesse de la justice ôta la plume d'autruche qui ornait sa tête et la lui tendis. Anubis la posa révérencieusement sur le plateau droit de la balance, puis se tourna vers le garçon, qui venait de reconnaître la balance du jugement. Le dieu à tête de chacal leva la main et dis simplement un mot. ''Ba''. Sa voix, comme celle d'Osiris, était froide et dure.
Un choc. Le garçon se sentit dédoublé. Il tomba en avant, sur les genoux. Lorsqu'il releva la tête, il aperçu, qui s'éloignait de lui, un oiseau à tête humain. Un oiseau avec sa tête. Son âme qui s'éloignait de lui. Un babouin surgit tout à coup de nul part et accompagna l'oiseau, le Ba, jusqu'à la balance gardée par Anubis. Celui-ci avait toujours encore la main levée vers le garçon. Un autre cri du dieu, ''Kâh'', et cette fois-ci, Le garçon eut l'impression qu'on lui arrachait la poitrine. Ses côtes s'écartèrent lentement, ses poumons se contractèrent et enfin son cœur s'extirpa difficilement de son corps. Chaque veine, chaque artère, le moindre vaisseau capillaire semblait résister le plus longtemps possible avant de céder dans d'affreuses douleurs. Le garçon hurlait sa peine, mais aucun son ne sortait de sa bouche. Les larmes baignaient son visage, mais aucun des dieux du tribunal ne semblaient y faire attention. Le garçon vit son cœur sortir de sa poitrine. Mais ce n'était pas un organe chaud et palpitant de vie. C'était un scarabée d'obsidienne, froid et gros comme son poing, dans lequel était ancré ses vaisseaux sanguins. Quand enfin l'objet fut détaché du corps, il fonça à une vitesse vertigineuse vers la main d'Anubis. Le dieu le présenta un instant au tribunal avant de le poser sur le plateau de gauche de la balance divine. Avant qu'il ne le lâche, Thot, le Dieu à tête d'ibis s'avança, suivit de la Grande Dévoreuse, l'affreuse bête à gueule de crocodile, corps de lionne et arrière-train d'hippopotame qui dévorait l'âme des condamnés.
Le garçon ne pleurait plus. Il venait de comprendre qu'il était jugé. Il ne savait pas pourquoi. Il vit le dieu Anubis lâcher au ralentit le plateau et reporter son regard sur l'aiguille de la balance divine. Et le garçon se surpris à implorer ses dieux. Lentement, très lentement, Anubis tourna sa tête vers Thot et lui glissa quelques mots. Le babouin sur la balance et le Ba avaient déjà le regard tourné vers le garçon, un regard accusateur et méprisant. Le dieu Thot inscrivit les paroles d'Anubis sur sa palette de Scribe et soudain, le garçon se sentit tiré vers l'avant, vers le tribunal des dieux et posté en face d'Osiris. Une force implacable le força à s'incliner devant les divinités, à s'agenouiller et à poser le front sur terre, là où grouillait Apophis et ses enfants. La voix de Thot s'éleva alors, aussi froide que celle d'Osiris et d'Anubis. Les mots qu'il prononçait étaient toujours aussi incompréhensibles aux oreilles du garçon. Le dieu à tête d'ibis discourut un long moment, semblant énumérer une liste. Lorsque le garçon entendis son nom , les mots prononcés devinrent soudainement plus claires.
- … Accusé de n'avoir pas respecté les lois et l'ordre divin de Mâat. Son cœur n'a pas été jugé ''Juste de voix'' par la balance de justice. Il est condamné par le tribunal des Dieux.
Un silence assourdissant accueillit la sentence. Tout les regards se braquèrent comme un seul homme sur l'accusé à terre. Osiris leva le bras qui portait le flagellum-neheh dans un geste solennel et désigna le garçon à Anubis, qui hocha simplement de la tête puis frappa deux fois dans ses mains. Cinq hommes apparurent alors parmi les dieux et ses dirigèrent vers l'accusé. Ils étaient épais et forts comme des buffles et repoussant à souhait. Ils portaient tous la tenue traditionnelle des prêtre embaumeurs et chacun était chargé d'un élément de la momification : les instruments nécessaires à la préparation du corps, le natron, les bandelettes de lin, les vases canopes et les amulettes protectrices. Face au tribunal, la balance avait fait place à une table d'embaumement. Quatre des cinq prêtres se saisirent du garçon, chacun à un membre et le posèrent sur la table de bois sacrée. Mais au lieu de le lâcher et de préparer leurs ustensiles, ils maintinrent le garçon sur la table, les bras autour de sa tête et les jambes largement écartées. Quand il se vit nu et ainsi offert, le garçon sortit de sa stupeur et se mit à hurler, à supplier les dieux pour leur clémence, à crier son innocence. Mais les dieux restèrent de marbre à ses paroles et se placèrent autour des prêtres tels des gardiens divins. Le garçon commençait à paniquer. Il se débattait et hurlait toujours, mais rien n'aurait su troubler les prêtres qui entonnèrent une litanie funèbre alors que le cinquième, celui qui avait disparus du champs de vision du garçon, s'approchait de lui, les instruments d'embaumement en main. Il les posa sur la table entre ses jambes et soudain, au lieu d'utiliser le couteau et d'inciser son flanc pour en extraire les organes, il plongea son bras jusqu'au coude à l'intérieur du garçon, entre ses cuisses écartées. Celui-ci hurla de terreur quand il sentit les doigts agripper ses viscère et tirer dessus pour les lui extraire. Il ne cessait de se débattre, mais la poigne des quatre hommes était trop puissantes. Il se rendit alors compte qu'ils étaient en train d'enrouler soigneusement les bandelettes de lin autour de ses doigts, de ses membres, de sa tête et de son torse. Le garçon ne cessait de hurler, sa terreur augmentant plus encore quand les dieux gardiens soulevèrent son corps momifié vivant et le portèrent. Soudain, il le posèrent debout devant un grand lac dont les eaux tumultueuse léchaient violemment les rives. La litanie funèbre n'avait toujours pas cessé et elle devint de plus en plus forte, comme un appel. Le garçon momifié vit alors les eaux s'ouvrire sur la Grande Dévoreuse et il se souvint du châtiment des condamnés. On l'avait préparé pour le donner à manger à la Dévoreuse d'âme ! Il voyait son Ba qui tounoyait dans le ciel sombre en poussant des cris déchirant d'accusation. Il voyait les dieux qui s'écartaient pour laisser la place au monstre. Il voyait la Grande Dévoreuse s'approcher de son pas lourd de lui et ouvrire sa gueule et il vit…
°o0O0o°
Harry se redressa en hurlant. Son corps le faisait atrocement souffrire, il ne voyait rien, il sentait des mains sur sa peau, il avait peur, il ne voulait plus… il ne voulait plus…
Les larmes dévalaient les courbes de ses joues en des torrents furieux. Il n'entendait pas les appels alarmés de l'homme à côté de lui. Petit à petit, la souffrance le força à se recroqueviller sur lui-même en position fœtale. Il resta u long moment ainsi, à pleurer sa douleur et sa dignité perdue avant que ses larmes se tarissent et que la fatigue l'emporte à nouveau vers un néant agité.
À ses côté, Remus poussa un soupir las.
°o0O0o°
Quelques heures plus tard, Harry ouvrit à nouveau les yeux. Mais cette fois, aucune main ne parcourait son corps. Il y avait juste un regard doux posé sur lui et une présence rassurante à ses côtés.
- Remus ?
Le garçon avait la voix rauque. Sa bouche était pâteuse et il avait du mal à parler. On posa le bord d'une coupe sur ses lèvres et il laissa le liquide qu'elle contenait glisser avec délice dans sa gorge meurtrie.
- C'est moi, Harry, ne t'inquiète pas, tout va bien maintenant.
- Remus, ils… ils m'ont… je ne suis plus digne… de nos dieux… je…
- Ne t'inquiète pas, ce n'est pas vrai. Quoiqu'on te fasse, quoiqu'il arrive, il n'y aura jamais de personne plus digne de nos dieux que toi. Ne t'inquiète pas et repose-toi, maintenant.
- J'ai si mal, Remus…
- Je sais, je comprend, mais il faut que tu te repose, je t'en prie…
- Ils vont revenir, ils…
- Non, personne ne revient. Ils sont partis à Rome ce matin, ils t'ont laissé ici. Ne t'inquiète pas, je resterais avec toi. Je veillerais sur toi…
Avec un soupir de soulagement, Harry sombra à nouveau entre les bras de Morphée. Remus continua silencieusement à soigner les plaies du garçon à l'aide de sa magie.
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Lorsque Harry se réveilla à nouveau, son corps soigné et son cœur détruit, il réclama un couteau à Remus. Le prêtre, après de longue et houleuses discussions, le lui apporta le regard sombre, craignant une réaction inconsidérée de son protégé. Mais lorsqu'il l'eut en main, Harry fit rien pour attenter à sa vie comme le craignait Remus. Il rassembla simplement ses longues tresses sur son épaules et, d'un geste décidé, il coupa sa chevelure soyeuse, gardant dans la main quelques serpents d'obsidienne désormais sans vie. D'un sort, il défit le reste des tresses sur sa tête, d'un autre, il scella ses cheveux morts. Il les tendis ensuite à Remus en lui demandant de les faire brûler au temple en offrande aux Dieux.
Personne d'autre dans le palais ne vînt jamais s'occuper de lui. C'était Remus qui lui apportait tout ses repas et qui l'accompagnait lorsqu'il souhaitait se promener dans les jardins du palais. Il n'avait plus le droit de sortir dans la grande ville d'Alexandrie ou d'avoir un quelconque contacte avec une personne extérieure au palais. Le roi n'accepta même pas de le recevoir. On lui donnait à peine de quoi se distraire durant la journée et la nuit, il était enfermé dans cette chambre où les trois romains lui avaient volé ce que tout homme possède à la naissance, le droit de disposer librement de son corps.
Les jours, les semaines et les mois passèrent, dans un ennuis mortel qui plongèrent Harry dans une dépression de plus en plus profonde.
Je suis sadique? Pas grave, on s'en remettra!
Chibi review?
J'espère que ça vous aura satisfait!
 bientôt et tou tpleins de bisous!
Veeralucard
